Busigny
commune française du département du Nord
From Wikipedia, the free encyclopedia
Busigny est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France. Elle est limitrophe du département de l'Aisne,
| Busigny | |||||
Les tours de l'ancien château. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Cambrai | ||||
| Intercommunalité | CA du Caudrésis - Catésis | ||||
| Maire Mandat |
René Scailteux 2025-2026 |
||||
| Code postal | 59137 | ||||
| Code commune | 59118 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Busignois | ||||
| Population municipale |
2 435 hab. (2023 |
||||
| Densité | 148 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 02′ 03″ nord, 3° 28′ 05″ est | ||||
| Altitude | Min. 129 m Max. 180 m |
||||
| Superficie | 16,47 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Busigny (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Cateau-Cambrésis | ||||
| Législatives | 18e circonscription du Nord | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://www.busigny.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Avec la construction, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, de la ligne de chemin de fer Paris - Bruxelles et de ses embranchements la commune devient un nœud ferroviaire important du nord de la France. Cette ligne ayant perdu de son importance depuis l'ouverture de la LGV Nord, et l'industrie textile ayant disparu dans la deuxième moitié du XXe siècle, Busigny conserve néanmoins quelques activités industrielles.
Géographie
Localisation
La ville, située dans l'extrême sud du département du Nord, est limitrophe du département de l'Aisne. Elle se trouve à la limite entre le Cambrésis et le Vermandois.
Busigny est à 6 km de Bohain-en-Vermandois, 10 km du Cateau-Cambrésis, 11 km de Caudry, 23 km de Cambrai, {{nobr[25 km}} de Saint-Quentin, 73 km de Lille et enfin à 154 km de Paris à vol d'oiseau[1].
La commune se trouve dans la zone d'emploi de Cambrai et dans le bassin de vie de Bohain-en-Vermandois, et est la ville-centre de son unité urbaine[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Becquigny, Honnechy, Maretz, Maurois, Molain, Prémont, Saint-Souplet et Vaux-Andigny.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 16,47 km2 ; son altitude varie de 129 à 180 mètres[2].
Busigny est située dans la partie sud-est du Cambrésis, qui est la plus élevée, et son territoire inclut le point culminant de cette région, à 168 m[3] au lieu-dit le Rond-Point. Le village est entouré de bois sur ces hauteurs, à l'est et au sud. La Selle, affluent de rive droite de l'Escaut, prend sa source non loin, à Molain à 5 km à l'est. La source de l'Escaut lui-même est à Gouy, à environ 15 km à l'ouest.
Hydrographie

Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Riot de la Ville, le Calenne[4] et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].
La ville est traversée par le « riot de la Ville », rigole creusée au XVIIIe siècle pour drainer les eaux de ruissellement et qui rejoint à Maretz une branche du « canal des Torrents », une autre rigole de drainage, pour finir à la source de l'Escaut à Gouy, à l'ouest. L'entretien du « canal des Torrents » a été négligé dans la deuxième moitié du XXe siècle et sa branche principale, passant par Bohain-en-Vermandois et entre Brancourt-le-Grand et Prémont, a disparu des cartes de l'IGN, mais celle qui passe au nord par Maretz est encore visible[1],[6].
Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Flaquet (1,6 ha), les Faux Viviers (1,8 ha) et les Viviers Malins (0,8 ha)[Carte 1],[7].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[8].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 24 km à vol d'oiseau[15], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
Depuis le Moyen Âge, en raison de la richesse des sols, le Cambrésis a perdu la plupart de ses forêts pour évoluer vers un paysage de culture intensive. Dans le sillage du Grenelle Environnement et d'une politique régionale en faveur de la biodiversité, un schéma régional d'orientation Trame verte et bleue (qui évolue en SRCE en 2011-2013) a défini en 2006 les grandes connexions biologiques déclinées aux échelles locales par le Pays du Cambrésis via un Schéma trame verte et bleue territorial et un Programme régional d'animation et d'assistance technique territoriale (PRAATT). Celui-ci, avec la commune et l'Association foncière de remembrement (AFR) de la commune et d'autres partenaires (ENRx, agriculteurs, chasseurs, riverains...), a commencé à restaurer un réseau de haies bocagères (plus de 3 kilomètres en 2012) le long des chemins de remembrement et chemins communaux et de voiries départementales pour restaurer une trame écopaysagère et lutter contre l'érosion des sols, au profit également du cadre de vie de Busigny[19].
