Belhade

commune française du département des Landes From Wikipedia, the free encyclopedia

Belhade est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Faits en bref Administration, Pays ...
Belhade
Belhade
L'L'église.Logo monument historique Inscrite MH (1968)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité CC Cœur Haute Lande
Maire
Mandat
Bernard Jaëger
2025-2026
Code postal 40410
Code commune 40032
Démographie
Population
municipale
227 hab. (2023 en évolution de +14,65 % par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 44″ nord, 0° 40′ 58″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 65 m
Superficie 28,55 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Grands Lacs
Législatives 1re circonscription des Landes
Localisation
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Belhade
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    Géographie

    Localisation

    Belhade est une commune située dans la forêt des Landes faisant partie du parc naturel régional des Landes de Gascogne. Le village s’étire est structuré par le vallon du Barade de Laciraou, et les constructions sont établies sur ses versants.

    Elle est limitrophe du département de la Gironde.

    La commune se trouve dans la zone d'emploi de La Teste-de-Buch et dans le bassin de vie de Bazas[I 1]

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Argelouse, Mano, Moustey, Pissos, Saint-Symphorien et Sore.

    Communes limitrophes de Belhade[1]
    Mano Saint-Symphorien
    (Gironde,
    par un quadripoint)
    Moustey Belhade Argelouse
    Pissos Sore

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 28,55 km2 ; son altitude varie de 32 à 65 mètres[2].

    Hydrographie

    Le village est drainé par la Petite Leyre et par d'autres petits cours d'eau.

    Le Petite Leyre est affluent du fleuve côtier la Leyre[3].

    Au total, la commune compte 116,31 ha de terrains classés comme zone humide[4].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[8]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 055 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bégaar à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 114,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    La commune se trouve dans le parc naturel régional des Landes de Gascogne.

    Certains espaces naturels de la commune ont un intérêt écologique reconnu, et sont repérés comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[4] :

    • ZNIEFF de type 1 (petits espaces homogènes) : Zones tourbeuses et gîtes de chiroptères de l'amont de la Leyre, de la petite et de la gande Leyre, qui concerne couvre 3.5 % de la superficie communale ;
    • ZNIEFF de type 2 (grands espaces naturels riches) : Vallees de l'eyre, de la grande et de la petite Leyre, qui concerne 4,2 %M de la superficie communale.


    Urbanisme

    Typologie

    Au , Belhade est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

    Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[16],[17].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,7 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,5 %), forêts (35,2 %), terres arables (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (4 %)[18].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Morphologie du village

    Le village s’étire est structuré par le vallon du Barade de Laciraou, et les constructions, qui ont conservées la typicité locale, sont établies sur ses versants. La rue principale forme un petit belvédaire sur le fond fu vallon, maintenu en prairie[19],[20].

    Habitat et logement

    En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 142, alors qu'il était de 128 en 2016 et de 127 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 69,8 % étaient des résidences principales, 23,6 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,2 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Belhade en 2022 en comparaison avec celle des Landes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (23,6 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Landes ...
    Le logement à Belhade en 2022.
    Typologie Belhade[I 3] Landes[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 69,8 73,4 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 23,6 20,4 9,7
    Logements vacants (en %) 6,6 6,2 8
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    Risques naturels et technologiques

    Le territoire de la commune de Belhade est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Petite Leyre, la Barade de Sore et le ruisseau de Castera. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2009 et 2020[23],[21].

    Belhade est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[24],[25].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[26].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belhade.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 36,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 134 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 101 sont en aléa moyen ou fort, soit 75 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 2].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[21].

    Toponymie

    L'étymologie de Belhade vient du gascon vath lada (vallée large), désignant la vallée dominée par le château de Belhade édifié au XIIIe siècle[28].

    La localité est dénommée Balehada[29] ou Vath Lada en Gascon[30].

    Histoire

    La commune est, le , le théâtre de ce qu'on appelle « la tuerie de Belhade »[31], au cours de laquelle des gens du milieu bordelais tuent par balles trois personnes : Michel Linder (25 ans), Lucienne Gousse (68 ans) et Jean-Claude Bonnefon (44 ans) dans le relais de chasse de La Leyre avant d'y mettre le feu. Quatre des cinq personnes impliquées dans ce triple assassinat sont lourdement condamnées par la Cour d'assises des Landes. Il ne reste plus rien de nos jours du relais de chasse calciné[32],[33]

    Politique et administration

    La mairie.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Mont-de-Marsan du département des Landes[I 1].

    Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Pissos, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Bernay-Est[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton des Grands Lacs[I 1].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription des Landes.

    Intercommunalité

    Belhade était membre de la petite communauté de communes du canton de Pissos, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Cœur Haute Lande dont est désormais membre la commune[I 1].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1970 juin 1995 René Guilhemsans[31]   Transporteur, Résistant
    juin 1995 décembre 2024 [34] Jean-Marie Guilhemsans PS Chef d'entreprise de transports retraité, fils de René Guilhemsans
    Démissionnaire
    mars 2025[35] en cours
    (au 23 décembre 2025)
    Bernard Jaëger   Technicien du patrimoine
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    Équipements et services publics

    Espaces publics

    La commune est labellisée en 2010 « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[36], qu'elle conserve en 2024[37].

    Postes et télécommunications

    La commune est raccordée à la fibre optique, ce qui a permis l'aménagement dans les anciens locaux de l'agence postale d'un espace de travail partagé, où sept ou huit télétravailleurs peuvent occuper temporairement un bureau[38].

    Une antenne de téléphonie mobile a été construite en 2022, permettant de supprimer la zone blanche qui couvrait jusqu'alors la commune[39].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].

    En 2023, la commune comptait 227 habitants[Note 2], en évolution de +14,65 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    417388384438501478518522545
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    534515504502504483484435447
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    455465412328358296241260166
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    146134126112101132153158192
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    197211227------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[42].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    L'activité économique traditionnelle de la commune reposait sur l'exploitation du bois (carbonisation de chêne noir) et de l'argile (fabrication de tuiles et de poteries). Le bourg se concentre aujourd'hui sur la préservation de son patrimoine[28].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La commune compte plusieurs édifices protégés au titre des monuments historiques :


    On peut également signaler :

    • Fontaine Sainte-Anne, située à une centaine de mètres derrière l’église, dans un écrin de verdure frais et reposant. Ses eaux auraient des propriétés lactogènes pour les jeunes mères[20].
    • Le monument aux morts
    • Parcours naturels et de santé[46].

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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