Champagnole
commune française du département du Jura
From Wikipedia, the free encyclopedia
Champagnole ⓘ, en arpitan-comtois Tsampagnola, est une commune française située dans le département du Jura, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Elle est le siège de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.

Avec 8 036 habitants nommés Champgnolais et Champagnolaises en 2023, elle est la quatrième commune la plus peuplée au niveau départemental, après Dole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude. Elle est traversée par la rivière Ain dont la source se situe à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, et se situe au cœur du Second plateau du massif du Jura, la ville étant établie à environ 540 mètres d'altitude.
Géographie
Champagnole, surnommée « la Perle du Jura »[1], est une ville au centre géographique du département jurassien. Porte d'entrée du parc naturel régional du Haut-Jura, elle se trouve au pied du mont Rivel.
Situation
La commune de Champagnole est située en Franche-Comté, dans le centre du département du Jura, à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest du département du Doubs. Les grandes villes les plus proches sont Besançon, préfecture du département du Doubs, située à 55 km à vol d'oiseau en direction du nord et les villes suisses de Lausanne et Genève situées respectivement à 61 km au sud-est et à 63 km au sud. Paris, la capitale se trouve à 354 km au nord-ouest. Elle fait partie du canton de Champagnole de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura et elle est intégrée dans l'aire d'attraction de Champagnole.
Communes limitrophes
Géologie et relief
L'altitude du centre-ville de Champagnole est de 540 mètres environ. L'altitude minimum et maximum sont de 476 m et 783 m[2]. La ville se situe au pied du mont Rivel, qui culmine à 812 m d'altitude.

La commune s'inscrit dans la grande région naturelle du Jura externe, où elle s'est installée au Nord de la combe d'Ain dominée par la côte de l'Heute qui sépare le plateau de Champagnole du plateau de Lons-le-Saunier[Note 1]. La carte géologique de Champagnole présente un sous-sol composé de terrains alluvionnaires glaciaires et des moraines[Note 2]. La ville est dominée au Nord par le mont Rivel qui correspond à une butte-témoin isolée du plateau de Champagnole[3].
L’ancienne carrière à ciel ouvert du mont Rivel est creusée dans cette butte-témoin. « Le front de taille, accessible à partir de plusieurs plateformes d'exploitation, offre une coupe de 60 mètres de puissance présentant une alternance de marnes et de calcaires de Oxfordien supérieur. Exploitée dès le XIXe siècle, pour produire de la chaux puis du ciment, la carrière est abandonnée depuis 1995[4] ».
- Carte géologique simplifiée des unités structurales du massif du Jura.
- La Combe d'Ain.
Hydrographie

La ville est située sur la rive droite de l'Ain, au confluent avec la Londaine. Le centre de Champagnole est situé sur l'interfluve de ces deux cours d'eau. Toujours sur la rive droite de l'Ain, son autre affluent l'Angillon crée la limite avec Ardon au nord, et Crotenay au nord-ouest et à l'ouest.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[7] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 613 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 9,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 573,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −3,1 | −3,2 | −0,5 | 2 | 6,1 | 9,4 | 11,2 | 10,8 | 7,4 | 4,4 | 0,4 | −2,2 | 3,6 |
| Température moyenne (°C) | 1,4 | 1,9 | 5,4 | 8,5 | 12,5 | 16 | 18 | 17,7 | 13,9 | 10,2 | 5,2 | 2,1 | 9,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,9 | 7,1 | 11,3 | 14,9 | 18,8 | 22,6 | 24,8 | 24,7 | 20,3 | 16,1 | 10 | 6,4 | 15,2 |
| Record de froid (°C) date du record |
−21,1 25.01.00 |
−23 01.02.10 |
−22,8 01.03.05 |
−9,8 08.04.03 |
−4,3 06.05.19 |
−1,4 04.06.01 |
2 03.07.11 |
1,4 30.08.09 |
−2,5 29.09.02 |
−8,5 25.10.03 |
−17,5 30.11.10 |
−23,5 24.12.01 |
−23,5 2001 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
18,8 30.01.02 |
20,5 27.02.19 |
24,3 31.03.21 |
27,5 28.04.12 |
31,5 24.05.09 |
35,6 25.06.25 |
37,5 24.07.19 |
37,2 24.08.23 |
32,9 04.09.23 |
28,9 08.10.23 |
21,2 08.11.15 |
18,3 31.12.22 |
37,5 2019 |
| Précipitations (mm) | 136,4 | 116,4 | 122,7 | 113,2 | 137,3 | 118,2 | 116,8 | 120,9 | 119,6 | 145,2 | 158,6 | 167,9 | 1 573,2 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
51,6 14.01.21 |
51,6 20.02.02 |
67 01.03.07 |
51,6 07.04.05 |
60,3 01.05.15 |
64,4 03.06.17 |
53,1 14.07.21 |
70,3 24.08.12 |
45 07.09.10 |
68,6 24.10.1999 |
76,8 02.11.02 |
65,3 23.12.22 |
76,8 2002 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme

Typologie
Au , Champagnole est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Champagnole[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Champagnole, dont elle est la commune-centre[Note 6],[15]. Cette aire, qui regroupe 43 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,4 %), prairies (25,6 %), zones urbanisées (16,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %), terres arables (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
Transports et voies de communication
Infrastructure routière
La ville de Champagnole est située au carrefour de la route nationale 5 (RN5) reliant Dijon et Dole à la ville suisse de Genève et de la route départementale 471(RD471) assurant la liaison entre Lons-le-Saunier et Pontarlier dans le département du Doubs. Depuis 1993, une rocade permet de contourner la ville et de la libérer ainsi de la circulation de transit de la RD471.