Urbanisme
Typologie
Au , Busigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20].
Elle fait partie de à l'unité urbaine de Busigny[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[21],[I 1].
La commune est par ailleurs hors d'une aire d'attraction des villes[22],[23].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,5 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,5 %), prairies (20,8 %), zones urbanisées (11,7 %), forêts (10,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[24].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Morphologie urbaine
Le bâti de la commune se divise en deux parties bien distinctes : le bourg proprement dit, et à l'ouest, à égale distance du bourg et du village de Maretz, la « cité des cheminots » construite entre 1919 et 1921 pour héberger le personnel du centre ferroviaire. Outre une soixantaine de logements, elle conserve une école[25].
Lieux-dits, hameaux et écarts
Très étendue, la ville se compose d'un hameau : La Haie Menneresse et de plusieurs lieux-dits : Malmaison, Mont-de-Bagny, Saint-Urbain, et le Rond-Point.
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 124, alors qu'il était de 1 092 en 2016 et de 1 086 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 1,3 % des résidences secondaires et 11,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,1 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Busigny en 2022 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,3 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports
Busigny est traversée par la route départementale RD 21 de Bohain au Cateau-Cambrésis, ainsi que par la route départementale RD 15 de Maretz à Vaux-Andigny et, au nord de la commune, par la RD 67 qui relie ll'ancienne route nationale 32 (actuelle RD 932) (dite « chaussée Brunehaut ») à la RD 77 vers Escaufourt et Vaux-Andigny.
La commune est desservie par une ligne du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Caudry et Le Cateau-Cambrésis[26].
La gare, située entre Busigny et Maretz sur la ligne de Creil à Jeumont (itinéraire classique Paris-Bruxelles), est desservie par des trains TER Hauts-de-France, dont la relation entre Cambrai et Paris-Nord, et par ceux qui effectuent des missions entre les gares : de Saint-Quentin, ou de Busigny, et de Cambrai, ou de Douai, voire de Lille-Flandres ; de Busigny et d'Aulnoye-Aymeries, ou de Maubeuge, voire de Jeumont
Le document d'orientations générales du SCoT du Cambrésis retient la gare de Busigny comme l'un des cinq « pôles d'échanges structurants » de l'arrondissement[27].
Toponymie
On trouve Busigny désignée sous les noms suivants au fil de l'histoire : Buising (1030), Busignies (1129), Busenisen (1180), Buseignies (1349), Buseghem (1442), Busenies, Busegnies, Busynges (1470).
Bus signifie en bas latin « bois, forêt ». Le suffixe -igny vient peut-être du germanique ing, ou ghem, qui ont le sens de lieu habité, hameau. Ignieull et irigny étaient la forme romane du mot. Busigny serait donc l'« habitation des bois », le « village des bois ». Busigny était jusqu'en 1640 couverte de bois et est encore bordée de bois à l'est et au sud[28].
Histoire
Antiquité
À l'époque gallo-romaine le lieu appartenait à la cité des Nerviens, dont la première capitale, Bavay, fut remplacée par Cambrai au IVe siècle. Des traces d'une occupation romaine ont été découvertes en 1847 et 1848 près de la ferme du Rond-Point, au sud-ouest du bourg. Il s'agit d'une enceinte entourée d'un fossé, au milieu de laquelle s'élève une butte. On y a découvert des dalles de grès, des tuiles, des médailles ou monnaies, un mors de bride et une statuette en bronze représentant une divinité païenne. Une voie empierrée, découverte en 1848, reliait ce lieu à la « chaussée Brunehaut » de Vermand à Bavay[29].
