Pierre-Laurent Brenot

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Pierre-Laurent Brenot, né Raymond Brenot le à Paris et mort le à Loches est un styliste, affichiste et peintre français. Il signe également ses œuvres de son patronyme, de son seul prénom "Raymond" ou des pseudonymes : "Raymond Berry", "Brissac" ou "Carols".

Naissance
Décès
(à 84 ans)
Loches
Nom de naissance
Raymond Brenot
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Pierre-Laurent Brenot
Portrait de Pierre-Laurent Brenot en famille.
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Loches
Nom de naissance
Raymond Brenot
Nationalité
Activité
Formation
Distinction
Médaille d'or au Salon des artistes français (1966)
Médaille d'honneur de la Ville de Moscou (1986)
Site web
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Il est surnommé le « père de la pin-up française »[1].

Biographie

Le , Raymond Pierre-Laurent Brenot naît au 44, rue de Vanves à Paris.

En 1928, il entre à l'École Estienne (école du livre) à Paris, dont il suit les cours pendant trois ans.

En 1932, il poursuit sa formation de dessinateur avec Fernand Hertenberger.

Pendant les années qu'il consacre à la mode  de 1936 à 1950  il est engagé par monsieur Chatard, grand tailleur pour hommes et femmes, dans le cadre de son magasin Fashionable du 16, boulevard Montmartre. Il crée alors une ligne de costumes pour hommes. Sur sa lancée, il réalise de nombreux dessins de mode pour d'autres grands couturiers (Christian Dior, Jacques Fath, Cristóbal Balenciaga, Nina Ricci, Jeanne Lafaurie…), pour les maisons Lanvin et Rochas, ou pour des modistes (Maude et Mano, Legroux, Paulette).

Il commence par ailleurs à réaliser de nombreux portraits.

À partir de 1944, il entame une carrière d'affichiste et d'illustrateur. Toutefois, avec l’essor de la photographie dans les années 1960, cette activité se réduit. Pierre-Laurent Brenot se réoriente alors vers sa vocation initiale d'artiste peintre. Il aura pendant un temps le peintre André Delpuch comme élève. Il illustre égalemment plusieurs ouvrages [2].

Le , Pierre-Laurent Brenot meurt dans sa propriété de Loches.

Carrière d'affichiste

Cette période importante se concrétise autour de différents thèmes[3].

Affiches de spectacles

À partir de 1944, il réalise de nombreuses affiches publicitaires pour des spectacles de cabaret et de revue, comme pour Le Lido, la Comédie Caumartin, Bobino, le Paradis Latin, le Moulin-Rouge et ParisLine pour Line Renaud.

Affiches de films

À partir de la fin des années 1940, il est sollicité pour dessiner des affiches de films, dont :

Carrière d'illustrateur

Illustrations publicitaires

Les années 1950 voient également apparaître ses premières affiches publicitaires pour des marques connues, notamment pour le chocolat Poulain, la lingerie Chantelle, la lingerie Lou, le parfum Soir de Paris de Bourjois, Lustucru ou Vittel.

Illustrations de Mode

Il est par ailleurs sollicité par plusieurs revues de mode, telles que Bonne Soirée, Formes et Couleurs, France-Élite, Images de France, Modes et Travaux, Plaire, Prestige de Paris, La Vie Heureuse, Vogue ou Votre Beauté.

Illustration d'ouvrages

  • Le chaudron du diable, Commandant René, couverture de R. Brenot, 1952
  • Une femme nommée Caprice, de Frank Yerby, traduit par Janine Sadoch, Éditions Gallimard, Paris, 1952 (FRBNF31675429)
  • La vie voluptueuse de Don Juan de Marcel Castillan, Éditions de La Pensée Moderne, Paris, 1954; traduction en néerlandais par K. Michiels, éditions Libra, Anvers, 1955
  • Contes de Boccace, traduit en français par Antoine Le Maçon et mis en français moderne par Henri Demeurisse ; aquarelles de Pierre Laurent Brenot, 1955 .

La naissance des pin-ups

Cette période consacre également sa paternité sur le dessin de la pin-up à la française au sein de différentes publications comme Paris-Flirt, Paris-Hollywood, Le Rire, Stars et Vedettes ou La Vie Parisienne.

Carrière d'artiste peintre

Pierre-Laurent Brenot a toujours réservé une partie significative de son temps à la peinture. Il s'y consacre pleinement à partir des années 1960.

Il a notamment peint le portrait de nombreux artistes[4] :

Répondant à la demande de son public, son thème majeur a été la séduction féminine, sans pour autant systématiser l'érotisme et le nu.

Néanmoins, sa prédilection allait plus vers des sujets surréalistes qui se traduisent notamment par les toiles suivantes :

« D'un seul coup d'œil, il embrasse l'essentiel : le physique, le charme, et nous restitue une forme rêvée. » (Jacques Lanzmann[4])

Salons

  • Salon des artistes indépendants normands, Rouen, 1982, invité d'honneur[6].

Élèves notables

Notes et références

Annexes

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