Biville

ancienne commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Biville (prononcer /bivil/) est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 523 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Biville
Biville
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Philippe Mercier
2020-2026
Code postal 50440
Code commune 50057
Démographie
Gentilé Bivillais
Population 523 hab. (2022)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 49″ nord, 1° 49′ 16″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 179 m
Superficie 8,70 km2
Élections
Départementales La Hague
Historique
Fusion
Intégrée à La Hague
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Biville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Biville
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
Biville
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte administrative de la Manche
Biville
    Fermer

    Depuis le , elle fait partie de la nouvelle commune de La Hague et a le statut de commune déléguée.

    Géographie

    Localisation

    Les communes limitrophes sont Sainte-Croix-Hague, Vasteville et Vauville.

    Milieux naturels et biodiversité

    Ses dunes (190 hectares), propriété communale, gérées par le Conservatoire du littoral, sont parmi les plus vieux massifs dunaires en Europe.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Buistot villa entre 1013 et 1020[1], Buistotvilla vers 1020 et Boivilla en 1062[2], Buevilla vers 1080, Boevilla au XIIIe siècle, Buievilla vers 1280, Buievilla en 1251, Boevilla en 1278 et en 1279, Biville au XVe siècle[1].

    Biville est issu de l'anthroponyme anglo-saxon parmi les plus répandus dans la toponymie normande Boia[3] et de l'ancien français ville dont le sens originel était « domaine rural ». Ce dernier a ici remplacé son équivalent scandinave topt, simplifié en tot[4].

    Littéralement, la villa de Boia[5].

    Histoire

    Protohistoire

    Au milieu du XIXe siècle, on pouvait encore voir, entre deux monticules nommés les Huches, les restes de deux tombelles coupées par la route de Biville à Sainte-Croix-Hague[6].

    Antiquité

    En en un lieu nommé la Mine, près du village de Vinebus, et qui était au moment de la découverte la possession de la famille Groult, il fut exhumé un grand nombre de monnaies de Trajan, petit bronze[6].

    Moyen Âge

    L'église, placée sous le vocable de saint Pierre, avait pour patrons les prieurs de Vauville[7].

    Léopold Delisle, avait exhumé du fonds Saint-Germain[Note 1], qui était conservé à la Bibliothèque impériale, deux chartes relatives à Biville, où figure notamment Guillaume, roi d'Angleterre, qui se qualifie de comte du Cotentin ; Robert Bertran, vicomte du même territoire ; Richard, vicomte d'Avranches ; Heudon, frère de Néel de Saint-Sauveur, plus tard vicomte de Cotentin ; Onfroy de Bohon qui se distinguèrent à la journée d'Hastings[7].

    Temps modernes

    En 1567, Jehan du Gardin, sieur de Biville, est taxé pour ce fief de 6 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief du Roy à Biville, acheté aux commissaires du roi, relevait de la vicomté de Valognes[8].

    En 1699, la paroisse a pour seigneur Pierre du Gardin[9].

    En 1786, Jacques François Dugardin, écuyer, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant-colonel au corps royal d'artillerie, était patron et seigneur de Biville, du chef de sa femme, née de La Haye[7].

    Parmi les personnes notables habitants Biville, on peut citer la famille de Beaudrap, et celle de Dugardin qui avait pour armes : d'azur chargé d'une aigle d'argent becquée d'or et au soleil[10]. En outre, la paroisse abritait plusieurs centenaires, parmi lesquels on cite une femme répondant au nom de Renep qui y mourut en 1697, à l'âge de 116 ans[10].

    Époque contemporaine

    Au XIXe siècle, un tumulus fut ouvert et dans lequel furent découverts des corps brûlés attestant de la présence d'une léproserie[11].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    septembre 1899 mai 1904 François Sanson   Cultivateur
    mai 1904 décembre 1919 Jean Hamel    
    décembre 1919 mars 1924 Jean Étienne Lecoutour   Prêtre
    mars 1924 mai 1925 Louis Pasquier   Cultivateur
    mai 1925 mai 1931 René Sanson   Cultivateur
    mai 1931 mai 1935 Jean Charles Paris   Cultivateur
    mai 1935 juillet 1937 Jean Letellier    
    juillet 1937 février 1938 Jean Charles Paris   Cultivateur
    février 1938 février 1945 Charles Thomasse   Cultivateur
    février 1945 mai 1945 Auguste Letellier   Agriculteur
    mai 1945 mars 1965 Charles Thomasse   Cultivateur
    mars 1965 mars 1971 Raymond Bienvenu   Agriculteur
    mars 1971 mars 1983 Charles Renet   Conducteur de travaux
    mars 1983 mars 1988[Note 2] Nicolas Dupont   Ingénieur SGN
    mars 1988 mars 2008 René Hébert   Commercial EDF retraité
    mars 2008 avril 2014 Jean Arlix   Agent Areva
    avril 2014[12] avril 2014[13] Philippe Mercier SE Agent territorial
    mai 2014[14] 31 décembre 2016 Jean Arlix   Agent Areva
    Fermer

    Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[14].

    Liste des maires délégués

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires délégués successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    janvier 2017 juillet 2020 Jean Arlix   Agent Areva
    juillet 2020[15] en cours Philippe Mercier SE Agent territorial
    Adjoint au maire de La Hague (2020 → )
    Fermer

    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Bivillais.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 3].

    En 2022, la commune comptait 523 habitants, en évolution de −4,21 % par rapport à 2016 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %). Biville a compté jusqu'à 491 habitants en 1821.

