Carquebut
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| Carquebut | |
Église Saint-Ouen. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Baie du Cotentin |
| Statut | commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Maurice Milet 2019-2020 |
| Code postal | 50480 |
| Code commune | 50103 |
| Démographie | |
| Population | 295 hab. (2023) |
| Densité | 35 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 22′ 24″ nord, 1° 19′ 43″ ouest |
| Altitude | 22 m Min. 2 m Max. 34 m |
| Superficie | 8,54 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Carentan |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Sainte-Mère-Église |
| Localisation | |
| modifier |
|
Carquebut est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 295 habitants, devenue le , commune déléguée au sein de Sainte-Mère-Église.
Localisation
Les communes limitrophes sont Beuzeville-la-Bastille, Blosville, Chef-du-Pont, Liesville-sur-Douve, Sainte-Mère-Église et Sébeville.
Géologie et relief
D'une superficie de 854 hectares, elle est divisée entre marais (des Mottes, de la Pigachière, d'Éturville) et les collines environnantes. L'altitude maximale est d'environ 30 mètres.
Milieux naturels et biodiversité
La commune est au cœur du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.
Urbanisme
Lieux-dits, hameaux et écarts
Les principaux hameaux de Carquebut sont : Éturville, le Petit Hameau, le Grand Hameau, le Port, les Raillières et Vigilant.
Voies de communication et transports
La principale route de la commune est la route nationale 13 qui relie Caen à Cherbourg. De même, la voie de chemin de fer Paris-Cherbourg traverse Carquebut.
Toponymie
Le nom de cette commune est le seul du doyenné de Plain qui semble avoir un nom d'origine entièrement scandinave ou anglo-scandinave. Il est attesté sous les formes Querquebu en 1165 - 1173[1], Kirkebi en 1204[2], Kerkebu en 1228[3].
Ce nom est issu de la combinaison des éléments kirkja « église »[Note 1] et bú « maison, ferme; résidence, domaine; village »[4],[5],[2], soit « le village de l'église », « le domaine rural (près) de l'église » ou encore « la maison (près) de l'église ». L'ancien norois bú s'est ici très probablement croisé avec l'ancien anglais de même origine bū (forme fléchie bȳ) « résidence », forme sous laquelle il a dû se fixer[5],[Note 2].
Plusieurs villages scandinaves ont le même nom : Kirkeby au Danemark, Kyrkby, Kyrkeby en Suède, et de nombreux Kirby, Kirkby en Angleterre (plus d'une quarantaine d'exemples).
À noter que de manière assez incompréhensible[5], le deuxième élément de ce toponyme est expliqué par l'ancien norois buth (variante both) « abri temporaire, cabane; maison » par François de Beaurepaire[3], et à sa suite René Lepelley[6], alors qu'il avait été parfaitement analysé par Auguste Longnon[7], Auguste Vincent[8], Albert Dauzat[4], Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur[9], et finalement Ernest Nègre[10]. Or les formes anciennes sont sans appel : nulle trace de dentale à la finale, contrairement aux produits de buth / both qui aboutissent d'ailleurs normalement en Normandie à -bo(t) ou -beu(f) et leurs variantes graphiques diverses[5].
Histoire
Moyen Âge

La seigneurie de Carquebut a appartenu à la famille de La Luzerne, qui portait : d'azur à la croix ancrée d'or chargée de cinq coquilles de gueules.
Temps modernes
En 1567, Guillaumme Lemperière, écuyer, sieur de Quierqueville, est taxé pour ce fief de 40 solz dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Lemperière était un demi-fief de haubert relevant de la vicomté de Carentan[11].
Dans le rôle de la noblesse du grand bailliage du Costentin dressé en 1640, il est noté que Thomas de Franquetot, seigneur de Carquebut, perçoit 18 000 livres tournois de rente, et, que sa famille dispose de plus de 70 000 livres de rente[12].
Époque contemporaine
Un hôpital militaire a fonctionné pendant le débarquement de 1944.
Politique et administration
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Carquebutais.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19],[Note 4].
En 2023, la commune comptait 295 habitants, en évolution de −4,84 % par rapport à 2017 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Économie
La principale activité économique de la commune est l'agriculture. La déchèterie de la communauté de communes est sur le territoire de la commune. Carquebut compte aussi une maison de retraite.
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[22].


