Jean Verdier (cardinal)

prélat catholique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Verdier, né le à Lacroix-Barrez (Aveyron) et mort le à Paris (Seine), est un évêque catholique français, archevêque de Paris de à sa mort et cardinal.

Faits en bref Biographie, Naissance ...
Jean Verdier
Image illustrative de l’article Jean Verdier (cardinal)
Biographie
Naissance
Lacroix-Barrez
Ordre religieux Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ordination sacerdotale
Décès (à 76 ans)
7e arrondissement de Paris
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Pie XI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de Sainte-Balbine
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le
pape Pie XI
Archevêque de Paris

Blason
« In Verbo tuo laxabo rete » (Lc 5,5)
(« Sur ta parole, je jetterai le filet »)
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org
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Biographie

Jean Verdier est le fils de Jean Baptiste Verdier, aubergiste, et de Julie Caumel[1],[2]. Il étudie la théologie et la philosophie au séminaire de Rodez et entre en chez les Sulpiciens. En , il est ordonné prêtre et enseigne ensuite au séminaire de Périgueux qu'il dirige de à . De à , il appartient à la faculté de théologie de Paris et est supérieur du séminaire des Carmes. Il est nommé en chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris et, de à , dirige sa congrégation en tant que supérieur général.

En , il est nommé vicaire général du diocèse de Paris et protonotaire apostolique puis, la même année en novembre, archevêque de Paris[3]. Le le pape Pie XI le crée cardinal-prêtre avec le titre de Sainte-Balbine. Il lui confère lui-même la consécration épiscopale, assisté d'Emmanuel Chaptal et d'Alfred Baudrillart, évêques auxiliaires de Paris, pour témoigner de l'importance de ce choix personnel. Comme légat, le cardinal Verdier représente le pape à de nombreuses occasions, soit en France, soit à l'étranger. En , il lance l'œuvre des Chantiers du Cardinal, créant alors de nombreuses paroisses en région parisienne.

L'Action catholique

Jean Verdier offre à la Vierge la maquette de la chapelle Sainte-Thérèse à Paris.

Le cardinal Verdier est avant tout un évêque de l'Action catholique selon les directives de Pie XI. Lorsqu'il se rend en visite ad limina à Rome en , le pape le presse dans ce sens. Il désire que l'épiscopat français structure les différentes organisations, comme la Fédération nationale catholique, la Jeunesse ouvrière chrétienne, la Fédération nationale des patronages, etc., qui échappent, en fait, à la direction de la hiérarchie, « les prêtres n'y étant que des aumôniers, des courants de pensée, des attitudes morales s'y établissent qui ne sont pas en parfaite conformité avec la pensée de l'Église[4] ». Dès , l'assemblée des cardinaux et archevêques de France s'emploie à restructurer les mouvements de l'Action catholique, à qui des statuts sont donnés, avec l'abbé Stanislas Courbe comme coordinateur. C'est l'un des six cardinaux français à participer au conclave de 1939 à l'issue duquel Pie XII est élu.

Le Cardinal Verdier sur son lit de mort. Serge Ivanoff, 1940.
Le monument du cardinal Verdier dans la cathédrale de Paris.

Il meurt le à Paris 7e[2] et est inhumé dans le caveau des archevêques sous le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le cardinal Verdier et le Front populaire

Après la formation du gouvernement de Léon Blum en , le cardinal fait publier un communiqué qui fait grand bruit appelant à « la paix sociale (…) et à sacrifier nos rancœurs, nos préférences politiques ou sociales, et dans une certaine mesure nos intérêts eux-mêmes. »[5].

La gauche se réjouit de cette déclaration et le cardinal Pacelli adresse au cardinal une lettre de félicitations du pape.

Le cardinal Verdier et le nazisme

Après la nuit de Cristal en , le cardinal fait paraître une lettre publique commune avec les cardinaux Van Roey, archevêque de Malines, et Schuster, archevêque de Milan, dans laquelle il critique l'assassinat et déplore « l'aboutissement fatal de la théorie raciale » en Allemagne : « Tout près de nous, au nom des droits de la race, des milliers et des milliers d'hommes sont traqués comme des bêtes fauves, dépouillés de leurs biens, véritables parias qui cherchent en vain au sein de la civilisation un asile et un morceau de pain »[6]. Peu avant sa mort, en 1940, il participe à la publication d'une brochure destinée à dénoncer le programme systématique d'enseignement raciste à l'école en Allemagne[7].

Distinctions

Hommage

Succession apostolique

Jean Verdier a ordonné les évêques suivants[8] :

Notes

Annexes

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