Boïates
peuple gaulois d'Aquitaine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ethnonyme
D'anciennes hypothèses, aujourd'hui délaissées, liaient leur nom à la racine Boï- que l'on reconnaît dans le nom des Boïens (latin Boii) qui a laissé son nom à la Bohême (latin Boiohaemum)[5]. Cependant, aucune source archéologique (fouilles de Sanguinet, Lamothe...) ni historique (un seul peuple d'Aquitaine est mentionné être celte : les Bituriges ; les Boiates sont constitutifs de la Novempopulanie qui est non-celte par définition ; etc.) ne confirme ce lien[6].
A cette heure nous pouvons simplement dire que leur nom est lié à celui de leur "ville" ou "capitale" Boios ; et que la terminaison -ate se retrouve dans le nom de plusieurs peuples aquitains[7].
Le nom des Boïates se perpétue quant-à-lui dans le toponyme Buch[5].
Histoire
Ils constituent le premier foyer de peuplement connu en Pays de Buch (en latin civitas Boiorum)[8],[9]. Ils occupaient les alentours du Bassin d'Arcachon, dans l'actuel département de la Gironde. Leur capitale était probablement située à Biganos-Lamothe jusqu'au IIIe siècle de notre ère, époque où elle fut abandonnée. On y a simplement retrouvé un fanum, et quelques nécropoles gallo-romaines et mérovingiennes, ce qui rend son authentification difficile.
Lors de la « Guerre des Gaules », les Boïates firent probablement partie des peuples d'Aquitaine qui se rendirent en 56 ou 55 av. J.-C. à Publius Crassus, lieutenant de Jules César.
Lors de l'essor du christianisme, la cité des Boïates n'est pas érigée en diocèse et elle se trouve intégrée relativement tôt dans le ressort de l'archidiocèse de Bordeaux.