Transports en communs
Liaisons ferroviaires et aériennes

La ville de Champagnole dispose de la gare de Champagnole ainsi que de la halte de Champagnole-Paul-Émile-Victor (dessert le lycée du même nom). La ville est située sur la ligne des hirondelles, reliant Dole (connexion TGV avec Paris) à Morez et Saint-Claude.
Toponymie
Champagnole vient de champ en ancien français, Campairols en Languedoc[19].
Campagne, paysage découvert avec habitat groupé au centre de cultures céréalières, avec rotation de jachères que le bétail paissait et fumait. Ancien français champagne, « plaine, grande étendue de pays plat », et adjectif ancien français champagne, « des champs, campagnard », latin médiéval campania, « champ, pièce de terre du manse dominical », bas latin campania, « plaine », du pluriel neutre latin substantivé campanea, pris pour un féminin, de l´adjectif campaneus, campanius, « de la campagne », dérivé tardif de campus, « plaine, campagne cultivée »[20].
Son nom dans la langue arpitan-comtois est Tsampagnola.
Histoire
Antiquité
Le territoire de la commune est fréquenté dès la préhistoire: des campements et des abris sous roches témoignent de la présence de ses lointains ancêtres sur le deuxième plateau jurassien.
L'histoire ancienne de Champagnole est indissociable du Mont Rivel, la montagne qui la domine tout comme la commune voisine de Saint-Germain-en-Montagne.
Époque gauloise : l'occupation par les Séquanes est avérée mais il est difficile d'en mesurer l'importance (Champagnole est à au nord du site controversé de Chaux-des-Crotenay).
Époque romaine : sanctuaire romain, avec un fanum octogonal et un second rectangulaire.
IIIe siècle : pillage du sanctuaire.
IVe siècle : réoccupation partielle.
Ve siècle : abandon du site.
Moyen Âge
Xe siècle : mention de Campanola in pago scodiensium.
1130 : l'archevêque de Besançon donne une partie de l'église de Champagnole à l'abbaye de Balerne qui détient déjà l'autre part.
Humbert IV de Salins hérite des terres entre Angillon, Londaine et Ain au décès de son père Humbert III de Salins dont il était le fils cadet, frère de Gaucher III. Il construit alors le château en secteur sud du Mont Rivel pour mieux gérer ses possessions.
XIIe siècle : le fief du Mont Rivel (ou de Montrivel) paraît comprendre, outre Champagnole, Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon et Vannoz. À proximité, les Salins avaient la seigneurie de Châteauvillain du Jura (Château-Villain à Sirod sur la crête faisant la limite avec Bourg-de-Sirod : cf. 5).
1210 : Nicolette dite de Traves ou de Salins, supposée nièce d'Humbert IV de Salins et petite-fille d'Humbert III, transmet le fief à son mari Simon de Commercy[21].
1240 : le fief est transmis à leur fils Gaucher Ier de Commercy.
1242 : Jean Ier de Chalon l'Antique, futur comte régent de Bourgogne-Comté (1248) et ancien comte de Chalon, seigneur de Salins depuis 1237, obtient de Gaucher Ier (en 1258 le comte Jean épousera en troisièmes noces la petite-fille de Gaucher, Laure de Commercy, d'où les Chalon-Arlay, princes d'Orange) qu'il n'y ait plus de construction de fortifications.
