Castillonnès

commune française du département de Lot-et-Garonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Castillonnès [kastijɔnɛs] est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Faits en bref Administration, Pays ...
Castillonnès
Castillonnès
L'hôtel de ville.
Blason de Castillonnès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord
Maire
Mandat
Pierre Sicaud
2020-2026
Code postal 47330
Code commune 47057
Démographie
Gentilé Castillonnésiens
Population
municipale
1 346 hab. (2023 en évolution de −5,01 % par rapport à 2017)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 11″ nord, 0° 35′ 33″ est
Altitude 131 m
Min. 62 m
Max. 145 m
Superficie 19,4 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val du Dropt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Castillonnès
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Castillonnès
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Castillonnès
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Castillonnès
Liens
Site web http://www.mairie-castillonnes.fr/
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    Géographie

    Localisation

    Commune située sur le Dropt et la route nationale 21 entre Bergerac et Agen en Pays du Dropt.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Cahuzac, Douzains, Ferrensac, Lougratte, Montauriol et Saint-Quentin-du-Dropt.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 794 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cancon à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 13,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 852,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Castillonnès est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %), zones urbanisées (6,5 %), prairies (3,8 %), forêts (0,6 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Castillonnès est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment le Dropt, la Douyne de Tourette et la Douyne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2009[18],[16].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[19]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[20].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Castillonnès.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[21]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (91,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[22].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2002, 2003, 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

    Toponymie

    En occitan, la commune porte le nom de Castilhonés.

    Histoire

    Le site de Castillonnès faisait partie du domaine de l'abbaye de Cadouin. Les terres avaient été données à l'abbaye à la mort du chevalier Maurin de la famille des seigneurs de Mons, vers 1150. Pour les entretenir, l'abbaye de Cadouin y a fondé l'abbaye ou le prieuré de Grand-Mauroux. Elle a fait venir des ouvriers agricoles du Limousin et du Périgord pour assécher les marais et défricher le territoire. Ils ont été logés dans un hameau proche nommé Défès. L'abbaye de Grand-Mauroux a prospéré jusqu'au XIVe siècle, puis ses bâtiments ont été détruits au cours des guerres de religion. La colline sur laquelle a été implantée la bastide de Castillonnès se trouvait à 3 km du Grand-Mauroux et son prieur portait le titre de gouverneur.

    L'acte de paréage fondant la bastide a été signé le [23] par Élie, abbé de Cadouin, qui cède les deux tiers des terres nécessaires, les frères Bertrand et Arnaud de Mons cédant le tiers, et le sénéchal d'Agenais, Guillaume de Bagnols, à la demande du comte de Toulouse, Alphonse de Poitiers[24].

    , Alphonse de Poitiers accorde une charte des coutumes sur le modèle de celle de Monflanquin et de Monclar, de 1256. Lors du rattachement de l'Agenais à la Couronne elle est dite "villa regia Castilhonesii" (ville royale de Castillonnès).

    Castillonnès devient le siège d'une baylie agenaise en 1269.

    En 1318, Édouard II d'Angleterre, duc d'Aquitaine, confirme les coutumes et annexe la ville à la Couronne, comme la plupart des principaux bourgs de l'Agenais. Il fait fortifier le bourg de Castillonnès entre 1312 et 1315. La commune doit construire les murs, le roi-duc, les portes. En 1368, le Prince Noir confirme les coutumes.

    La charte est renouvelée par Louis d'Anjou en 1372 avec huit concessions nouvelles, confirmée par Charles V en 1373, puis par François Ier. Une nouvelle charte octroyant de nouveaux privilèges est signée par Louis d'Anjou en 1377 à Bergerac, confirmée par Charles VIII en 1483. Les chartes de coutumes sont confirmées par Henri II, en 1548, et Henri, roi de Navarre, gouverneur de Guyenne, en . L'église renferme les sépultures de la famille noble de Sort : Catherine de Sort († ca. 1487), son père Arnaud seigneur de Pauilhac et leurs devanciers.

