Belozersk
ville de Russie
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Belozersk (russe : Белозе́рск ; jusqu'en 1777 : Белоо́зеро, Beloozero, « lac Blanc ») est une ville du Nord russe, chef-lieu du raïon de Belozersk, dans l'oblast de Vologda. Sa population s'élevait à 8 183 habitants en 2023.
| Belozersk (ru) Белозерск | |||
Héraldique |
![]() Drapeau |
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Vue aérienne du centre. | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région économique | Nord | ||
| District fédéral | Nord-Ouest | ||
| Sujet fédéral | |||
| Code postal | 161200 — 161201 | ||
| Code OKATO | 19 210 501 | ||
| Indicatif | (+7) 81756 | ||
| Démographie | |||
| Population | 9 481 hab. (2013) | ||
| Densité | 1 580 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 60° 02′ nord, 37° 47′ est | ||
| Altitude | 131 m |
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| Superficie | 600 ha = 6 km2 | ||
| Fuseau horaire | UTC+04:00 | ||
| Divers | |||
| Fondation | Mention en 862 | ||
| Statut | Ville | ||
| Ancien(s) nom(s) | Beloozero | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Russie européenne
Géolocalisation sur la carte : oblast de Vologda
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Fondée pour la première fois au IXe siècle comme colonie Ves au nord du lac Blanc, la ville change d'emplacement au siècle suivant au sud-est du lac. Elle est pour la première fois mentionnée en 862 dans la Chronique des temps passés comme capitale de Sineous, frère de Riourik. Alors que la colonisation slave s'intensifie dans la région, des Novgorodiens et autres s'installent à Beloozero. À la fin du XIe siècle, elle rentre sous l'influence de la principauté de Rostov-Souzdal tandis que sa place sur la route commerciale de la Volga lui permet de s'enrichir et de connaître un premier âge d'or. L'invasion mongole, qui l'épargne, lui permet de s'émanciper et devient capitale de sa principauté en 1238. La ville est victime de la peste en 1352, et est finalement déplacée en 1363-1364 à son emplacement actuel. Elle rentre progressivement sous l'influence de la Grande-principauté de Moscou, qui l'annexe en 1486, et qui la dote l'année suivante de son kremlin comme ville frontalière. Connaissant son apogée, elle est dotée d'édifices religieux en pierre richement ornementés. Rasée en 1612 par la république des Deux Nations, elle se relève sans toutefois revenir à son statut d'antan. Au XIXe siècle, elle devient une étape sur la voie navigable Volga-Baltique et quelques industries voient le jour, mais le chemin de fer, construit à l'écart de la ville, l'éloigne définitivement des routes commerciales. Le tourisme se développe dans la ville à partir du XXIe siècle grâce à son patrimoine.
Culturellement, la ville est riche en églises et en cathédrales, comme la cathédrale de l'Assomption inaugurée en 1563. Son patrimoine civil, datant principalement du XIXe siècle, se compose de maisons de bourgeois et autres manoirs. Elle est classée au titre des villes historiques fédérales de Russie.
Géographie
Situation

Belozersk est située dans l'oblast de Vologda, un sujet de la Russie européenne, dans le district fédéral du Nord-Ouest. Elle est l'une des 275 localités ainsi que le centre administratif du raïon de Belozersk, un raïon de l'ouest de l'oblast. Elle est, comme tout l'oblast de Vologda, située dans le fuseau horaire MSK (heure de Moscou). Le décalage horaire appliqué par rapport au temps universel coordonné est +03:00[1]. La localité est située sur la rive méridionale du lac Beloïe, qui lui a donné son nom, près de la rivière Cheksna, l'émissaire du lac et un affluent de la Volga[2],[3]. Elle se trouve à 148 km au nord-ouest de Vologda.
Jusqu'en 2022, elle formait avec 6 autres localités la commune rurale de Belozersk, avant que celle-ci soit dissoute[4].
Localités limitrophes
Les localités limitrophes sont les suivantes[5] :
Histoire
Avant la fondation
Les terres de la tribu Ves, connues par des documents datant probablement du VIe siècle, étaient historiquement situées entre le lac Ladoga et le lac Beloïe. Les rives du lac Beloïe, cependant, n'étaient habitées, selon les sources archéologiques, qu'au IXe siècle[6],[7]. Au siècle suivant, au Xe siècle, des Novgorodiens rejoignirent les colons Ves[8].
