Charlie Kirk
militant politique américain conservateur
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Charlie Kirk (/ˈt͡ʃɑɹli ˈkɝk/[a]), né le à Arlington Heights (Illinois) et mort assassiné le à Orem (Utah), est un militant politique, influenceur conservateur et nationaliste chrétien américain d'extrême droite.
| Directeur exécutif de Turning Point USA | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Charles James Kirk |
| Nationalité | |
| Formation |
Wheeling High School (en) (- Collège Harper (- Leadership Institute |
| Activités |
Théoricien du complot, commentateur politique, podcasteur, écrivain, militant politique, apologète |
| Conjoint |
Erika Kirk (de à ) |
| A travaillé pour |
Turning Point Action (en) (- Breitbart News (à partir de ) Turning Point USA (- Human Events (en) |
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| Parti politique | |
| Idéologie | |
| Membre de | |
| Personnes liées |
Foster Friess (en), Bill Montgomery, Donald Trump |
| Site web |
(en) charliekirk.com |
| Distinctions |
Il fonde en 2012 avec Bill Montgomery, Turning Point USA, une organisation politique conservatrice à but non lucratif. En tant que directeur exécutif de Turning Point USA, Charlie Kirk dirige et administre plusieurs organisations connexes à destination de la jeunesse américaine : Turning Point Endowment (créée en 2017), Turning Point Action (en) (créée en ), Students for Trump (en) (créée en 2015 par Ryan Fournier et John Lambert, et dirigée par Kirk depuis 2019), Turning Point Faith (créée en 2021) et Turning Point Education. Kirk est également membre du think tank conservateur Council for National Policy.
Il est critiqué pour ses positions ultraconservatrices[1], racistes[2], homophobes[3], misogynes[4], climatosceptiques, complotistes et populistes[5] et le fait qu'il défende une interprétation littérale de la Bible. Ses opinions les plus controversées incluent sa promotion de la désinformation sur la pandémie de Covid-19, de fausses allégations de fraude électorale en 2020 et de la théorie du complot du grand remplacement.
Appartenant au Parti républicain et soutien de Donald Trump, il intervient régulièrement dans les médias conservateurs tels que Fox News, Newsmax, One America News Network et Breitbart News. Il tient des conférences aux événements annuels de la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC). Entre 2016 et 2024, il publie cinq ouvrages politiques. Il anime, à partir de 2020, son propre podcast produit et distribué par Salem Radio Network (en), The Charlie Kirk Show.
Le , il est abattu d'une balle dans le cou par un tireur embusqué pendant un rassemblement à l'université d'Utah Valley.
Biographie
Famille et jeunesse
Charles James Kirk (/ˈt͡ʃɑɹlz ˈd͡ʒeɪmz ˈkɝk/[a]) naît le dans la banlieue huppée de Chicago, à Arlington Heights dans l'Illinois[6]. Il grandit dans la ville voisine de Prospect Heights, au nord-ouest de la zone métropolitaine de Chicago. Sa mère, Kathryn Smith, est une ex-employée du Chicago Mercantile Exchange, reconvertie thérapeute en santé mentale[7] ; son père, Robert W. Kirk, est architecte et dirige sa propre entreprise spécialisée dans la construction de propriétés de luxe[8] et aurait été, au tout début de sa carrière d'architecte, l'un des collaborateurs de l'équipe de design de la Trump Tower de New York[9],[10] (il avait 22 ans lors de l'inauguration de la tour). D'après Charlie Kirk, son père était l'architecte chef de projet pour la Trump Tower[6],[10].
Selon une interview accordée à Newsweek en 2019, il aurait soutenu les ambitions politiques de Donald Trump depuis au moins 2011 : « Mon père disait toujours des choses très positives à propos de Trump […] Il disait qu'il travaillait toujours dur, qu'il avait le souci du détail et qu'il était persévérant »[6].
Il est membre des Boy Scouts of America, atteignant le rang d'Eagle Scout[11] depuis le .
Éducation
Entre 2008 et 2012, il fréquente la Wheeling High School (en)[12], un lycée public situé dans la commune de Wheeling dans l'Illinois. Selon un article sur le site de l'agence de presse Baptist News Global (en), ses camarades de classe le décrivent comme quelqu'un de « méchant, arrogant et atteint d'un complexe de supériorité » et qui « appelait les enseignants avec qui il était en désaccord des néo-marxistes post-modernes »[8]. La journaliste Kyle Spencer (en), pour Politico, rapporte que Kirk « prenait souvent la parole en classe pour défendre son économiste préféré Milton Friedman et promouvoir le droit au port d'armes à feu »[13].
