Buxy

commune française du département de Saône-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Buxy est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Buxy
Buxy
Une des rues principales du centre du village.
Blason de Buxy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Sud Côte Chalonnaise
(siège)
Maire
Mandat
Dominique Lanoiselet
2020-2026
Code postal 71390
Code commune 71070
Démographie
Gentilé Buxinois[1], Buxynois[2]
Population
municipale
2 150 hab. (2023 en évolution de +0,66 % par rapport à 2017)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 45″ nord, 4° 41′ 50″ est
Altitude Min. 186 m
Max. 430 m
Superficie 11,92 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Buxy
(ville isolée)
Aire d'attraction Chalon-sur-Saône
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Givry
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Buxy
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Buxy
Liens
Site web buxy.fr
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    Géographie

    Situé à une vingtaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône, Buxy est un village viticole de la côte chalonnaise.

    Communes limitrophes

    Accès et transports

    Le village est situé à proximité de grands axes de circulation, à 15 kilomètres de l'autoroute A6 (Chalon-sur-Saône), 18 kilomètres de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, 6 kilomètres de la route nationale 80 (RCEA) Chalon-Moulins, et à une vingtaine de kilomètres de la LGV Sud-Est (TGV) (gare du Creusot TGV).

    Bus

    La ligne LR701 du réseau régional de cars « Mobigo » reliant Chalon à Mâcon via Cluny, dessert plusieurs arrêts à Buxy (gare, collège et centre).

    Géologie et relief

    Le Trias inférieur gréseux affleure le village, et est en contact avec des calcaires du Kimméridgien supérieur[3]. D'une altitude de 196 mètres à 428 mètres, l'escarpement est prononcé par endroits.

    Hydrographie

    Les principaux cours d'eau sont la Corne, la rivière des Curles et le Loup Poutet.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 827 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champforgeuil à 16 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 736,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Buxy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Buxy[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 109 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (33,8 %), prairies (22,8 %), cultures permanentes (13,5 %), zones urbanisées (12,9 %), terres arables (8,5 %), forêts (6,7 %), mines, décharges et chantiers (1,8 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    C'est au Xe siècle que le nom de Buxy (Buxum, Buxiacum puis Bussiacum auparavant) apparaît officiellement, peut-être à cause des buis qui l'entourent.

    Malgré son étymologie, on prononce /byksi/. Selon Jean-François Bazin dans L’Almanach bourguignon (émission de la radio RCF en Bourgogne), Buxy est le seul nom d’une commune située sur le territoire de l’ancienne province bourguignonne comportant un X en milieu de nom où ce X se prononce /ks/ (le X dans Aloxe-Corton, Auxant, Auxerre, Auxey-Duresses, Auxonne, Auxy, Bissy-sous-Uxelles, Fixin, Franxault, Maxilly-sur-Saône, Semur-en-Auxois, Uxeau, etc. se prononçant /s/). Ce même Jean-François Bazin écrit dans Le Vin de Bourgogne : « le Bourguignon a en horreur les x gutturaux. Il adoucit tout : Fixin se prononce Fissin, Auxey Aussey, Auxerrois Ausserrois, etc. En revanche, on bute sur le x de Buxy : Buk-sy ».

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Le site fut vraisemblablement connu de l'Homme de Néandertal (grottes de Culles les Roches)[19],[20], et leurs successeurs de l'époque de Hallstatt (traces). L'occupation romaine y est présente (site de Granges)[21]. La christianisation a commencé très tôt, vers le Ve siècle.

    Moyen Âge

    Les comtes de Chalon

    Durant le Moyen Âge, Buxy passe sous la dépendance des comtes de Chalon (sur Saône). Au Xe siècle, Buxy est un vicus. Buxy est alors le siège d'une prévôté dépendant des comtes. Les conflits entre le roi de France et les comtes amènent le village à se fortifier à partir du XIIe siècle. L'église romane est construite à cette époque (église Saint-Germain-l'Auxerrois)[21]. Les templiers s'installent dans la région vers 1185 (demeure templière de Jully). Dans le procès de 1310, Martin, de Buxy, un templier de cette maison, fut entendu comme témoin. En 1204, Béatrice de Chalon (1174 - † 7 avril 1227), dite Béatrice de Thiers, comtesse de Chalon, octroie une charte précisant les droits et devoirs des habitants de Buxy. Les Buxynois sauront faire valoir leurs droits, même devant plus puissants qu'eux. C'est la véritable naissance de la municipalité buxynoise. En 1237, le Chalonnais passe entre les mains du duc de Bourgogne Hugues IV[22], par échange avec la principauté de Salins.