Le développement relativement précoce et actif de la région est associé au fait que des branches de la route commerciale de la Volga traversaient son territoire. Cette route commençait à Staraïa Ladoga, passait par les Bulgares de la Volga, les Khazars, pour finir à Bagdad dans le califat abbasside. Cette route était empruntée par des Scandinaves, comme le confirment les artéfacts scandinaves retrouvés à Beloozero[9].
Fondation
Beloozero est mentionnée pour la première fois en 862 dans l'une des anciennes chroniques russes, la Chronique des temps passés. Cette année-là, une confédération de trois grandes formations tribales (les Slovènes[10], les Krivitches et les Mériens, d'autres versions disent les Slovènes , les Tchoudes et les Vepses) de la ceinture forestière de la plaine d'Europe de l'Est fit appel aux Varègues, lors de l'appel aux Varègues (ru), firent appel au chef des Varègues, Riourik, et à ses frères Sineus et Trouvor. Sineous s'installa à Beloozero, Riourik à Ladoga et Trouvor à Izborsk[11],[12],[13],[14]. Belozersk est ainsi l'une des plus vieilles villes mentionnées de Russie, aux côtés de Staraïa Ladoga, Novgorod, Polotsk et Rostov[15]. Riourik gouverna la ville après la mort de son frère, et ce pendant 17 ans, en déléguant son pouvoir aux boyards[6]. Au regard des fouilles archéologiques, la Beloozero de la chronique n'est pas la ville actuelle, mais se situait probablement sur la rive nord du lac, près de l'actuel village de Troïtskoïe (raïon de Vachki)[16]. Ce lieu aurait été abandonné en raison des eaux empiétantes du lac, et un nouveau site aurait été recherché[17].
Aux IXe et Xe siècles, Kroutik près de Beloozero fut un important centre commercial et de production artisanale, laissant penser pour certains que le chroniqueur aurait rassemblait les deux lieux sous un même nom[7].
Moyen Âge
Sous la Rus' de Kiev
Au Xe siècle, une nouvelle Beloozero avait été établie[15] sur la rive droite de la Cheksna, là où se jette la Vassilievka dans la Cheksna, près de l'actuel village de Krokhino. Cette nouvelle ville, archéologiquement confirmée, était habitée par des Slaves et par, une tribu finno-ougrienne prédecesseuse des Vepses[18].
Dans la première moitié du XIe siècle, le territoire de la ville s'étendait jusqu'à la rive gauche de la Sheksna. À ce moment-là, les Slaves étaient devenus prédominants dans la ville. Même si pendant cette période Beloozero faisait partie de la Rus' de Kiev, elle était dominée comme sa région par Novgorod[18]. Si au XIe siècle encore, la région était surtout peuplée par des tribus finno-ougriennes, la période 900 à 1200 dans la région fut marquée par la colonisation intensive slave du nord-est de la Russie. Les restes archéologiques à Beloozero montrent une activité commerciale grande et prospère. Des perles en verre, des ornements en métaux et des pièces de monnaie d'Europe ont été retrouvées dans les fouilles de sites de la ville et de sa région[19]. En 1071, les prêtres païens locaux se révoltèrent dans tout le nord-est de la Russie, y compris à Beloozero, mais furent battus par le chef militaire kievien Ian Vychatitch. La Première Chronique rapporte que les corps des prêtres morts furent suspendus à un chêne jusqu'à ce qu'ils soient déchirés par un ours, animal sacré pour les païens[20].
À la fin du XIe siècle, Beloozero rentra dans l'orbite de la principauté de Rostov-Souzdal (par la suite principauté de Vladimir-Souzdal)[17]. Beloozero était à cette époque sur la « route du Sud », une des deux routes commerciales vers le pays de la Dvina depuis le centre et l'ouest de la Rus'. Cette route passait par le lac Blanc, la rivière Porozovitse, le lac Koubenskoïe, la Soukhona et enfin la Dvina septentrionale[21]. Plusieurs portages se situaient dans la région, avec celui de Slavenski connectant la Cheksna au lac Koubenskoïe, celui de l'Outchom entre le lac Blanc et l'Onega et le Badojski entre le lac Blanc et l'Onega[22]. Beloozero aurait alors connu un apogée au cours de la seconde moitié du XIIe siècle[23]. D'après la concentration élevée de pièces de monnaie d'Europe occidentale aux XIe et XIIe siècles, une grande partie des marchandises passant à Beloozero était exportée à l'ouest[19].
