Cessens

ancienne commune française du département de la Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Cessens est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Elle fait partie du pays de l'Albanais et du canton d'Albens.

Faits en bref Administration, Pays ...
Cessens
Cessens
Cessens en 2020.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Albens
Maire délégué Yves Grange
Code postal 73410
Code commune 73062
Démographie
Gentilé Cessanais
Population 399 hab. (2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 01″ nord, 5° 52′ 58″ est
Altitude Min. 464 m
Max. 982 m
Superficie 13,29 km2
Élections
Départementales Aix-les-Bains-1
Historique
Fusion 1er janvier 2016
Intégrée à Entrelacs
Localisation
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    Par arrêté préfectoral du 25 septembre 2015, elle devient une commune déléguée au sein de la Commune nouvelle d'Entrelacs le 1er janvier 2016[1].

    Géographie

    Toponymie

    Les formes anciennes de la commune dans la documentation sont in monte castri Sexent (vers 1120), Sersens (1150-1170), Seyssens (1263), Sessani (XIIIe siècle), Cura de Sessens (vers 1344), Sessains et Seyssins (XIVe siècle), Sesseno (1399), Cessin (1528)[2],[3].

    Adolphe Gros s'étonnait que « La graphie actuelle Cessens avec un C va à l'encontre de toutes les formes anciennes, qui ont S à l'initiale. Nous croyons que la forme primitive était Sextianum, la propriété ou le domaine d'un Sextius, gentilice très connu »[2]. Les auteurs de l’Histoire des communes avançait le nom de Caius Sexius , duumvir de la province au IVe siècle[4]. Pour Théophile Perrenot (1942)[5], le toponyme aurait une origine burgonde, probablement un primitif *Sisigîsingos, « chez les Sisigisingi », reppris par le site henrysuter.ch[3].

    En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sèssin (graphie de Conflans) ou Sèssens (ORB)[6].

    Histoire

    Aucuns vestiges préhistoriques ou romains n'ont été trouvés sur le territoire de la commune (Histoire des communes savoyardes, 1984)[4].

    La famille de Faucigny y détient un château. En 1282, Béatrix de Faucigny cède à Amédée de Genève le château et le mandement. La possession directe du château reste aux mains des Grésy-Faucigny[réf. nécessaire]. En 1300, dans une reconnaissance de Pierre et Mermet de Grésy au comte de Genève, il est déjà qualifié d'antique. En 1316, à la suite d'un échange, le comte Guillaume III inféode château-vieux à Rodolphe de Grésy. Le comte se gardant le droit de le reprendre en cas de conflit armé. Les deux châteaux, le vieux et le neuf, sont alors la possession de la famille de Grésy.

    Cessens a accueilli à ses débuts l'abbaye d'Hautecombe ; c'était alors un ermitage localisé sur le plateau de Paquinot, entre les hameaux de Topy et des Granges. Le prieuré originel fut bâti en 1101 et les moines commencèrent une vie simple et solitaire selon la règle de saint Basile[7] ; l'abbaye a ensuite été déménagée en 1125 à Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive opposée du lac du Bourget, où elle est devenue la nécropole des comtes et ducs de Savoie.

    En juin 1940, lors de l’offensive allemande en Chautagne, le col du Sapenay et son débouché sur Cessens constituent un point stratégique que le commandement du Secteur défensif du Rhône (SDR) cherche à tenir afin de protéger les accès vers Aix-les-Bains et Annecy. Le 23 juin, le 3e bataillon du 93e régiment d’infanterie allemand (IR-93), après avoir occupé Chindrieux, progresse vers le col, défendu par la 27e compagnie du 141e Régiment régional. Les défenseurs organisent plusieurs points d’appui en profondeur jusqu’à la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette. Malgré une résistance qui ralentit fortement leur avance, les troupes allemandes parviennent à déborder les positions françaises par les pentes de la montagne de Cessens. Menacées d’encerclement par une infiltration ennemie venant du Mont Laval et de la Tour de César, les forces françaises se replient sur le village, occupé par les Allemands le 23 juin à 17 heures[8].

    La commune fusionnera avec Albens, Épersy, Mognard, Saint-Germain-la-Chambotte et Saint-Girod pour former au la commune d'Entrelacs.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 décembre 2015 Yves Grange    
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

    En 2013, la commune comptait 399 habitants, en évolution de −1,48 % par rapport à 2008 (Savoie : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
    486450526621739805668668681
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    663694666667603609591563562
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    501504485466429382348335301
    Davantage d’informations - ...
    1982 1990 1999 2008 2013 - - - -
    289320331405399----
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La composition de la population reste stable du XVIe au XIXe siècle, les principaux patronymes restant constants : Bontron, Jeandet (Jandet), Janin, Pétellat (Pételat, Pétellaz), Collomb (Colon, Colomb, Collon), Germain, Burdet, Cathelin (Cathelain, Catelin)[13].

    Autres patronymes étudiés : Toinet (Thoinet), Grange, Duchêne (Duchesne).

    Manifestations culturelles et festivités

    Sports

    • École d'escalade de Cessens.
    • École de Parapente (Parapente Hélico Services)

    Enseignement

    L'école primaire publique de Cessens est en Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI) avec Saint-Germain-la-Chambotte. Deux classes composent l'école, accueillant des élèves de la PS au CE1 (à compter de septembre 2023).

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Col du Sapenay.
    • Massif de la Chambotte.
    • Vue sur le lac du Bourget depuis le col du Sapenay.
    • Vue sur la chaine des Alpes depuis une partie du village.
    • Château de Cessens-Vieux ou Tour de César ; situé sur un mamelon de la montagne de Cessens, en direction du col du Sapenay, à 830 m d'altitude, distant de 220 m du château de Cessens-Neuf, Cessens-Vieux, au Moyen Âge centre de la seigneurie de Cessens, est un ancien château fort du XIIe siècle, aujourd'hui en ruines. Ce château est l'un des plus anciens du Genevois.
    • Château de Cessens-Neuf ; situé sur mamelon de la montagne de Cessens, à 220 m au sud-ouest de Cessens-Vieux, Cessens-Neuf est un ancien château fort du XIIIe et XIVe siècles, aujourd'hui en ruines.
    • l'église Saint-Laurent construite en 1749, avec son clocher à bulbe. Elle abrite une cloche en bronze du XVIIIe siècle classée monument historique.

    Personnalités liées à la commune

    • Louis Germain, peintre de montagne, a exercé comme instituteur à Cessens, commune où était né son père

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6). (lire en ligne)

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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