Royal Charleroi Sporting Club
club de football belge
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Le Royal Charleroi Sporting Club, couramment appelé Sporting de Charleroi, est un club belge de football basé dans la ville de Charleroi. Le club évolue lors de la saison 2025-2026 en Jupiler Pro League, plus haut niveau du football belge. C'est sa 97e saison en séries nationales et sa 60e parmi l'élite.
(1904-1929)
Royal Charleroi Sporting Club
(1929-2001)
Sporting du Pays de Charleroi
(Depuis 2001)
| Nom complet | Royal Charleroi Sporting Club |
|---|---|
| Surnoms | Les Zèbres[1] |
| Noms précédents |
Charleroi Sporting Club (1904-1929) Royal Charleroi Sporting Club (1929-2001) Sporting du Pays de Charleroi (Depuis 2001) |
| Fondation | |
| Statut professionnel | Depuis 1947 |
| Couleurs | Noir et blanc |
| Stade |
Stade du Pays de Charleroi (15 000 places) |
| Siège |
Boulevard Zoé Drion, 19 6000 Charleroi |
| Championnat actuel | Jupiler Pro League |
| Président |
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| Entraîneur |
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| Joueur le plus capé |
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| Meilleur buteur |
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| Site web | sporting-charleroi.be |
| National[3] |
Champion de Division 2 (2) Champion de Division 3 (2) |
|---|
Actualités
Dernière mise à jour : .
Le surnom des joueurs de cette équipe est les Zèbres, en référence à la couleur de leur maillot. Le club possède le matricule no 22. Il est présidé par Fabien Debecq, dirigé au quotidien par Mehdi Bayat et entraîné par Hans Cornelis. Il joue ses matchs à domicile au Stade du Pays de Charleroi.
Fondé en 1904 sous le nom de Charleroi Sporting Club, le club est affilié le . L'année suivante, il joue son premier match officiel. Le club évolue dans le division régionales jusqu'en 1924. À cette date, il se professionnalise et évolue désormais dans le divisions nationales. Le Sporting de Charleroi alterne entre la première et la deuxième division jusque dans les années 1980, puis se stabilise dans l'élite belge. Le club a remporté deux fois le championnat de troisième division en 1929 et 1937 et deux fois celui de deuxième division en 1947 et 2012. Il n'a jamais remporté la Coupe de Begique mais a été finaliste à deux reprises en 1978 et 1993.
Depuis sa création, le Royal Charleroi Sporting Club entretien une rivalité avec l'autre club de la ville, l'Olympic de Charleroi, et avec l'autre grand club wallon : le Standard de Liège, qu'il affronte lors du « choc wallon ».
Histoire
Création et premières années en divisions régionales (1904-1924)
Le club basé dans la ville de Charleroi est fondé en 1904 sous le nom de Charleroi Sporting Club par Firmin Bridoux, Louis Bernus et Marcel Degueldre, qui inscrivent aussitôt le club à l’Union belge de football [4],[5]. À ce moment, le club a été créé comme une société sportive, incluant notamment du football et de l'escrime[4],[5]. Durant ses premières années, de 1905 à 1907, le Charleroi Sporting Club ne dispute que des rencontres amicales, puis reçoit enfin son inscription officielle , bien qu'elle ait été faite trois ans plus tôt[4],[5]. Le , le Charleroi Sporting Club prend part au premier match officiel de son histoire, en division 3 régionale Hainaut-Namur. Le club affronte l'UR Namur et s'impose sur le score de 5 à 0[4],[5]. À la fin de la saison 1908-1909, le club remporte son premier titre, avec l’équipe A qui est vice-championne en division 2 Hainaut-Namur et l’équipe B du Sporting championne en division 3 hainaut-Namur[6].