1286 : Gaucher II, fils de Gaucher Ier de Commercy et oncle de Laure, prête hommage à son petit-neveu Jean (II)-Ier de Chalon-Arlay, fils de Jean l'Antique et de Laure de Commercy, pour le Mont Rivel.
1315 : Guillemette de Commercy, fille de Gaucher II et petite-fille de Gaucher Ier de Commercy, cousine germaine de Laure de Commercy, épouse de Guillaume de Sainte-Croix, chevalier, sire de Longe-pierre, vend la seigneurie à son petit-cousin Hugues de Chalon-Arlay, fils de Jean Ier de Chalon-Arlay et petit-fils de Laure, pour 2200 florins.
1320 : Hugues Ier de Chalon-Arlay accorde une charte aux villageois de Champagnole favorisant les activités nouvelles ainsi que la circulation des biens et des personnes.
XIVe siècle : trois moulins et deux battoirs fonctionnent déjà.


1479 : destruction de la ville par les troupes de Louis XI.
1480 : le château du Mont Rivel semblerait avoir été incendié par les troupes de Louis XI.
Époque moderne
XVIe siècle : abandon du château, mais la seigneurie de Champagnole et des environs gardera le nom de Montrivel, avec Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon, Ney, Vannoz, Vers-en-Montagne... La seigneurie reste aux mains des Chalon-Arlay, princes d'Orange (aussi seigneurs de Lons, Montaigu, Pymont, Montmorot, Nozeroy, Arlay, Orgelet, Valempoulières, Monnet, Châtelbelin à Salins, Dramelay, Arguel...), jusqu'à la mort de Philibert en 1530 et celle de son neveu René de Nassau-Chalon en 1544. Succèdent à ce dernier ses propres cousins les stathouders d'Orange-Nassau à partir du Taciturne (XVIe – XVIIe siècles), évincés au XVIIIe siècle au profit des Gand-Vilain d'Isenghien (Izegem 5), fondus eux-mêmes dans les Brancas de Lauraguais puis les d'Arenberg (cf. l'article Montaigu).
1580 : incendie de la ville.
1637 : le duc de Longueville met le feu après avoir pris la ville.
1742 : incendie de 37 maisons de la ville.
1750-1755 : Construction de l'église actuelle.
1782 : les Muller, négociants en tissus d'origine lyonnaise, reprennent et développent considérablement les forges des bords de l'Ain à Champagnole.
1792 : Dans la nuit du 6 au 7 septembre, incendie complet des moulins, rue du Pont de l'Épée.
1792 : Achats du retable et de l'orgue de l'église à Poligny, après la suppression du couvent des Ursulines.
1798 : Le 28 avril, un terrible incendie ravage Champagnole en deux heures ; 280 familles se retrouvent privées de tout. Les maisons n'étant pas encore en pierre, mais en bois de sapin et sont rapidement victimes des flammes[22].
Époque contemporaine
1867 : ouverture de la gare de Champagnole en direction d'Andelot.
1889 : deux nefs latérales sont érigées pour agrandir l'église.
1890 : 14 juillet : Ouverture de la gare de Champagnole en direction de Saint-Claude[23]; cette ligne devient plus tard la ligne des hirondelles.
1891 : ouverture de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1892 : l'électricité remplace le pétrole dans l'éclairage de Champagnole.
1905 : l'artillerie enfonce les portes de l'église de Champagnole et de Mont-sur-Monnet. (5 mars).
1912 : production d'aciers spéciaux au creuset, laminés aux forges de Syam (aciers rapides Ramboz).
1914 – 1918 : avec la mobilisation générale tous les hommes aptes à la guerre sont recrutés pour la Première Guerre mondiale. Comme presque toutes les villes, Champagnole semblait comme un lieu avec seulement des femmes, des enfants et des vieillards; les femmes prenaient en charge les travaux et les responsabilités, dont elles avaient été privées jusque-là. À la fin de la guerre, 120 hommes de la ville ont perdu leur vie[24].
Pendant la guerre des troupes canadiennes établissent leur campement à Champagnole pour exploiter le bois de la Forêt de la Joux pour servir le besoin énorme de la machine de guerre.
1916 : fondation des aciers de Champagnole.
1924 : 14 juillet 1924, ouverture du premier tronçon de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas (Champagnole - Sirod) des Chemins de fer vicinaux du Jura.