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    348273407491448415401380376
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    402411428410383339352380390
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    347323313270267277259320307
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    229221223245364415477553549
    Davantage d’informations - ...
    2018 - - - - - - - -
    475--------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    Sports et loisirs

    Les dunes de Biville sont réputées pour leurs sentiers de randonnée, notamment jusqu'au calvaire des Dunes. On y trouve un écosystème particulier (lié à la présence d'une nappe phréatique sous les dunes et la proximité de la réserve naturelle nationale de la mare de Vauville), ainsi que de nombreux vestiges de chars et blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale. Le sentier de grande randonnée 223 longe les dunes de Biville[20].

    Cultes

    La nouvelle paroisse dont elle dépend porte le nom de Bienheureux Thomas Hélye de la Hague et se trouve dans le doyenné de Cherbourg-Hague[21].

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    La commune est un village fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[22].

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    • Église paroissiale Saint-Pierre des XIIIe, XVIIe, XIXe – XXe siècles. Le chœur du XIIIe siècle et le clocher en bâtière (1632) sont construits autour du tombeau du bienheureux Thomas Hélye, originaire de la paroisse, maître d'école à Cherbourg, prêtre et missionnaire, mort en odeur de sainteté le et béatifié par le pape Pie IX le . Une nouvelle nef fut construite de 1922 à 1926 par les soins du Révérend Père Jean Le Coutour, curé de la paroisse, en remplacement de l'ancienne, devenue trop petite pour accueillir les pèlerins, particulièrement nombreux lors des fêtes annuelles du Bienheureux, chaque 19 octobre. Le porche ancien (XVIIe siècle), conservé et classé monuments historiques depuis le [23], fut remonté à l'extrémité occidentale de la nouvelle nef. Hormis le porche classé, l'édifice est inscrit depuis le [23] et abrite plusieurs œuvres classées au titres objet dont sept bas-reliefs, tableau du bienheureux Thomas Hélye, verrière du XXe de Barillet, la chasuble de Thomas Hélye, un calice de vermeil[24].
    Lors de la Révolution, la chapelle de Thomas Hélye fut profanée et ses reliques furent cachées jusqu'en 1803 dans une maison de Virandeville[25].
    • Dans le cimetière, on peut notamment voir les tombeaux de Pierre Henry (1749-1826)[26], de Jacques Henry (1794-1812)[27], de Jean-Charles Fleury (1773-1853)[28], et celui de la famille Coquoin et d'un curé mort en 1815[6].
    • Ancien presbytère, devenu centre d'accueil Thomas Hélye.
    • Ancien petit séminaire (orphelinat), près de l'église, fin XIXe siècle[29], devenu des appartements.
    • Calvaire des dunes à 125 mètres d'altitude.
    • Croix de la Mieille et croix Frimot du XVIIe siècle, à l'angle de la rue qui mène à la fontaine Bienheureux Thomas.
    • Croix du Longs Bois (XVIIIe siècle), dans le bourg.
    • Croix de chemin dite croix de La Haye[30] ou des Croisiers du XIXe siècle, sur la D 118, allant de Biville à Sainte-Croix-Hague. La croix de granit porte l'inscription : « CETTE CROIX FUT DETRUITE - PAR JACQUES DE LA HAYE - ET A ETE ABATTUE. SON EPOUSE - L'A REEDIFIEE EN 1807. - B(ENITE) P(AR) M(ONSIEUR) L(E) V(ERRIER) C(URE) D(E) B(IVILLE) ».
    • Croix et fontaine du bienheureux Thomas Hélye du XVIIIe siècle.

    Patrimoine civil

    • Monument aux morts.
    • Architecture civile ancienne.
    • Manoir de la Grand'Cour au hameau Gardin avec un escalier intérieur style Louis XIII.
    • Ferme du Croisé près du bourg du XIIe siècle.
    • Maisons trapues en granit gris.

    Personnalités liées à la commune

    Thomas Hélye (Biville, v. 1180 – Vauville, ), né, selon la tradition, au hameau Gardin[31], maître des écoles de Cherbourg puis prêtre et missionnaire, déclaré « bienheureux » par le pape Pie IX le (Il s'agit d'une béatification « équipollente », le pape reconnaissant que, depuis le XIIIe siècle, la vox populi l'a toujours considéré comme un saint).

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 31.
    • Léopold Delisle, « Vie du bienheureux Thomas Hélie, de Biville, composée au XIIIe siècle par Clément, publiée avec une introduction et des notes », dans Mémoires de la Société impériale académique de Cherbourg, t. 8, 1861, p. 173-242.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 94.
    • Mgr Bernard Jacqueline et Chanoine Georges Hyernard, Le Bienheureux Thomas Hélye, prêtre de Biville. Vie et miracles, Cherbourg, La Dépêche, 1985, 128 p. ;
    • Hugues Plaideux, Le Bienheureux Thomas Hélye de Biville, Cherbourg, La Dépêche, 1989, 61 p., bibliographie.
    • Hugues Plaideux, « L'église de Biville », dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, Congrès de Cherbourg et de la Hague, 2008, p. 111-116.
    • Hugues Plaideux, « Biville : 750 ans de pèlerinages au bienheureux Thomas Hélye », dans Pèlerinages et lieux de pèlerinage en Normandie, Actes du 44e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie (Fécamp, octobre 2009), vol. 15, 2010, p. 97-110.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI