Cause seconde
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Est cause seconde dans le thomisme et le néothomisme (mais aussi dans des théologies catholiques antérieures ou postérieures au thomisme comme Herman le Dalmate) « une cause particulière qui doit sa vertu à l'action universelle de la cause première en elle [c'est-à-dire Dieu] ; son effet lui est propre[1]. » Ce qui signifie aussi que la causalité divine n'est jamais en concurrence avec la causalité des créatures, Dieu est la cause de nombre de choses à travers les créatures[2].
Le Dictionnaire de l'Académie française la définit comme suit : « Cause seconde, Qui tient d’une autre la faculté de produire certains effets. Dieu laisse agir les causes secondes[3]. »
Louis de Raeymacker, ancien président de l'Institut supérieur de philosophie écrivait dans la Revue philosophique de Louvain : « Rien n'interdit d'appeler la Cause créatrice cause « première », à condition de s'entendre sur le sens de ce qualificatif. Il ne peut signifier qu'elle serait le premier terme d'une série. Si, par opposition à cette appellation de Cause première, on parle de cause « seconde », il est entendu que ce dernier qualificatif s'applique d'une façon identique à toute cause finie ; toutes les causes finies sont des causes secondes[4]. »
Dans le Dictionnaire de théologie catholique, on peut lire à l'article Cause : « À cette distinction de cause première et de cause seconde se ramène toute la discussion théologique relative à la nécessité et à la nature de la motion divine dans la causalité créée et en particulier dans l’action libre de l’homme. Cf. P. Dummermuth, S. Thomas et doctrina præmotionis physicæ, c. i, Paris, 1886 ; Lepidi, Opuscules philosophiques, Ire série, Paris, 1899. »[5]