Bahram Beyzai

réalisateur iranien From Wikipedia, the free encyclopedia

Bahram Beyzai (en persan : بهرام بیضایی), né le à Téhéran (État impérial d'Iran) et mort le aux États-Unis[1], est un scénariste, écrivain, réalisateur, éditeur, producteur, metteur en scène de théâtre et costumier iranien.

Nom de naissance Bahram Beizāi
Décès (à 87 ans)
Californie (États-Unis)
Nationalité iranienne
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Bahram Beyzai
Description de cette image, également commentée ci-après
Bahram Beyzai en 2002.
Nom de naissance Bahram Beizāi
Naissance
Téhéran
Décès (à 87 ans)
Californie (États-Unis)
Nationalité iranienne
Activité principale
Dramaturge, écrivain, professeur de persan, réalisateur
Auteur
Langue d’écriture Persan
Genres

Œuvres principales

Le Huitième Voyage de Sindbad (1964)

Théâtre en Iran (1965) La Mort de Yazdgard(1982)

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Biographie

La famille paternelle de Beyzai appartenait à une lignée renommée. Leur ancêtre, Mollâ Mohammad Faqih Arani (connu sous le nom poétique de Rouh ol-Amin), ainsi que le grand-père de Beyzai, Mirzâ Mohammad-Reza (portant le nom poétique d’Ebn-e Rouh), furent des prédicateurs et des poètes. Son oncle aîné, Adib Beyzai, fut un poète éminent de Kashan et l’auteur d’une célèbre qasida intitulée Mo'jeze-ye Moussâ (Le Miracle de Moise). Après l’instauration du système officiel d’état civil en Iran, le nom de famille Beyzai fut dérivé de ce nom poétique[2].

La mère et la grand-mère de Beyzai étaient des femmes cultivées et pleines d’esprit, chez qui le goût de la poésie et du récit était profondément enraciné. Elles conservaient dans leur mémoire un véritable trésor de contes et de légendes populaires, ce qui orienta dès l’enfance l’imaginaire de Beyzai vers le mythe et le folklore. Sa famille, originaire d’Aran et Bidgol, dans la région de Kashan, comptait parmi ses ancêtres plusieurs metteurs en scène renommés de ta'zieh. Par ailleurs, la conversion de son père à la foi bahaïe l’exposa dès son jeune âge à une diversité de débats et de perspectives intellectuelles[3].

Avec la conversion de son père à la foi bahaïe, Beyzai fut très tôt exposé à des débats religieux et intellectuels. Bien qu’il se soit progressivement détaché de cette religion à l’adolescence pour adopter une position proche de l’agnosticisme, ces expériences laissèrent une empreinte profonde sur sa pensée critique et sur sa vision multiple du monde. Parallèlement, il fut témoin des discriminations sociales, des tensions religieuses et des violences politiques qui marquèrent les années 1940 et 1950 en Iran, de l’occupation alliée à la répression des intellectuels après le coup d’État de 1953. Dans ce contexte, Beyzai découvrit le cinéma dans les années 1950, d’abord comme un refuge face à la brutalité de son environnement scolaire, puis comme un outil de réflexion sur les récits culturels qui justifient la violence et l’exclusion. En 1958, il rejoignit le Ciné-Club de Farrokh Ghaffari, où il entra en contact avec le cinéma d’art et le théâtre. Ces deux domaines devinrent les axes centraux de sa vie artistique, orientant sa fascination initiale pour le folklore et la mythologie vers une recherche créative approfondie. Ne pouvant encore réaliser de films, il exprima sa créativité à travers l’écriture dramatique et l’étude des traditions théâtrales iraniennes[4].

Les œuvres de Shakespeare, les tragédies grecques et certains spectacles scéniques orientaux constituèrent les premières sources d’inspiration de Beyzai pour le théâtre. Cependant, le véritable tournant se produisit lorsqu’il assista de près à une représentation de ta'zieh dans un villages aux environs de Téhéran. Cette expérience le bouleversa profondément et transforma sa perception de l’identité théâtrale iranienne[5].

