Bœrsch

commune française du département du Bas-Rhin From Wikipedia, the free encyclopedia

Bœrsch (prononcé [bœʁʃ] Écouter ; Bersch en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bœrsch
Bœrsch
La Tour-Basse et l'entrée de la ville.
Blason de Bœrsch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Rosheim
Maire
Mandat
Colette Jung
2020-2026
Code postal 67530
Code commune 67052
Démographie
Gentilé Bœrschois[1]
Population
municipale
2 459 hab. (2023 en évolution de +0,9 % par rapport à 2017)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 40″ nord, 7° 26′ 30″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 787 m
Superficie 23,35 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Bœrsch
(ville-centre)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Molsheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Bœrsch
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Bœrsch
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Bœrsch
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Bœrsch
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    Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

    Ses habitants sont appelés les Bœrschois(es).

    Géographie

    Localisation

    Bœrsch est située dans le vignoble alsacien, dans une dépression d'un affluent de la rive gauche de l'Ehn, à environ km au sud-ouest de Rosheim, comprenant Klingenthal et le hameau de Saint-Léonard. Le village fait partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim. Bœrsch est également située à 30 km au sud-ouest de Strasbourg. Cette commune se situe sur la Route des Vins d'Alsace.

    Le village se trouve entre les villes de Rosheim et d'Obernai, non loin de Molsheim. Les villageois sont appelés les Bœrschois.

    Communes limitrophes de Bœrsch
    Mollkirch Rosheim Bischoffsheim
    Grendelbruch Bœrsch
    Ottrott Obernai
    Représentations cartographiques de la commune
    Mairie
    Carte OpenStreetMap
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
    Avec les communes environnantes
    Avec les communes environnantes
    1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes.

    Géologie et relief

    Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
    Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
    Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

    Hydrographie

    La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau l'Ehn, le ruisseau la Magel, le ruisseau de Boersch[2], le ruisseau Eisenbach[3] et le ruisseau Kalterbach[4],[5],[Carte 1].

    L'Ehn, d'une longueur de 36 km, prend sa source dans la commune de Ottrott et se jette dans l'Ill à Geispolsheim, après avoir traversé dix communes[6].

    La Magel, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Ottrott et se jette dans la Bruche à Heiligenberg, après avoir traversé sept communes[7].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Boersch[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[10] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 758 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Hohwald à 12 km à vol d'oiseau[14], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 129,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Bœrsch est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bœrsch[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,7 %), cultures permanentes (7,4 %), zones urbanisées (6,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), terres arables (1,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %), prairies (0,1 %)[22].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

    Lieux-dits et écarts

    Voies de communications et transports

    Gare de Rosheim.

    Voies routières

    • D216 vers Kingenthal.
    • D322 vers Obernai.
    • D35 vers Ottrott et Rosheim.
    • D204 vers Oberhof - Molkirch.

    Transports en commun

    SNCF

    Risques naturels et technologiques

    Commune située dans une zone de sismicité modérée[24].

    Toponymie

    • Birsa, 1109 ;
    • Bersa, 1187 ;
    • Bœrsch, 1793 ;
    • Beurche, 1934 ;
    • Bœrsch, 1945.

    Histoire

    Le village est mentionné pour la première fois en 1109 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Léonard. Très tôt, les chanoines de la cathédrale de Strasbourg y possèdent une cour dimière. Vers 1340, l'évêque de Strasbourg, Berthold de Bucheck, accorde le statut de ville à la localité et érige les fortifications de la cité.En 1385, Bœrsch est prise de nuit par le comte Henri III de Saarwerden, pillée, détruite et l'église brûlée. Par la suite, Guillaume II de Diest, évêque de Strasbourg (1394-1439), la gage plusieurs fois pour payer ses nombreuses dettes. En 1405 et 1406, il l’hypothèque à trois créanciers : au comte Philippe de Nassau - Saarwerden, à la Ville de Strasbourg et au Grand Chapitre. Finalement en 1423, l'évêque Guillaume, l'engage à la ville de Strasbourg, qui la garde jusqu'en 1464. En 1439 les époux Rumeler-Lawel et Anelin fondent à Bœrsch un hospice pour héberger les pèlerins et voyageurs « pauvres et honnêtes ». Au Moyen Âge la cité est ravagée et pillée à plusieurs reprises. La seigneurie passe définitivement en 1466 à l'évêché du Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg pour 1 000 florins, et ce jusqu'à la Révolution. Bœrsch connaît ensuite une période de prospérité, jusqu'à la guerre de Trente Ans (1618-1648). Bœrsch est pillée puis occupée par les troupes de Ernst von Mansfeld en 1622, puis par les Suédois en 1632. Sa population augmente ensuite régulièrement jusque vers 1830, puis régresse ensuite avec la fermeture de la manufacture d'armes blanches de Klingenthal et l'exode rural. La situation s'inverse vers 1960.

