Biïsk
ville de Russie
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Biïsk (en russe : Бийск, [bʲijsk], litt. « [ville] de la Biia » ; en altaï méridional : Јаш-Тура, Jach-Toura, [ ɟaʃ-tura]) est une ville d'importance de kraï et le centre administratif du raïon de Biïsk et de l'okroug urbain de Biïsk, dans le kraï de l'Altaï, en Russie. Située en Sibérie occidentale, elle compte 179 211 habitants en 2025. La ville possède son propre musée, le musée des traditions locales de Biïsk.
| Biïsk (ru) Бийск | |||
Héraldique |
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Vue de la ville. | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région économique | Sibérie de l'Ouest | ||
| District fédéral | Sibérien | ||
| Sujet fédéral | |||
| Maire | Lidiïa Gromoglasova | ||
| Code postal | 659300 — 659336 | ||
| Code OKATO | 01 405 | ||
| Indicatif | (+7) 3854 | ||
| Démographie | |||
| Population | 180 851 hab. (2024) | ||
| Densité | 6,3 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 52° 31′ nord, 85° 11′ est | ||
| Altitude | 180 m |
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| Superficie | 2 893 500 ha = 28 935 km2 | ||
| Fuseau horaire | UTC+07:00 (KRAT) |
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| Divers | |||
| Fondation | 1709 | ||
| Statut | Ville depuis 1782 | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Russie
Géolocalisation sur la carte : kraï de l'Altaï
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| Liens | |||
| Site web | www.gorod.biysk.ru | ||
| modifier |
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La ville a été fondée en 1709 comme une forteresse sur ordre du tsar Pierre le Grand. Mais elle fut incendiée un an plus tard par une tribu nomade locale et reconstruite en 1718. Biisk perdit progressivement sa fonction militaire et devint un important centre de commerce, qui reçut le statut de ville en 1782. L'industrie de la ville s'est rapidement développée, surtout après l'évacuation de certaines usines de l'ouest de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus tard, la ville est devenue un important centre de développement d'armes et reste encore un centre industriel.
Géographie
Situation
Biïsk est situé dans le kraï de l'Altaï, kraï russe de Sibérie occidentale. La ville fait ainsi partie du district fédéral sibérien, se situant à 133 km au sud-est de Barnaoul et à 3 061 km à l'est de Moscou[1]. Elle est le centre administratif du raïon de Biïsk, dont elle ne fait pas partie, et de l'okroug urbain de Biïsk, une division administrative et municipale qu'elle forme avec quelques localités limitrophes. La superficie de la ville est de 28 935 hectares, soit 99,17 % de la superficie de l'okroug urbain[2].
Topographie et hydrographie

