Brou-sur-Chantereine
commune française du département de Seine-et-Marne
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Brou-sur-Chantereine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
| Brou-sur-Chantereine | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne | ||||
| Arrondissement | Torcy | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne | ||||
| Maire Mandat |
Stéphanie Barnier (DVG) 2020-2026 |
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| Code postal | 77177 | ||||
| Code commune | 77055 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Breuillois | ||||
| Population municipale |
5 196 hab. (2023 |
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| Densité | 1 214 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 52′ 54″ nord, 2° 37′ 54″ est | ||||
| Altitude | Min. 40 m Max. 57 m |
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| Superficie | 4,28 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Villeparisis | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | brousurchantereine.info | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune est située à 20 km à l'est de Paris, à 23 km au sud-ouest de Meaux et à 40 km au nord de Melun.
Communes limitrophes
Géologie et relief
L'altitude de la commune varie de 40 mètres à 57 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 47 mètres d'altitude (mairie)[1]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].
Hydrographie


Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :
- le ru de Chantereine, long de 7,38 km[3], appelé aussi le « ruisseau de Chelles », affluent de la Marne ;
- le ru de Venante, long de 5,64 km[4], affluent de la Marne qui parcourt la commune du nord au sud sur sa partie est ;
- le ru de l'Étang, long de 2,42 km[5], venant de l'étang de Villevaudé, se jette dans la Mare aux Sangsues, puis dans le ru de Venante.
La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 5,15 km[6].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Torcy à 4 km à vol d'oiseau[13], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 716,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,6 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
17,3 05.01.1999 |
20,9 27.02.19 |
26,2 31.03.21 |
28,8 20.04.18 |
31,6 27.05.05 |
36,7 25.06.25 |
42,1 25.07.19 |
39,7 11.08.03 |
35,7 08.09.23 |
28,7 02.10.11 |
21,9 07.11.15 |
17,8 07.12.00 |
42,1 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,4 | 8,9 | 12,6 | 16,2 | 19,7 | 23,2 | 25,6 | 25,5 | 21,5 | 16,8 | 11,1 | 8 | 16,4 |
| Température moyenne (°C) | 4,8 | 5,6 | 8,3 | 11,2 | 14,6 | 18 | 20,1 | 19,8 | 16,3 | 12,8 | 8,1 | 5,5 | 12,1 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,2 | 2,3 | 4 | 6,1 | 9,6 | 12,7 | 14,6 | 14,2 | 11,2 | 8,8 | 5,1 | 2,9 | 7,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−12,6 07.01.09 |
−11,4 07.02.12 |
−8,6 01.03.05 |
−3,3 06.04.21 |
0,4 07.05.1997 |
2,8 04.06.01 |
6,6 13.07.1993 |
5,8 28.08.1998 |
2 30.09.18 |
−3,4 30.10.1997 |
−9,7 24.11.1998 |
−9,6 29.12.1996 |
−12,6 2009 |
| Précipitations (mm) | 57,2 | 53,2 | 52,5 | 50 | 71,3 | 57,6 | 60,5 | 66,1 | 53,3 | 60,5 | 59,5 | 74,7 | 716,4 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
32,4 21.01.1995 |
30,5 25.02.25 |
30 18.03.02 |
31,9 30.04.15 |
46,6 30.05.16 |
95 11.06.18 |
63,8 13.07.21 |
64,2 07.08.1997 |
41,6 13.09.17 |
51,6 09.10.24 |
25 16.11.23 |
27,5 02.12.07 |
95 2018 |
Milieux naturels et biodiversité
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Brou-sur-Chantereine comprend une ZNIEFF de type 1[Note 2],[16], les « Bois de Brou, bois de Vaires et prairies associées » (396,83 ha), couvrant 5 communes du département[17] , et un ZNIEFF de type 2[Note 3],[16], la « vallée de la Marne de Gournay-sur-Marne à Vaires-sur-Marne » (1 336,91 ha), couvrant 9 communes dont 8 en Seine-et-Marne et 1 dans la Seine-Saint-Denis[18].
- Carte des ZNIEFF de type 1 de la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 de la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Brou-sur-Chantereine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[21]. Cette aire regroupe 1 929 communes[22],[23].
Occupation des sols

En 2018[24], le territoire de la commune se répartit en 67 % de forêts, 19,5 % de zones urbanisées, 11,8 % de terres arables et 1,8 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication[6],[25].
Lieux-dits et écarts
La commune compte 17 lieux-dits administratifs[Note 7] répertoriés consultables ici[26] (source : le fichier Fantoir).
Logement
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 2 050 dont 31,4 % de maisons et 68,2 % d’appartements.
Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 7,7 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 50,5 % contre 46,8 % de locataires[27],[Note 8], dont 26,8 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 9] et, 2,7 % logés gratuitement.
