Beuvrages
commune française du département du Nord
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Beuvrages est une commune française de la banlieue de Valenciennes, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
| Beuvrages | |||||
Mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Valenciennes | ||||
| Intercommunalité | CA Valenciennes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Ali Benyahia 2020-2026 |
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| Code postal | 59192 | ||||
| Code commune | 59079 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Beuvrageois | ||||
| Population municipale |
6 796 hab. (2023 |
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| Densité | 2 265 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
332 401 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 23′ 12″ nord, 3° 30′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 18 m Max. 34 m |
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| Superficie | 3 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Valenciennes (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Valenciennes (partie française) (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Anzin | ||||
| Législatives | 20e circonscription du Nord | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.beuvrages.fr/ | ||||
| modifier |
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Ses habitants sont appelés Beuvrageois.
Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Anzin, Bruay-sur-l'Escaut et Raismes.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Beuvrages, le Jard et le marais de Beuvrages[1],[2],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[3].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 729 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,3 | 1,4 | 3,3 | 5 | 8,4 | 11,4 | 13,5 | 13,2 | 10,7 | 8 | 4,4 | 2 | 6,9 |
| Température moyenne (°C) | 3,9 | 4,5 | 7,4 | 10,1 | 13,6 | 16,6 | 18,7 | 18,6 | 15,5 | 11,7 | 7,3 | 4,5 | 11 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,4 | 7,6 | 11,4 | 15,1 | 18,8 | 21,9 | 24 | 24 | 20,4 | 15,5 | 10,2 | 6,9 | 15,2 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,9 07.01.09 |
−13,3 04.02.12 |
−11,9 13.03.13 |
−4,9 11.04.03 |
−1,1 06.05.19 |
1,1 02.06.06 |
5 31.07.15 |
5,6 20.08.14 |
−0,4 30.09.18 |
−6,2 24.10.03 |
−10,1 23.11.1998 |
−11,6 18.12.10 |
−14,9 2009 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,3 09.01.15 |
19,2 26.02.19 |
23,9 31.03.21 |
28 20.04.18 |
31,2 29.05.17 |
35 28.06.11 |
40,9 25.07.19 |
37,2 12.08.03 |
34,8 15.09.20 |
28,6 01.10.11 |
21,8 12.11.1995 |
16,2 31.12.22 |
40,9 2019 |
| Précipitations (mm) | 54,3 | 47,3 | 50,8 | 41,8 | 57,9 | 63,1 | 66,4 | 67,6 | 52,1 | 60,1 | 63,9 | 68,8 | 694,1 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
31,6 27.01.02 |
24,4 12.02.02 |
34 07.03.1989 |
21,4 26.04.03 |
40,8 28.05.18 |
50,8 04.06.02 |
51,2 02.07.1995 |
57,1 15.08.10 |
25,5 17.09.13 |
38,2 07.10.1987 |
51 09.11.1988 |
29 11.12.17 |
57,1 2010 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].
Urbanisme
Typologie
Au , Beuvrages est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[16],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (65,8 %), terres arables (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), forêts (0,7 %), prairies (0,1 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Logement
En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 2 880, alors qu'il était de 2 806 en 2014 et de 2 767 en 2009[I 2].
Parmi ces logements, 93,4 % étaient des résidences principales, 0,1 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Beuvrages en 2019 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,1 %) inférieure à celle du département (1,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 46,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (46,1 % en 2014), contre 54,7 % pour le Nord et 57,5 pour la France entière[I 4].
Voies de communication et transports
La gare de Beuvrages, située sur les lignes de Fives à Hirson et de Douai à Blanc-Misseron (seuls les trains du réseau TER Hauts-de-France circulant sur cette dernière s'y arrêtent encore), dessert la commune.
Elle est également desservie par les lignes Corol (sens A et B) et 113 du réseau Transvilles.
Beuvrages est aussi accessible par le réseau routier et autoroutier (A2, A23). Il est complété en 2025 par la section occidentale du contournement Nord de Valenciennes[20].