À la sortie du lycée, Kirk se serait initialement orienté vers une carrière militaire. En 2012, il postule pour l'académie militaire de West Point, mais sa candidature est rejetée. Il justifie ce rejet en expliquant que la place qu'il considérait comme sienne était allée à « un candidat beaucoup moins qualifié d'un sexe différent et d'une conviction différente » et dont il prétendait connaître les résultats aux tests[11],[14],[15].
En 2012, il s'inscrit au Harper Community College dans l'Illinois, mais abandonne la même année pour se consacrer à plein temps à l'activisme politique conservateur[16],[17]. En 2015, il déclare à The Atlantic qu'il suivait des cours en ligne à temps partiel au King's College[18] de New York, une université privée chrétienne d'arts libéraux.
Vie privée

Charlie Kirk est un chrétien évangélique[19].
En , il épouse Erika Frantzve, podcasteuse et femme d'affaires ayant gagné le concours Miss Arizona USA en 2012[20],[21].
Leur union donne naissance à deux enfants : une fille prénommée Sarah Rose née en 2022 et un fils né en 2024[22],[23].
Carrière







En 2010, lors de sa première année étudiante à la Wheeling High School (en), il se déclare volontaire pour participer à la campagne sénatoriale (victorieuse) du républicain de l'Illinois Mark Kirk (avec qui il n'a aucun lien de parenté)[24]. Lors de sa dernière année de lycée, il mène une campagne contre l'augmentation des prix des biscuits dans son école[25].
En , il écrit un court article pour le média politique ultra-conservateur Breitbart News dans lequel il affirme qu'il existe un parti-pris marxiste et de la gauche libérale dans les manuels scolaires, selon lui dangereux pour l'Amérique[26]. Cet essai le conduit à faire une apparition sur Fox Business[27]. Dans le contexte de la campagne présidentielle de 2012, Kirk rédige une série d'articles pour Breitbart News, appelant la jeunesse à s'opposer à l'élection de Barack Obama et au « Big government », tout en déplorant l'hégémonie supposée des théories progressistes au détriment de l'idéologie conservatrice dans les universités. Entre et , Charlie Kirk contribue à 51 reprises pour le site Breitbart News, dont 36 articles publiés pour la seule année 2019.
En , Charlie Kirk participe et intervient à la « Journée d'émancipation des jeunes » (« Youth Empowerment Day ») de l'Université Bénédictine de Lisle, dans l'Illinois. Il s'y fait remarquer par Bill Montgomery (un retraité de plus de 50 ans son aîné), alors candidat de l'extrême droite aux élections législatives et soutenu par le Tea Party, un parti politique libertarien[18],[28]. Montgomery encourage Kirk à se consacrer à l'activisme politique à plein-temps[6].
Le mois suivant, en , Kirk crée Turning Point USA (TPUSA), une organisation visant à mobiliser les jeunes de droite autour des « valeurs traditionnelles américaines », de l'exceptionnalisme américain et des principes du capitalisme. TPUSA se conçoit en opposition aux organisations de l'époque se réclamant de la gauche libérale, à l'image de MoveOn.org. À la Convention nationale républicaine (en) d', à Tampa, Kirk rencontre Foster Friess (en), l'un des principaux donateurs du Parti républicain et de la droite chrétienne. Charlie Kirk le convainc de financer son organisation[29],[18].
Turning Point USA et organisations affiliées
Turning Point USA
Charlie Kirk est PDG, collecteur de fonds en chef et une figure publique de Turning Point, depuis sa fondation[15],[11]. Selon le New York Times, il a progressivement transformé l'organisation en une « opération médiatique très bien financée, soutenue par des mégadonateurs conservateurs dont l'homme d'affaires du Wyoming Foster Friess (en) »[30]. Les activités de la TPUSA comprennent des actions clivantes telles que la publication de listes de surveillance des professeurs et des conseils scolaires[31].