Principauté de Beloozero (1238-1486)
En raison de l'invasion mongole de la Rus' de Kiev en 1237-1238, la principauté de Rostov-Souzdal fut gravement touchée. Beloozero fut épargnée des troupes mongoles en raison de son éloignement, et servit de refuge pour ceux qui fuyaient la dévastation et le chaos qui s'ensuivit[17]. La principauté de Vladimir-Souzdal fut notamment affaiblie lors de la bataille de la rivière Sit en mars 12837, où son prince Iouri II de Vladimir fut tué. Beloozero devint alors une principauté avec une large autonomie sous le règne de son prince Gleb Vassilkovitch (1238-1278)[17]. En 1352, une épidémie de peste éclata à Beloozero, décimant la quasi-totalité de ses habitants. La ville à ce site est retouchée par une épidémie de peste en 1363-1364[23].
En 1363-1364, la ville est refondée à un nouveau site, à 17 kilomètres à l'ouest de l'ancien, et occupe depuis cet emplacement. Il n'est pas clair si l'ancien site resta habité ou non, bien que certains admettent que les deux cohabitèrent jusqu'au xve siècle. En 1389 en effet, l'ancienne ville fut prise et brûlée selon les chroniques de Novgorod[23]. La nouvelle ville gagna rapidement de l'importance en raison de son développement rapide comme centre commercial, menant à perte l'ancienne ville[23]. La principauté de Beloozero se fragmenta par l'héritage, et devint progressivement sous l'influence de la Grande-principauté de Moscou, d'abord sous le règne d'Ivan Ier Kalita, puis sous le règne de Dimitri Ier Donskoï. Lors de la bataille de Koulikovo en 1380, une large partie de la famille Belozerski fut tuée, faisant perdre de l'autonomie à la principauté. Le fils de Dimitri Donskoï, Andreï, reçut en héritage Beloozero en 1389[23]. L'influence moscovite s'étendit ainsi sur la ville, qui devint un rempart pour sa frontière nord-est et un poste sur les routes commerciales[24]. En 1432, Mikhaïl, fils d'Andreï mort en 1432, reçut en héritage la principauté[23]. En 1486, Ivan III reçut en héritage de Mikhaïl, fils d'Andreï, et mort l'année précédente, la principauté de Beloozero. Dès lors, la principauté cessa d'exister, devenant intégrée à la Grande-principauté de Moscou[23].
Moscovie, tsarat et Empire russe

Au sein de la Moscovie, la ville devient chef-lieu de l'ouïezd de Beloozero nouvellement fondé dès 1486[25]. Ivan III, nouveau maître de la ville, au regard de l'importance de celle-ci, construisit un kremlin en 1487, dont les remparts en terre sont toujours présents[26]. La ville connut son apogée au cours de la moitié du XVIe siècle. Elle était un centre d'échanges de biens en fer et de poissons. L'église de la Dormition, richement ornementée, fut commencée à être construite en 1553. Sous le règne d'Ivan IV, elle fut incluse dans son opritchnina et lui servit de lieu d'exil pour ceux tombés en disgrâce, et ses habitants furent victimes de la famine et des maladies[26].
Le Temps des troubles épargna initialement la ville, mais en juillet 1612, les troupes polono-lituaniennes occupèrent et rasèrent la ville, alors qu'elle était vulnérable. La garnison de streltsy qui gardaient la ville n'était pas suffisante, et se replia sur la Cheksna pour défendre le monastère Saint-Cyrille-du-Lac-Blanc, abandonnant la ville. Dévastée, ceux qui n'avaient pas péri s'enfuirent de la ville[6]. Il fallut attendre plus d'une décennie après l'établissement des Romanov en 1613 pour que l'ordre soit rétabli dans la région des brigands[27] et des troupes cosaques et polono-lituaniennes[6].
Au début du XVIIe siècle, la création d'Arkhangelsk comme port sur la mer Blanche vers l'Europe occidentale, et les subséquents nouveaux tracés des routes commerciales plus à l'est, mirent à l'écart la ville, qui déclina progressivement. Elle resta néanmoins riche et importante pour son caractère frontalier, et la cathédrale de la Transfiguration-du-Sauveur fut construite à la fin du siècle dans son kremlin[28].
Empire russe
En 1719, Beloozero est incluse dans le gouvernement de Saint-Pétersbourg[25]. En 1775, au cours de la réforme régionale de Catherine II, Beloozero et son ouïezd sont intégrés au gouvernement de Novgorod[25]. En 1777, la ville est renommée Belozersk. L'année suivante, Catherine II lance à travers le pays des projets de planification des villes, y compris à Belozersk[29]. Au cours de la dernière partie du XVIIIe siècle, elle retrouva en partie son statut de place commerciale[28]. La pêche était l'activité principale, suivie par l'agriculture et la sylviculture. La ville avait une usine de briques et des petits ateliers métallurgiques[29].