    Les juifs à Buxy

    Jusqu'au XIVe siècle, une importante communauté juive réside à Buxy[23], cour Marmagne. Ils sont chassés du royaume en 1306, par Philippe le Bel.

    Les ducs de Bourgogne

    Le bourg a toujours eu l'attention des ducs. En 1318, le duc Eudes IV octroie un droit de passage au milieu du village, pour les voyageurs allant de Beaune à Cluny.

    Buxy souffre de la guerre de Cent Ans, et les Buxynois prennent part aux combats. Vers 1360, ils vont lutter contre la bande des écorcheurs, hommes de guerre à gages que le traité de Brétigny jette sur les routes, et qui rançonnent le pays. Malgré ses murailles, Buxy est difficilement défendable, faute d'hommes pour le faire, ceux-ci étant employés à lutter contre les troupes royales, commandées par Rodrigue de Villandrando.

    La fin de la guerre de Cent Ans laisse le bourg exsangue, d'autant plus que les écorcheurs font un retour bref mais sanglant. Les derniers ducs de Bourgogne rendent un peu de calme et de prospérité à la région, mais c'est sans compter sur le désir du roi de France Louis XI, en lutte contre Charles le Téméraire.

    Buxy est donc le lieu d'une bataille entre l'armée bourguignonne, basée à Chalon-sur-Saône, composée de nobles et de mercenaires en majorité allemands, et les troupes royales recrutées dans le Dauphiné, la vallée du Rhône et venant de Saint Gengoux-le-Royal.

    Le 14 mars 1471, à la bataille de Buxy, des milliers d'hommes de guerre s'affrontent[19]. Après une issue incertaine, les troupes royales semblent l'emporter.

    Période moderne

    La période des rois de France

    Après la mort de Charles le Téméraire en 1477, le duché tombe entre les mains des rois de France (Louis XI)[22]. Leur première décision est de faire disparaître ce qui rappelle la gestion des ducs. Les murailles de Buxy sont laissées à l'abandon, et les habitants construisent sur les remparts.

    Le roi se réserve d'accorder, à titre de récompense, les revenus des droits seigneuriaux de la prévôté de Buxy. Ces seigneurs deviennent des seigneurs engagistes, mais jamais seigneurs de Buxy.

    Dans la lignée des personnages importants ayant reçu Buxy, citons entre autres Marie de Savoye, fille de Yolande de France et d'Amédée IX, marquise de Rothelin par son mariage avec Philippe de Bade-Hochberg-Neuchâtel, puis ses descendants de la famille de Hochebourg. En succession (cf. Jeanne), Buxy passe dans la famille de Longueville, à la Princesse de Condé, Françoise d'Orléans[22], suivie par Charles de Bourbon. La veuve de Charles de Bourbon cède la terre de Buxy à Jacques du Blé, marquis d'Uxelles pendant environ un siècle. Les biens de Nicolas du Blé sont attribués au marquis de Beringhem, gouverneur de Chalon. Celui-ci vend Buxy à François Henrion de Pressey, gouverneur des pages de la chambre du roi, et trésorier de France en Bourgogne. Son fils aîné Camille est le dernier seigneur de Buxy qu'il quitte, criblé de dettes.

    Dans les réformes engagées par le roi de France, la nomination des curés par les évêques, en dehors, bien souvent, de la paroisse de Buxy, crée, en particulier, des dissensions favorables à l'introduction du protestantisme. La localité est d'ailleurs relativement protégée lors des guerres de religion (refuge d'une partie des protestants du Chalonnais)[24]. Seule l'incursion de troupes protestantes, sous la conduite de l'amiral de Coligny, ayant avec lui le jeune prince de Béarn (futur Henri IV) et de Condé, amène l'incendie d'une partie de l'église et la destruction des archives (1570 ou 1575).