Beyzai s’est marié à deux reprises, une première fois en 1965 avec Monir-Azam Raminfar, puis en 1998 avec Mojdeh Shamsa'i. De sa première union naquirent deux filles et un fils, ce dernier étant décédé prématurément. Son second mariage lui donna un autre fils[5].

Bahram Beyzaï et son épouse Mozhdeh Shamsa'i lors de la conférence de presse du film Quand nous dormons tous au Festival du film de Fajr 2009.

Il écrivit sa première pièce, Arash, à l’âge de dix-neuf ans, en réponse à Arash l’archer de Siavash Kasraï. Dans Arash, contrairement au récit mythologique qui présente Arash comme un héros élu et prédestiné, le personnage principal fut un berger enrôlé dans l’armée, qui, sous la double pression de l’ennemi et de la méfiance de ses propres compatriotes, se vit contraint d’accomplir un tir décisif[6]. Depuis lors, Beyzai rédigea de nombreux articles et publia plus de soixante-dix ouvrages, monographies, pièces de théâtre et scénarios. Il mit également en scène quatorze spectacles, réalisa dix longs-métrages et quatre courts-métrages[7].

De nombreuses figures éminentes du cinéma et du théâtre se familiarisèrent davantage avec les arts de la scène grâce à l’enseignement de Beyzai. Nous pouvons citer notamment Ezzatolah Entezami, Hadi Marzaban, Susan Taslimi, Amin Tarokh, Davood Fathali Baygi, Reza Kianian, Sheila Najm, Reza Fayazi, Ghotbeddin Sadeghi, Atila Pesyani. Il forma également des écrivains, tels que Goli Taraghi et Nahid Tabataba’i[8].

Très prolifique malgré la censure, Bahram Beyzai publia une cinquantaine de pièces de théâtre et dirigea une dizaine de longs métrages. La plupart de ses films sont ou furent interdits de diffusion en Iran parce qu'ils ne correspondent pas aux critères moraux et esthétiques dictés par le régime.

Beyzai commença son activité cinématographique en 1962 par le tournage d’un court film de quatre minutes en huit millimètres, en noir et blanc. Après avoir réalisé le court métrage Amou Sibilou en 1970, il entreprit la réalisation de ses œuvres suivantes[9].

Le premier court-métrage de Bahram Beyzai, Amoo Sibiloo (Oncle moustashu), raconte l’histoire d’un vieil homme gêné par le bruit des enfants du quartier. Un jour, en jouant, les enfants brisent par accident la fenêtre de sa maison avec un ballon et s’enfuient par peur. À partir de ce moment-là, ils n’osent plus jouer près de chez lui. Le silence qui s’installe plonge alors le vieil homme dans la solitude, et, habitué à leur présence et à leurs voix, il part à leur recherche. Le film écrit et réalisé par Beyzai, s’inspire d’un récit de Fereydoon Hedayatpour. Les rôles principaux sont interprétés par Sadegh Bahrami et un groupe d’enfants du quartier de Kan à Téhéran. La photographie est assurée par Nemat Haghighi et la musique par Esfandiyar Monfaredzadeh. D’une durée de 29 minutes, le film est produit par l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes, et constitue la première expérience de Beyzaï dans le cinéma destiné au jeune public[10].

Le premier long-métrage de Bahram Beyzai, Ragbar (1972), raconte l’histoire de M. Hekmati, un enseignant récemment affecté dans une école située au sud de la ville. Une rumeur lancée par l’un des élèves, selon laquelle il serait attiré par la sœur d’un autre élève, propage dans le quartier et suscite diverses réactions. Les efforts de Hekmati pour démentir cette histoire ne font qu'aggraver la situation et le conduisent à développer un véritable attachement pour la jeune femme. Cependant, au moment même où ce sentiment commence à se préciser, Hekmati est muté dans une autre école et doit quitter le quartier. Ragbar fut écrit et réalisé par Beyzai et fut interprété par Parviz Fannizadeh, Parvaneh Masoumi et Manouchehr Farid. La photographie fut assurée par Barbad Taheri et Maziar Parto, et la musique fut composée par Sheida Gharachedaghi. La copie originale du film, détériorée au fil des années, fut restaurée à partir de l’unique élément existant par le World Cinema Project, de Martin Scorsese[11].

