Bas-relief
type de sculpture
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le bas-relief est un type de sculpture ou de modelage qui présente de faibles reliefs et où les volumes ne se détachent pas complètement de l'ensemble des formes - sinon ce serait un haut-relief. On parle de demi-bosse ou de haut-relief si une partie du relief se détache plus ou moins fortement du fond. Le terme « relief » englobe les deux types de sculpture. Un bas-relief peut être peint[1].

Sa particularité est de ne présenter qu'un faible relief, le sujet représenté ne se détachant que faiblement du fond. Il y reste engagé à mi-corps. Un effet de profondeur peut être créé par une perspective simulée, des tailles décroissantes de personnages ou par des éléments de décors, comme dans les parties, en arrière-plan, des panneaux de la porte du Paradis (1425-1452) du Baptistère Saint-Jean de Florence, par Lorenzo Ghiberti.
Utilisation
- Tête coupée qui pleure, bouche expressive surcreusée. Bas-relief. Cerro Sechín, v.1800 AEC. Pérou.
Art néolithique - Bas-reliefs égyptiens. Grande salle hypostyle du temple d'Amon-Rê à Karnak, v. 1294-1279 AEC. Art égyptien
Les bas-reliefs peuvent être isolés et s'inscrire, dans l'architecture, sous forme de médaillons, orner des linteaux, des poteaux, des pilastres, ou tout élément d'architecture, jusqu'à cerner un bâtiment ou une pièce dans une grande frise par exemple. Les sculpteurs égyptiens de l'époque ramesside ont employé un bas-relief en creux sur les parois de leurs monuments. Certains fragments de ce type furent achetés par Rodin en 1912[2],[3].
Les techniques de médaille ou camée utilisent un relief très discret (qui s'apparente plus à la gravure), souvent d'un à quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur seulement.
Les techniques de médaille ou camée utilisent un relief très discret (qui s'apparente plus à la gravure), souvent d'un à quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur seulement. Le médailleur produisant des formes en creux (matrice, moule) ou en relief (poinçon). qui seront tirées sous forme de très légers bas-reliefs. Les premiers bas-reliefs sont des gravures approfondies sur les roches. On connaît ceux du Roc-aux-Sorciers à Angles-sur-l'Anglin (France) attribués au Magdalénien moyen (environ 14000 ans BP) ; les outils employés étant limités au bois et aux autres roches elles-mêmes. Des bas-reliefs ont ensuite orné des façades, plafonds, grottes, meubles, coffres ou objets divers. Ils sont décoratifs, abstraits, ou descriptifs (ex-voto, scènes, commémoration, etc.).
- Reliquaire de Bimaran (en) : Bouddha de face, en moine itinérant. Or repoussé H. 6,7 D 6,6 cm. Art gréco-bouddhique Ier siècle EC (Empire maurya et art hellénistique)
- Sanctuaire à plusieurs étages, de Ghantasala, Krishna district, Andhra Pradesh. v. 100 EC. Pierre. École d'Amarâvatî.
- Décor de briques, inscription en terre cuite émaillée bleu turquoise. Minaret de Djâm. Afghanistan XIIe – XIIIe siècle
- Mur à Neuf Dragons. Terre cuite émaillée, vue partielle. Cité Interdite 1771, en face du Palais de la Longévité Tranquille (Jardin de Qianlong). Dynastie Qing
- Raijin dieu du tonnerre. Netsuke, ivoire 5,1 x 1,2 cm. Kaigyokusai Masatsugu, 1813-1892. Époque d'Edo ou Ère Meiji
Dans l'art religieux européen, le bas-relief est un élément architectural caractéristique de l'Art roman héritier de la sculpture romaine, elle-même héritière de la sculpture hellénistique grecque. Ainsi la frise des Panathénées, bas-relief placé en hauteur sur le Parthénon par Phidias et une équipe de sculpteurs choisis, est un chef-d'œuvre déjà très célèbre dans l'Antiquité et qui a servi de référence aux artistes depuis plus de 2 000 ans.
La brique, modelée sur une face a été utilisée en Chine ancienne, en particulier pour des monuments funéraires enterrés. Elle a pu être peinte - par exemple de figures mythologiques - à l'époque des Six dynasties. L'usage de l'émaillage de la terre-cuite a permis des effets de couleurs qui résistent au temps.