Toponymie
La commune est mentionnée sous le nom de Brevetica dans un récit de martyre censé se dérouler vers 771, selon un manuscrit du XVe siècle qui la nomme lui-même Buvraiges[21],[22].
Benezech, dans Études sur l'histoire du Hainaut de Jacques de Guyse, en 1839, mentionne l'évolution du toponyme en Buureges dans les manuscrits de Paris, en Buvregues dans le manuscrit de Valenciennes avant de devenir Buvraige et Buvraiges sur la pierre tombale de Jean Rasoir ou dans les albums de Croÿ, puis Beuvrages à l'époque moderne[23].
Histoire
Origine mythique
On trouve dans l'Histoire du Hainaut de Jacques de Guyse un récit mythique de la fondation de Beuvrages par des Gaulois venus conquérir la "Belgis" et fondant Valenciennes et des villes de ses environs[22],[23],[24].
« Dans cette intention, et pour se ménager une retraite, ils construisent une forteresse, des remparts, des tours, une porte et un oppidum auquel ils donnent le nom de Vallée des Sénonais, mais qu'on appelle aujourd'hui Valenciennes. Brémus et Brennus campèrent, l'un à Breveticum, nommé ainsi par Brémus, et appelé maintenant « Buvraiges » ; l'autre, au lieu de Brena, qui tient de Brennus ce nom qu'il conserva jusqu'au temps de Charlemagne, mais qu'il a quitté depuis pour prendre celui du glorieux martyr Saint Saulve[22]. »
Moyen Âge
Beuvrages est sans doute néanmoins mentionné historiquement sous le nom de Breveticvm, mais au Haut Moyen Âge. Dans son Histoire du Hainaut Jacques de Guyse vers 1446 - 1450 rapporte un événement important de l'histoire du Hainaut: le martyre de Saint Saulve (Salvius/Sauve d'Angoulême)[25].
Genard dirigeait Valenciennes en 771 au nom de Charlemagne, ou 741 au nom de Charles Martel maire du palais selon les sources[26]. Winegard, son fils, convoitant le riche mobilier liturgique de Saulve pour s'en faire une selle le fait arrêter puis exécuter. Le corps du martyr est enterré secrètement dans une étable de Winegard, à Breveticvm, jusqu'à ce qu'une certaine Rasvère, vieille femme du village, ne découvre la sépulture qui sera vénérée avant une translation des reliques[25],[21]. Une église était dédiée à Saint Saulve, à Beuvrages, jusqu'à sa destruction en 1975.
La seigneurie de Beuvrages, dans le comté de Hainaut, est mentionnée dès 1157, où est cité comme témoin d'une charte de Baudouin IV, Regnerus de Beuverages[26].
En 1477, Guillaume de Bisches, seigneur de Beuvrages, livre la ville sans la défendre aux armées de Louis XI. Son château est brûlé en représailles. En 1656, le maréchal de La Ferté, à la tête des troupes de Louis XIV, établit son quartier général au château de Beuvrages. Il tente sans succès, avec le maréchal Turenne, de prendre Valenciennes à l'Espagne. Blessé, il est fait prisonnier tandis que Turenne réussit à se retirer avec les troupes. Valenciennes capitule en 1677 et Beuvrages est rattaché à la France par le traité de Nimègue. En 1687, Monseigneur de Bryas, archevêque de Cambrai, rachète la seigneurie au duc d'Arenberg et y fonde un séminaire du diocèse de Cambrai[27]. Après un retour temporaire à Cambrai en 1696, le séminaire revient à Beuvrages en 1726[27], à l'emplacement de l'actuelle mairie[26].
Époque moderne
L'abbaye des Dames de Beaumont y déclare des terres en 1748[28].
Aux XIXe et XXe siècles, Beuvrages voit l'édification de six maisons de maître, vite appelées « châteaux » en raison de leurs volumétries.