En 1910, le Charleroi Sporting Club, champion Hainaut-Namur, peut monter en promotion, mais faute de moyens financiers, il doit renoncer à cette montée. Puis, pour la saison 1910-1911, par manque d'adversaires dans la région, le Sporting est autorisé par l'Union belge à disputer le championnat de division 2 régionale Brabant qu'il termine à la huitième place sur douze équipes[4],[6]. Le niveau s’étant amélioré, le Sporting réintègre la division 2 régionale Hainaut lors de la saison 1911-1912[4],[6]. Les deux saisons suivantes, le club est en léthargie et ne dispute aucun championnat tout en restant affilié à l'URBSFA. Pendant la Première Guerre mondiale, le Sporting reforme ses équipes et dispute les championnats régionaux de Charleroi qui sont toutefois des matchs non officiels[4],[5].
À partir des années 1920, le club de Charleroi progresse régulièrement dans la hiérarchie des ligues belges. Durant la saison 1923-1924, l'équipe dispute son premier derby face à l'autre club de la ville, l'Olympic Charleroi. C'est le que ces deux équipe s'affrontent pour la première fois, dans le cadre d'un match de championnat. Cette saison, le Charleroi Sporting Club réussit l’exploit de réaliser 20 matchs sans défaite, ce qui lui permet d'être champion et de monter en « Promotion », alors équivalent à la deuxième division nationale[4],[5],[6].
Débuts dans les divisions nationales (1924-1940)
Lors de la saison 1924-1925, le club joue pour la première fois en promotion, mais il ne peut éviter la relégation. Dès le championnat suivant en 1925-1926, le Sporting remonte en promotion (cette fois correspondant à la troisième division belge) après avoir été sacré champion du Hainaut. C’est durant cette saison que le surnom « Les Zèbres » est donné au club. Il provient d'un groupe de supporters du même nom, repris massivement dans la presse. Il s'agit aussi de la dernière saison de Firmin Bridoux qui quitte la présidence du Sporting, tout en restant actif au club jusqu'en 1958[4],[6]. Le club se stabilise ensuite en troisième division durant les saisons 1926-1927 et 1927-1928, avant de remporter le championnat en 1928-1929, signifiant une remontée de Charleroi en deuxième division nationale. Il s'agit du premier titre pour le club dans une compétition nationale[4],[6].
Les 6 et , le club fête son 25e anniversaire et reçoit Albert Ier, roi des Belges. Le club obtient officiellement le statut royal et devient le Royal Charleroi Sporting Club[4],[5].
Ensuite, Jusqu'en 1932, le Royal Charleroi Sporting Club dispute le championnat de deuxième division avant d'être relégué en troisième division à l'issue de la saison 1931-1932. mais il culbute à nouveau en promotion. Le Sporting se maintient dans cette division jusqu'en 1936. Cette année, l’Olympic et le Sporting, les deux club rivaux de la ville de Charleroi, terminent ex æquo à la première place, avec un match de barrage devant les départager. Devant un large public au Stade de la Neuville, l’Olympic bat le Sporting sur le score de 2-1 et est promu. Une photo célèbre à l’époque, prise avant le coup d’envoi, montre les deux capitaines, Émile Stijnen pour l’Olympic et Jacques Secretin pour le Sporting, se serrant la main sous le regard de l’arbitre international John Langenus. Le Sporting remporte finalement le titre de champion lors de la saison suivante et quitte définitivement la troisième division[4],[6]. Le club se maintien en deuxième division jusqu'à la supension des championnats en 1939, lié à la Première Guerre mondiale[4]. La même année, le nouveau stade du Royal Charleroi Sporting Club, appelé Stade du Mambourg, est inauguré le lors d’un match remporté 2-1 face à l'US Centre[4]. En 1940, Jules Henriet devient le premier joueur du club à obtenir une sélection avec la Belgique, c'était à l'occasion d'une large victoire 7 buts à 1 contre les Pays-Bas[4].
