Bunus

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques From Wikipedia, the free encyclopedia

Bunus (en basque : Bunuze) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bunus
Bunus
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Bunus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays basque
Maire
Mandat
Éric Ithurralde
2020-2026
Code postal 64120
Code commune 64150
Démographie
Gentilé Bunuztar
Population
municipale
133 hab. (2023 en évolution de +4,72 % par rapport à 2017)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 39″ nord, 1° 04′ 07″ ouest
Altitude Min. 138 m
Max. 531 m
Superficie 6,60 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bunus
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    Le gentilé est Bunuztar[1],[2].

    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    La commune de Bunus se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[3].

    Elle se situe à 106 km par la route[Note 1] de Pau[4], préfecture du département, à 65 km de Bayonne[5], sous-préfecture, et à 21 km de Saint-Palais[6], bureau centralisateur du canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[3]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Jean-Pied-de-Port[3].

    Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] : Saint-Just-Ibarre (2,1 km), Ibarrolle (2,3 km), Larceveau-Arros-Cibits (3,3 km), Juxue (3,5 km), Ostabat-Asme (5,1 km), Hosta (5,9 km), Arhansus (6,0 km), Gamarthe (6,0 km).

    Sur le plan historique et culturel, Bunus fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[8]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[9]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[10],[11]. La commune est dans le pays d’Ostabarret (Oztibarre), à l’est de ce territoire[12].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Ibarrolle, Juxue, Larceveau-Arros-Cibits et Saint-Just-Ibarre.

    Géologie, sismicité

    La région est une région de flyschs du Crétacé supérieur, très épais (plusieurs kilomètres) et à fort pendage avec des dépôts alluvionnaires (sables et argiles surmontés de limons) du quaternaire[14] le long de la Bidouze[Carte 1],[Carte 2]. Ce type de terrain est peu propice aux captages d'eau, inexistants sur la commune qui est alimentée par les sources Zahagui et Hastokia à Hosta et Ur Belcha à Musculdy[15] dépendantes du massif karstique des Arbailles.

    La région est située en zone sismique 4[16] correspondant à un risque moyen. Les évènements récents (depuis 1980) les plus importants se sont produits en 2000, 2002 et 2004. Situés à 2 et 5 km de profondeur, leur magnitude était ML=2,0[17], donc trop faibles pour être ressentis.

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant les réseaux hydrographiques de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Bunus.

    La commune est drainée par la Bidouze, Hosta ur Handia, le ruisseau de Laminosine, Babatzeko erreka, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[18],[Carte 3].

    La Bidouze, d'une longueur totale de 82,2 km, prend sa source dans la commune d'Aussurucq et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Guiche, après avoir traversé 26 communes[19].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[22] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[23]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 559 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bustince-Iriberry à 10 km à vol d'oiseau[26], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 327,4 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le [Note 4].

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « la Bidouze (cours d'eau) »[30], d'une superficie de 2 570 ha, un vaste réseau hydrographique drainant les coteaux du Pays basque[31],[Carte 4].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Deux ZNIEFF de type 2[Note 6] sont recensées sur la commune[32],[Carte 5] :

    • les « landes, bois et prairies du bassin de la Bidouze » (11 263,46 ha), couvrant 25 communes du département[33] ;
    • le « réseau hydrographique de la Bidouze et annexes hydrauliques » (2 867,4 ha), couvrant 30 communes dont 1 dans les Landes et 29 dans les Pyrénées-Atlantiques[34].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Bunus est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[35]. Elle est située hors unité urbaine[3] et hors attraction des villes[36],[37].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (47,5 %), zones agricoles hétérogènes (29,7 %), forêts (16,4 %), prairies (6,3 %)[38]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 6].

    Lieux-dits et hameaux

    • Elizatea ou Elliçathia ;
    • Plazagaïna ou Plaçagagna.

    Logement

    En 2018 les 74 résidences se partagent en 61 maisons (81,6%) et 14 appartements (18,4%). Le nombre moyen de pièces est de 6,0 pour les maisons et 4,0 pour les appartements[39].