    Les protestants à Buxy

    La réforme calviniste a très tôt un grand nombre d'adhérents à Buxy, pour la plupart issus de classes aisées ou dirigeantes. Ils représentent jusqu'au tiers de la population.

    Plusieurs synodes provinciaux se tiennent à Buxy entre 1604 et 1671. Un temple est érigé dans une maison léguée par Humbert Perrault, protestant notoire. La séparation catholiques et protestants ne semble pourtant alors pas très marquée : le notaire Abraham Cornu, protestant, gère les biens des moines de Cluny et de la Ferté. Après la révocation de l'édit de Nantes, les protestants sont victimes de persécutions. Certains émigrent en Suisse, comme la famille Delagrange dont seront issus plusieurs architectes, d'autres se rallient, peut-être sous la contrainte, au catholicisme : en 1730, dit l'abbé Courtépée, on ne connaît plus de calvinistes à Buxy.

    Période contemporaine

    La Révolution et l'époque napoléonienne

    Buxy ne reste pas à l'écart de la Révolution française : une milice bourgeoise est créée le 24 juillet 1789. Elle devient la Garde nationale et est armée jusqu'en 1792, l'entraînement se faisant sur le Champ de Mars, l'actuelle place de Baranges.

    La fête de la fédération du 14 juillet 1790 est célébrée par une messe solennelle, suivie du serment patriotique.

    À la création du département de Saône-et-Loire, Buxy devient chef-lieu de canton.

    Après la destruction de ce qui rappelle la féodalité (terriers, titres...), vient la période des perquisitions, ventes des biens du clergé et émigrés, avec arrestations et réquisitions. Mais la population ne s'engage pas réellement à la suite des révolutionnaires, peu nombreux.

    Buxy participe à l'effort de guerre, ce qui permet à un enfant du pays, Charles-Claude Meuziau, de devenir général et baron d'Empire, puis plus tard baron héréditaire.

    Après Thermidor, l'église est rendue au culte.

    Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte provisoirement les noms de Buxy-le-National et de Grand-Buxy[25].

    À la fin de l'Empire, la France est envahie et Buxy se mobilise pour résister à l'invasion. Le village sera occupé par les Autrichiens en 1814 et 1815 après Waterloo. Buxy devient provisoirement Buxy-le-Royal de 1816 à 1822[26].

    Le XIXe siècle

    Au cours de ce siècle s'organisent les principaux services publics :

    • 1826 : organisation d'un service incendie et en 1848 de la Compagnie des sapeurs-pompiers.
    • 1831 : organisation de la garde nationale.
    • 1832 : après l'épidémie de choléra, création d'un service de salubrité et organisation de l'enlèvement régulier des immondices et des fumiers.
    • 1844 : installation d'une brigade de gendarmerie à Buxy[27].
    • 1861 : fondation des sociétés de secours mutuels et de la société de secours mutuels des vignerons.
    • 1866 : début de l'éclairage public, qui devient électrique en 1913.
    • 1880 : fondation de l'hôpital.
    • 1888 : arrivée du chemin de fer.

    Au sommet de la Chaume, à 429 mètres d'altitude, Buxy dispose durant toute la première moitié du XIXe siècle d'une « station » (ou « poste télégraphique aérien ») du télégraphe Chappe implantée le long de l'« embranchement » reliant Chalon-sur-Saône à la ligne Paris-Toulon, installation qui cesse de fonctionner en 1853, remplacée par la télégraphie électrique[28]. Le sommet de la colline est par la suite exploité en carrière, au plus tard à partir de 1973[29].

    La fin de ce siècle voit le phylloxéra toucher durement le vignoble[24].

    Le XXe siècle

    Il se caractérise par les deux guerres : celle de 1914-1918, qui fait de nombreuses victimes parmi les poilus du bourg ; et celle de 1939-1945, qui se caractérise par l'entrée des troupes allemandes le , avec une résistance remarquée des soldats français, et des dégâts matériels. Peu après, en , la ligne de démarcation coupe le canton de Buxy en deux[24]. La présence du camp d'observation aérienne de Montagny-les-Buxy est la cause de nombreux désagréments dans la population, avec comme exemple le massacre de résistants et de civils en au hameau voisin de Neuilly[24]. La libération de Buxy, par des troupes oranaises et de l'empire (colonial), et non des soldats américains comme certains l'ont cru, se fait sans dommages.