Moyen Âge
Un cimetière mérovingien a également été découvert dans les années 1970, il se trouvait sur la route menant de BUSIGNY à BERTRY après le pont SNCF où se trouvait une carrière de craie. Son mobilier est visible au musée des Beaux-Arts de Cambrai[3].
La redoute romaine fut remplacée par un château au Xe siècle. Repaire de brigands, il fut détruit en 1095 par l'évêque de Cambrai Gaucher[Note 5],[30].
En 878, le pape Jean VIII cède au chapitre de l'église Saint-Géry de Cambrai la possession des terres de Busigny, de sa ferme seigneuriale, de son église et de ses dépendances. Le pape Alexandre III confirme cet acte en 1180[28].
Avant la Révolution française, Busigny est le siège d'une seigneurie.
Gilles de Chin, seigneur de Busigny, meurt à la bataille d'Azincourt en 1415[31].
Temps modernes
Le village se situait à l'origine à l'emplacement du hameau actuel de Malmaison. Après la destruction de l'église par un incendie au XVIe siècle, la nouvelle église et les habitations sont reconstruites au nord-est, à leur emplacement actuel[32].
Époque contemporaine
Busigny est la première commune du Cambrésis à avoir bénéficié du chemin de fer. La gare de Busigny est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section de Saint-Quentin à Hautmont de sa liaison entre Paris et Bruxelles. Busigny devient une gare de bifurcation avec la mise en service le de la ligne de Busigny à Somain via Cambrai.
Pour décharger la ligne reliant les mines du Nord et du Pas-de-Calais à la sidérurgie lorraine, par Valenciennes et Longwy, l'Etat concède à la Compagnie des chemins de fer du Nord la Ligne de Busigny à Hirson. Cette ligne à double voie est ouverte en 1885 et a assuré le transport des voyageurs jusqu'en 1959, et des marchandises jusqu'aux années 1980, l'électrification de la ligne Lille - Thionville, achevée en 1955, a ayant enlevé une grande partie de sa raison d'être à la ligne de Busigny à Hirson. La section Busigny - Boué n'a été déposée en partie qu'en 2006[33].
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la gare de Busigny permet aux hommes du 23e corps de l'Armée du Nord du général Faidherbe, battu à Saint-Quentin le 19 janvier 1871, de faire retraite vers Cambrai et Lille[34].
Première Guerre mondiale
Au cours de la Première Guerre mondiale, Busigny n'a pas été le théâtre de combats importants mais subit un bombardement par l'armée française, la ville étant occupée par les troupes allemandes après la bataille du Cateau en août 1914[35].
Busigny est libéré le 9 octobre 1918 par la 27e division d'infanterie des États-Unis[Note 6], qui y établit brièvement son état-major. Des hôpitaux de campagne furent installés dans les deux mois suivants[36].
Seconde Guerre mondiale
La gare de Busigny étant un centre ferroviaire important entre Paris, Bruxelles et l'Allemagne, elle est la cible de plusieurs bombardements, parfois très meurtriers, ainsi que d'actions de sabotage du maquis FTP "La Corse".
Le premier bombardement, par la Luftwaffe, intervient dès le .
Le vers 19 heures, 75 bombardiers du 409e groupe de bombardement de l'US Air Force bombardent en trois vagues toutes les installations ferroviaires. La gare devait être déserte à cette heure, mais le retard du train Dijon - Lille, et la présence en gare de trois omnibus attendant la correspondance, entraînent la mort d'environ 600 victimes civiles. Le la gare est à nouveau bombardée par l'Allied Expeditionary Air Force (en)[37].
