Bovel

commune française d'Ille-et-Vilaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Bovel est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Elle est membre de Maure de Bretagne communauté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bovel
Bovel
L'église Notre-Dame de Bovel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne Communauté
Maire
Mandat
José Mercier
2020-2026
Code postal 35330
Code commune 35035
Démographie
Gentilé Bovellois
Population
municipale
618 hab. (2023 en évolution de +2,15 % par rapport à 2017)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 03″ nord, 1° 58′ 33″ ouest
Altitude 80 m
Min. 45 m
Max. 128 m
Superficie 14,6 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guichen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bovel
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Bovel
Liens
Site web www.bovel.fr
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    Géographie

    Communes limitrophes

    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    Bovel se trouve dans la partie ouest du département d'Ille-et-Vilaine. Les communes limitrophes sont Baulon, La Chapelle-Bouëxic, Maxent et Val d'Anast.

    Rose des vents Maxent Baulon Rose des vents
    N La Chapelle-Bouëxic
    O    Bovel    E
    S
    Val-d'Anast
    Carte de la commune de Bovel et des communes avoisinantes.

    Relief et hydrographie

    Carte du réseau hydrographique de la commune de Bovel.

    Le territoire communal présente un dénivelé notable : les points les plus élevés sont au nord-ouest (127 mètres dans le Bois de Cent Jours à la limite avec Maxent) et à l'ouest (112 mètres entre les Garreaux et le Bois Denatz) et les points les plus bas au nord-est (étang de Bélouze) et au sud-est (étang de la Gaie) de la commune (45 mètres d'altitude).

    Le finage de Bovel est limité au nord par le Ruisseau de Bélouze (qui alimente aussi l'étang de Belouze), un affluent de rive droite du Canut et le sépare de Baulon ; le Ruisseau des Landes de Bovel traverse la partie centrale du territoire communal; coulant d'ouest en est et passant un peu au nord du bourg et conflue avec le Ruisseau des Biardiaux ; dénommé en aval de cette confluence Ruisseau du Hadé (sa vallée est à cet endroit encaissée d'une quarantaine de mètres par rapport au plateau avoisinant), il sert de limite côté est avec La Chapelle-Bouëxic et alimente l'étang de la Gaie ; c'est un affluent du Combs, lui-même affluent de l'Aff. Tous font partie du bassin hydrographique de la Vilaine.

    Louis Grillet écrit en 1965 que la vallée du Hadé, 500 mètres avant La Chapelle-Bouëxic, quand on arrive par la route de Campel, est l'une des promenades favorites des Rennais, quand arrivent les beaux jours. « C'est l'un des coins les plus reposants de cette région, avec ses rochers escarpés, ses pentes boisées, son bel étang et ses hautes futaies »[1].

    Géologie

    Le front de taille de la carrière de la Harlais montre des volcanites et du grès armoricain. Des poudingues de Gourin et des dalles de schistes pourprés affleurent au niveau de l'étang de la Gaie[2].

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Fontaine du Rozay, le ruisseau des Biardiaux[3], le ruisseau d'à-bas[4] et le ruisseau des Landes de bovel[5],[6],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Bovel[Note 1].

    Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Bélouze, d'une superficie totale de 14,3 ha (0,04 ha sur la commune) et l'étang de la Gaie, d'une superficie totale de 3 ha (1,66 ha sur la commune)[Carte 1],[7].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 790 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à 22 km à vol d'oiseau[14], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 720,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,6 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages et habitat

    Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées ; certains hameaux (Trouessay, le Bosseray) sont plus importants que le bourg, qui s'est implanté en contre-bas du centre religieux, resté de très modeste importance avec, de plus, un habitat peu dense[17].

    La commune possède de nombreux espaces boisés, principalement dans la partie occidentale de la commune (le Bois Denatz et le Bois de Cent Jours sont les principaux) et des landes (la Lande des Noës Blanches s'étend dans la partie nord-est de la commune).

