Bertrand Defos
écrivain français
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Bertrand Defos[1], de son vrai nom Bruno Paul Marie Joseph Leydet[2], né à Fontainebleau le [3] et mort à Saint-Jean-de-Luz le [4], est un militaire et écrivain français.
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Il fut agent du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA)[5] pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie
Brunot Leydet, issu d'une branche de la famille Leydet, est le fils de Jean Auguste Hippolyte Leydet[6], capitaine d'artillerie[7] mort en 1902[8]. À Reims, il rencontre à l'école Raoul Villain, futur assassin de Jean Jaurès, dont il devient proche[9] et en faveur duquel il est appelé à témoigner devant la Cour d'assises en [10],[11].
En 1926, il épouse à Londres[12] Dorothy Ann Lindsey (1900-1993)[13], descendante d'une riche famille industrielle de Boston[14] et vit entre la France et les États-Unis [15] jusqu'à ce qu'il prenne la nationalité américaine en 1956 avec sa femme et son fils François, lui-même écrivain[16].
Première guerre mondiale
Incorporé le au 1er régiment de cuirassiers, il est réformé 3 semaines plus tard pour « céphalalgie intense ». Néanmoins il s'engage volontairement le 2 juin 1915 et se voit déclaré bon pour le service armé par une commission de réforme le 21 juin 1915. Il est alors affecté au service autos-canons du 13e régiment d'artillerie le 27 juillet 1915[17] et rejoint le 13e GAMAC (Groupe des autos-mitrailleuses et autos-canons). Il collabore à quelques numéros de Taca Tac Teuf Teuf, le journal de tranchées des groupes[18].
Promu sous-lieutenant à titre temporaire en , il quitte les autos-mitrailleuses pour le 300e régiment d'infanterie avant d'être grièvement blessé en juin, ce qui l'éloigne du front et le fait affecter à la mission française auprès de l'armée américaine. En il est détaché à l'état-major de la 18e région et affecté début février à l'état-major du maréchal Foch. Il est alors promu lieutenant à titre temporaire puis à titre définitif dans la réserve en juin 1920, après sa démobilisation[17].
L'entre-deux guerres
Dans les années 1930, le couple Leydet réside dans sa propriété du Château de Montet à Petit-Bersac (Dordogne)[19].
C'est l'époque de ses premiers romans.
En 1938, il contacte Gregorio Marañón l'invitant à tenir une conférence à Londres et lui demande de traduire ses écrits.
Seconde Guerre mondiale
Capitaine de réserve en 1933, il est mobilisé au 25e régiment d'infanterie le [20].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance[21], est agent du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA)[22] et effectue plusieurs voyages au Portugal, en Algérie et aux États-Unis.
Décorations
Publications
- Bon temps viendra, Paris, Albin Michel, .
- La Conférence de Biarritz, Paris, Albin Michel, .
- La Corde raide, Albin Michel, .
- Aimer n'est pas si simple, Les Éditions de France, .
- Les Femmes fidèles, Plon, .
- Le Drame de Haute Combe (théâtre), Jean Vigneau, .
- Le Compagnon de route, Paris, Gallimard, .
- - « prix Cazes en 1951 » [vidéo], sur ina.fr[24]
- Simon le superbe, Paris, Gallimard, .
Bibliographie
- Revue des causes célèbres, 1918.
- The New England Historical and Genealogical Register, Society, 1931.
- Roy Temple House, Books Abroad, Volume 9, University of Oklahoma, 1935.
- Wilson library bulletin, Volume 26, 1951.
- Bibliographie de la France, Au Cercle de la Librairie, 1951.
- Books and Pamphlets, Including Serials and Contributions to Periodicals, U.S. Government Printing Office, 1957.
- Marcel Le Clère L'Assassinat de Jean Jaurès 1969 p. 210.
- Maurice Garçon, Histoire de la justice sous la IIIe République, Volume 3, A. Fayard, 1957.
- Foreign Literary Prizes, Romance and Germanic Languages, Bowker, 1980.
- The Mayflower Descendant: Volume 29 1931 (Google livres, 1996).