1927 : le 21 août, inauguration du tramway Champagnole – Boujailles (où il se relie à la gare SNCF) et de l'embranchement de Sirod à Foncine-le-Bas où il se relie à la ligne Clairvaux – Foncine-le-Bas.
1928 : lignes électrifiées 1 500 volts en continu. Champagnole – Foncine-le-Bas (photo) et Nozeroy - Boujailles électrifiées le 18.03.1928.
1938 : fermeture aux voyageurs de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1940 : de juin 1940 à septembre 1944, soit presque quatre ans, Champagnole a été occupée par l’armée Allemande
1944 : Champagnole a été libérée des Allemands le 3 septembre 1944
1950 : fermeture aux voyageurs de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas.
1953 : déclassement de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
27 juillet 1964[25]: L'effondrement des galeries de la carrière de calcaire des Cimenteries de Champagnole fait 5 victimes parmi les mineurs et une parmi les sauveteurs. La recherche et le sauvetage des neuf survivants font la une de l'actualité jusqu'au 8 août[26],[27]. L'évènement est commémoré par les syndicalistes de la commune chaque 1er mai devant la stèle du souvenir.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune fait partie de l'arrondissement de Lons-le-Saunier, du département du Jura et de la région Bourgogne-Franche-Comté[28]. Elle est membre de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura créée en 2016 par fusion de la communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura dont elle faisait partie préalablement avec la communauté de communes du Plateau de Nozeroy. Cette structure intercommunale regroupe 66 communes pour une population de 22 936 habitants (en 2022).
Dans le cadre des élections départementales, Champagnole est le bureau centralisateur du canton de Champagnole. Elle dépend, pour les élections législatives, de la deuxième circonscription du Jura[29].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[30]. Le maire est secondé par sept adjoints et deux conseillers délégués[31]. Le maire actuel de la commune est Guy Saillard, né en 1958, élu pour la première fois en 2015 suite à la démission de Clément Pernot et réélu en 2020[32].

Liste des maires de Champagnole
Jumelages
Gottmadingen (Allemagne) depuis 1968[37].
Dukinfield (Royaume-Uni) depuis 1958[37].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 8 036 habitants[Note 7], en évolution de +0,98 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
Médias
Cultes
Équipement et services publics
Enseignement
Champagnole intègre sur son territoire un groupe scolaire relevant du privé (école, collège et lycées Jeanne d'Arc).
Concernant l'enseignement public, Champagnole accueille un collège public (Les Louataux) et un lycée polyvalent public Paul-Emile Victor (lycée desservi par la gare Champagnole Paul-Emile Victor).
Il y a deux écoles maternelles, une école primaire et une école élémentaire.
Santé
Sécurité, justice et secours
Économie
L'activité économique de Champagnole était pour longtemps principalement industrielle. Avec la désindustrialisation de la France et après la fermeture des usines la ville s´est transformé de plus un plus en un centre commercial important.
Entreprises
| Nom | Effectif | Activité |
|---|---|---|
| Kohler France
(Jacob Delafon, Sanijura, Neomediam) |
181 | Fabrication de meubles de salle de bain |
| La Maison pour Tous | 178 | Administration d'immeubles résidentiels |
| Hyper U | 103 | Supermarché |
| Erasteel Champagnole SA | 51 | Sidérurgie |
| SLBO PHM Group | 51 | Transports routiers de marchandises |
| Le Décolletage Jurassien | 43 | Décolletage |
| APOL SARL | 41 | Commerce de gros de produits dentaires |
| Scierie Grandpierre Ô Jura Bois | 35 | Fabrication d'outils et outillages |
| Intermarché | 33 | Supermarché |
Industrie
La ville étant entourée de massifs forestiers, l'exploitation du bois et de ses dérivés fournit les matières premières aux fabriques de meubles, de mobilier de salle de bains, ou bien encore à l'artisanat avec la boissellerie et les jeux en bois.
L'Ain est également à l'origine d'autres industries à Champagnole : moulins, sidérurgie, fonderie d'aluminium, aciers spéciaux, tréfilerie de profilés spéciaux. Les Forges de Syam, classées monument historique, en sont un représentant.
On y trouve aussi des imprimeries, des usines d'injection plastique et micro-mécanique, des fabriques de lunettes.
Jusque dans les années 1990 se trouvaient à Champagnole les usines de jouet Jouef (trains miniatures) et les Cimenteries de Champagnole.
Ses spécialités alimentaires sont la charcuterie, avec le « fumé du Jura » (jambon), les miels (épicéa, fleurs), les fromages de lait de vache (Comté) ou de chèvre et d'autres produits laitiers.