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Bovel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (55,5 %), terres arables (26,6 %), forêts (14,9 %), prairies (3 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la commune est attesté sous la forme Bouel en 1453[23].

    Bovel vient du gaulois bove grotte ») ou de l'ancien français bovel jeune bœuf »)[24].

    La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est aussi Bovel [25].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,0 % des toponymes de la commune sont bretons[23].

    Histoire

    Antiquité

    Les données archéologiques indiquent que le territoire de la commune était peuplé dès l'époque gallo-romaine[26].

    Moyen-Âge

    Bovel est l'une des chapelles qui fait partie de l'ancienne paroisse d'Anast (Maure) en 843. Au dire d'une curieuse tradition, les bœufs, qui traînaient la charrette sur laquelle on avait placé une statue de la Vierge pour la porter dans l'église paroissiale de Maure, refusèrent d'avancer, et l'on décida de lui élever un sanctuaire au lieu même où elle avait été découverte : telle est l'origine de la chapelle primitive[27]. Il s'agit d'une ancienne chapelle frairienne de Maure-de-Bretagne.

    Temps modernes

    La tour de l'ancienne chapelle de Bovel a été construite en 1720 par Pierre de la Noë de Coëtpour, seigneur du Bois-Denast. On voyait dans cette chapelle les armoiries des comtes de Maure et des seigneurs du Bois-Denast. Il se tenait alors â Bovel « une foire considérable, le lendemain de la Notre-Dame de septembre [le 9 septembre], et l'on voyait accourir de très loin, non seulement des marchands de toute sorte, mais encore des troupes entières de pieux pèlerins »[28].

    La chapelle de Bovel est attestée au XVIIe siècle comme un lieu de pèlerinage et l'est resté les siècles suivants. Amédée Guillotin de Corson écrit au XIXe siècle qu' « à la fête de la Nativité le concours des pèlerins est toujours nombreux à Bovel et l'on voit tous ces bons villageois aller respectueusement à la fontaine de la Vierge, y prier et y boire de l'eau, jeter ensuite une petite pièce de monnaie dans la source, puis se rendre à l'église et y terminer leur pèlerinage aux pieds de la statue vénérée. Le lendemain de la fête, on vide la fontaine pour en retirer les offrandes »[28].

    Le XIXe siècle

    L'église actuelle de Bovel a été consacrée le . Amédée Guillotin de Corson écrit qu'« on y a transféré avec raison un joli portail de la Renaissance appartenant à l'ancienne chapelle : il se compose de cinq voussures en plein cintre retombant sur des colonnettes à chapiteaux ornées de feuillages. Un trumeau y forme deux portes jumelles et une niche occupe le tympan. Dans ce modeste sanctuaire, reconstruit simplement mais avec goût, on honore une stature miraculeuse de Notre-Dame[28].

    La commune indépendante de Bovel a été créée en 1872, par démembrement de la commune de Maure-de-Bretagne (la paroisse de Bovel avait été créée en 1831). La mairie a été construite peu après au centre de l'embryon de bourg[29].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    La mairie de Bovel au début du XXe siècle.
    Bovel ː gros chêne, mairie et place du bourg au début du XXe siècle (carte postale).

    En mai 1907 le curé de Bovel refusa de faire sonner les cloches pour le baptême du fils du maire ; ce dernier les fit sonner lui-même. En représailles, le curé , avec l'accord de l'archevêque de Rennes, feria l'église et en remit les clefs à la municipalité[30].

    Le journal républicain et libre-penseur La Dépêche bretonne du a publié un article polémique à l'encontre du recteur et des catholiques de Bovel[31].

    Bovel au début du XXe siècle

    La ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine allant de Bréal-sous-Montfort (correspondance avec la ligne de Rennes à Plélan-le-Grand) à Redon via Maure et Pipriac ouvrit en 1912 et ferma dès 1937. Cette ligne de tramway passait par Bovel et La Chapelle-Bouëxic.