Constitué à partir de juillet 1943, le maquis de Mazinghien, fort de 250 hommes et dont le terrain d'action s'étendait sur le sud du Nord et le nord de l'Aisne, mène des actions de renseignement et de sabotage. Le un sabotages sur la ligne Busigny - Hirson conduit au déraillement d'un train de charbon destiné à l'Allemagne ; le , un nouveau sabotage à Saint-Benin provoque le déraillement d'un convoi de chars Tigre. Après le Débarquement de Normandie et jusqu'en , date de la dissolution du maquis, d'autres actions de sabotage sont menées dans la région[38].
Un autre réseau est particulièrement actif à Busigny et sur les installations ferroviaires, il s'agit d'un réseau FTP "La Corse" auquel appartenaient Edmond et Lucien Desjardins
Plusieurs résistants payent leur engagement de leur vie, Pierre Galliegue, Edmond et Lucien Desjardin du réseau FTP la Corse sont arrêtés et transférés à la prison de Saint-Quentin puis fusillés au lieu-dit la Sentinelle à Saint-Quentin le . Edmond Degond — Instituteur et capitaine de reserve de l'armée française, titulaire de la légion d'honneur — membre du réseau Front national est arrêté par la Gestapo dans sa salle de classe et déporté à Neuengamme d'où il reviendra en 1945, puis devient maire de la commune de 1947 à 1953. Une plaque commémorative déposée par les habitants de Busigny à l'école primaire jacques Prévert[3],[39] rappelle son engagement. Franck Bourreau, âgé de 13 ans, est le plus jeune fusillé civil de France avec quatre de ses camrades. Le monument des cinq jeunes fusillés se trouve sur la route menant à Becquigny au lieu-dit la Haïre
Le 29 janvier 1944 le bombardier B-17 nommé Mary Ellen, de retour d'une mission sur Francforttouché par la défense antiaérienne allemande s'écrase à Busigny. Six des dix membres d'équipage parviennent à sauter en parachute, mais quatre sont arrêtés, deux s'échappent avec l'aide de résistants et de familles françaises, dont le second lieutenant Richardson. Les quatre autres sont tués dans l'écrasement de l'appareil. Un mémorial est érigé en mémoire des membres d'équipage morts sur la route de la haie-Meneresse. Une plaque offerte par le colonel Richardson ainsi qu'un morceau de l'avion sont fixés sur ce monument[40],[39].
La commune est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 le [41].
Depuis la Seconde Guerre mondiale
L'activité de Busigny se partageait après la guerre entre l'agriculture (blé, betteraves, houblon) et l'industrie textile (confection, bonneterie, lingerie, tissus). Depuis les années 1970, ces industries ont disparu. Quelques entreprises du bâtiment et de la construction métallique subsistent à Busigny malgré un contexte économique difficile.
Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Cambrai du département du Nord[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Clary[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Cateau-Cambrésis[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dix-huitième circonscription du Nord.
Intercommunalité
Busigny était membre de la communauté de communes du Caudrésis, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Pays de Matisse pour créer le la Communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis[42], dont est désormais membre la commune[I 1].
Tendances politiques et résultats
Au deuxième tour des élections régionales de 2010[43], 47,35 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 25,58 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 27,07 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 54,62 %.
Aux élections européennes de 2009[44], les deux meilleurs scores à Busigny étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 150 suffrages soit 21,55 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %) et de la liste du Front national conduite par Marine Le Pen, qui a obtenu 134 suffrages soit 19,25 % des suffrages exprimés (département du Nord %), pour un taux de participation de 41,18 %.
Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[45], 50,29 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 49,71 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 83,94 %.
Au deuxième tour des élections législatives de 2007[46], 48,90 % des électeurs de Busigny ont voté pour François-Xavier Villain (UMP) (57,45 % dans la 18e circonscription du Nord), 51,10 % pour Brigitte Douay (PS) (42,55 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 59,33 % à Busigny et de 60,08 % dans la circonscription.
Administration municipale
Compte tenu de l'importance de la population de la commune, le nombre de ses conseillers municipaux est de 19[47], y compris le maire et ses adjoints.