    30 juin 1931 : fondation de la coopérative vinicole de Buxy[30], avec Henri Ozanon, maire de Romenay, pour président[31].

    Création de l'appellation Montagny en 1936, dont la commune fait partie[32]. En 1954, l'eau courante arrive à Buxy[19].

    En 1993, la Société d'astronomie de Saône-et-Loire s'installe à son tour sur la colline de la Chaume, y construisant un observatoire[33]. En 2018, Jean-Claude Merlin fait don à l'observatoire du télescope qu'il a construit en 1985 et initialement installé près du Creusot[34],[35].

    Le XXIe siècle

    En 2002, la commune avec Montagny-lès-Buxy, Saint-Vallerin et Jully-lès-Buxy, accueille la Saint-Vincent Tournante pour l'appellation Montagny[36]. Avec la canicule de 2003, les vendanges débutent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[37].

    En mai 2018, la petite planète (375007) Buxy découverte par Jean-Claude Merlin est baptisée « Buxy ».

    L'hôpital Saint-Lazare-de-Jérusalem

    On ignore à quelle date cet hôpital fut fondé à Buxy, mais l'abbé Courtépée le cite en 1454 comme léproserie. Il était situé sur l'actuelle place de Baranges. Il fut réuni à l'hôpital de Tournus[22] vers 1696, moyennant deux lits pour les pauvres de Buxy. Cette réunion dura jusqu'en 1880, et en 1883, un hôpital fut construit à Buxy. C'est l'actuelle maison de retraite.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Buxy Blason
    De sinople à la grappe de raisin d’or ; au chef du même chargé d’une branche de buis de sinople.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Buxy est une commune qui vote très légèrement à droite. Depuis 1997, la droite est arrivée en tête dans 10 élections et la gauche, dans 8 scrutins[38],[39],[40],[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47],[48],[49],[50],[51],[52],[53],[54],[55].

    Trois élections ont concerné deux personnes du village, avec André Gentien et Dominique Lanoiselet :

    Cantonales 2008

    Au premier tour à Buxy, pour le canton de Buxy, Dominique Lanoiselet (UMP), arrive en tête avec 49,20 %, suivi du socialiste Daniel Basset (38,18 %)[41]. Au deuxième tour, Dominique Lanoiselet l'emporte avec 55,65 %, contre 44,35 % au socialiste[41]. Dominique Lanoiselet est élue sur le canton (51,45 %)[42].

    Cantonale 2001

    Au premier tour, pour le canton de Buxy, André Gentien (RPR), le conseiller général sortant, l'emporte au premier tour dans la commune et dans le canton avec 51,08 %, suivi du socialiste Daniel Nicolas (20,09 %), de l'écologiste Marie-Claude Colin-Cordier (14,18 %)[53].

    Cantonale 1994

    Au premier tour, pour le canton de Buxy, André Gentien (RPR), arrive en tête au premier tour dans la commune et dans le canton avec 31,19 %, suivi du conseiller général sortant (RPR) Jean Rigoulot (19,27 %), du socialiste Gérard Maitre (19,15 %), de Joël Juillet (droite) (16,66 %), de M. Chevalier (10,62 %) et de M. Clerget (3,11 %)[53]. André Gentien l'emporte au second tour.

    Administration municipale

    Buxy dépend de l'arrondissement de Chalon-sur-Saône. Le conseil municipal est composé de 19 membres conformément à l'article L. 2121-2 du Code général des collectivités territoriales[56]. À l'issue des élections municipales de mars 2020, Dominique Lanoiselet est réélue maire de Buxy.

