Le Capitaine Fracasse

roman de Théophile Gautier (1863) From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Capitaine Fracasse est un roman de cape et d'épée de Théophile Gautier, initialement paru en feuilleton dans la Revue nationale et étrangère du au , puis publié en volume chez Charpentier en [1]. Cette œuvre fait la transition entre la tradition du roman picaresque d'origine espagnole et le roman d'aventures moderne[2].

Faits en bref Langue, Auteur ...
Le Capitaine Fracasse
Page de titre de l’édition 1874 chez François Polo illustrée par Gustave Doré.
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Il a fait l'objet de nombreuses adaptations à la scène, à la télévision et au cinéma.

Résumé

L'histoire se déroule entre 1637 et 1643 sous Louis XIII. Le baron de Sigognac, dernier héritier de l'illustre famille des Sigognac et jeune noble désargenté, vit reclus dans son manoir landais qui tombe en ruine[a]. Un soir d'hiver, il tombe amoureux d'Isabelle, jeune actrice d’une troupe de comédiens égarés à qui il a offert l'hospitalité ; l'attirance est réciproque. Le lendemain, sur la proposition des voyageurs, Sigognac décide de les suivre dans leurs aventures. Après de nombreuses péripéties, le baron remplace sur les planches le Matamore, mort de froid lors d'une tempête de neige. Il prend alors le nom de scène de « Capitaine Fracasse ».

Après qu'Isabelle a refusé sa main pour ne pas ternir son nom, Sigognac doit lutter contre un rival, le duc de Vallombreuse. Le duc qui s'est vu renvoyer froidement par la jeune comédienne, femme de haute vertu, s'efforce d'écarter le baron qu'il considère comme le principal obstacle à son objectif. Les deux hommes se battent en duel et le duc est blessé au bras. Devant la difficulté à triompher de Sigognac, Vallombreuse ordonne à ses laquais de s'en charger. Après trois tentatives infructueuses, ils engagent un assassin réputé. Nouvel échec du tueur qui passe dans le camp du baron à la suite du combat.

En dernier recours, le duc fait enlever Isabelle. Il est presque mortellement blessé lors d'un nouveau duel avec Sigognac, venu avec ses camarades comédiens au secours de la belle. Le père du duc intervient à un moment critique pour son jeune fils, en reconnaissant en Isabelle la fille qu'il a eue avec une grande actrice. Le jeune Vallombreuse courtisait donc sa demi-sœur.

La condition d'Isabelle n'étant plus un obstacle, Vallombreuse étant passé d'amant sans scrupules à frère attentionné, le mariage peut enfin être célébré à l'initiative de ce dernier. Isabelle fait réparer en secret le castel délabré de Sigognac. De retour dans le castel remis à neuf, les jeunes époux peuvent couler des jours heureux. En voulant enterrer son vieux chat dans le jardin du château, le baron découvre le trésor enfoui par l'un de ses aïeux. La fortune des Sigognac peut perdurer.

Analyse

Le blason des Sigognac : d'azur à trois cigognes d'or.[4] Soutenu par la devise de la famille : Alta petunt[5].

L'œuvre est reçue par les critiques du temps comme « un pastiche de Scarron sous les couleurs du romantisme »[6], un « Roman-album à l’usage des artistes, des amateurs d’estampes, des collecteurs d’Abraham Bosse et de Callot », (Sainte-Beuve[b]), ou encore une « Illustration fantasque et riche de Scarron, très analogue aux contresens capricieux et charmants de Gustave Doré illustrant La Fontaine », (Émile Faguet[c]). René Jasinski y voit, en revanche, une « sorte de contre-partie truculente, à la fois héroïque et bouffonne, prêtant aux péripéties mouvementées et aux scènes pittoresques » à Mademoiselle de Maupin, dont la genèse a été concomitante à celle du Capitaine Fracasse[9]. De fait, la verve de Mademoiselle de Maupin se retrouve dans Le Capitaine Fracasse, qui reproduit le ton du XVIIe siècle[10], en pastichant le vieux français de Marie-Madeleine de Scudéry[11]. Le seul « engouement pour tout ce qui était vieux, pittoresque et caractéristique[12] » de Gautier ne suffit pas à expliquer la facture volontairement démodée et anachronique de l'œuvre[d] ; pour Béatrice Didier, il s’agit, en réalité, d’une stratégie d’écriture visant à lui permettre de s’abstraire totalement de la réalité de son temps[14].

Adaptations

Cinéma

Télévision

Théâtre

Image d'Épinal

Bande dessinée

  1. Volume 1, 2008 (ISBN 978-2-7560-1273-5)
  2. Volume 2, 2009 (ISBN 978-2-7560-1325-1)
  3. Volume 3, 2010 (ISBN 978-2-7560-1326-8)
  1. Partie 1 : (en) Base INDUCKS : I TL 584-A
  2. Partie 2 : (en) Base INDUCKS : I TL 585-A

Notes et références

Liens externes

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