Retour dans l’élite et âge d’or du club (1941-1971)
Malgré quelques années durant lesquelles les compétitions belges sont suspendues à cause de la geurre, le club de Charleroi parvient à se maintenir en deuxième division[4]. Durant ces années, notamment durant la saison 1941-1942, l'attaquant René Thirifays se révèle et marque 24 buts toutes compétitions confondues[6]. En 1945-1946, le championnat reprend et le club réalise une très bonne saison, porté par ses deux attaquants Léon Gillaux et René Thirifays, qui marquent respectivement 44 et 24 buts. Le Sporting termine la saison avec la meilleure attaque du championnat et monte sur la troisième marche du podium pour la première fois. La saison suivante, Charleroi remporte le championnat grâce à une série 29 matchs d’affilée sans défaite, en termine à la première place. L'équipe remonte donc en première division, qu'elle a quitté il y a seize ans. Aussi, Henriet, Thirifays et Gillaux sont tous les trois sélectionnés avec la Belgique durant la saison[4]. En 1948-1949 le Sporting fait une belle saison et termine quatrième de première division. Cependant, six joueurs sont suspendus pour avoir perçu des primes trop importantes d’après l’union Belge. Ces suspension pénalisent l'équipe la saison suivante qui se classe onzième sur seize[6].
Le Royal Charleroi Sporting Club célèbre ses 50 ans durant la saison 1954-1955. À cette occasion, il s'impose notamment face à des adversaires prestigieux tels que l’Olympic ou le Sporting d’Anderlecht. Deux ans plus tard, en 1957, le club ne réussit pas à se maintenir et est relégué en deuxième division, après dix saisons passées dans l'élite[6]. À partir de la saison 1959-1960, trois joueurs issus du centre de formation font leurs débuts avec Charleroi : Jean-Pol Spaute, Georget Bertoncello et André Colasse. Ils deviendront par la suite des légendes du club. Par la suite, le Sporting traverse une grave crise financière en 1962-1963. Il est même menacé de devoir vendre tous ses joueurs. C’est un homme fort de la ville de Charleroi qui investit et sauve le club : André Kolp. Quelques années plus tard, en 1966, le Royal Charleroi Sporting Club fait son retour en première division, après neuf saisons passées à l'echellon inférieur. En effet, le club termine à quatre points du champion, le KSV Waregem, à égalité de points et de victoires avec le Waterschei THOR. Un test-match est organisé pour désigner le second montant, remporté 2 à 0 par Charleroi[4],[6],[7]. Seulement trois saisons après sa remontée, Charleroi termine la saison 1968-1969 à la deuxième place du classement général, à cinq points du Standard de Liège, champion. Cette performance est la meilleure des Zèbres en championnat de Belgique. Cette performance qualifie ainsi le club pour la première fois de son histoire pour une Coupe d'Europe, en l'occurence la Coupe des villes de foires. Au cours de cette compétition, le Sporting surclasse le NK Zagreb au premier tour (deux victoires 2-1 puis 3-1), avant d'être éliminé par le FC Rouen au deuxième tour, (victoire 3-1 puis défaite 2-0)[8]. Malgré un passage en Coupe d'Europe, le Sporting est relégué en 1971, après une saison complètement ratée[6].
Professionnalisation et lutte pour la stabilité (1971-2000)
Le passage en deuxième division est de courte durée, puisqu'à l'issue de la saison 1973-1974, le Royal Charleroi Sporting Club fait son retour en première division malgré une saison catastrophique, terminant à la quatorizième place sur seize. En effet, le club est admis en première division « sur dossier », et devient officiellement professionnel à partir de la saison d'après[6],[9].
En 1978, après avoir éliminé Anderlecht en huitième de finale, Waterschei en quart de finale et le Club Bruges KV en demi-finale, grâce à un doublé de l'Allemand Rainer Gebauer[10], Charleroi atteint la finale de la Coupe de Belgique pour la première fois de son histoire, mais perd le match 2 à 0 contre le KSK Beveren[6],[11]. Deux ans après ce parcours, le club connaît des soucis financiers, et le club est relégué en deuxième division à la fin de la saison 1979-1980[6].