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Bovel porte les noms de 40 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Pierre Urvoy fut le premier mort pour le France de la commune (tué à l'ennemi le à Fosses-la-Ville (Belgique ) et Gustave Briot de la Crochais le dernier (mort des suites de maladie contractée en service le à Bovel, plus de 4 mois après l'armistice) ; la plupart des autres soldats sont morts sur le sol français à l'exception de Louis Courrais, mort lui aussi de maladie contractée en service le à Sofia (Bulgarie) et d'Ange Piel, mort le à Bastogne (Belgique), tous les deux également après l'armistice[32].

    L'Entre-deux-guerres

    Le monument aux morts de Bovel, édifié par les "Marbreries générales de Paris", a été inauguré en 1924 : il représente la statue en fonte d' un poilu portant un drapeau, placée sur un piédestal en ciment orné d'une couronne de lauriers avec palme, d'une croix de geurre et d'une croix latine ; il porte les inscriptions "À LA MÉMOIRE GLORIEUSE DES ENFANTS DE BOVEL MORTS POUR LA FRANCE 1914 - 1918" et "ILS ONT BIEN MÉRITÉ DE LA PATRIE" ; il est entouré d'une haie végétale[33].

    La Seconde Guerre mondiale

    Eugène Denier, soldat du 1er régiment de chasseurs d'Afrique, est le seul mort pour la France de Bovel pendant la Seconde Guerre mondiale ( il est mort des suites de ses blessures le à Obernai (Bas-Rhin)[32].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    L'école de Bovel
    Bovel : l'école des garçons au début du XXe siècle.

    Le bâtiment initial aurait été construit par l'architecte rennais Jean-Marie Laloy, à une date non précisée, mais dans le dernier quart du XIXe siècle[34].

    En 1992 l'école de Bovel avait 16 élèves regroupés dans une classe unique. Pour éviter la fermeture de l'école un regroupement pédagogique avec La Chapelle-Bouëxic et Mernel est mis en place en 1993. L'école primaire publique Jean de la Varende, qui a accueilli jusqu'à 106 élèves au début du XXIe siècle, accueille 67 élèves en 2024, répartis en trois classes (maternelle, CP/CE, CM)[35].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1872 1884 Eugène Bouessel[Note 4]   Propriétaire. Premier maire de Bovel.
    1884 1899 Jean Bossard[Note 5].   Propriétaire. Cultivateur.
    1899 1903 Jean Théaudin[Note 6]   Propriétaire. Cultivateur.
    1903 1923 Alexandre Jagu[Note 7]   Propriétaire. Cultivateur.
             
    avant 1938 après 1938 Fresnel    
             
    avant 1950 après 1950 Roussel   Victime d'un grave accident de la route en 1950[36].
    ? juillet 1993
    (démission)
    Elie Gicquel    
    septembre 1993 en cours José Mercier[37] DVG Professeur de philosophie en IUFM retraité. Élu en 2020 pour un 6e mandat[38]
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].

    En 2023, la commune comptait 618 habitants[Note 8], en évolution de +2,15 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    569571627580648643637609589
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    516513489496446425390388306
    Davantage d’informations - ...
    1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2023 -
    303312331499547595602618-
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    • La fontaine de la Vierge (une fontaine de dévotion) se trouve à une cinquantaine de mètres de l'église paroissiale[44].
    • Plusieurs châteaux et manoirs[45] :
      • Manoir du Bois-Denast: il date de la première moitié du XIXe siècle et est de style néoclassique[46].
      • Manoir de la Roche-Cotherel, situé sur un promontoire rocheux dominant la vallée du Hadé ; il date du XVIIe et du XVIIIe siècle et a conservé son colombier et sa chapelle privative[47].
      • Manoir du Cormier[48].
    • De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[49] ; certaines présentent des façades où alternent grès et schistes pourprés, par exemple l'ancien café du bourg[50].

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

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    Notes et références

    Related Articles

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