En juillet 1810 fut ouvert le canal Marriinski entre la Kovja, affluent du lac Blanc, et la Vytegra, affluent du lac Onega, au sein du système de la voie navigable Volga-Baltique[29]. Le lac, souvent imprévisible, fut contourné par un canal entre la Kovja au nord-ouest, Belozersk au sud et la Cheksna au sud-est. Le canal de contournement fut ouvert en 1846. L'économie de Belozersk fut influencée par ce canal, avec des entreprises de transport aux mains de familles de notables locaux. Les bateliers pour le canal étaient recrutés à Belozersk[30]. À la fin du siècle, la production de dentelle prit une place importante, tandis qu'elle restait encore une place importante de productions artisanales faites à la main[30]. Cependant au même moment, la construction des lignes de chemin de fer mit définitivement à l'écart la ville des routes commerciales[6].

La ville est transférée au gouvernement de Tcherepovets en 1918, et ce jusqu'en 1927[25].
Période soviétique
En 1964, avec la construction du barrage sur la Cheksna au niveau de Cheksna, le niveau du lac Blanc augmenta, rendant depuis impossible la possibilité de nouvelles fouilles sur le deuxième site de la ville[6].
Fédération de Russie
Le 12 octobre 2001, les armoiries et le drapeau du raïon de Belozersk et de la ville de Belozersk ont été approuvés.
Population
Recensements (*) ou estimations de la population[31]
Économie
L'économie de Belozersk repose sur l'industrie, l'agriculture, et le tourisme. L'industrie est composée d'ateliers de réparation navale, d'une entreprise d'industrie du bois et d'une entreprise sylvicole entre autres[6].
Le tourisme constitue une stratégie de développement majeure pour la ville. Chaque année, environ 80 000 touristes visitent la ville, dont un tiers reste pour la nuit. Ces dernières années, des commerces à destinations des touristes ont ouverts, tandis qu'un programme municipal a été développé. Il s'est développée après la fin de l'URSS[6], et des bateaux de croisière fluviale s'arrêtent à Belozersk sur leur chemin entre Moscou et Saint-Pétersbourg[3]. En 2016 a été présenté un projet de construction de nouveaux quais pour les grands bateaux, qui ne peuvent actuellement pas s'arrêter à Belozersk. Le projet devrait permettre à la ville de recevoir 500 bateaux touristiques par an, soit 100 000 touristes. En 2024, la ville comptait cinq hébergement touristiques pour une capacité de 140 lits, ce qui pose problème lors des jours de grande affluence, notamment lors des évènelents et festivals[32].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La ville compte au moins 54 objets patrimoniaux culturels en 2021, dont 7 objets d'importance fédérale et 47 objets d'importance régionale[33]. Elle est de plus classéeville historique d'importance fédérale de Russie (liste actuelle de 2010)[34].
- Patrimoine classé de Belozersk :
- Église du prophète Élie.
- Bâtiment de l'ancienne école théologique.
- Église de l'Épiphanie.
- Maison de la Culture.
Architecture religieuse
Son patrimoine religieux est le plus ancien, dans des états de conversations variables[35]. Il comprend seize édifices, dont trois cathédrales, douze églises et une chapelle. Sept autres édifices ont été perdus avec le temps, notamment sous la période soviétique[36]. L'édifice le plus ancien est la cathédrale de la Dormition, construite dans le kremlin et au point le plus élevé de la ville. Plus viel édifice toujours debout, elle est érigée entre 1553 et 1570 sur commande d'Ivan IV, possiblement par des architectes de Rostov en s'inspirant de la cathédrale éponyme du monastère Saint-Cyrille-du-Lac-Blanc[37]. Elle possède cinq coupoles, les décorations extérieures sont presque inexistentes, et les zakomars étaient originellement en bois, dans la tradition novgorodienne[38]. La Cathédrale de la Transfiguration-du-Sauveur fut construite entre 1668 et la fin des années 1670, avec une narthex ajoutée au XIXe siècle[39]. Elle s'inspire de la cathédrale de la Dormition de Moscou, même si sa hauteur fut volontairement diminuée en raison du sol meuble qui aurait menacé la structure. Construite dans un style entre baroque et néoclasssique son grand iconostate est l'un de ses éléments les plus distinctifs[40]. Ses coupoles larges sont richement ornementées, tandis que la nef abrite des icônes dorées[41]. Cette cathédrale se trouvait dans un ensemble avec la Cathédrale de Saint-Basile-le-Grand, elle construite en 1738 sur le site d'une église en bois antérieure. Mais cette seconde cathédrale de l'ensemble fut détruite par le pouvoir soviétique[39].