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Busigny est rattachée à la circonscription de Cambrai/Le Cateau de l'inspection académique du Nord dans l'académie de Lille.
La commune gère une école maternelle, l'école du Centre, ainsi que deux écoles primaires, Jacques-Prévert et Claude-Bernard[55], rattachées au secteur du collège Jean-Rostand du Cateau-Cambrésis.
Les lycées les plus proches sont à Caudry et au Cateau-Cambrésis.
- L'école Claude-Bernard à la cité des cheminots
- La salle des fêtes.
Santé
En 2012 Busigny compte un médecin généraliste, trois infirmières et une pharmacie[56]. L'hôpital le plus proche est celui du Cateau-Cambrésis.
Justice, sécurité, secours et défense
La ville de Busigny est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai[réf. nécessaire].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Busignois et les Busignoises[57].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[59].
En 2023, la commune comptait 2 435 habitants[Note 7], en évolution de −1,89 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 238 hommes pour 1 235 femmes, soit un taux de 50,06 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Vie associative
Plus de vingt associations participent à la vie de la commune dans le domaine des arts, des sports et de la vie civique.
L'association Arts en Cambrésis, créée en 1997, se donne pour but l'organisation de manifestations culturelles (expositions, concerts, spectacles de théâtre, conférences), la mise d'un lieu de rencontres ou de travail, « l'Atelier », à la disposition d'artistes, la sensibilisation des jeunes à l'art et la constitution d'une collection d'art contemporain.
L'association des Familles de Busigny se montre particulièrement active pour tisser des liens entre les Busignois par des actions à vocation sociale et familiale et culturelles. L'association est bien connue au travers de son activité dans le domaine de la ferronnerie d'art.
L'association SOS Village d'enfants a inauguré le premier village d'enfants SOS en 1956 à l'initiative de Mr Gilbert Cotteau, fondateur de l'association.
Cultes
Les Busignois disposent d'un lieu de culte catholique, l'église Saint-Médard, qui fait partie de la paroisse Sainte-Anne-en-Cambrésis dans le diocèse de Cambrai[25].
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 18 570 € [63]:
Ce revenu médian est très nettement inférieur à celui du département du Nord, lui-même inférieur à celui de la France entière.
Emploi
Busigny se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée au Cateau-Cambrésis.
En 2008, la population de Busigny se répartissait ainsi : 63,9 % d'actifs, ce qui est inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 11,3 % de retraités, un chiffre supérieur au taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 11,7 % contre 11,3 % en 1999[66].
Entreprises et commerces
Les industries textiles, autrefois importantes à Busigny, ont aujourd'hui disparu. Parmi les entreprises principales implantées dans la commune subsistent les constructions métalliques Brillard et Choin, une entreprise de captage et d'embouteillage d'eau de source du groupe Cristaline.
Au 31 décembre 2009, Busigny comptait 85 établissements[66].
Répartition des établissements par domaines d'activité au 31 décembre 2009
| Ensemble | Agriculture | Industrie | Construction | Commerce | Services | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'établissements | 85 | 11 | 12 | 10 | 39 | 13 |
| % | 100 % | 12,9 % | 14,1 % | 11,8 % | 45,9 % | 15,3 % |
| Sources des données : INSEE[66] | ||||||
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Deux tours datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle sont le seul vestige de l'ancien château de Busigny, construit par le baron Jacques de Hannecart après la destruction du précédent château, édifié à la fin du XIIe siècle, par un incendie vers 1755. De style Renaissance, il se composait d'une construction centrale flanquée de deux ailes terminées chacune par une tour carrée. En 1805 le château devint la propriété de l'épouse du général d'Empire Jean Rapp. Il fut démoli en 1972, à l'exception des tours[67].
- L'église Saint-Médard est édifiée au XVIe siècle et achevée en 1542. Entre 1750 à 1752 on y ajouta des bas-côtés. La tour carrée qui domine le porche fut construite en 1831 sur les plans de l'architecte cambrésien André de Baralle. Le chœur actuel date du milieu du XIXe siècle[67].