En 2020, le chiffre d'affaires de Turning Point USA atteint 39,2 millions de dollars[32] et Kirk a touché en salaire plus de 325 000 dollars de TPUSA et d'organisations connexes[33]. Toutefois, en , une enquête de ProPublica sur les finances de Turning Point USA[34] conclut que l'organisation a publié des « affirmations financières trompeuses ». Cette enquête révèle notamment que les audits financiers n'ont pas été réalisés par un auditeur indépendant, mais par William Montgomery, l'ancien associé de Kirk et cofondateur de TPSUA. Par ailleurs, l'analyse des salaires de Kirk reçus au titre de son poste de PDG à TPUSA dénote une augmentation substantielle de ses revenus annuels : ses revenus sont passés de 27 000 dollars en 2012 à près de 300 000 dollars en 2020. ProPublica révèle également l'acquisition d'un appartement en bord de mer d'une valeur de 855 000 dollars, à Longboat Key, en Floride[34].
Turning Point Action et Students for Trump
En , le lancement de Turning Point Action (TPAction) est annoncé. Il s'agit d'une entité 501(c)(4) : une organisation à but non lucratif, exemptée de taxes fédérales, sans limites de fonds pour les activités de lobbying et autorisée à conduire des activités politiques de nature partisane en dehors et pendant les campagnes électorales. TPAction est initialement créée pour soutenir la campagne républicaine contre les démocrates en vue des élections présidentielles de 2020[35]et joue un rôle actif dans les élections présidentielles de 2024.
En , Kirk a annoncé que Turning Point Action avait acquis Students for Trump ainsi que « tous les actifs médiatiques associés »[36]. Il en devient président.
À l'automne 2019, Kirk lance un grand rallye politique promotionnel visant à recruter un million d'étudiants pour la campagne de réélection de Trump en 2020[37]. Les premiers mois de sa campagne Culture War sont néanmoins marqués par une série de critiques formulées à l'encontre de Kirk et de TPUSA par des membres de l'alt-right, au premier rang desquels Nick Fuentes et ses partisans (les « Groypers »). Dans le cadre d'une offensive généralisée contre les représentants désignés du « Conservative Inc. » (une expression péjorative mobilisée par l'alt-right pour désigner les personnalités conservatrices dites mainstream qui - selon eux[Qui ?] - trahissent les idéaux conservateurs par opportunisme politique et économique), ceux-ci profitent des séances de questions-réponses pour accuser Kirk et TPUSA de laxisme sur les questions migratoires, de soutien à Israël et de promouvoir un conservatisme « insuffisamment pro-blanc »[38],[39]. À de multiples reprises, Charlie Kirk subit, devant ses propres fans, des attaques verbales conduites par des trolls de l'alt-right. Ainsi, lors d'une conférence donnée à l'Ohio State University le , onze des quatorze personnes sélectionnées pour poser des questions à Kirk se sont révélées être des militants Groypers cherchant à faire apparaître Kirk comme « pro-israélien, anti-blanc, anti-américain, fidèle à un autre pays, anti-chrétien, pro-drag queen et pro-sexe anal et soutenant un faux conservateur »[réf. à confirmer].
Chadwick (2017) note que les téléspectateurs de ces conférences les ont plutôt regardées sur la chaîne Dlive (en) du tout nouveau vlogger d'America First Nick Fuentes plutôt que sur les médias sociaux de TPUSA[40].
L'objectif du million d'étudiants mobilisés pour Trump ne sera pas atteint, ce qui conduit TPUSA et les responsables de la campagne Trump à se reprocher mutuellement la baisse globale du soutien des jeunes envers Trump[41].
Turning Point Endowment[à développer]
Turning Point Endowment Inc., créée en 2017, est une « organisation de soutien » autoproclamée dont « la mission est de soutenir et d'aider les buts caritatifs et la vitalité à long terme de Turning Point USA »[42].
Turning Point Faith
En 2021, Charlie Kirk a fondé Turning Point Faith (expression qui pourrait être traduite par l'expression « Tournant politique de la Foi »), une organisation destinée à « recruter des pasteurs et d'autres dirigeants d'église pour être actifs dans les questions politiques locales et nationales »[43] ; ce groupe mène des campagnes électorales ou politiques basées sur la foi religieuse, et veut éduquer ses membres sur la base des valeurs fondamentales de TPUSA[44]. Selon le Prospectus des investisseurs 2021 de TPUSA, le programme, doté d'un budget de 6,4 millions de dollars, « s'attaquera à la fondation religieuse en ruine de l'Amérique en engageant des milliers de pasteurs dans tout le pays » pour « inspirer un engagement civique renouvelé dans nos églises »[45].