L'église du prophète Élie et l'une des plus remarquables de Belozersk. Construite en 1690 sur plusieurs niveaux avec une coupole à son extrémité, elle a été assez bien préservée. Elle a été restaurée partiellement en 2008 et 2012, puis de nouvelles restaurations ont commencé en 2024. Les peintures de son plafond ont été temporairement transférés pour conservation au musée du monastère de Kirillov[42]. Des autres églises survivantes à Belozersk se trouvent l'église du Sauveur-Tout-Miséricordieux, construite en 1716-1723 dans le style architectural des églises de Iaroslavl[43]. Au même moment, de 1700 à 1718 a été construite l'église des Saints-Pierre-et-Paul, qui n'a aujourd'hui plus ses coupoles et la partie supérieure de son clocher[44]. L'église de l'Épiphanie a été construite en 1787 comme église d'hiver, puisqu'il était impossible de chauffer la cathédrale de la Dormition. De style baroque russe, elle possède un clocher et un réfectoire[45].
L'église Saint-George, achevée en 1762, fut aussi dépourvue de ses coupoles et de la partie supérieure de son beffroi, et sert depuis la période soviétique de commerce[46]. L'église de l'Intercession-de-la-Mère-de-Dieu est elle aujourd'hui irreconnaissable. Construite en 1740-1752, elle est aujourd'hui en ruines[47]. L'église du Sauveur-sur-la-colline de 1764 s'est elle effondrée au cours des années 1990[48]. D'autres églises sont mieux légèrement mieux conservés mais abandonnés comme l'église de Sainte-Parascève-de-la-Piatnitsa, construite entre 1791 et 1795. Son clocher est en grande partie effondrée, mais la coupole du réfectoire tient toujours[49]. L'église de Saint-Jean-Baptiste, construite en 1810 dans un style néoclassique, a été convertie en usine sous la période soviétique, puis abandonnée[50].
Architecture civile

Sur le plan civil, l'architecture de Belozersk comprend essentiellement des bâtiments des XIXe et XXe siècles. Ils appartiennent pour les bâtiments en pierre à des styles classique, russe, éclectiques et Art nouveau. À cela se rajoute de nombreux bâtiments en bois de la première moitié et du milieu du XIXe siècle[32]. L'architecture civile comprend des immeubles résidentiels comme la maison Iliouchine et la maison Kalinine, mais aussi des bâtiments administratifs, tels que l'hôtel de ville et le commissariat de police[35]. En outre, un pont en arc à trois travées de la première moitié du XIXe siècle enjambe les douves du kremlin, qui a été restauré en 1972 et en 2012[51].
Le kremlin de Beloozero ressort du lot de l'architecture non-religieuse de la ville. Construit sous l'ordre d'Ivan III en 1487, ses remparts subsistants sont long de plus de mille mètres et de quinze mètres de haut. Le fossé est profond de sept mètres, et jusqu'à 60 mètres de large[32]. Auparavant, huit tours en bois protégaient le kremlin, dont quatre quadrangulaires, ainsi que des murs en bois. Deux ponts-levis en bois permettaient de rejoindre la forteresse. La forteresse en bois tomba en ruine au milieu du XVIe siècle, mais fut réparée aux XVIe et XVIIe siècles. Au XVIIIe siècle, les parties jugées inutiles du kremlin, dont les murs et tours délabrés, furent démantelés[52].
Institutions culturelles
La ville possède le plus de musées par habitants du Nord russe, avec 11 musées. Le musée régional d'histoire local de Belozersk possède 5 lieux d'expositions, dont le musée du lac Blanc. Quatre musées se trouvent autour du kremlin et dans celui-ci, dont un dédié à l'histoire médiévale de la Rus' de Kiev. Un autre musée est dédié à un poète local[32].
Personnalités liées à la ville
- Ievgueni Savine (1984-), est un footballeur russe ayant joué aux couleurs de l'Amkar Perm et du Krylia Sovetov Samara.
Dans le cinéma
Le film L'Obier rouge (1974) de Vassili Chouchkine a été filmé à Belozersk et dans ses environs[32].