En 1982, l'ancien joueur du club Jean-Pol Spaute, associé à Gaston Colson, accède à la présidence du Sporting alors classé dans le ventre mou de la division 2 et sauve le club de la faillite[6],[12]. Puis, trois années plus tard, en 1985, les Zèbres retrouvent la première division après avoir remporté le tour final de deuxième division[6]. Le club arrive à se maintenir les saisons qui suivent, malgré des difficultés, et lutte régulièrement pour le maintien. En dépit des résultats mitigés en championnat, Charleroi est une nouvelle fois en finale de la Coupe de Belgique en 1993, alors qu'ils n'étaient pas du tout attendus à ce stade de la compétition. Tour à tour, le club élimine La Gantoise, Bruges, Beveren et Anderlecht, mené par des joueurs comme Olivier Suray, Pär Zetterberg, Raymond Mommens, Dante Brogno et Nebojša Malbaša. Pour la deuxième finale de son histoire Charleroi est une nouvelle fois battu 2 à 0, cette fois par le Standard de Liège[4],[6]. La saison suivante, Charleroi finit quatrième du championnat, son meilleur résultat depuis 1969, et se qualifie pour la Coupe de l'UEFA. Son entraîneur, Robert Waseige est élu entraîneur de l’année[6]. Sous la houlette de Georges Leekens en 1994-1995, aprè le départ de Waseige, le Sporting est élminé au premier tour de Coupe de l’UEFA par le Rapid Bucarest (défaite 2-0 à l'aller et victoire 2-1 au retour) et réalise une saison compliquée où il ne termine que treizième en championnat[6]. La saison 1996-1997 est insignifiante sur le plan sportif, mais est marquée par la fin de carrière de Raymond Mommens qui s’arrête après avoir joué plus de 600 matchs en première division belge[6].
La saison 1999-2000 est très compliquée pour le club. Elle est marquée par une très forte instabilité. Philippe Albert réalise sa dernière saison sous les couleurs du Sporting. L'entraîneur Luka Peruzović revenu au club est limogé à mi-saison pour être remplacé tout d’abord par Raymond Mommens et ensuite par Manu Ferrera. Le président Jean-Pol Spaute démissionne et Enzo Scifo arrive pour reprendre le club avec son groupe[6].
Direction d'Abbas Bayat : descente en D2 puis remontée (2000-2012)
Le , une annonce officielle indique que le club, croulant sous les dettes, est racheté par le groupe Chaudfontaine, dont le président se nomme Abbas Bayat. L'homme d'affaires irano-américain devient le nouveau propriétaire et président du club carolo qu'il sauve de la faillite[12],[13]. À son arrivée, les salaires des joueurs sont considérés comme très bas par rapport à ceux des grands clubs belges, et les installations du club — vestiaires, logements des joueurs, infrastructures — sont souvent jugées rudimentaires. Certains joueurs racontent qu’ils vivaient dans des logements« avec des trous dans les murs », ce qui illustre à quel point les conditions matérielles et financières étaient limitées par rapport aux standards du football professionnel[14]. En 2002, le club est renommé Royal Sporting Club du Pays de Charleroi, mais cette dénomination a été abandonnée en l'année suivante[14]. Durant la saison 2002-2003, le club est toujours en proie à des difficultés financières et sportives. L'ancien joueur du club Dante Brogno reprend temporairement l’équipe à mi-saison et la sauve de la relégation[6]. Entre-temps, le président Bayat nomme ses neveux Mogi Bayat et Mehdi Bayat respectivement manager général et directeur commercial[15].
En fin de saison 2003-2004, alors que le club est relégable à quelques journées de la fin, Jacky Mathijssen est nommé entraîneur du club et le sauve de la descente. Il réalise ensuite trois bonnes saisons avec notamment deux cinquième place, et fait du Mambourg, une forteresse imprenable[6]. Ces bonnes saisons lui permettent ainsi de jouer la Coupe Intertoto en 2004-2005. Le club est toutefois rapidement éliminé dès le deuxième tour par les Finlandais de Tampere United (défaite 0-1 et nul 0-0)[16]. Ensuite, la saison 2007-2008 de Charleroi est anodine, mais un joueur du club se met particulièrement en évidence. En effet, l'attaquant Nigérian Joseph Akpala termine meilleur buteur de la saison avec 18 buts inscrits[17]. C’est la première fois depuis René Thirifays en 1949 qu’un joueur carolo termine meilleur buteur du championnat belge[6].