    Klingenthal (vallée des lames)

    Klingenthal est un village situé sur la commune de Boersch. Il doit son nom à la grande manufacture royale d'armes blanches fondée en 1730. Louis XV fit venir à cette époque des ouvriers allemands de Solingen (Ruhr) près de Düsseldorf. Cette manufacture a été supprimée et remplacée ensuite par une fabrique d'armes blanches dites du commerce, ainsi que de faux et faucilles ; ces dernières égalaient en qualité celles de Styrie et leur étaient même supérieures pour ce qui concerne la fabrication. La localité de Klingenthal se développe autour de cette industrie. Jusqu'en 1736, Henri d'Anthès dirige l'entreprise qui cesse de fonctionner en 1751 par manque de commande de l'État. Durant les guerres de la Révolution et de l'Empire, la manufacture renaît à nouveau, mais victime de la révolution industrielle, la manufacture ferme en 1836. Par la suite, les entrepreneurs Coulaux font des bâtiments une fabrique d'aiguiserie de baïonnettes pour le service de la manufacture de Mutzig, une raffinerie de cuivre avec martinet et une fabrique de garance. L'entreprise ferme définitivement en 1962. La maison de la manufacture est aujourd'hui un musée qui tente de perpétuer le souvenir de cette florissante industrie[25]. Dans les montagnes, derrière le Klingenthal, on trouve cachées au milieu des sapins qui les entourent de toutes parts, les ruines du château de Kagenfels ou Kagenbourg.

    Couvent bénédictin de Saint-Léonard

    En 1109, un couvent de bénédictins est construit à Saint-Léonard, un hameau à km de Bœrsch[29]. D'après la légende, l'endroit était occupé par un ermite. La charte de fondation du couvent mentionne l'endroit sous le nom de Berse ou Bersa. À peine un siècle après sa fondation, le couvent périclite. Il est remplacé vers 1215 par une collégiale de chanoines en provenance du chapitre de la cathédrale de Strasbourg. Pendant la guerre des paysans, le , la collégiale est attaquée par des paysans venant d'Altorf et de Dorlisheim auxquels se joignent quelques habitants de Bœrsch, mais aussi d'Obernai, de Bernardswiller, et d'Ottrott. Pendant la guerre de Trente Ans, ce sont les troupes suédoises d'Ernst von Mansfeld qui se livrent par deux fois aux pillages et aux profanations du couvent, la première fois en 1622 et la seconde fois en 1632. Lors de la première expédition suédoise, des chanoines sont même brûlés vifs. La peste sévit pendant six mois dans la région en 1633, décimant une partie importante de la population. Au XVIIIe siècle, malgré les diverses spoliations, les chanoines possèdent encore de nombreux biens à Innenheim, Bischoffsheim, Blaesheim, Entzheim, Duppigheim, Kintzheim, Auenheim (près de Kehl). À la Révolution, la collégiale, les maisons capitulaires, ainsi que les biens qui en dépendaient furent vendus aux enchères. L'orgue Silbermann est transféré à Ottrott-le-Haut et occupe maintenant l'église de cette ville. L'église du couvent est démolie et les pierres réutilisées pour la reconstruction de l'église de Benfeld qui se trouvait en mauvais état. Le clocher en forme de bulbe est installé sur l'église d'Ergersheim. Avant la Première Guerre mondiale, Saint-Léonard devient un important centre culturel régional. Dans l'ancienne cour du chapitre se trouve un tableau de Charles Spindler, montrant la collégiale au XVIIIe siècle, d'après une estampe d'époque.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Boersch est membre de la communauté de communes des Portes de Rosheim[30], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rosheim. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[31].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Molsheim, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[30].

    Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Molsheim pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[32].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[33]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    François Antoine Beck    
    François Antoine Streicher    
    François Antoine Beck    
    André Müller    
    Simon Klein    
    Joseph Bartmann    
    Charles Georges Müller   Notaire
    François Antoine Sengel    
    Charles Georges Müller    
    Jean Jacques Lotter    
    Edmond Spindler    
    Joseph Beck    
    Ignace Bisch    
    Xavier Trautmann    
    Aloyse Sensenbrenner    
    Gustave Schmutz URD Agriculteur éleveur, propriétaire
    Conseiller général de Rosheim (1924 → 1934)
    Chevalier de la Légion d'honneur (1930)
    Les données manquantes sont à compléter.
    ca. 1953   Eugène Cordan UD-Ve[34]  
    Gérard Lehmann[35]
    (1934-2020)
    UMP Chef d'entreprise, maire honoraire
    Vice-président de la CC du canton de Rosheim (1992 → 2001)
    Philippe Meyer DVD puis
    UMP-LR
    Professeur d'histoire-géographie
    Député du Bas-Rhin (6e circ.) (2020 → 2022)
    Conseiller général de Rosheim (2008 → 2015)
    Conseiller départemental de Molsheim (2015 → )
    Vice-président du conseil départemental (2015 → 2020)
    1er vice-président de la CC des Portes de Rosheim (2008 → 2020)
    Démissionnaire après sa désignation comme député[36]
    [37] en cours
    (au 22 juin 2020)
    Colette Jung[38]   Comptable retraitée
    Fermer

    Budget et fiscalité 2021

    En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[39] :

    • total des produits de fonctionnement : 1 659 000 , soit 662  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 1 150 000 , soit 459  par habitant ;
    • total des ressources d'investissement : 1 659 000 , soit 662  par habitant ;
    • total des emplois d'investissement : 626 000 , soit 250  par habitant ;
    • endettement : 2 244 000 , soit 895  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d'habitation : 19,49 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 26,26 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 87,49 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

    Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 26 510 [40].

    Jumelages

    Équipements et services publics

    Enseignement

    Établissements d'enseignements[41] :

    • Écoles maternelle et primaire.
    • Collèges à Urmatt, Rosheim, Barr, Obernai.
    • Lycées à Urmatt, Obernai, Barr, Niedernai.

    Santé

    Professionnels et établissements de santé[42] :

    • Médecins à Bœrsch, Rosheim, Bischoffsheim,
    • Pharmacies à Rosheim, Bischoffsheim, Ottrott, Obernai,
    • Hôpitaux à Rosheim, Obernai, Mutzig.

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    Pyramide des âges

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].

    En 2023, la commune comptait 2 459 habitants[Note 6], en évolution de +0,9 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 8781 7582 2072 2372 3452 3172 1262 0881 985
    1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
    1 9201 8441 8021 6321 6461 5491 5611 4811 413
    1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3351 3021 3031 1891 2331 1961 1511 1581 184
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    1 1721 1541 4071 6631 8922 1072 3382 4012 412
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    2 4422 459-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
    Histogramme de l'évolution démographique


    Cultes

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Église Saint-Médard de Bœrsch

    Flanquée d'une tour de chœur en partie romane (premier étage du XIIe siècle). L'étage inférieur du clocher est du XIVe siècle. À l'intérieur du clocher il y a des restes d'une belle fresque du XIVe siècle, représentant le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. L'intérieur de la tour correspond au chœur de l'ancienne église, détruite et brûlée en 1385. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle. Derrière le maître-autel, on trouve un tableau peint par Heimlich en 1773 représentant saint Brice bénissant la cité, entouré de remparts, tels qu'on pouvait les voir au XVIIIe siècle. Les autels latéraux sont consacrés à la Vierge et à saint Sébastien.

    Grand orgue église paroissiale Saint-Médard, Edmond Alexandre Roethinger, 1928[49],[50].

    Chapelle Notre-Dame des Neiges au Chêne de Saint-Léonard

    Cette chapelle fut restaurée en 1933, faisant suite à l'édifice construit en 1862 qui était délabré. Sur le même emplacement existait une ancienne chapelle datée de 1694 construite par le chanoine Willaume, et qui a sans doute été rasée au cours de la Révolution[51].

    Chapelle du cimetière (1862)

    La chapelle du cimetière date de 1862, comme la construction de la Chapelle Notre-Dame-des-Neiges-au-Chêne au hameau Saint-Léonard[52].