    Davantage d’informations nombre, pourcentage ...
    Logements en 2018
    nombrepourcentage
    résidences74---
    principales5574,3
    secondaires1418,9
    vacantes56,8
    Fermer
    Davantage d’informations nombre, pourcentage ...
    Date de construction des résidences principales
    nombrepourcentage
    avant 19191732,1
    1919-1945916,1
    1946-1970916,1
    1971-1990610,7
    1991-200558,9
    2006-2015916,1
    Fermer

    Voies de communication et transports

    Histoire

    La D 918 entre Larceveau et Mauléon s'est appelée RD 2 jusqu'en 1933. Devenue nationale, elle a été déclassée dans les années 70.

    Le tronçon Cibits - col d'Osquich a été entièrement modifié à la fin du XVIIIe siècle, en particulier au niveau de Bunus[40].

    En 1881 une ligne de tramway à voie métrique est envisagée entre Saint-Palais et Saint-Jean-Pied-de-Port avec un embranchement à Larceveau vers Bunus et Saint-Just[41]. En 1912 la ligne est déclarée d'intérêt public et les expropriations commencent en 1914. La première guerre mondiale provoquera l'arrêt du projet.

    Actuellement

    Saint-Just-Ibarre est desservie par la route départementale D 918 Musculdy-Larceveau, par la D 120 vers Ibarrolle, ainsi que par la D168 vers Hosta.

    La gare TER la plus proche est celle de Saint-Jean-Pied-de-Port à 20,9 km (ligne Saint-Jean-Pied-de-Port - Bayonne). La gare TGV la plus proche est celle d'Orthez à 56,4 km (ligne Tarbes - Paris Montparnasse).

    L'aéroport le plus proche est celui de Biarritz-Pays Basque à 65,3 km.

    93 % des ménages ont au moins une voiture et 54,4 % en ont deux ou plus en 2018[39]. Les transports utilisés en 2018 pour se rendre au travail sont les suivants[39] :

    Moyen de déplacement
    pas de déplacement25,9 %
    marche, roller, patinette1,7 %
    vélo (y compris VAE)1,7 %
    2 roues motorisées0
    voiture70,7 %
    transport en commun0

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Bunus est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité moyenne)[42]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[43].

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Bidouze. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 2008, 2009 et 2014[44],[42].

    Bunus est une des communes françaises les plus exposées au risque de feu de forêt : entre 2008 et 2024, 4.9% de son territoire a brûlé chaque année en moyenne[45]. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[46]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[47],[48].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bunus.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[49]. 96,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 7]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[50].

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Le toponyme Bunus est documenté sous la forme[51] Bunes (1365) ainsi que sous les formes[52] Bunos (1439, notaires de Labastide-Villefranche[53]) et Bunuz (1621, Martin Biscay[54]).

    Étymologie

    Bunus a suivi l'évolution d'un ancien Bun-oz, Munhoz[55] qui signifie simplement « hauteurs » ou « collines »[56] (de la racine basque bun-/mun- « colline » ; voir aussi le village de Bun).

    Graphie basque

    Son nom basque actuel est Bunuze[1],[2].

    Histoire

    Bunus, comme toute la région, est peuplée à l'époque protohistorique comme en témoigne les vestiges d'un tumulus au sommet du Gainzale[57].

    Au Moyen Âge on voit apparaître un certain nombre de maisons nobles : Elissagaray (1350 eliçagaray), Jaureguy (1301 la salle de Jauregi, 1350 la salle de bunos, 1365 iaureg(ui)), Garat (1304 garat de bunos)[58].

    Les tentatives de réunion avec les communes avoisinantes, en particulier Ibarrolle échoueront une première fois dans la période 1841-1842, période durant laquelle ont lieu de nombreuses fusions dans la région. Il y aura un nouvel échec du projet en 1973[59].

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle de nombreux basques tentent l'expatriation vers l'Amérique du sud. Bunus est touché par le phénomène puisqu'une quarantaine de ses habitants tentent l'aventure, soit plus de 10 % de la population[60].

    La Première Guerre mondiale entraîne une hécatombe d'hommes jeunes puisque 8 d'entre eux meurent. Cela représente environ un quart des hommes de la tranche 21-49 ans susceptibles de porter une arme[61].

    Héraldique

    Le blason est celui des Elissagaray[62].

    Blason Blasonnement :
    Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur à trois colombes d'argent, aux 2 et 3 de gueules à la croix d'argent, sur le tout : de gueules à trois chevrons d'or.