    Listes des maires

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    Liste non exhaustive des prévôts
    Période Identité Étiquette Qualité
    1386   Guillaume Duchemin[57]    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1864 1866 Charles Dariot   Juge de paix
    Conseiller général du canton de Buxy (1855 → 1871)
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1959 mars 1965 M. Violot    
    mars 1965 mars 1971 Marcel Legros RI Viticulteur
    Sénateur de Saône-et-Loire (1958 → 1971)
    Conseiller général du canton de Buxy (1951 → 1970)
    Ancien maire de Saint-Vallerin (1959 → 1965)
    mars 1971 mars 1989 Lucienne Claustre PS Institutrice
    mars 1989 mars 2008 André Gentien RPR puis UMP Chef d'entreprise
    Député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire (1995 → 1997 puis 2002)
    Conseiller général du canton de Buxy (1994 → 2008)
    mars 2008 en cours
    (au 19 novembre 2021)
    Dominique Lanoiselet DVD Infirmière libérale
    Conseillère générale du canton de Buxy (2008 → 2015)
    Conseillère départementale du canton de Givry (2015 → )
    Réélue pour le mandat 2020-2026
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Canton et intercommunalité

    Jusqu'en 2015, cette commune était le chef-lieu du canton de Buxy, comptant 8 490 habitants en 2006, et dont Dominique Lanoiselet a été la dernière conseillère générale de 2008 à 2015. Depuis 2015, Buxy appartient au canton de Givry.

    En ce qui concerne l'intercommunalité, le village fait partie de la communauté de communes du Sud de la Côte chalonnaise depuis 2000.

    Instances judiciaires et administratives

    Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Chalon-sur-Saône, qui possède un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance, un tribunal de commerce et un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel et la cour administrative d'appel de Dijon[58].

    Jumelages

    Buxy est jumelée avec Schacht-Audorf (Allemagne)[59].

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[61].

    En 2023, la commune comptait 2 150 habitants[Note 4], en évolution de +0,66 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 6001 6021 7061 6831 7411 9581 9951 9221 896
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 9052 0302 1532 0632 0522 0522 0121 9822 013
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 9891 8711 8651 6111 5501 5931 5081 4001 368
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    1 6501 6851 6701 7961 9982 0982 1642 1842 066
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    2 1512 150-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramides des âges

    Enseignement

    • Une école maternelle
    • Deux établissements primaires (l'école primaire de Marouge et l'école privée Sainte-Marthe)
    • Un collège La Varandaine
    • Un établissement spécialisé, institut médico-éducatif pour jeunes en situation de handicap et retard scolaire

    Santé

    Il y a huit médecins généralistes[64], un médecin généraliste à orientation homéopathie[65], trois kinésithérapeutes[66], deux infirmières[67], dentistes et pharmacies[68] sur la commune. Il y a également une maison de retraite (EHPAD du Champ Fleury)[69]. L'hôpital le plus proche se situe à Chalon-sur-Saône.

    Sports

    Une société de gymnastique nommé L'Avenir Gym est créée en 1904[70]. Un club de rugby à XV nommé le RC Buxy, qui évolue en Fédérale 3 pour la saison 2017-2018[71]. Un club de football nommé US Buxy évoluant en 2011-2012, en 1er division de district du pays saônois pour l'équipe première[72]. Un club de basket-ball nommé Club Basket Buxynois crée en 2000 et avec 90% d'équipes féminines.

    Il y a aussi des clubs de volley-ball (Buxy Volley Team), judo (Judo Club), badminton (Badminton Loisir), tennis (Tennis Club Buxy) et cyclisme (Amicale Cycle de Buxy)[73].

    Ainsi que deux terrains en herbe, un pour le rugby et un pour le football ; un gymnase.

    La 6e étape du Tour de France 2007, entre Semur-en-Auxois et Bourg-en-Bresse, passe par Buxy[74].

    Cultes

    Buxy est le siège de la paroisse Saint-Vincent-des-Buis, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe dix-sept villages (Bissey-sous-Cruchaud, Buxy, Cersot, Granges, Jambles, Jully-lès-Buxy, Marcilly-lès-Buxy, Messey-sur-Grosne, Montagny-lès-Buxy, Moroges, Rosey, Saint-Désert, Saint-Germain-lès-Buxy, Sainte-Hélène, Saint-Vallerin, Sassangy et Villeneuve-en-Montagne).

    Sécurité

    Il y a une gendarmerie.

    Écologie et recyclage

    Cave coopérative de Buxy.
    Les vignobles de la côte chalonnaise.

    Économie

    Une des parts importante de l’économie du village, est représentée par la viticulture. L'agriculture est aussi représentée avec deux agriculteurs[75]. Il y a également une activité sur une carrière de pierre[22].