En 1982, Beyzai réalisa le film historique La Mort de Yazdgard, adapté de sa propre pièce éponyme écrite en 1979. L’œuvre explore les circonstances de la mort de Yazdgard III, dernier roi sassanide d’Iran, survenue en 651. Conçu selon une structure résolument théâtrale, le film, fondé sur des dialogues denses, des interprétations remarquables et une narration plurielle, est considéré comme l’un des travaux majeurs du cinéma iranien ainsi que l’apogée de la collaboration entre Beyzai et Soussan Taslimi[12]. L’intrigue se déroule dans les dernières années du règne de Yazdgard III. Après la défaite des Iraniens face aux Arabes, le roi en fuite trouve refuge dans un moulin. Le lendemain matin, un corps vêtu des habits royaux est découvert. Le meunier, son épouse et leur fille sont accusés d’avoir assassiné le souverain et conduits devant le général, le mobed et le commandant de l’armée, chacun livrant une version totalement différente des événements[13]. La Mort de Yazdgard ne fut projeté qu’une seule fois, dans la section compétitive de la première édition du Festival international du film de Fajr en février 1983, avant d’être immédiatement interdit. En 2024, le film atteignit la troisième place dans la liste des « 100 meilleurs films de l’histoire du cinéma iranien » établie par les critiques du magazine Film[14].

Affiche du film Bashu, le petit étranger (1986).

Le film Bashu, le petit étranger (1986), est un récit poétique du traumatisme de la guerre Iran-Irak, exprimé dans un langage minimaliste. Produit avec un budget limité par l’Institut d’études et de recherches culturelles, il fut interdit pendant trois ans ; à sa sortie en 1989, il fut reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma iranien. En 2025, la version restaurée du film fut présentée à la Mostra de Venise, où elle remporta le prix du meilleur film restauré. L’histoire commence par le bombardement du Khouzistan, Bashu, un jeune garçon ayant perdu sa famille, arrive malgré lui dans la province du Guilan. Il y rencontre Na’i, une femme seule avec deux enfants, qui le rejette d’abord, mais dont l’amour maternel finit par briser toutes les frontières. Beyzai, en utilisant les hallucinations de l’enfant comme l’ombre de sa mère décédée et le contraste entre le sud aride et le nord verdoyant, construisit un film antimilitariste considéré comme l’une des premières critiques cinématographiques des conséquences de la guerre en Iran[15],[16].

Avec l’arrivée au pouvoir de Mohammad Khatami en 1997, la scène culturelle iranienne commença à montrer des signes d’ouverture. Durant cette période, certaines restrictions imposées depuis longtemps aux artistes furent levées, permettant leur retour progressif sur la scène publique. C’est dans ce contexte que Bahram Beyzai, privé de mise en scène pendant dix-sept ans, put présenter sa nouvelle pièce Le Testament de Bandar-e-Bidaksh au Théâtre de la Ville, marquant ainsi un moment symbolique de renouveau pour les artistes indépendants en Iran[17].

En 1982, Bahram Beyzai était professeur et proviseur du département des arts dramatiques de l'université de Téhéran, mais il en fut expulsé pour sa critique implicite du régime théocratique.

Sa pièce de théâtre Le Huitième Voyage de Sindbad fut traduite en français par Ahmad Kamyabi Mask en 1990[18].

Il est considéré comme l’une des figures les plus marquantes du théâtre moderne iranien, et beaucoup le surnomment le « Shakespeare de l’Iran ». Il joua un rôle plus important que tout autre artiste dans la formation du drame persan moderne[19].

Martin Scorsese, réalisateur et fondateur de la Film Foundation ainsi que du World Cinema Project, considéra Bahram Beyzai comme l’une des figures majeures de la Nouvelle Vague iranienne. Scorsese ne se contenta pas de saluer les œuvres de Beyzai comme des chefs-d’œuvre d’une grande profondeur culturelle et d’une innovation stylistique remarquable, il joua également un rôle actif dans la préservation de son héritage cinématographique en soutenant directement la restauration de trois de ses films[20] : Ragbar (L’Averse, 2011)[21], Gharibeh va Meh (L’Étranger et le Brouillard, 2023) et Cherikeh-ye Tara (La Ballade de Tara, 2023)[22].