Voies de communication et transports
Brou-sur-Chantereine est desservie par plusieurs lignes de bus, qui relient notamment la ville aux gares de Chelles, de Vaires et à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
La desserte par bus est assurée par plusieurs réseaux : Apolo 7, Marne-la-Vallée et RATP.
Toponymie
Forme ancienne : Brou en 1200, 1793, puis Brou-sur-Chantereine en 1911[28].
La commune était autrefois formée de trois hameaux : Villeneuve-aux-Ânes[Note 10], La Forêt et Brou, ce dernier nom ayant été arbitrairement attribué par les géographes à la totalité du village[29]. Ce nom en usage dans les titres de l’an 1200 viendrait du latin Brolium qui signifie « petit bois »[30]. De l’oïl brou, ce nom a dû avoir le même sens que le mot gaulois bracu signifiant « boue, fange »[réf. nécessaire], *bracu ( plus exactement *brakus, brakōs) a d’abord désigné un « fond de vallée humide » puis un « marais »[31].
La Chantereine est un cours d'eau, affluent de la Marne, donc sous-affluent de la Seine, né de ruissellements sur les collines de Vaujours. Elle traverse les départements de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne dans la région Île-de-France. Pendant longtemps appelée « le ruisseau de Chelles », son nom actuel est le ru de Chantereine. Le nom « Chantereine » semble provenir du chant des rainettes qui y coassaient.
Histoire
Le village de Brou est mentionné au XIIIe siècle, en 1205, pour sa seigneurie de Brou[32].
Elle accueille une église qui est mentionnée dès 1225 dans l'acte de fondation de la ministrerie des Trinitaires, également appelé couvent des Mathurins. Située à côté du château de Brou, elle est à égale distance des hameaux de Forest et de la Villeneuve-aux-Anes. Elle est visible sur l'atlas Trudaine de 1714. Mais avec la disparition du hameau de Forest et le déclin du hameau de Brou, sa fréquentation chute, et les habitants de la Villeneuve-aux-Ânes préfère assister aux messes dans la chapelle du couvent des Mathurins. C'est pourquoi le seigneur Henri Feydeau décide de faire construire une nouvelle église en 1738[33].
Le village est constitué de trois hameaux : le hameau de Brou, le plus ancien, situé dans le nord de la commune, où se trouve le château du seigneur de Brou ; le hameau de La Villeneuve-aux-Ânes, au sud de la route menant de Chelles à Lagny, qui possédait une ministrerie fondé au XIIIe siècle et abrite toujours un monastère de sœurs bénédictines ; le hameau de Forest, au nord du château de Brou. Dans ce hameau se trouvait également le château de Madame de Pomponne, entièrement disparu, à proximité duquel se dressait une chapelle conservée jusqu'au XVIIIe siècle.
Les terres de Brou ont été administrées par plusieurs seigneurs successifs soumis à la suzeraineté du roi jusqu'à la Révolution[34]. D'abord, la famille Spifame, avec Jean Ier Spifame, seigneur de Pomponne, Brou, Villeneuve et la Forest. Son fils Barthélémi Spifame lui succède durant la guerre de Cent Ans. Il est l'un des plus importants banquiers de France et un fournisseur de la cour royal. Malheureusement, il prend le parti des anglais, et finance une partie de la rançon de Jean de Hastings, gendre du roi Édouard III. En représailles, le roi de France Charles VII saisi la seigneurie de Brou et l'offre à Augustin Ysbarre.
À la mort d'Augustin Ysbarre, sa veuve, Isabeau de Gamaches, entame un procès en 1427 pour obtenir l'usufruit du château de Forest. Les seigneuries de Brou et de Forest sont restituées à Jean III Spifame, fils de Jean II Spifame, le frère du précédent seigneur scélérat, Barthélémi Spifame. Jean III est écuyer, conseiller, secrétaire et notaire du roi de France Louis XI, puis il devient trésorier de l'extraordinaire des guerres. Lors de son décès survenu en 1493, il laisse deux filles, entre lesquelles sont partagées les trois seigneuries.
Villeneuve et Brou reviennent à Antoinette Spifame, qui épouse Charles de la Vernade. Le titre de seigneur de Brou revient à son fils, Pierre de la Vernade. La famille conserve le titre jusqu'au , date à laquelle les seigneuries sont retirées aux héritiers pour être adjugées à Charles le Prévost. Les filles de Charles le Prévost vendent ensuite les seigneuries à Denis Feydeau le pour une somme de 36 000 livres (environ 2 millions d'euros). À compter de ce jour, la famille Feydeau se fait appeler "Feydeau de Brou".
