Bernard-Louis Chauvelin
diplomate et écrivain français
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Bernard-Louis Chauvelin, de son nom complet François-Claude-Bernard-Louis de Chauvelin (Paris, - Versailles, [1]), marquis de Grosbois, aussi appelé marquis de Chauvelin, est un diplomate, officier et écrivain français[2].
| Ambassadeur |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
François Claude Chauvelin |
| Activités |
Diplomate, militaire |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Agnès-Thérèse Mazade (d) |
| Enfant |
| Conflit |
|---|
Famille
Il est le fils de Bernard Chauvelin et de Catherine Martin d'Auzielle[3]. Il a pour fratrie :
- Jacques-Bernard (1701-1767), seigneur de Beauséjour, avocat au Châtelet (1722), conseiller au Parlement (1725), inspecteur général de la librairie, maître des requêtes (1728), intendant d'Amiens (Picardie) (1731-1751), conseiller d'État (1751), intendant des finances (1753)[3] ;
- Louis Germain Chauvelin, chanoine de Notre-Dame de Paris (1730-1738), abbé de Saint-Jouin-les-Marnes (1730-), grand vicaire d'Amiens, doyen de l'Église du Mans (1732)[3] ;
- Henri Philippe (1714-1770) dit l'abbé de Chauvelin, chanoine de Notre-Dame de Paris (1732-1743), abbé de Montier-Ramey (1734), conseiller au Parlement (1738), janséniste et grand pourfendeur de jésuites[3],[2] ;
- Marie-Reine Chauvelin (†1739), fille de Bernard Chauvelin, épouse (1734) de Guy II Chartraire[3].

Le il épouse Agnès-Thérèse de Mazade d'Argeville[3]. De cette union naissent trois enfants, dont l'ambassadeur François-Bernard, marquis de Chauvelin.
Biographie
Il est d'abord lieutenant d'infanterie (). Passant en Italie en , il est aux sièges de Pizzighettone et du château de Milan[1] (tenu par les autrichiens, qui capitulent[4])[n 1] ; et en 1734 à ceux de Tortone et de Novare, à la bataille de Guastalla et au siège de la Mirandole[1] (un emplacement stratégique sur la route de l’Allemagne à Rome). Nommé capitaine[3] le et aide-major du régiment le de cette même année 1734, il est blessé en août à la bataille de Parme. En 1735 il est à la prise de Reggiolo et celle de Revere. Devenant aide-major général de l'armée d'Allemagne le , il est à l'affaire de Clausen[1] (octobre[5]). Le , il est fait colonel d'infanterie[1].
Le il est fait aide-major général d'infanterie dans l'armée de Maillebois et est à l'armée de Westphalie en 1742[1]. Major-général d'infanterie de l'armée d'Italie sous le prince de Conti en 1744[1] et brigadier le [3], il participe à la conquête du comté de Nice et est blessé le à la bataille de la Madona del Ulmo[1].
En 1745 il passe à l'armée du Bas-Rhin ou l'armée de Haute-Alsace commandée par Coigny[1]. Il participe au siège de Mons, dont il annonce la prise au roi. En récompense, il est créé maréchal de camp le [1] (selon Chesnay, il est créé maréchal de camp le par voie de promotion particulière[3]). Il est ensuite à la prise de Namur (du 6 au ) et à la bataille de Raucoux[1] ().
En 1747, il était dans Gênes qu'il défendit jusqu'à la paix et il y resta ensuite comme ministre plénipotentiaire avec M. de Guymond jusqu'en 1751[1].
Le il devient lieutenant général[3]. La même année il est envoyé à Gênes comme ministre plénipotentiaire[3].
Le il est fait commandeur de l'Ordre de Saint-Louis[1].
En il est envoyé comme ambassadeur, selon Chesnay auprès du roi de Sardaigne[3] mais selon d'autres sources à Turin[1],[2] ; un poste qu'il conserve jusqu'en 1764[1]. Dans le même temps, il est nommé maître de la garde-robe du roi, selon certains en 1753[3] et selon d'autres le [1]. Il est inscrit comme noble au livre d'or par décret du sénat de Gênes le [3]. Il reçoit la grand-croix de Saint-Louis le [1], et une promotion particulière le fait maréchal de camp le [3].
Il est commandant-en-chef des troupes du roi en Corse de à [2]. Il débarque en Corse après la signature du traité du , il obtient un petit succès puis est battu et rejeté par Pascal Paoli sous les murs de Bastia. Malgré son insuccès, cette expédition en Corse assure l'annexion définitive de l'île à la France[1].
Il est correspondant de Voltaire[6].
Il passe ses derniers jours à la cour, dans l'intimité de Louis XV[2]. Une légende prétend qu'une bohémienne ayant prédit à Chauvelin et Louis XV que le premier mourrait exactement six mois avant le second (ce qui s'est effectivement produit), le marquis est entouré de mille attentions de la part du roi (anecdote reprise par exemple par le film de Sacha Guitry Remontons les Champs-Elysées).