Biïsk se trouve dans le sud-est du kraï de l'Altaï, sur la rive droite de la Biia, près de sa confluence avec la Katoun qui donne naissance à l'Ob. Elle se situe sur le plateau de Biia-Tchoumych, sur une étroite terrasse et sur la pente abrupte de la rive droite de la Biia[3].
La vallée de la Biia à Biïsk est large de 4 à 5 km selon les endroits, et la Biia serpente doucement en se divisant en différents bras. Sa largeur au niveau du port de marchandises est de 760 m, sa profondeur de 2,9 m et son débit de 0,7 m/s. Les crues se produisent en moyenne début mai, et le ruissellement atteint les trois-quarts du débit annuel pendant la période. Elle est recouverte de glace en moyenne 160 jours par an[4].
Climat
Le climat de Biïsk est fortement continental tempéré, influencé par sa position loin des océans et proche des montagnes de l'Altaï, qui entraînent la formation d'humidité[3]. En hiver, l'anticyclone de Sibérie permet un ciel clair et des températures très froides. Au printemps, les dépressions sont plus fréquentes avec un afflux d'air chaud de l'Atlantique, mais des poussées d'air froid arctique entraînent des chutes de températures. En été, les dépressions sont présentes mais assez faibles. L'été est court, et est suivi d'automnes nuageux et pluvieux[5]. En moyenne, la ville reçoit chaque année 560 mm de précipitations, avec les précipitations les plus importances pendant les mois d'été. La neige, qui tombe de la fin de l'automne au printemps, atteint en épaisseur 60 mm en fin février[6]. En moyenne, il a 32 jours de blizzards par an, tandis qu'en été, quelques tempêtes de poussières peuvent se produire[6].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −21,6 | −19,8 | −11,8 | −0,8 | 5,9 | 11,7 | 14 | 11,3 | 5,3 | −0,9 | −10,1 | −17,9 | −2,9 |
| Température moyenne (°C) | −16,3 | −14,1 | −6,1 | 5 | 12,8 | 18,2 | 20 | 17,7 | 11,1 | 3,9 | −6,1 | −13,1 | 2,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | −10,7 | −7,4 | 0,4 | 11,9 | 20,4 | 25,1 | 26,6 | 25,1 | 18,3 | 11,3 | −1,4 | −8,1 | 9,2 |
| Record de froid (°C) date du record |
−51,8 2001 |
−50,6 1943 |
−43,1 1971 |
−31,5 1950 |
−7,8 2017 |
−1,2 1964 |
2 1940 |
−2,1 1973 |
−7,6 1954 |
−24,1 1976 |
−43,9 1987 |
−50,5 1966 |
−51,8 2001 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
6,5 1983 |
9,9 1978 |
17,4 1989 |
33,7 1997 |
36,7 1987 |
37,2 2023 |
38,8 1992 |
39 2022 |
37 2022 |
28,4 1997 |
19,7 1978 |
18 1989 |
38,9 1992 |
| Précipitations (mm) | 30 | 24 | 26 | 41 | 57 | 55 | 70 | 53 | 42 | 49 | 53 | 41 | 541 |
| Précipitations les plus basses (mm) année du record |
4 1998 |
1 2012 |
1 1998 |
6 1997 |
8 1965 |
7 1981 |
10 1962 |
7 2010 |
11 2007 |
12 1947 |
7 1956 |
6 1967 |
277 1986 |
| Précipitations les plus hautes (mm) année du record |
101 1966 |
83 1966 |
109 2002 |
115 2004 |
143 2018 |
161 2002 |
153 1972 |
182 2025 |
124 1992 |
139 2014 |
136 1968 |
111 2000 |
849 2002 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
31 2023 |
28 2014 |
55 2002 |
33 1954 |
41 2001 |
42 1993 |
59 1994 |
59 1950 |
51 1990 |
36 1977 |
35 2010 |
28 1959 |
59 1950 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Qualité de l'environnement
La faible vitesse des vents la majeure partie de l'année entraîne une accumulation de polluants dans l'atmosphère de la ville[7]. La ville est classée comme très polluée, et les principaux polluants sont le monoxyde et le dioxyde de carbone, l'oxyde d'azote, le formaldéhyde et le benzapyrène[8].
Urbanisme
Occupation des sols
L'occupation des sols de la municipalité, telle qu'elle ressort du plan directeur de la ville, montre une forte part d'espaces artificialisées. La répartition détaillée en 2022 est la suivante d'après le plan directeur[9]:
| Année | 2021 (ha) | % |
|---|---|---|
| Zones résidentielles | 2857,3 | 9,87 |
| Zones publiques et commerciales | 474,7 | 1,64 |
| Zones industrielles, d'ingénierie et d'infrastructures de transport | 5833 | 20,16 |
| Zones agricoles cultivées | 7381 | 25,51 |
| Zones de loisirs | 5123,7[a] | 17,71 |
| Zones à usage spécial | 1089,7 | 3,77 |
| Plans d'eau | 2275,8 | 7,86 |
| Autres | 3899,8 | 13,48 |
| Total | 28935 | 100 % |
Voies de communication et transports
Réseau routier

La route de la Tchouïa, ou route fédérale R256, reliant Novossibirsk à Tachanta au niveau de la frontière mongole, passe par la ville. La route passait à l'origine à travers la ville, mais un contournement routier de Biïsk par l'est a été achevé en 2013 avec la construction d'un nouveau pont sur la Biia[10],[11]. Des routes régionales relient Biisk à Belokourikha, l'oblast de Kemerovo, Soldatovo, Tourotchak, Verkh-Kaja, Fominskoïe et Amourski[12]. Biïsk dispose d'un port de fret sur la Biia, qui a une saison de navigation d'environ 190 jours. Il existe des bâtiments passagers, mais ils sont inactifs[13].
Transports en commun

Le réseau de transports municipal de Biïsk est composée de 66 lignes de bus et de tramway en octobre 2021 : 48 lignes de bus municipales et 18 lignes de tramway[14]. Au niveau des bus, Biïsk possède une gare routière avec en moyenne 270 bus par jour et entre 2 000 et 4 500 passagers/jour. 51 lignes de bus régionaux et interrégionaux la desservent[15].
Réseau ferroviaire
Biïsk est uniquement desservie par le chemin de fer à voie unique de Zonalny (Barnaoul) à Biïsk, exploitée par les Chemins de fer de Sibérie occidentale, une branche des chemins de fer russes. La ville possède deux gares : la gare de Biïsk et celle de Tchermovka. La gare de Biïsk est à la fois une gare de rest[Quoi ?] et une gare passagers, recevant des trains vers et depuis Barnaoul, Novossibirs, Moscou, Krasnoïarsk, Almaty et Tchita. Des trains régionaux relient également la ville en 3 heures à Barnaoul[16]. La gare de Tchermovka est elle une grande gare de fret au nord de la ville[13].
Histoire
Empire russe