En 2010-2011, le club finit 16e et à la dernière place du championnat. Au terme des play-offs 3 joués contre le KAS Eupen et durant lesquels ce dernier s'impose, Charleroi est relégué en deuxième division après 26 ans de présence au sein de l'élite. Cette relégation a pour conséquence de voir le départ de Mogi Bayat comme manager général et la promotion de Mehdi Bayat comme nouveau directeur général du club[15]. Ce passage en division inférieure est de courte durée puisque le club termine champion et remonte aussitôt en D1[6].
Direction de Fabien Debecq et Mehdi Bayat (depuis 2012)
Fin , le président controversé Abbas Bayat démissionne et laisse sa place au nouveau président Fabien Debecq, fondateur de QNT (Quality Nutrition Technology), une société spécialisée dans la nutrition sportive[13],[18]. Mehdi Bayat, qui était le directeur commercial du club et depuis le départ de son frère Mogi directeur général, devient administrateur-délégué et dirige le club au quotidien. Le club carolo assure son maintien en D1, avec une onzième place au classement général en 2012-2013[6]. La saison 2013-2014 est marquée par l’arrivée de Felice Mazzù à la tête de l’équipe première, né à Charleroi et ayant fait toute sa carrière de joueur dans ce club. Il entraîne pour la première fois un club de première division[19],[20]. Charleroi effectue ensuite une bonne saison 2014-2015, finissant à la sixième place de la phase classique au cours de laquelle il égale le record de la plus large victoire à domicile en battant le Lierse 6 buts à 0[6],[21]. Qualifié pour les play-offs 1 pour la première fois de son histoire ; le club y réalise un parcours honorable et accède ainsi aux tours préliminaires de la Ligue Europa 2015-2016 pour la première fois depuis 20 ans[6],[22]. Charleroi remporte le deuxième tour de la Ligue Europa contre le Beitar Jérusalem en s'imposant 5-1 à domicile et 1-4 en Israël. Lors du troisième tour le club rencontre les Ukrainiens du Zorya Louhansk mais cette fois les Belges se font éliminer avec une défaite 0-2 à domicile et une autre 3-0 en Ukraine[6].

La saison 2017-2018 est la meilleure du Sporting au niveau de la phase classique du championnat depuis l'arrivée du duo Debecq-Bayat à la tête du club. Le club finit en effet troisième derrière Anderlecht et le Club Bruges, se qualifiant pour la troisième fois de son histoire en play-offs 1. Malheureusement, le club carolo échoue dans ce mini-championnat et finit à la sixième et dernière place de ces play-offs, ne se qualifiant ainsi pour aucune compétition européenne[6]. En 2019-2020 Karim Belhocine est désigné entraîneur du club en remplacement de Felice Mazzù parti à Genk. Les Zèbres font une excellente saison et terminent à la troisième place, dans un championnat se terminant à une journée de la fin à cause de la pandémie de Covid-19. Ce classement permet au club de participer au troisième tour de qualification de la Ligue Europa[6],[23]. Dans une saison 2020-2021 se déroulant à huis clos, à cause de la crise sanitaire, Charleroi fait un début historique en remportant ses six premières rencontres[23]. En coupe d’Europe, le club, s'impose d'abord face au Partizan Belgrade (2-1) mais se fait ensuite éliminer par Lech Poznań lors des barrages[6]. En seconde partie de saison, les résultats en championnat s'avèrent catastrophiques, les Zèbres ne remportant plus qu'une seule victoire en quinze rencontres. Ils terminent la phase régulière à une décevante treizième place les privant de facto de play-offs[24].
Le , le club annonce qu'Edward Still (en) est le nouvel entraîneur principal pour la saison 2021-2022[25]. Sans obtenir de résultats covainquants, il est finalement licencié en début de saison 2022-2023, au lendemain de la lourde défaite de son équipe contre le Cercle Bruges (4-1), dans le cadre de la 14e journée du championnat 2022-2023 alors que les Carolos avaient déjà subi huit défaites depuis le début de la compétition et se retrouvaient à la 13e place du championnat[26],. Après un intérim de cinq semaines assuré par Frank Defays[27], Felice Mazzù fait son retour comme entraîneur, sortant d'un passage non concluant à Anderlecht[28]. Il ne reste en place qu'une saison et demi sans réussir à convaincre et quitte le club en 2024[29].