Il décrivit Beyzaï comme « un talent foisonnant et polyvalent de la Nouvelle Vague iranienne », en affirmant que ce cinéaste « contribua, avec une énergie et une audace stylistique exceptionnelles, à l’émergence de la Nouvelle Vague en Iran, tout en enregistrant avec une profonde délicatesse les tensions culturelles traversant la société iranienne

Bahram Beyzaï fut, dès les années 1960, l’un des principaux chercheurs de l’histoire du théâtre en Iran, et ses trois ouvrages fondamentaux demeurent encore aujourd’hui des références majeures dans l’enseignement de « l’Histoire du théâtre » dans les universités iraniennes[23]. Il publia en 1965 son ouvrage Namayesh dar Iran (Le Théâtre en Iran) considéré comme l’histoire la plus complète du théâtre iranien à ce jour, et qui montra pour la première fois que la tradition théâtrale iranienne ne s’était jamais interrompue, demeurant vivante au sein des rituels et des récits populaires[24]. Beyzai fut également le premier chercheur en Iran à publier des ouvrages sur le théâtre en Chine (1969) et au Japon (1964)[25].

Style et esthétique

L’approche de Beyzai à la critique culturelle n’est pas directe ni explicitement politique, mais elle demeure profonde et réfléchie. Plutôt que de se limiter aux questions contemporaines, il revient à l’histoire, aux mythe et aux traditions théâtrales iraniennes pour construire une nouvelle image de l’identité culturelle de l’Iran, une image où les artistes et les intellectuels, réels ou imaginaires, se dressent face aux systèmes oppressifs sociaux, religieux ou politiques. Ce modèle tragique n’est qu’une des méthodes par lesquelles Beyzaï cherche à revitaliser les formes théâtrales iraniennes. Il commença son travail par le naqqāli, le kheimeh-shab-bazi et le taqlid, puis, à partir des années 1960, s’intéressa à la ta'zieh et aux rituels performatifs. En combinant ces traditions avec des éléments venus des cultures théâtrales orientales et occidentales, Beyzai créa un ensemble d’œuvres expérimentales et novatrices qui marquèrent durablement le théâtre et le cinéma iraniens[26].

Beyzai critique les critiques qui jugent ses œuvres excessivement complexes. Selon lui, ses films n’ont pas besoin d’interprétations historiques ou culturelles lourdes, car leur véritable langage est celui de l’image, un langage qui doit communiquer directement avec le spectateur. Sa conception du cinéma repose sur une esthétique autonome : il considère le cinéma comme un art qui doit naître de l’image et du récit eux-mêmes, et non de significations imposées de l’extérieur[27].

La femme dans l’œuvre de Beyzai

La place de la femme dans l’œuvre de Bahram Beyzai constitue l’un des aspects les plus marquants, mais aussi les plus controversés, de son cinéma. Nombre de ses films ont été censurés ou interdits précisément en raison de cette représentation féminine. Alors que la plupart des cinéastes iraniens du cinéma social, tels que Rakhshan Bani-Etemad, Mohsen Makhmalbaf ou Jafar Panahi, dépeignent les femmes dans un cadre réaliste marqué par les contraintes culturelles et sociales, Beyzai adopte, dès les années 1970, une approche différente. Les femmes dans ses œuvres, bien qu’elles évoluent au sein d’une société patriarcale injuste, ne sont pas des victimes : en s’appuyant sur leur volonté, leur indépendance et leur amour, elles dépassent les limites imposées et deviennent des symboles de résistance et de conscience[28].