Ils étaient connus sous les noms de « château La Poussière » ou « d'Arnonville », « château Derasse », « château Courtecuisse », « château Duquesne - Loison - Thibaut »,« château Lefebvre-Carlier », « château Perdry-Mallez[29] », ces patronymes envoyant souvent à ceux de leurs propriétaires successifs[26].
Le château de Bon-Repos, propriété du banquier Alexandre Duquesne, de Valenciennes, est aménagé avec goût, et il y meurt le . Son fils Alexandre-Joseph, banquier, membre de la chambre de commerce de Valenciennes lui succéda, et y meurt le . Ce château est aujourd'hui détruit.
Une grande partie de ces châteaux est démolie de nos jours. Le château Thibaut laisse maintenant place à une résidence pavillonnaire, de même que le château Mallez (dont le nom s'est paré d'un « t » final en lieu et place du « z »). Le château Lefebvre-Carlier, le dernier conservé, est aujourd'hui l'Hôtel de Ville. Le château La Poussière fut vendu en lots ; il en reste quelques vestiges, la tour ainsi qu'une aile dénommée Résidence d'Arnonville.
Un crématorium est mis en service en 1996[30].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune fait partie depuis 1926 de l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord, en région Hauts-de-France[31]. Pour l'élection des députés, elle dépend depuis 1988 de la vingtième circonscription du Nord.
Après avoir été rattachée en 1801 au canton de Valenciennes-Nord, elle fait partie depuis 1982 du canton d'Anzin[31]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié et agrandi.
Intercommunalité
La commune est membre de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, créée le .
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Beuvrages relève de l'académie de Lille.
La commune dispose de quatre établissements scolaires équipés chacun de restaurants scolaires qui accueillent les enfants de la maternelle et du primaire. Ils sont repartis sur les écoles Langevin, Kergomard, Curie et Ferry. Le Collège Paul Eluard complète le paysage pédagogique qui compte près de 400 élèves[réf. nécessaire].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune se trouve dans le ressort du tribunal d'instance, de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Valenciennes, ainsi que de la cour d'appel de Douai.
Dans l'ordre administratif, elle relève du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].
En 2023, la commune comptait 6 796 habitants[Note 11], en évolution de +0,83 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 41,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 265 hommes pour 3 556 femmes, soit un taux de 52,13 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
Le club Beuvrages USM de Basket-ball évolue actuellement[Quand ?] à la salle Auguste Delaune. Son équipe seniors évolue en pré-nationale[réf. nécessaire].
Vie associative
La ville compte de nombreuses associations sportives[réf. nécessaire] :
- Office Municipal des Sports (OMS)
- Olympique Sportive Municipale Beuvrageoise Athlétisme (OSMBA)
- A.S.M Beuvrages Basket Féminin
- U.S.M Beuvrages Basket Masculin
- Gymnastique volontaire "Loisirs des Biberlots"
- Javelot Club de Beuvrages
- Tambourin Pelote Club
- Tennis Club de Beuvrages
- Aiki Goshin Hakko Ruy
- Beuvrages Futsal
- Lumpini Club - Muay Thaï
- U.S.M.B Football
- New Dance
- Les Mélusines
- Team Compétition
- ASPTT Coyottes Hainaut - Football Américain
- Association Sportive Fitness
- Judo Club
- Loisirs et détente
- Judo
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 12], la commune compte 2 656 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 6 570 personnes[Insee 1].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 17 240 €, inférieur à celui du département (21 340 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 31 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 32 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église paroissiale Saint-Paul, inaugurée en 1968 et due à l'architecte Marc Olivier, est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[48].