Après la fermeture des aciéries en 1993, et de Jouef dans les années 2000, Champagnole a connu un déclin économique indiscutable.
Commerce
Champagnole est un centre commercial important pour la région du plateau jurassien. La densité de commerces par habitant y est d'ailleurs très importante, 2 fois supérieure à la moyenne nationale. Pas moins de 7 supermarchés ou supérettes se disputent le marché local. Le plus grand d'entre eux est un Super U de 4 500 m2 qui a été construit près de l'espace Mont Rivel. Il forme ainsi un centre commercial appelé Le Village avec entre autres les magasins Gémo, Gifi et un McDonald's. Il y a aussi un Intermarché de 2 450 m2 et un E. Leclerc[42]. Les grandes surfaces à dominante alimentaire sont complétées par un Colruyt et les hard discounteurs Lidl, ALDI et Leader Price, et aussi des spécialistes comme Darty.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Musée
- Musée archéologique (XXe siècle), Rue Baronne Delort. Il présente des trouvailles gallo-romaines et mérovingiennes mises au jour par les fouilles effectuées dans le canton de Champagnole, en 1965 et 1992.
Patrimoine architectural


- Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Champagnole (XVIIIe s), rue Baronne Delort. Elle contient un autel, un retable et un orgue du XVIIIe siècle, inscrits au titre des monuments historiques depuis 1994[43]. Les deux premiers objets proviennent de la congrégation des Ursulines de Poligny, et le dernier[44] de celle des Dominicains de cette même ville.
- Château d'eau de Champagnole néo-classique (XIXe s), dont la tour et l'horloge publique sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis 1990[45];
- Hôtel de ville (XIXe s), Rue Baronne Delort, dont le vestibule, l'escalier et l'élévation sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis 1997[46];
- Halte ferroviaire (XXIe s), Rue des Jardiniers, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[47]. Construite en 2002, à l'initiative du conseil régional de Franche-Comté, cette halte dessert le lycée Paul-Émile Victor, situé dans la Rue de Gottmadingen, voisine.
Patrimoines industriel et artisanal
Extraction et production
Transformation et négoce
- Ancien moulin (XVIIIe s), puis minoterie, scierie, bimbeloterie et centrale (XIXe-XXe s), aujourd'hui bimbeloterie et centrale hydroélectrique, Ruelle des Moulins, inscrit à l'IGPC, depuis 1997[50];
- Forges de la Serve (XIXe-XXe s), Rue Adrien Muller, inscrites à l'IGPC, depuis 1997[51];
- Anciennes scierie et aciérie (XIXe-XXe s), aujourd'hui aciérie, Rue Clemenceau, inscrites à l'IGPC, depuis 1997[52];
- Cimenterie (XIXe-XXe s), Chemin de Mont-Rivel, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[53];
- Fromagerie (XIXe s), Rue du général Leclerc, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[54];
- Anciennes meubleries (XXe s), sises aux rues Clemenceau, Edouard Herriot, Herman Picaud, Paul Crétin, et Victor Bérard, ainsi qu'au lieu-dit "Les Moutoux", inscrites à l'IGPC, depuis 1997[55],[56],[57],[58],[59],[60],[61];
- Ancienne bimbeloterie Bazinet (XXe s), Rue Léon et Georges Bazinet, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[62];
- Ancienne quincaillerie (XXe s), aujourd'hui lunetterie, Rue Baronne Delort, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[63];
- Imprimerie (XXe s), Rue du général Leclerc, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[64].