    Politique et administration

    Administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[63],[64]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1797 (an IV) 1797 Arnaud Etchebarne   maire, agent municipal
    1798 (an V) 1798 Etchebarne   agent municipal
    1798 (an V) 1798 Bernard d'Elissagaray   agent municipal
    1800 (an VII) 1802 Arnaud Daguerre   agent municipal
    1802 (an IX) 1802 Bernard Elissagaray    
    1803 (an X) 1827 Sauveur Dindaburu    
    1831 1841 Sauveur Dindaburu[65]    
    1841 1845 Guillaume Astabie[66]   démissionnaire
    1845 1846 Arnaud Idiart   intérimaire
    1846 1850 Pierre-Honoré Dindaburu   révoqué par décision de justice
    1850 1850 Sébastien Villeneuve   intérimaire
    1850 1851 Arnaud Idiart    
    1851 1852 Dominique Astabie Berho   démissionnaire
    1852 1876 Arnaud Idiart dit Ibarneaintcine    
    1876 1881 Dominique Indaburu    
    1881 1888 Pierre Espellet    
    1888 1892 Dominique Etcheberry[67]    
    1892 1919 Jean Espellet[68]    
    1919 1919 Pierre Bidaury    
    1919 1945 Jean Bacho    
    1945 1964 Arnaud Caillabet    
    1964 1983 Bernard Ithurralde    
    1983 2001 Laurent Ithurralde   commerçant
    2001 2008 Jean-Marie Astabie DVD agriculteur
    2008 en cours Eric Ithurralde   commerçant
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Intercommunalité

    Bunus appartient à six structures intercommunales[69] :

    • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
    • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
    • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
    • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
    • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
    • le syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret.

    Population et société

    Démographie

    Le recensement[70] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[71], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[72], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Bunus la présence de 8 feux, le second de 39 feux.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[74].

    En 2023, la commune comptait 133 habitants[Note 8], en évolution de +4,72 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    360180308292390398352377317
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    290272306295285238224217229
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    263237252202226213204193170
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    189189173162151139143139152
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    134133133------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Emploi et revenus

    En 2019 le revenu médian par unité de consommation est de 18 850 [39] contre 22 040  pour l'ensemble des Français[77].

    En 2018 les résidents occupent 69 emplois dont 56 sont situés sur la commune. Ils se répartissent de la façon suivante[39] :

    Type d'emploi
    salarié30fonction publique, CDI29
    CDD1
    Emploi aidé---
    apprentissage, stage---
    non-salarié26indépendant14
    employeur13
    aide familial---

    L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Enseignement

    La commune dispose d'une école élémentaire publique fonctionnant dans le cadre d'un regroupement pédagogique avec Saint-Just-Ibarre et Ibarrolle[78].

    Associations, animation

    L'association Supastera organise chaque année à la fin août « les entretiens d’Inxauseta », manifestation consacrée au logement en France à laquelle participent les personnalités françaises du domaine, professionnels et politiques[79].

    Culture locale et patrimoine

    Langues

    D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Bunus est le bas-navarrais oriental.

    Structure du village

    Le village est scindé en deux par la départementale D 918. D'un côté, l'on trouve le bâtiment de l'école communale qui abrite également la mairie, des habitations, des champs de maïs et le bourg du village avec son fronton et son église entourée du cimetière. De l'autre côté de la route, se trouvent la boulangerie et le petit café du village. Ce côté regroupe également différents corps d'artistes-artisans : un menuisier et un potier. Le village est rythmé par la vie agricole : troupeaux de brebis et de vaches font partie intégrante du paysage.

    Patrimoine civil

    • La maison de maître dite maison Lafaurie[80] date du XVIIe siècle.
    • Les moulins d'Espil[Carte 8] et d'Etchebarne[Carte 9] sur la Bidouze ont été transformés en habitations. Le moulin Etchebers qui figure sur le cadastre napoléonien[Carte 9] a disparu[81].

    Patrimoine religieux

    L'église Saint-Jean-Baptiste[82] date du XVIIe siècle. Elle remplace dans le diocèse l'église Saint-Martin qui existait depuis le XIIe siècle au lieu-dit Elizatea, vraisemblablement détruite par les troupes de Gabriel Ier de Montgommery durant la 3ème guerre de religion[83].

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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