Belinois
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Le Belinois ou Bélinois est une microrégion localisée au sud-est du Mans en Sarthe. Elle se caractérise par une spécificité géologique due à la présence d’une couche sédimentaire marneuse datant du Jurassique. L’ensemble de cette couche géologique comporte des avantages nets notamment en agriculture et forme une enclave fertile par rapport aux territoires avoisinants. Le Belinois est un territoire doté d’un patrimoine tourné vers la culture du chanvre. Une partie des communes belinoises (ouest du canton) a longtemps été très conservatrice vis-à-vis du contexte général du sud-est de la Sarthe, notamment lié à un traumatisme historique issu de la Révolution (invasion des Chouans). La pratique de la religion s’y est conjointement maintenue plus longtemps[1],[2].
Géologie et géographie
Les limites géologiques de ce « petit pays » s’étendent sur les communes de Brette-les-Pins, d’Ecommoy, de Laigné-en-Belin, de Moncé-en-Belin, de Mulsanne, de Saint-Biez-en-Belin, de Saint-Gervais-en-Belin, de Saint-Mars-d’Outillé, de Saint-Ouen-en-Belin et de Téloché. Les limites du « Belinois » en tant que territoire peuvent aussi être définies comme le canton d'Écommoy. Le Belinois se localise au sud du canton du Mans, à l’ouest du canton du Grand-Lucé, au nord des cantons de Mayet et de Pontvallain et à l’est de celui de la Suze-sur-Sarthe.
Toponymie
Ce petit pays doit son nom à son chef-lieu primitif qui était Belin, de la commune de Saint-Ouen-en-Belin. La première mention écrite connue de ce nom date de 643 sous la forme Belini, issue de l'ancien nom de son chef-lieu *Belinum. Le nom du pays est attesté Belin depuis 1284, qui servira de déterminant -en-Belin au nom de plusieurs paroisses qui le composaient. Le lieu-dit originel tient son nom d'une motte castrale, qui accueillait un château aujourd'hui ruiné, semble-t-il du XIIè siècle. Habité depuis longtemps, le site est probablement d'origine gauloise, comme l'attestent des monnaies qui y ont été trouvées. Son nom est formé sur le gaulois Belinus, variante attestée du nom du dieu gaulois Belenos, le dieu du soleil. Accentué à la latine sur la deuxième syllabe, le nom Belinus est devenu régulièrement Belin (contrairement à d'autres noms accentués à la gauloise sur la première syllabe pour lesquels Belinus a donné des noms comme Beaune). Dès la fin du XIXè siècle, le pays est connu sous deux noms, Belin et Belinois, ce dernier formé avec le suffixe français -ois[3].