La seigneurie de Forest revient à Marie Spifame, qui épouse Jean de la Vernade. Son petit-fils, Nicolas de la Vernade, vend la seigneurie de Forest à François de Vigny. Puis Étienne de Vigny vend la seigneurie de Forest à Jean-Jacques de Sève en 1618. La famille de Sève vend à son tour en 1689 à Simon Arnault, seigneur de Pomponnes. Il faut encore attendre 1759 et le rachat des terres de Pomponnes par Antoine Feydeau pour que la seigneurie de Forest soit rattachée de nouveau à celles de Brou et Villeneuve. Antoine-Paul-Joseph Feydeau de Brou obtient l'érection en marquisat de l'ensemble des seigneuries qu'il a patiemment réunies.
Le marquisat revient par la suite à Anatole Leclerc, comte de Juigné, en raison de son mariage. Il le conserve jusqu'à la Révolution puis devient maire du village[35].
En 1933, la localité devient le siège de la congrégation des sœurs de Jésus crucifié. Cette congrégation fondée en 1930 par Suzanne Wrotnowska, en religion Mère Marie des Douleurs, s'installe dans une belle demeure construire en 1866 pour la sœur de Victor Adolphe Thiébaut, propriétaire du château de Brou. La congrégation est d'un genre unique, car elle accueille des femmes de santé déficiente souhaitant se consacrer à Dieu et entrer dans les ordres.
Le , le label de "Ville conviviale - Ville solidaire" a été attribué à Brou-sur-Chantereine[32].
- Le Moulin et le Four à pain du château de Brou ont été séparés du domaine pour constituer une propriété. Le plan d'intendance de 1780 des archives départementales de Seine et Marne est explicite sur le bâtiment traversé par le ru de Chantereine. Cette propriété est tombée dans l'oubli de sa fonction première. Rachetée par la CAMC elle est aujourd'hui la propriété de l'EPFIF depuis le 7/11/2016, sans que l'on connaisse le devenir de ces éléments d'architecture restants, du Four et du Moulin du château de Brou.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve depuis 1994 dans l'arrondissement de Torcy du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la dixième circonscription de Seine-et-Marne.
Elle faisait partie de 1793 à 1964 du canton de Lagny-sur-Marne, année où elle intègre le canton de Chelles. Elle est rattachée en 1975 au canton de Vaires-sur-Marne[36]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Villeparisis.
Intercommunalité
Brou-sur-Chantereine était l'une des quatre communes ayant formé la communauté de communes de Marne et Chantereine, créée en 2005 et transformée en communauté d'agglomération sous le nom de communauté d'agglomération de Marne et Chantereine.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante en Île-de-France, capables de dialoguer avec la métropole du Grand Paris, cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne, dont la commune est désormais membre.
Tendances politiques et résultats
Élections nationales
- Élection présidentielle de 2017[37]: 37,75 % pour Emmanuel Macron (REM ), 22,17 % pour Marine Le Pen (FN), 68,27 % de participation.
Liste des maires
Actions internationales
La ville est engagée dans des activités de solidarité internationale et de coopération décentralisée.
- Coopération développement : La commune a mené, avec la communauté urbaine de Dunkerque, la réhabilitation d’habitats avec la ville de Regla (municipalité de La Havane à Cuba). Les résultats de ce projet sont désormais inscrits dans la lutte contre la vulnérabilité humaine face aux risques climatiques dans la Caraïbe.
- Coopération citoyenne : la ville est membre de l’ONG brésilienne Solidariedade de Porto Alegre depuis 2005. Elle soutient des actions de l’Association care and concern au Sri Lanka.
- Autres actions : Brou soutient les projets des ASI locales (Mali, Cuba, Haïti), et organise tous les ans les « journées de solidarité internationale ».
Brou-sur-Chantereine est notamment membre de Cités Unies France comme vice-présidente du groupe pays Caraïbes (dans le Pôle Amérique latine), membre de la Commission des affaires mondiales (CCRE-CGLU), membre d'ATTAC, membre de l’observatoire international de la démocratie participative (OIDP), membre du réseau 9 du programme URB-AL et membre du réseau des élus et collectivités territoriales hors-AGCS.
Jumelages
La ville de Brou-sur-Chantereine est jumelée avec
Collazzone (Italie) depuis le .
Population et société
Territoire
En 1911, le quartier "le Petit Chelles" est annexé, doublant ainsi la surface du bourg pendant que la population gagne 50 %.
À l'issue de la Deuxième Guerre mondiale, la mairie, dont le bâtiment a été détruit lors des violents bombardements alliés, déménage dans la propriété de la famille Ducellier, équipementier automobile.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[46].