En fin de saison 2024-2025, Charleroi se déplace à l'Antwerp pour jouer le barrage permettant d'accéder au deuxième tour préliminaire de Ligue Conférence. Les Carolos gagnent cette rencontre 2 buts à 1 grâce à des buts de Cheick Keita et Parfait Guiagon, qualifiant ainsi l'équipe en Coupe d'Europe cinq années après sa dernière participation[30]. Lors du tirage au sort du deuxième tour préliminaire de cette Ligue Conférence, Charleroi hérite des Suédois de Hammarby[31]. Après un match nul 0-0 en Suède, les Zèbres s'inclinent 1-2 à domicile, concédant un but à la dernière minute des prolongations, et sont donc éliminés d'emblée[32].
Palmarès
| Compétitions nationales | Compétitions internationales |
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Identité du club
Nom du club
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Devise
| Devise |
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| Mon pays, ma force ! |
Couleurs et maillots
Les couleurs du maillots et de l'écusson du club sont le blanc et le noir. Les maillots sont souvent rayés de ces couleurs, ce qui vaut à l’équipe le surnom de « Les Zèbres »[5]. Il provient d'un groupe de supporters du même nom, repris massivement dans la presse à partir de 1926[4],[33]. Les couleurs rappellent l'histoire de la ville, qui se situe dans la province de Hainaut, surnommée le Pays Noir, en raison de son passé minier[33].
Stades
Stade du Pays de Charleroi
De 1923 à 1939, le club de Charleroi joue ses matchs à domicile dans un stade situé rue Spinois contenant 10 000 places[34].

En 1939, le club déménage à quelques centaines de mètres, dans le nouveau stade communal du Mambourg. Ce nouveau stade, plus grand et plus moderne, permet au Sporting de continuer sa progression. Comptant environ 22 000 places, il est doté de deux tribunes latérales, une assise et l'autre debout et couverte, ainsi que des gradins derrière chaque but. Ce nouveau stade tient son nom du charbonnage qui s’y tenait quelques années auparavant : le Charbonnage du Mambourg[34].
Le stade est modernisé au cours du temps, notamment dans les années 1990, lorsque le club se qualifie pour la Coupe de l'UEFA en 1994. En effet, pour participer à cette compétition, le nombre de siège doit être augmenté et le nombre de places debout diminué. Ainsi, les gradins situés derrière chaque but sont transformés en tribunes assises et couvertes. La capacité d’accueil est alors de 18 000 places. Le stade est ensuite rénové pour pouvoir accueillir l'Euro 2000, qui se dispute en Belgique et aux Pays-Bas. Sa capacité augmente à 24 891 places, grâce notamment à un troisième étage sur l'ancienne tribune debout, qui est démonté après la compétition[34],[35],[36]. Enfin, partir de la saison 2013-2014, les tribunes sont rabaissées, ce qui réduit encore la capacité jusqu'à 15 000 places. En 2015, après une nouvelle qualification en Ligue Europa, le stade est mis aux normes UEFA[35],[36],[37].
En 1999, le Mambourg est officiellement renommé Stade du Pays de Charleroi[35].
Zebrarena
Au début des années 2020, le club prévoit de construire un nouveau stade d'une capacité de 20 000 places d'ici 2027, appelé Zebrarena. Il sera situé à Monceau-sur-Sambre et aura la particularité d'être une enceinte mulitfonctionnelle. En effet, en plus d'accueillir les futures rencontres de football de l'équipe première, elle organisera également une quarantaine d'événements par an (spectacles, concerts, etc.)[38],[39].
Le budget du projet serait d'environ 60 millions d'euros et sera financé entièrement sur fonds propres[40].