    La commune de Celles-et-Roquadet-Paroixe fut annexée par Castillonès en 1806.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Castillonnès Blason
    D'azur aux trois châteaux d'argent.
    Détails
    Armes parlantes.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Alias
    Alias du blason de Castillonnès
    Alias du blason de Castillonnès
    D’azur à trois tours couvertes et pavillonnées d’argent, ouvertes de sable, accompagnées de trois fleurs de lis d’or rangées en chef.
    Alias du blason de Castillonnès
    Alias du blason de Castillonnès
    D'azur au château de trois tours couvertes d'argent, celle du milieu flammée de gueules[25].
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    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1790 Henri de Béraud   Négociant
    1791 1791 Guillaume Taurel-Lagrausse   Notaire
    1792 1792 Guillaume Lartigue   Notaire
    1957 mars 1959 Léon-Jeffrey Hoare   Instituteur
    mars 1959 mars 1971 André Charles Durou[26]   Transporteur
    mars 1971 1974 Guy Capmas    
    1974 1982 Alix Beauvie    
    1982 mars 1983 Robert Bel    
    mars 1983 mars 2008 Jacques Yvinec UDF puis UMP Médecin retraité
    mars 2008 en cours Pierre Sicaud DVD  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Jumelages

    Panneau d'entrée à Castillonnès.

    Drapeau de la France Soultzeren (Haut-Rhin) (France) depuis 1976[27].

    En , la commune québécoise de Trois-Pistoles se jumelle avec l'association « Rive du Dropt » qui regroupe sept communes françaises de la Dordogne et de Lot-et-Garonne, dont Castillonnès[28].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

    En 2023, la commune comptait 1 346 habitants[Note 3], en évolution de −5,01 % par rapport à 2017 (Lot-et-Garonne : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 7461 5331 6461 8562 0281 9861 9081 9742 100
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 0022 1342 0942 0232 0552 0812 0681 9361 923
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 8111 6871 6871 4731 4701 4341 3631 4031 466
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    1 5241 4081 3531 3821 4241 3251 4911 4991 414
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    1 4211 3701 346------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Sports

    rugby à XV

    Culture et patrimoine

    Cinéma

    Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

    Lieux et monuments

    • Hippodrome de Sarlande
    • Ville possédant des remparts du Moyen Âge
    • Sentier de grande randonnée GR 636
    • Sentier de grande randonnée GR 654
    • Hôtel de Cours de Thomazeau, hôtel construit vers 1770, inscrit au titre des monuments historiques en 1996[33].
    • Église Saint-Pierre de Castillonnès. Sa construction a été entreprise à cet emplacement dès l'implantation de la bastide en 1259. Il ne subsiste de cette première église que les murs en bel appareil avec un chevet plat. L'église est détruite une première fois pendant la guerre de Cent Ans. Elle est à nouveau incendiée pendant les guerres de religion. La voûte actuelle et le clocher quadrangulaire ont été construits au début du XXe siècle. L'église abrite un beau retable du XVIIe siècle, classé au titre d'objet en 1959, provenant de la cathédrale d'Agen. Les vitraux ont été réalisés en 1968. Ils sont l'œuvre de maquettistes tchécoslovaques - Zan Zoriàc, Mila Disman, Jiri Figer - et du maître verrier Louis Franchéo.

    Église Saint-Pierre

    La place centrale de la bastide

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Jean-Jacques Oscar Bouyssy, Notice historique sur la ville de Castillonnès, Villeneuve-sur-Lot, 1875
    • Abbé Goyhenèche, « Rapport sur la monographie de Castillonnès », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1877, tome 4, p. 342- (lire en ligne)
    • Léon-Jeffrey Hoare, Castillonnès. Les origines de la bastide, Centre d'études des bastides, 1990 (ISBN 9782908521009); p. 143
    • Léon-Jeffrey Hoare, La Révolution de 1789 dans le canton de Castillonnès, 1985-1986 (tome 1), (tome 2), (tome 3), (tome 4)
    • Léon-Jeffrey Hoare, Castillonnès d'hier et d'aujourd'hui (lire en ligne)
    • Léon-Jeffrey Hoare, La subdélégation de Castillonnès (1774-1790), Éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 1988 (lire en ligne)
    • Léon-Jeffrey Hoare, L'enseignement à Castillonnès de 1610 à nos jours, 1964 (lire en ligne)
    • Pierre Simon, Castillonnès et l'évolution de ses privilèges, p. 23-36, Revue de l'Agenais, juillet-, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
    • Annie Timbaud-Rapin, L'abbaye de Grand Mauroux, p. 37-40, Revue de l'Agenais, juillet-, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
    • Robert de Flaujac, La société castillonnésienne dans le siècle de la Révolution, p. 79-104, Revue de l'Agenais, juillet-, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
    • Jean-Pierre Poussou, La population de Castillonnès aux XIXe et XXe siècles, Revue de l'Agenais, juillet-, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
    • Hélène Galabrun, Le monument aux morts de Castillonnès, p. 189-201, Revue de l'Agenais, juillet-, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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