La Ballade de Tara est l’un des films majeurs de Bahram Beyzai en matière de représentation des femmes dans le cinéma iranien. L’interprétation de Sussan Taslimi dans le rôle principal est considérée comme l’une des performances les plus marquantes de sa carrière. L’intrigue suit Tara, une jeune veuve qui doit hériter de l’épée léguée par son grand-père. Alors qu’elle subit la pression de sa famille pour se remarier, l’apparition du fantôme d’un guerrier venu des temps anciens bouleverse sa vie. Ce dernier souhaite s’emparer de l’épée, mais après avoir rencontré Tara, il en tombe amoureux et refuse de retourner à son époque. Après la Révolution de 1979, le film a été censuré et finalement interdit de projection. Si la présence de femmes non voilées a été avancée comme l’une des raisons officielles de cette interdiction, les analystes du cinéma estiment que la cause principale résidait dans la représentation d’une femme indépendante, autonome et indocile au centre du récit une image jugée incompatible avec les normes idéologiques instaurées dans l’Iran post-révolutionnaire[29].

Dans les pièces de théâtre de Bahram Beyzai également, le rôle des femmes est souvent présenté comme celui de héroïnes principales et proéminentes ; par exemple, dans la « trilogie marionnette » (1962), les femmes deviennent, à travers la reconstruction des spectacles de marionnettes traditionnels iraniens, des symboles de résistance et de quête d’identité ; dans « Le Roi Serpent » (1965), un personnage féminin inspiré de Mehrin Negar du folklore, fait preuve de volonté et de persévérance face aux forces démoniaques ; dans « Nodbe » (1977), une femme s’élève d’une position marginale pour devenir une martyre et un symbole de lutte[30].

Les enfants dans l’œuvre de Bahram Beyzai

L’analyse du rôle des enfants occupe une place essentielle dans l’œuvre de Bahram Beyzai. L’image qu’il propose de l’enfance, envisagée comme un âge d’innocence, dans ses pièces des années 1960, demeure particulièrement tangible. Parmi ses écrits, six pièces mettent en scène des identités enfantines façonnées par le style singulier de Beyzai, Arousak-hā (Les Marionnettes), Ghoroub dar diyāri gharib (Crépuscule en terre étrangère), Ghesse-ye Mâh-e Penhān (Le Conte de la lune cachée), Sāhel-e Nejat (La Côte du salut), Gomshodegān (Les Disparus) et Soltān Mar (Le Roi-Serpent).

Dans ses œuvres cinématographiques majeures, notamment Bashu (Le petit étranger), l’identité de l’enfant se trouve construite à travers une narration adoptant son point de vue, se mêlant à l’errance et à la quête d’identité du jeune protagoniste. Dans La Côte du salut, l’enfant apparaît en harmonie totale avec la nature. Dans Les Disparus, Beyzai dépeint au contraire le processus par lequel l’enfant se transforme en une figure insoumise et révoltée[31].

Distinctions

  • 1980 : Nommé pour le Prix Un Certain Regard du Festival du Cannes pour La Ballade de Tara (چریکه تارا/ Cherike-ye Tara)[33]
  • 1988 : Nommé pour le Montgolfière d’or du Festival des 3 Continents de Nantes pour Peut-être une autre fois (شاید وقت دیگری/ Shahad vaght digari)[33]
  • 1990: Grand Prix du Festival international du film d’Aubervilliers pour Bashu, le petit étranger ،(باشوغریبه کوچک / Bashu, GharibehKuchak)[35]
  • 1992 : Ours d'argent, Grand Prix du jury de la Berlinale pour Les Voyageurs (مسافران/ Mosaferan)[36]

Publications

  • Bahram Beyzai, L’Iran des métaphores, par Raphaël Bassan, Corine McMullin, Sarah Wappers dans La Revue du cinéma n° 364, , p. 95-112.
  • Bahram Beyzai, Le Huitième Voyage de Sindbad : pièce persane, tr. Ahmad Kamyabi Mask. Paris : A. Kamyabi Mask, 1990. (ISBN 9782950480613)
  • Zaven Qukasian, Goft-o-gou bâ Bahram Beyzai (entretien avec Bahram Beyzai), 2e éd., Téhéran, Agah, 1993. (ISBN 9644161106)
  • Bahram Beyzai, Namayesh dar chin (le théâtre en Chine), Téhéran, Roshangaran Va Motaleat Zanan, 2012. (ISBN 9789646751199[à vérifier : ISBN invalide])
  • Bahram Beyzai, Namayesh dar Iran (le théâtre en iran), 3e éd., Téhéran, Roshangaran Va Motaleat Zanan, 2014. (ISBN 978-964-6751-09-5)
  • Bahram Beyzai, Namayesh dar japon (le théâtre au Japon), Téhéran, Roshangaran Va Motaleat Zanan, 2024, (ISBN 9789641941996)