En 2023, la commune comptait 5 196 habitants[Note 11], en évolution de +18,58 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune regroupe une école maternelle (Suzanne-Demetz) deux écoles primaires (Jean-Jaurès et Romain-Rolland) et un collège (Jean-Jaurès). L'inspection académique départementale de l'éducation nationale des écoles maternelles et primaires se situe à Torcy ; celle du collège se situe à Melun. Il y avait une deuxième école maternelle (Danièle-Casanova) jusqu'à sa fermeture à la rentrée 2021.
Santé
Depuis 1967, Brou-sur-Chantereine abrite une clinique privée, l’hôpital privé Marne Chantereine. En 2006, la commune comptait quatre médecins généralistes, trois médecins spécialistes, onze auxiliaires médicaux et une pharmacie. La ville est rattachée au Grand hôpital de l'est Francilien à Jossigny, soit à une quinzaine de kilomètres, toutefois de nombreux breuillois préfèrent celui de Montfermeil à 6 kilomètres .
Médias
La commune édite un magazine municipal mensuel.
Cultes
- Culte catholique : l'église de Brou, placée sous le vocable de Saint Baudile dépend du secteur pastoral de Vaires Brou Chantereine, géré par le père Marouan Kouaik.
- Culte protestant : l'église réformée se situe à Chelles.
Économie
- Entreprises commerciales et artisanales.
Revenus de la population et fiscalité
En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 1 851 (dont 60 % imposés), représentant 4 558 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 21 700 euros[48], le 1er décile[Note 12] étant de 12 520 euros avec un rapport interdécile de 2,7[Note 13].
Emploi
En 2018 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 843, occupant 1 917 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 67,5 % contre un taux de chômage de 8,8 %. Les 23,7 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,3 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,1 % de retraités ou préretraités et 7,3 % pour les autres inactifs[49].
Entreprises et commerces
En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 257 dont 7 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 22 dans la construction, 93 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 9 dans l’Information et communication, 1 dans les activités financières et d'assurance, 8 dans les activités immobilières, 27 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 65 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 25 étaient relatifs aux autres activités de services[50].
En 2020, 72 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 56 individuelles.
Au , la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[51].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Église Saint Baudile
- Jardin d'agrément dit jardin de la mairie de Brou-sur-Chantereine[52].
- Cité jardin dite cité des cheminots de Brou[53].
- Château de Brou[54]
Le château de Brou-sur-Chantereine[55] a été construit à la fin du XVIIe siècle par la famille Feydeau, qui avait acquis la terre de Brou en 1608. Il est resté dans cette famille pendant plus de deux siècles. Remanié au XVIIIe siècle, délaissé après la Révolution française jusqu'en 1844, il est alors racheté par Charles Floréal Thiébaut, fondeur de bronzes d'art à Paris, et appartient toujours à la famille Thiébaut, qui y a récemment fait de nombreuses restaurations. Il a été classé au titre des monuments historiques en 1984. En 1951, le château servit de décor au film Caroline chérie, avec Martine Carol dans le rôle principal.
- Jardin d'agrément et parc du château de Brou[56].
- Le château de Brou.
- L'église Saint-Baudile
Personnalités liées à la commune
- Xavier de Rosnay, l'un des deux membres du duo de musique électronique Justice est né dans la commune en 1982.
- Paul-Esprit Feydeau de Brou (1682-1767), garde des sceaux de France sous le roi Louis XV.
- Le chanteur Jacques Higelin est né dans la commune en 1940[57].
- Le chanteur français Ridan est né dans la commune en 1975.
- L'acteur, réalisateur et scénariste Matthieu Tribes, fils de Jean-Louis Tribes, est né dans la commune en 1979.
- Yohann Pelé, footballeur et gardien de but de l'Olympique de Marseille, est né dans la commune en 1982, ainsi que son frère Steven Pelé.
- La chanteuse Sandy Mango est née dans la commune en 1992.
- Rodolphe Gilbert, 4e tennisman français du au , est né dans la commune[58].
- Camille Condé-Ferreira, cavalière française, née dans la commune en 1999.
Cinéma
La commune a servi de toile de fond au film d'Alain Corneau Le Deuxième Souffle.
Héraldique, devise et logotype
Les armes de Brou-sur-Chantereine se blasonnent ainsi : |
Le blason de la commune représente les armes de la famille Feydeau, ancienne et illustre famille de magistrats et d'officiers royaux qui posséda Brou de 1608 à 1844. Les branches de chêne représentent la région des bois (qui entoure la commune). La couronne murale, quant à elle, est le symbole des couronnes portées par les déesses grecques qui protégeaient les cités. Au bas du blason, la croix de guerre 1939-1945, avec une étoile de bronze a été ajoutée le par Max Lejeune, secrétaire d’État aux Forces armées avec citation à l'Ordre du Régiment[59],[32].
Voir aussi
Bibliographie
- Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Brou-sur-Chantereine », p. 261–264
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Brou-sur-Chantereine sur le site de la CA de Paris - Vallée de la Marne
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
