CartaCapital
Journal brésilien
From Wikipedia, the free encyclopedia
CartaCapital est un magazine hebdomadaire brésilien fondé en 1994 par Mino Carta.
Parmi ses contributeurs, passés ou présents, on compte Paul Krugman[2] et Djamila Ribeiro[3].
Caractéristiques éditoriales
CartaCapital se caractérise par une ligne éditoriale ouvertement alignée sur la gauche politique et, bien qu'ayant démontré (selon ce que le magazine lui-même a déclaré) de nombreux défauts dans le gouvernement Lula, il a adopté une position favorable quant à sa continuité, soutenant la candidature de Dilma Rousseff en 2010[4], ce qui suggère un exemple d'activisme journalistique de la part du magazine, une modalité de journalisme qui adopte intentionnellement et de manière transparente un certain point de vue, généralement avec un objectif social ou politique, une position éditoriale qui a généré la controverse[5].
Des experts et des intellectuels de divers horizons contribuent aux différentes rubriques du magazine. Son approche est parfois diamétralement opposée à celle de ses concurrents. Par exemple, l'ancien footballeur Sócrates, décédé en 2011, publiait chaque semaine une chronique sur le football intitulée « Pênalti », abordant toutefois les enjeux politiques liés à ce sport[6].
Controverses
Odebrecht
Le 11 avril 2017, après la levée du secret entourant les accords de plaidoyer des Odebrecht dans l'opération Lava Jato par le juge Edson Fachin de le Tribunal suprême fédéral, les témoignages de Marcelo et Emílio Odebrecht[7], rendus publics, ont révélé un prêt de 3 millions de réaux au magazine. La demande aurait été faite par l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva à Emílio lui-même[8],[9]. Le 13 avril 2017, CartaCapital a publié une réponse aux controverses entourant le magazine, soulignant : « Que disent exactement Marcelo et Emilio Odebrecht à propos de CartaCapital ? »[10].
Henrique Meirelles
Le 15 janvier 2018, le chroniqueur André Barrocal a insinué que le ministre des Finances, Henrique Meirelles, était homosexuel, dans le but de le discréditer. Ce commentaire a suscité l'indignation des lecteurs et des journalistes, en raison du préjugé négatif véhiculé sur l'orientation sexuelle supposée de M. Meirelles. À la suite de ces réactions, CartaCapital a retiré le passage incriminé de l'article et a présenté ses excuses au ministre[11],[12].
Attaques de Nirlando Beirão contre les femmes
En 2019, Nirlando Beirão, alors rédacteur en chef de CartaCapital, a écrit un article intitulé « Mulheres que envergonham as mulheres » (en français : « Femmes qui font honte aux femmes ». L'article utilisait des adjectifs sexistes, misogynes, homophobes et intolérants religieux (suggérant que la ministre Damares Alves devrait avoir des relations sexuelles avec Jésus-Christ) pour discréditer les femmes qui s'identifient à la droite, ainsi que les journalistes, les juristes et d'autres personnes impliquées dans l'affaire de l'emprisonnement de Luiz Inácio Lula da Silva ou de l'opération Lava Jato[13],[14],[15],[16].