- La chapelle Saint-Urbain est édifiée dans les bois près d'une source dont l'eau était réputée pour ses vertus curatives. La légende raconte que des fleurs de laine y poussèrent après que des moutons eurent été engloutis par la source[3]. La chapelle fut reconstruite au XIXe siècle. On y allait en pèlerinage jusqu'à ce que la source soit murée pour cause d'insalubrité. Cependant une messe y est encore célébrée chaque année, fin mai[25],[67].
- La gare de Busigny est mise en service par la Compagnie des chemins de fer du Nord le 21 octobre 1855. En 1864, on lui ajoute une remise aux voitures[68], et, en 1865, le bâtiment voyageurs définitif remplace la construction provisoire[69].
Busigny Communal Cemetery Extension est un cimetière militaire britannique géré par la Commonwealth War Graves Commission. La plupart des tombes sont celles de soldats dirigés vers les trois hôpitaux de campagne installés à Busigny en octobre et novembre 1918, après la reconquête du village par les Américains et les Britanniques. Après l'armistice des corps y furent amenés d'une dizaine de cimetières alentour. Le cimetière contient 670 tombes de soldats de la Première Guerre mondiale, dont 64 non identifiés[36].
Le géant de Busigny

Nom jeté des habitants
Le nom jeté des habitants de Busigny est les Croquands (ou Croquants)[70].
Personnalités liées à la commune
Seigneurs de Busigny
- Philippe Louis Joseph Hanecart, fils de Philippe François Théodore, écuyer, seigneur puis baron de Briffœil et Wasmes, conseiller du roi au Parlement de Flandres, président à mortier, et de Marie Claire Pédecœur, bourgeoise de Douai le , nait à Douai en septembre 1729 (baptisé le ). Il est baron de Briffoeil, seigneur de Tours, de Busigny, Malmaison, Wasmes, Pipaix, la Cattoire, la Mairie, Lommeau. Il meurt à Douai le , inhumé au cimetière des Clarisses. Il épouse à Douai le Marie Anne Charlotte Théry, baptisée à Douai le , fille de Charles Joseph, écuyer, seigneur de Gricourt et de Marie Josèphe Adrienne de le Court[71].
- Marie Albert Théodore Hanecart, fils de Philippe Louis Joseph, nait le (baptisé le ). Il est écuyer, seigneur de Busigny, officier au régiment de Dauphin cavalerie. Il devient baron de Briffœil à la mort de son père en 1788. Pendant la Révolution française, il est arrêté en 1792, à Douai, incarcéré à la prison de Compiègne, libéré le 9 thermidor an II ()[71].
Autres personnalités
- Louis Morcrette-Ledieu, né le 18 novembre 1853 à Busigny, député de la 2e circonscription de Cambrai de 1898 à 1902.
- Alfred Dehé, né à Busigny le 21 février 1899, sénateur du Nord de 1959 à 1969.
- Marcel Daubenton, né à Busigny le 22 avril 1900, architecte.
- Gilbert Cotteau, né à Busigny le 5 novembre 1931, fondateur de l'association SOS Villages d'enfants en France.
- Jean-Louis Bricout, né le 27 décembre 1957 à Busigny, ancien maire de Bohain-en-Vermandois, député de l'Aisne de 2012 à 2024.
Héraldique, logotype et devise
Pour approfondir
Bibliographie
- Michel Casiez, Histoire et Patrimoine de Busigny depuis l'origine, tome 1, Histoire et Patrimoine du Cambrésis et du Vermandois, 2021 (ISBN 9791069955431)
- Michel Casiez, Histoire et Patrimoine de Busigny depuis l'origine, tome 2, Histoire et Patrimoine du Cambrésis et du Vermandois, 2021 (ISBN 9782957946600)
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Busigny (59118) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 8]
- Busigny sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Busigny » sur Géoportail.