Supporters et rivalités
Groupes de supporteurs

L'Amicale des supporters regroupe l'ensemble des clubs de supporters officiels du RCSC. Elle est représentée par Xavier De Vleeschauwer[41].
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Rivalités
Depuis les années 1940 jusqu'aux années 1970, le derby carolorégien contre l'Olympic de Charleroi était le double affrontement de la saison à gagner quand les Zèbres et les Dogues officiaient dans la même division (division 1 ou 2). L'Olympic de Charleroi a connu pour la première fois la division 1 en 1937, soit dix ans avant le Sporting, mais l'a quittée en 1975[5].
Le derby wallon opposant le Standard de Liège au Sporting de Charleroi, deux villes situées à une centaine de kilomètres l'une de l'autre[42], est une rencontre dont l'intensité n'a fait que croître ces dernières années en raison de la baisse du nombre de clubs wallons en première division. Il s'agit à présent d'une rivalité où le but est d’être temporairement le numéro 1 en Wallonie. Plusieurs incidents ont émaillé ces rencontres[43].
Résultats et statistiques
Participation aux championnats nationaux
Statistiques mises à jour le 26 février 2025 (terme de la saison 2024-2025)
| Niv | Divisions | Jouées | Titres | TM[note 1] Prom. |
TM[note 2] Maint. |
|---|---|---|---|---|---|
| I | 1re nationale | 60 | 0 | ||
| II | 2e nationale | 29 | 2 | 2 | |
| III | 3e nationale | 8 | 2 | ||
| IV | 4e nationale | 0 | 0 | ||
| V | 5e nationale | 0 | 0 | ||
| TOTAUX | 97 | 4 | 2 | 0 | |
Parcours européen
Records
La plus large victoire du club est une victoire 8-1 contre le Royal SCUP Jette le , lors du cinquième tour de Coupe de Belgique. En championnat, il s'agit de victoires 7-1 contre l'Olympic de Charleroi le , et 6-0 contre le Royal Antwerp FC (en 1971) et e Royal Crossing Club de Schaerbeek (en 1969). Les plus larges défaites du club sont par huit bus d'écart en championnat: 9-1 contre le KSV Waregem en 1976 et 8-0 contre le Standard de Liège en 1986[44].
Dante Brogno est le joueur le plus capé de l'histoire du club avec 426 matchs joués. Il est aussi le meilleur buteur avec 121 réalisations[45].
Grégory Lazitch (en) est le plus jeune joueur à avoir joué pour le club, à seulement 16 ans 6 mois et 17 jours, le contre Genk. Nicolas Penneteau est quant à lui le plus vieux joueur à avoir porté les couleurs du club, à 40 ans 1 mois et 20 jours, le contre le KAS Eupen[46]. Le , Alassane Ouédraogo devient le plus jeune buteur du club à l'âge de 17 ans 3 mois et 6 jours[47]. Le de la même année, Raymond Mommens devient le plus vieux buteur du club à 38 ans 4 mois et 28 jours[48].
Personnalités du club
Présidents
Au cours de son histoire, le club a été dirigé par seize présidents connus différents[49],[50].
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Entraîneurs
Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1952.
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Effectif professionnel actuel
| Joueurs | Encadrement technique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Prêtés à d'autres clubs
| Joueurs prêtés | |||||||
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| N° | P. | Nat. | Nom | Date de naissance | Sélection | Club en prêt | |
| — | M | Noam Mayoka-Tika | 02/11/2003 (22 ans) | – | |||
| — | M | Žan Rogelj | 25/11/1999 (26 ans) | Slovénie | |||
| — | A | Anthony Descotte | 03/08/2003 (22 ans) | Belgique -21ans | |||
| — | A | Freddy Mbemba | 16/12/2002 (23 ans) | – | |||
| — | A | Mondy Prunier | 22/12/1999 (26 ans) | Haïti | |||
| — | A | Raymond Asante | 27/05/2004 (21 ans) | – | |||
| — | A | Slobodan Stanojlovic | 28/12/2001 (24 ans) | Serbie -20ans | |||