Œuvres théâtrales

Davantage d’informations Année, Titre persan (transcription) ...
AnnéeTitre persan (transcription)Titre françaisPremière représentation
1957اژدهاک (Azhdahak)Azhdahak
1961نوشته‌های دیواری (Neveshte-hâ-ye divâri)Les Écrits muraux
1962مترسک‌ها در شب (Matarask-hâ dar shab)Les Épouvantails dans la nuit
1962غروب در دیاری غریب (Ghorub dar diyâri gharib)Crépuscule dans un pays étranger
1963قصه‌ی ماه پنهان (Qesse-ye mâh-e penhân)Le Conte de la lune cachée
1963پهلوان اکبر می‌میرد (Pahlavân Akbar mi-mirad)Le Héros Akbar meurt
1964هشتمین سفر سندباد (Hashtomin safar-e Sandbâd)Le Huitième Voyage de SindbadTéhéran
1965دنیای مطبوعاتی آقای اسراری (Donyâ-ye matbu’âti-ye âqâ-ye Asrâri)Le Monde journalistique de M. Esrâri
1967چهار صندوق (Chahâr sanduq)Les Quatre Coffres
1968زیارت و میراث (Ziāfat va Mirās)Le Banquet et l’Héritage
1968ساحل نجات (Sâhel-e nejât)La Côte du salut
1968دیوان بلخ (Divân-e Balkh)Le Divan de Balkh
1968در حضور باد (Dar huzur-e bâd)En présence du vent
1969سلطان‌مار (Soltân-Mâr)Le Roi-Serpent
1969گمشدگان (Gomshodegân)Les Égarés
1977ندبه (Nodbe)La Lamentation
1981خاطرات هنرپیشهٔ نقش دوم (Khâterât-e honarpishe-ye naqsh-e dovvom)Mémoires de l’acteur dans un rôle secondaire
1982فتح‌نامه‌ی کلات (Fath-nâme-ye Kalât)Le Livre de la conquête de Kalat
1988جنگ‌نامه‌ی غلامان (Jang-nâme-ye gholâmân)Le Livre de guerre des esclaves
1994چاقو در پشت (Châqu dar posht)Le Couteau dans le dos
1998مجلس قربانی سِنِمّار (Majles-e qorbâni-ye Senemmâr)L’Assemblée du sacrifice de Senemmâr
1999سهراب‌کُشی (Sohrâb-koshi)Le Meurtre de Sohrâb
2000مجلس ضربت زدن (Majles-e zarb-zadan)L’Assemblée du coup porté
2003شب هزارویکم (Shab-e hezâr-o yekom)La Mille et unième nuitCalifornie
2005مجلس شبی (Majles-e shabi)Assemblée nocturne
2007افرا، یا روز می‌گذرد (Afrâ, yâ ruz mi-gozarad)Afra ou le jour passeTéhéran
2009تاراج‌نامه (Târâj-nâme)Le Livre du pillage
2009چهارراه (Chahâr-râh)Le Carrefour
2012جانا و بلادور (Jânâ o Balâdur)Jana et BaladourStanford
2013آرش (Ârash)Arash
2015گزارش ارداویراف (Gozâresh-e Ardavirâf)Le Rapport d’Ardavîrâf
2016طرب‌نامه (Tarab-nâme)Le Livre de la joie
2022گزارش ارداویراف (Gozâresh-e Ardavirâf)Le Rapport d’ArdavîrâfLos Angeles (mise en scène)
2025داش آکل به گفته‌ی مرجان (Dâsh Âkol be gofte-ye Marján)Dâsh Âkol raconté par Marján
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[43],[44]


Filmographie

Scénariste

Réalisateur

Monteur

Producteur

Costumier

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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