Biïsk est fondée par oukaze du du tsar Pierre le Grand[17] dans le cadre de la construction de plusieurs forteresses afin de renforcer les positions russes dans la région et d'établir des liens avec les pays d'Asie centrale et avec la Chine. La forteresse est fondée l'année suivante, avec comme date généralement admise le 18 juin 1709 ( dans le calendrier grégorien) par le voïvode de Kouznetsk. Elle se situe alors à la confluence des rivières Biia et Katoun. Ce premier fort ne résista pas longtemps, incendié par les Dzoungars en 1710 après un siège de trois jours par ces derniers. Une forteresse fut reconstruite en 1718, mais légèrement plus en amont sur la Biia, au niveau de l'actuelle place Fomtchenko. La forteresse est baptisée alors Bikatounskaïa, puis est renommée Biiskaïa en 1732. La forteresse faisait alors partie de la section orientale de la ligne militaire Kolyvan-Kouznetsk, et resta en activité jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[18].
Après le conseil des Zaïssans tenu le 3 mai 1756 ( dans le calendrier grégorien) confirmant la volonté des Altaïens d'être admis dans l'Empire russe, plusieurs Zaïssans (chefs de tribus) arrivièrent à la forteresse de Biïsk le 21 juin 1756 ( dans le calendrier grégorien). Les négociations, menées dans la fortresse de Biïsk par le colonel Frantz I. de Garrigues, menèrent à l'annexion du Haut-Altaï dans l'Empire russe, effective en septembre[19],[20]. Une cérémonie a alors lieu pour marquer l'entrée des Altaïens dans l'Empire russe[18]. En 1804, la ville devient chef-lieu de l'okroug de Biïsk nouvellement créé, au sein du gouvernement de Tomsk[21],[20].

Au XIXe siècle, Biïsk connaît un essor grâce à sa position de centre militaro-administratif. Si jusqu'au milieu du siècle la population militaire et fonctionnaire reste la plus importante, l'accroissement du commerce mena à une nouvelle étape de la ville à ce moment-là. Les marchands de Biïsk furent parmi les premiers Russes à nouer des liens commercieux avec la Chine et d'autres pays, menant à la construction progressive de la route de la Tchouïa. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, certains marchands firent fortune de ces échanges commerciaux, avec Alexeï Vassenev, Nikolaï Assanov et Grigori Bodounov entre autres. Ces marchands aidèrent aussi au développement de l'Altaï en apprenant les langues locales, en accompagant les missions scientifiques et en rédigeant des journaux de voyage et des articles scientifiques. Témoin de la place importante de Biïsk comme porte vers le Haut-Altaï, la ville est entre 1880 et 1920 le centre de la Mission spirituelle de l'Altaï, visant à convertir les Altaïens à l'orthodoxisme russe. Les recteurs de la mission furent l'archimandrite Macaire (Gloukharev) ainsi que le futur Macaire II de Moscou. Grâce au développement économique, de nombreuses constructions en pierre apparurent au tournant des XIXe et XXe siècles. Une bibliothèque est construite en 1885, des imprimeries et librairies voient le jour, tandis qu'en 1909, le téléphone et l'éclairage public atteignent Biïsk. En 1917, la ville compte déjà 37 écoles, les quartiers centraux sont le domicile des demeures de marchands[18].
En 1898, l'okroug de Biïsk est renommé ouïezd de Biïsk[19]. Entre le 1er et le 6 juillet 1917 ( dans le calendrier grégorien) se tint à Biïsk un congrès des représentants des volosts non-russes de l'Altaï, présidé par Grigory Gourkine. Soixante représentants participèrent dans le but d'organiser l'autonomie du Haut-Altaï[22].
Période soviétique