Infrastructures
- Gare (XIXe s), Avenue de la Gare, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[65]. Elle est située sur la ligne Saint-Claude-Dole-Paris et le chemin de fer touristique de la « ligne des hirondelles »;
- Passerelle ferroviaire (XIXe s), Rue du Stand, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[66];
- Maison de garde-barrière et passage à niveau no 8 (XIXe s), Rue Léon et Georges Bazinet, inscrits à l'IGPC, depuis 2004[67];
- Ponts ferroviaires (XXe s), sur RD et RN 5, inscrits à l'IGPC, depuis 2004[68],[69];
Patrimoine naturel

- Mont Rivel ;
- Berges de l'Ain ;
- Point de départ de la Route des Sapins (42 km), traversant les forêts de la Fresse, de la Joux et de Levier;
- Parc de Belle-Frise, Avenue de la République ;
- Jardin des Sœurs de la congrégation Notre-Dame de Fidélité, Rue du Sauget, inscrit à l'IGPC, depuis 1995[70]
- Jardin des Sœurs de la congrégation Saint-Joseph, Rue du Général Leclerc, inscrit à l'IGPC, depuis 1995[71]
À voir près de Champagnole
Dans un rayon de 25 km :
- Complexe des 5 lacs, composé des lacs d'Ilay, de Narlay, du Vernois, et du Petit et du Grand Maclu, visible depuis un belvédère situé à quelques kilomètres de La Chaux-du-Dombief;
- Lac de Chalain, à Fontenu;
- Cascades du Hérisson, à Doucier;
- Communes d'Arbois (lieu de villégiature de Louis Pasteur), Baume-les-Messieurs (label Les Plus Beaux Villages de France), Château-Châlon (label Les Plus Beaux Villages de France), Poligny (capitale gastronomique du Comté) et Salins-les-Bains (site Unesco).
Équipements culturels

Manifestations culturelles et festivités
Personnalités liées à la commune
- Pierric Bailly (né en 1982), écrivain ;
- Hervé Balland (né en 1964), fondeur (ski) ;
- Adrien Berthod (1878-1944), homme politique ;
- Élodie Bourgeois-Pin (1982-), fondeuse (ski) ;
- Charles Cabaud, homme d'affaires, Président du groupe Descours et Cabaud de 1919 à 1939 ;
- Alain Carminati (né en 1966), joueur de rugby à XIII et rugby à XV ;
- Charlotte Chappuis (1795-1880), fille naturelle de Napoléon Ier, épouse puis héritière du maître de forges Jacob Muller et mère de Adrien Muller, maire de Champagnole entre 1855 et 1900 ;
- Jean Charroppin (1938-2009), ancien maire de Champagnole et ancien député de la 2de circonscription du Jura ;
- Aurélie Perrillat-Collomb (née en 1980), fondeuse (ski) ;
- Quentin Fillon Maillet (né en 1992), biathlète plusieurs fois champion olympique, né à Champagnole ;
- Sylvain Guillaume (né en 1968), spécialiste du combiné nordique ;
- Jean-Marc Olivier (né en 1961) historien de l'aéronautique (Université de Toulouse) qui a étudié l'« industrialisation douce » dans la région de Champagnole et de Morez puis en Scandinavie ;
- Clément Pernot (né en 1961), ancien maire de Champagnole (2008 - 2015), conseiller général puis départemental (depuis 2001-) et président du conseil départemental du Jura (depuis 2015) ;
- Grégory Pujol (né en 1980), footballeur, est né à Champagnole ;
- Hubert Reeves (1932-2023), astrophysicien, vulgarisateur scientifique et écologiste canadien naturalisé français (l’école élémentaire de Champagnole porte son nom) ;
- David Sauget (né en 1979), footballeur ;
- Georges Trouillot (1851-1916), homme politique.
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
- Lucienne Besson (dir.), Champagnole d'hier et d'aujourd'hui, les Amis du livre, Champagnole, 1991, 279 p. (ISBN 2-9506237-0-0)
- René Chambelliand, Histoire de Champagnole des origines au XIXe siècle, Champagnole, Association Champagnole, Culture et Mémoire, , 101 p. (ISBN 978-2-9523639-6-9).
- Rémy Gaudillier, 1789 : Champagnole et ses environs, de l'Ancien régime à la Révolution, Association Champagnole 89, .
- Martine Bellague-Verrière, Champagnole et ses environs. La France à travers cartes postales, Éditions Marque-Maillard, Lons-le-Saunier (ISBN 978-2-903900-35-9).
- Charles Thévenin, Campanola encyclopediae; Tome I : Rue Darri ; Aux origines de Champagnole, Champagnole, Association Champagnole, Culture et Mémoire, , 124 p. (ISBN 978-2-9523639-1-4).
- Michel Chevalier et Pierre Charpentier, Champagnole, Les Belles Lettres, Paris, 1960, 57 p.
- Jean-Marc Olivier, "Du négoce textile lyonnais aux forges de Champagnole : la famille Muller aux XVIIIe et XIXe siècles", dans Travaux 1992 de la Société d'émulation du Jura, Lons-le-Saunier, 1993, p. 179–191.
- Marie-Pierre Reynet (et al.), Champagnole : un tour en ville, Parc naturel régional du Haut-Jura, Lajoux, 2009,31 p. (ISBN 978-2-907412-62-9)
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la santé :
- Champagnole sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
