Beuvrigny
commune française du département de la Manche
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Beuvrigny est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 131 habitants[Note 1].
| Beuvrigny | |
L'église Saint-Martin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Saint-Lô Agglo |
| Maire Mandat |
Morgane Buisson 2020-2026 |
| Code postal | 50420 |
| Code commune | 50050 |
| Démographie | |
| Gentilé | Beuvrignais |
| Population municipale |
131 hab. (2023 |
| Densité | 19 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 58′ 05″ nord, 1° 00′ 16″ ouest |
| Altitude | Min. 60 m Max. 216 m |
| Superficie | 6,77 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Saint-Lô (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Condé-sur-Vire |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Limitrophe du département du Calvados, la commune est aux confins du Pays saint-lois et du Bocage virois. Son bourg est à 5 km à l'est de Tessy-sur-Vire, à 9 km au sud de Torigni-sur-Vire et à 23 km au nord-ouest de Vire[1].
Beuvrigny est dans le bassin de la Vire, presque exclusivement par son affluent le Tison qui draine les eaux du territoire par ses propres affluents dont le ruisseau du Pont Vibert qui fait fonction de limite à l'ouest. Un petit appendice au sud du territoire verse ses eaux à un autre court affluent de la Vire, et une petite partie au nord alimente la rivière de Jacre, autre affluent du fleuve côtier, par le ruisseau du Moulin.
Le point culminant (216 / 218 m) se situe en limite sud-est, en bordure de l'autoroute A84, près du lieu-dit la Hervière. Le point le plus bas (58 / 60 m) correspond à la sortie du Tison — un affluent de la Vire — du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 de la Boulangère, le fossé 01 de la Picotière[4], le Tison[5] et un autre petit cours d'eau[6],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 972 mm, avec 14,5 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Condé-sur-Vire à 10 km à vol d'oiseau[13], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 956,7 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Beuvrigny est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,1 %), terres arables (37,8 %) ; forêts (10,5 %) ; zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Breveineio et Bevrencii en 1159[21] et Bevregny en 1316.
Le toponyme semble issu d'un anthroponyme, roman (Brévinus) selon René Lepelley et François de Beaurepaire[22],[23], d'origine gauloise (Biberinius) selon Albert Dauzat[24], d'origine germanique (Berwin) selon Ernest Nègre[21].
Le gentilé est Beuvrignais.
Histoire
À la Révolution, Pierre-Richard Boisramey, ardent révolutionnaire et adjoint au maire, se fit adjuger le presbytère de Beuvrigny contre une somme dérisoire, et fera effacer dans l'église les épitaphes « seigneur et patron » des tombes de La Gonnivière et des Saint-Quentin[25].
En 1829, Beuvrigny (261 habitants en 1821) absorbe La Chapelle-Heuzebrocq (148 habitants)[26],[27].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres[33] dont le maire et deux adjoints[32].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].
En 2023, la commune comptait 131 habitants[Note 5], en évolution de −5,07 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Beuvrigny a compté jusqu'à 384 habitants en 1851.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Église Saint-Martin du XVIIe siècle avec tour en façade à toit en bâtière. L'église, qui était sous le patronage du seigneur du village, abrite une statue de saint Martin ou de saint Gerbold (XVe) classée au titre objet aux monuments historiques[37]. Sont également conservés une verrière (XXe), une épitaphe (XVIIe) de Jean de La Gonnivière, fondateur de la chapelle du Rosaire, une Vierge à l'Enfant[25] et un lutrin.
- Chapelle Heuzebrocq (XVIe – XVIIe siècles), d'origine romane, c'est l'ancienne église paroissiale de la commune de La Chapelle-Heuzebrocq, dont des fermes et sablières datées de 1536 sont classées au titre des monuments historiques depuis le . Le reste de l'édifice est inscrit depuis le [38]. Abandonnée, elle fut restaurée de 1980 à 2004[25]. Une statue de saint Laurent (XVe), une cloche dite Marguerite (1714) et un bas-relief aux apôtres (XIVe – XVe siècles) sont classés au titre objet[39]. On y invoque saint Loup et saint Laurent.
- C'est Hugo Broc qui fit édifier en 1067 une chapelle qui prendra le nom de Heuzebrocq[25].
- Château de Beuvrigny des XVe – XVIIIe siècles et pigeonnier circulaire. Possession un temps de la famille de La Gonnivière, en 1811, il est acheté par Achille Le Chartier de la Varignère (1785-1869), général d'Empire, qui participa à toutes les campagnes : Austerlitz, Eylau, Iéna, Espagne et Russie, et qui finira sa carrière comme commandant du département de la Manche. En , le château servira comme hôpital militaire[25].
- Manoir de la Chapelle-Heuzebrocq des XVIe – XVIIe siècles.
- Stèle du général d'empire Le Chartier de la Varignière.
- Presbytère (XVIIe siècle).
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 28.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 88.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Beuvrigny sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique de Beuvrigny sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