Le 17 décembre 1917, un soviet fut formé dans la ville, et tombe ainsi sous le contrôle des bolchéviques comme le reste de l'Altaï. Le Soviet de Biïsk dirige les détachements de gardes rouges de tout le Haut-Altaï. Cependant, alors que Légion tchécoslovaque s'est révoltée en mai 1918, les Armées Blanches d'Alexandre Koltchak prennent la ville le [23]. Le pouvoir du Gouvernement provisoire de la Sibérie autonome prend place à Biïsk. Toutefois, au cours de l'été et de l'automne 1919, des révoltes pro-bolchéviques émergent dans le Haut-Altaï. Le lieutenant-colonel Khmelevsky, qui dirige les armées blanches à Biïsk, envoie des escouades dans la région. Mais peu après, avec la déroute des armées blanches de Koltchak en Sibérie, l'Armée rouge gagne du terrain. Le 9 décembre 1919, la ville tombe aux mains des Soviétiques[23].
Les annés 1920 et 1830 marquent l'industrialisation à grande échelle de la ville. Une raffinerie, des fabriques, et une centrale électrique sont, entre autres, mises en service. Pendant la Seconde Guerre mondiale, 26 456 habitants partirent pour le front, dont 9 772 ou 11 576 moururent[23],[24]. Après l'évacuation de certaines usines de l'ouest de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines s'installèrent à Biïsk. Après la guerre, ces mêmes sites servirent à l'implantation de nouvelles usines, comme Prodmach et Molmach. Un aéroport est construit en 1953, desservant Barnaoul et les villes du kraï de l'Altaï. Au cours des années 1960, le secteur militaro-industriel est développé dans la ville par la construction de nouvelles usines. En juin 1960, la première ligne du tramway de Biïsk est mise en service[24].
Fédération de Russie
Biïsk est devenue en 2006, sur décision du gouvernement russe, une cité scientifique[25]. Les principaux domaines de recherche sont les équipements spécialisés pour l'armée, les fusées, les nouveaux matériaux, les technologies chimiques et les polymères, la synthèse des médicaments et les économies d'énergie. Ce statut est attribué pour cinq ans.
Population et société
Démographie
Au , sa population s'élève à 179 211 habitants. La ville est classée 103e sur 1124[b] en termes de population,[26][27].
Recensements (*) ou estimations de la population[28],[27]:
Enseignement
L'Université d'État humanitaire pédagogique de l'Altaï se trouve à Biïsk[29].
Économie
La ville est un centre important de développement et de production d'armements depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur les 10 plus grandes entreprises de la ville, trois sont dans le secteur de l'armement. L'usine Sverdlov, qui emploie près de 2200 personnes, produit des explosifs ; l'usine Sibpribormach produit des armes et munitions en employant près de 2000 personnes ; et la FSPC Altaï produit également des armes et munitions en employant environ mille personnes[30]. Des plus grandes entreprises, la ville compte aussi trois usines agroalimentaires, deux usines pharmaceutiques, une usine d'alarmes incendie et une scierie entre autres[31].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La municipalité possède 250 objets patrimoniaux culturels inscrits au registre d'État unifié des objets du patrimoine culturel[32]. Ils se répartissent entre 229 objets patrimoniaux culturels d'importance régionale et 29 objets archéologiques d'importance fédérale[33].
Architecture

La fin du XIXe siècle est marqué à Biïsk par les constructions éclectiques, qui font émerger un style propre à la ville. En réponse à cette architecture délaissée par les marchands et bourgeois, le style Art nouveau, un phénomène unique par son ampleur pour la Sibérie occidentale, se développe au début du XXe siècle. C'est notamment l'immeuble Vtorov de 1904-1905, l'un des premiers avec des éléments éclectiques mais aussi baroques et des frontons brisés. En 1907, la galerie marchande Firssov est construite, premier bâtiment de grande importance en Art nouveau, singulier par sa coupole et par ses larges pilastres[34]. La maison du marchand Assanov, construite en 1913-1914 reflète l'Art nouveau des grandes villes de Russie et notamment de Moscou. Un autre exemple est l'ancien bâtiment administratif municipal, construit au début des années 1910. Certains bâtiments en bois furent construits dans le style Art nouveau, comme la datcha Kritchevstev dans le quartier de Zaretchnaïa. La gare de Biïsk, construite en 1913 lors de l'arrivée du train, est en pierre, et conçu dans un style Art nouveau rationaliste[34].
À partir de la seconde moitié des années 1910, les constructions se font de plus en rationalistes, comme la Maison du peuple Kopylov, inaugurée en 1916 et dernier grand bâtiment d'avant-guerre civile. Peu après en 1917, le mouvement de la cité-jardin (sadgorod en russe) atteint Biïsk. Au printemps 1918, un plan est approuvé pour la création d'une cité-jardin. Les années 1920 sont faibles en monuments architecturaux, mais avec la relance économique de la fin des années 1920 et des années 1930, le constructivisme émergea à Biïsk. Deux monuments sont particulièrement frappants de ce style : l'hôpital régional, construite en 1929-1931, et la centrale électrique du milieu des années 1930[34].
