Bus-Saint-Rémy
ancienne commune française du département de l'Eure
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Bus-Saint-Rémy est une ancienne commune française, située dans le département de l'Eure en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Vexin-sur-Epte[1].
| Bus-Saint-Rémy | |
Le portail de l'abbaye du Trésor-Notre-Dame | |
Blason. |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | Seine Normandie Agglomération |
| Maire délégué | Paul Mercier |
| Code postal | 27630 |
| Code commune | 27121 |
| Démographie | |
| Gentilé | Bussien |
| Population | 327 hab. (2013) |
| Densité | 42 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 08′ 50″ nord, 1° 37′ 22″ est |
| Altitude | Min. 24 m Max. 149 m |
| Superficie | 7,77 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Les Andelys |
| Historique | |
| Intégrée à | Vexin-sur-Epte |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Busco en 1195 (charte de Richard Cœur de Lion)[2], Le Bus au XIIIe siècle (cartulaire du Trésor)[3].
Le gentilé est Bussiens.
Histoire
L'abbaye royale Notre-Dame du Trésor' est fondée en 1225 par Raoul de Bus. Abbaye cistercienne, elle est placée sous la protection directe du roi Saint Louis.
En 1842, la commune de Baudemont est absorbée.
Héraldique
Ces armes peuvent se blasonner : d'azur à la croix d'or cantonnée de quatre besants du même |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 327 habitants, en évolution de +9,36 % par rapport à 2008 (Eure : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Les trois églises que comportaient les hameaux de Baudemont (Saint-Martin[8]), Saint-Rémy (église éponyme[9]) et à Bus (église Notre-Dame[10]) ont été vendues à partir de 1809 puis détruites (la dernière en 1886).
- Abbaye cistercienne du Trésor-Notre-Dame[11] (ancienne), des XIIIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles, partiellement inscrite et classée au titre des monuments historiques en 1989 et 1992[12].
- Manoir de Bus, dit manoir de la Dame Blanche, des XVIe et XVIIe siècles, classé au titre des monuments historiques en 1933[13]. Il fut la possession de Claude d'Anlezy, gentilhomme originaire du Berry (cf. château de Menetou-Couture)[14].
- Vestiges du château fort de Baudemont, émanation directe du traité de Saint-Clair-sur-Epte selon Charpillon[15], censé fixer la frontière du roi de France Charles III le Simple. Les vestiges seraient ceux d'une nième reconstruction du XIIe siècle[16]. Il subsiste du château des restes du donjon dressé sur une motte artificielle et les ruines du mur d'enceinte, flanqué de tours rondes[17].
Le manoir de Bus. L'ancien château fort de Baudemont.
Monument aux morts
Le monument aux morts de Bus-Saint-Rémy porte les noms de dix soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale :
- Pierre Avisse, caporal au 403e régiment d'infanterie, mort pour la France à Terny-Sorny (Aisne) par jugement déclaratif le 28 mai 1918[18].
- Ernest Doulé, servant au 333e régiment d'artillerie lourde, mort pour la France au combat de Courtieux (Oise) le 5 juin 1918, tué par des éclats d'obus de l'ennemi[19].
- Fernand Bertheaume, 2e classe au 2e régiment de marche du 1er étranger, mort pour la France le 15 mai 1915 à l'ambulance 5/9 de La Targette (Pas-de-Calais) à la suite de ses blessures de guerre[20]
- Albert Coville, caporal au 24e régiment d'infanterie, mort pour la France à Anderlues (Belgique), tué par l'ennemi le 22 aout 1914[21]
- Fernand Coville, 2e classe au 2e bis régiment de zouaves, mort pour la France le 19 octobre 1918 à l’hôpital temporaire N°9 de Salonique (Grèce) des suites d'une maladie contractée sur le champ de bataille[22].
- Maxime Gouriou, 2e classe au 119e régiment d'infanterie (venu du 74e RI), mort pour la France le 25 septembre 1915 aux tranchées de la Folie (Neuville-Saint-Vaast-Pas de Calais), tué par l'ennemi[23]
- Marceau Le Guyader, sapeur au 8e régiment du génie mort pour la France le 20 avril 1917 à l’hôpital sanitaire régional à Besançon (Doubs) de tuberculose pulmonaire, maladie contractée en service[24].
- Henri Le Testu, maitre pointeur au 22e régiment d'artillerie, mort pour la France le 6 avril 1917 au combat de Verneuil-Courtonne (Aisne), tué par l'ennemi[25]
- Constant Noyer, 2e classe à la 23e compagnie du 319e régiment d'infanterie, mort pour la France le 4 juin 1915 à Écurie (Pas de Calais), disparu[26].
- Édouard Sauvage, 2e classe au 274e régiment d'infanterie, mort pour la France le 26 septembre 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas de Calais), tué par l'ennemi[27]
Monument aux morts de Bus-Saint-Rémy
Patrimoine naturel
La vallée de l'Epte est un
Site classé (1982)[28].
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Bus-Saint-Rémy sur le site de l'Institut géographique national