Une ancienne ferme, érigée entre les XVIIe et XVIIIe siècles, se dresse au 15, rue Emile Zola. La section droite du bâtiment, ornée de son pigeonnier distinctif, constitue un élément historique de l'ancienne ferme du château de Philippe François Hannecart, baron de Briffoeil et conseiller au parlement de Flandre. En 1758, à la suite du décès de son épouse, le domaine est divisé entre les héritiers. La ferme est alors acquise par son locataire, Toussaint Ovelaque, et est restée depuis lors entre les mains de ses descendants. Une extension est ajoutée à la partie gauche du bâtiment vers 1813. Cette remarquable structure est localisée[49].
Une statue en bois polychrome du XVIIe siècle de Saint-Saulve, visible à l'Église Saint-Paul, est une représentation du saint vêtu d'habits pontificaux, tenant une hache ensanglantée, l'instrument de son supplice, accompagné d'un taureau aux cornes enflammées. Elle commémore le souvenir du martyr de ce missionnaire au château de Beuvrages, où il fut mis à mort par le fils du procureur. Capturés, lui et son disciple furent massacrés à coups de hache et enterrés dans une étable. Plusieurs années plus tard, une vieille femme vit l'étable en feu et un taureau dont les cornes brillaient d'une lumière surnaturelle. Charles Martel, impressionné par cette vision, ordonna des recherches. On raconte que les bovins refusèrent obstinément de partir lorsque les corps furent retrouvés et qu'ils se dirigèrent d'eux-mêmes vers l'église du village où le saint avait prêché pour la dernière fois[49]
La pierre tombale de Jean Rasoir et Jeanne de Vendegies, seigneur de Beuvrages et de sa femme Jeanne de Vendegies, datant du XVe siècle et reprise en 1620, provenant de la destruction de l'église Saint-Saulve, à l'emplacement de l'actuelle école Joliot-Curie en 1975, et aujourd'hui conservée à la mairie figure le couple en méplat dans une pierre de Tournai. Cet objet est classé monument historique depuis 1992[50].
Monument aux morts, inauguré le 11 septembre 1921, architectes Foyer et Pillet de Valenciennes, Il a été déplacé en 1973.
- Monument aux morts en pierre de Soignies, après son déménagement en octobre 2013
- détail du gisant de Jean Rasoir
- église Saint-Paul
Personnalités liées à la commune
- Saint-Salve (mort vers 771), Salve d'Angoulême, ou Sauve, Saulve, Salvius, originaire d'Auvergne et évêque d'Angoulême, avec Super ou Supérieur ou Supery, martyrs assassinés vers 771 à Beuvrages[51].
Le nom de certains seigneurs nous est parvenu :
- Au fil des mentions, on apprend l'existence d'un Régnier de Buvraige en 1206, de Robert Basoche seigneur de Beuvrages et son épouse Havide en 1220[26].
- Quelques familles sont connues sur plusieurs générations : les Perfontaine (Bauduin [sic], Gilles, Jean) entre 1280 et 1380, les Jauche (Guillaume, Jean) entre 1380 et 1430[26].
- La famille Rasoir (Jean et son fils Jean) entre 1431 et 1470 est une des plus célèbres familles, car la pierre tombale de Jean Rasoir et Jeanne de Vendegies, son épouse est classée monument historique[50] et présentée à la mairie qui a choisi de reprendre ses armoiries.
Sur cette pierre tombale, Jean Rasoir, par ailleurs membre de l'oligarchie de Valenciennes, est présenté comme seigneur de Beuvrages, Odomez et Maing[52].
Héraldique
| Blason | Écartelé aux 1 et 4, d'azur à trois flèches d'or, en bande, rangées en barre et aux 2 et 3, bandé d'argent et de gueules de six pièces. |
|
|---|---|---|
| Détails | Les armoiries de Beuvrages reprennent celles de Jean Rasoir seigneur de Beuvrages au XVe siècle, et mêlent en les écartelant celles de son père, Jean Rasoir (flèches d'or) et celles de sa mère Jacqueline Roisin (bandes d'argent et gueules). Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- « Dossier complet : Commune de Beuvrages (59079) », Recensement général de la population de 2019, INSEE, (consulté le ).
- « Beuvrages » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