    Buxy compte un supermarché[76], deux supérettes[77] et restaurants, un kebab[78], quatre bars, un salon de thé[79], un hôtel-restaurant[80], cinq chambres d'hôtes[81], trois gîtes[82], deux bureaux de tabac[83], trois salons de coiffure[84], quatre artisans[85], trois garagistes[86], une jardinerie[87], quincaillerie[88]

    Vignoble

    Village viticole rentrant dans l’AOC Montagny.

    La commune compte deux domaines viticoles, mais s'y trouve surtout une importante cave coopérative regroupant quelque 120 vignerons, appelée cave coopérative de Buxy ou cave des vignerons de Buxy. Celle-ci a été fondée en 1931 et a fusionné en 1970 avec celle de Saint-Gengoux-le-National[89].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Classés ou inscrits aux monuments historiques

    L'église de Buxy, sous le vocable de saint Germain.
    • L'église Saint-Germain, à trois nefs, qui a succédé à une ancienne église romane dont il subsiste le chœur (l’église à trois nefs actuelle, agrandie en 1863, en garde l’esprit)[90].

    Autres lieux et monuments

    • Le Châtel de Buxy (ou vieux Buxy) prit forme entre le XIIe et le XVIe siècle. Entouré de murs flanqués de six tours, il contenait une quarantaine de maisons. Il y avait un temple protestant, plusieurs moulins, deux huileries, une blanchisserie, une magnanerie.
    • Châteaux de Cary Potet, les Raveaux, le Cray, et de la tour Bandin (aujourd'hui sur le territoire communal de Montagny-lès-Buxy).
    • Anciennes tours d'enceinte, dont la tour du Roi et la tour Rouge, qui abrite un caveau et restaurant gastronomique.
    • Vestiges des anciennes fortifications.
    • Ruines de l'ancien château fort des Damas (tour de Tenarre).
    • Tours escalier : tour Perrault (1531), tour Perrussot (vers 1550), tour Saccazand.
    • Anciennes maisons de vignerons.
    • Lavoir et source de Barranges.
    • Une maison de retraite construite près de la voie verte.
    • Musée du vigneron, dans une cave voûtée.
    • Office du tourisme.
    • Siège social de la société Networkvb, fondée par Vincent Barberot.
    • Une bibliothèque municipale gratuite pour tous, offrant de nombreuses animations.
    • Un mémorial commémoratif des douze compagnons de la Libération originaires de Saône-et-Loire, monument en pierre de Buxy inauguré le 16 octobre 2021[91].

    Patrimoine local

    En loisirs et culture, peuvent être citées les associations comme le « Comité des Fêtes », le « Groupe Folklorique », la « Société d'Histoire », la « Bibliothèque », l'« Ensemble Vocal de Buxy », « Buxy en Y»[92][93]

    Créée en 1963, la Société d’histoire de Buxy[94], régie par la loi du 1er juillet 1901 sur les associations, s'est fixé comme objectif de mieux faire connaître l'histoire de Buxy et de ses environs au travers de différentes manifestations et activités : visites commentées du bourg, participation aux Journées européennes du patrimoine, visites hebdomadaires en juillet et août (le vendredi) pour des personnes ayant préalablement réservé à l'office de tourisme de Buxy, expositions, publications d'ouvrages et de fascicules, etc.

    Espaces verts

    La commune est une ville fleurie récompensée d’une fleur.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Abbé Chaumont, Histoire de Buxy.
    • Albert Rebouillat, Histoire de la ville de Buxy, d'après les archives publiques et particulières, Mâcon, Protat frères, 1914.
    • André Bailly, Histoire de Buxy, 5 volumes, Buxy, Société buxynoise de recherches historiques et scientifiques, 1977-1980.
    • Buxy d'hier à aujourd'hui, Société d'histoire de Buxy.
    • Bernard Malvault, Buxy et ses environs pendant la guerre, période 1939-1944, Société d'histoire de Buxy, 2013 (ISBN 978-2-7466-6407-4).
    • En Bourgogne, no 21, février-mars 2012, 100 pages, (ISSN 1969-265X).
    • La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 p. (ISBN 2-915907-23-4).

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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