    Grotte de Lourdes

    Grotte de Lourdes de l'église Saint-Médard[53],[54].

    Chapelle avec Mont des Oliviers

    Mairie (XVIe siècle)

    Édifice typiquement de la Renaissance construit au XVIe siècle, en deux étapes[55]. C'est d'abord la partie nord qui est achevée, puis séparée de la seconde partie par une tour qui abrite un escalier hélicoïdal en pierre. Le rez-de-chaussée comporte alors une halle ouverte pour le marché. Au début du XVIIe siècle, un oriel à deux étages est ajouté par l'architecte Jakob Zumsteg. Il est ensuite recouvert d'un toit un peu bizarre en forme de bulbe en 1872. Au XVIIIe siècle le bâtiment est la résidence du bailli. La tourelle porte la date de 1572 et l'oriel de 1615.

    Ratstube (1626)

    Située 2, place de l'hôtel de ville, cette maison est bâtie en 1509. Détruite par les troupes de Ernst von Mansfeld en 1622, elle est reconstruite quatre ans plus tard par le Heimburger Médard Rein. Cette demeure sert d'abord de mairie puis de poêle pour la corporation des vignerons. Au XVIIIe siècle, elle abrite un restaurant.

    Puits à six seaux

    Situé à côté de l'Hôtel de ville, le puits comporte une margelle circulaire couronnée d'un baldaquin sculpté[56]. Il date de 1617[57].

    Anciennes portes d'entrées de Bœrsch du XIVe siècle

    Quatre tours ou portes d'entrée munies d'un pont-levis contrôlaient l'accès de la ville. Les restes d'un chemin de ronde couvert d'une largeur de 90 centimètres environ sont encore visibles près de l'actuel cimetière. Trois tours subsistent encore aujourd'hui : la Tour-Haute, la Tour-Basse et la Tour-Arrière. La quatrième appelée « Pfaffentor » a été rasée en 1758 pour cause de vétusté et le mur d'enceinte a été rebouché à cet endroit[58].

    Tour-Haute

    La Tour-Haute, ou Obertor est située au sud de la ville. Elle a été amputée de sa partie supérieure en 1826 et n'a retrouvé son aspect original qu'à partir de 1907-1908. Elle a été décorée à la même époque d'une peinture de Dietrich représentant saint Médard, le patron de la paroisse.

    Tour-Arrière

    La Tour-Arrière ou Aftertor est située au nord de l'agglomération. Un puits se trouve à proximité près de l'escalier qui mène au chemin de ronde. Daté de 1564, il est peint par le célèbre illustrateur alsacien Hansi.

    Tour-Basse ou des remparts

    Tour contrôlant l'entrée ouest de la ville munie d'un pont-levis et protégé par un rempart enserrant le village.

    Autres sites et monuments

    Patrimoine civil :

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Bœrsch Blason
    D'azur aux deux perches adossées d'argent.
    Détails
    Armes parlantes (Barsch signifie « perche » en allemand).
    Fermer

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Martine Ameur, Elisabeth Gressier, Simone Metz-Schillinger, Jean-Marie Gyss, Boersch, Klingenthal, Saint-Léonard : lieux d'histoire, ID l'éd., Strasbourg, 2002, 88 p. (ISBN 2-913302-65-3)
    • (de) Médard Barth et Paul Spindler, Das Weinstaedtchen Börsch im Mittelalter : eine geschichtliche Plauderei, Alsatia, Sélestat, 1959, XII-20l p.
    • Alphonse Grau, Chronique de la ville de Boersch (d'origine gauloise) et de ses annexes St-Léonard et Klingenthal, Société d'édition de la Basse-Alsace, Strasbourg, 1952, 210 p.
    • Florent Ostheimer, « Inscriptions anciennes à Boersch », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie Dambach Barr Obernai, 2005, p. 33-67
    • Louis Schlaefli, « À propos de deux affaires de sorcellerie à Boersch (1617-1618) », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 1998, no 32, p. 51-54
    • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 163-164 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 253-255 p.
    • Annette Saemann, Maisons et remparts de Bœrsch, Strasbourg, Centre d'étude des châteaux-forts, , 14 p.
      Bœrsch, Mémoire de visite n°11
    • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 662 p. (ISBN 2-7165-0250-1)

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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