Standing for Freedom Center
En , Kirk et Jerry Falwell, Jr. ont cofondé le « Falkirk Center for Faith and Liberty », qui se présente comme un Think tank de droite, financé, détenu et hébergé par la Liberty University[46],[47],[43]. Parmi les boursiers figuraient un éminent représentant du lobby des armes : Antonio Okafor, directeur de la sensibilisation pour Gun Owners of America, Sebastian Gorka (en), ancien assistant du président Trump, et Jenna Ellis (en), conseillère juridique principale de Trump[48],[47]. En 2020, le Falkirk Center a dépensé au moins 50 000 dollars sur Facebook en publicités politiques faisant la promotion de Trump et des candidats républicains[49].
Des étudiants et d'anciens élèves ont protesté contre le ton politiquement agressif de l'organisation, qu'ils considéraient comme incompatible avec la mission de l'université[47],[43]. Falwell a démissionné de son poste de président de la Liberty University en et fin 2020, cette université n'a pas renouvelé le contrat (d'un an) de C. Kirk.
En 2021, l'université a rebaptisé l'organisation Centre de Falkirk pour la foi et la liberté d'un nom plus neutre : « Standing for Freedom Center »[43] et Mike Pompeo en est devenu le secrétaire[50].
Soutien aux Républicains et à Donald Trump

En , Kirk prend la parole en tant qu'intervenant à la Convention nationale républicaine (en) qui se tient alors à Cleveland, dans l'Ohio[51]. S'y opposent les deux nominés du Parti républicain : Donald Trump et Mike Pence. À 22 ans, Kirk est le plus jeune orateur de la convention. Il s'adresse aux militants républicains et apporte son soutien à Donald Trump en vue des élections présidentielles de novembre 2016. Dans un entretien accordé à Wired lors de la Convention, Kirk déclare que même s'il « n'était pas le plus grand fan de Donald Trump au monde », il voterait pour lui, même si la candidature de Trump rendait la mission de Turning Point plus difficile[52]. Kirk affirme ainsi son soutien lors de la convention et participe à la campagne présidentielle républicaine en assistant à l'organisation des déplacements et des rencontres médiatiques de Donald Trump, Jr.[27].
En 2018, âgé de 24 ans et invité fréquent de Fox News, Kirk figure dans la liste Forbes des personnes de moins de trente ans influentes en politique (30 under 30 dans Law & Policy)[53].
Alors que Donald Trump tente de se faire réélire Président, Charlie Kirk, Rob Smith, Rand Paul et le fils du président Donald Trump, Jr., organisent une vaste tournée universitaire de soutien à Trump, baptisée « Culture War ». Selon Diggit Magazine[54], Kirk est stylisé par ce rallye politique[pas clair], dont les étapes sont diffusées en direct par Twitter et Facebook : « Kirk lui-même apparaît comme une sorte d'Elvis revisité des années 50, incarnant une nostalgie américaine. Son style graphique rappelle le style néon branché des années 80, très répandu aujourd'hui chez les militants et influenceurs de la nouvelle droite ». Il reprend notamment la notion de « guerre culturelle » (culture war), initialement popularisée par le sociologue James Davison Hunter au début des années 1990 pour décrire la polarisation de la société américaine autour d'enjeux moraux[55]. Cette notion est par la suite diffusée dans les cercles conservateurs contemporains par des personnalités publiques comme Milo Yiannopoulos, Steve Bannon et Andrew Breitbart, et qui, dans ses appropriations par la droite conservatrice, contribuent à construire un cadre narratif transformant toute controverse sociale ou sociétale en une lutte existentielle pour l'hégémonie (Maly, 2018)[56]. Selon les mots de Kirk : « La politique est un sous-produit des gagnants et des perdants de la guerre des cultures. Pour sauver la culture, nous devons gagner ».
En , Kirk a participé à un événement de Fox News avec Trump Jr., Eric Trump et Lara Trump qui avait un ton pro-Donald Trump[57]. [à développer]
En , Kirk est devenu président de Students for Trump (acheté par Turning Point Action) et a personnellement lancé une campagne pour recruter un million d'étudiants pro-Trump pour réélire Trump en 2020[37],[41].
Lors d'une réunion du Council for National Policy en , Kirk a déclaré : « Les démocrates ont fait une chose vraiment stupide en fermant tous ces campus (à cause de la pandémie de Covid-19). Cela va supprimer les occasions de récolte des bulletins de vote et toutes les fraudes électorales qu'ils font habituellement sur les campus universitaires - ils suppriment donc en fait un demi-million de votes de la table. Alors s'il vous plaît, gardez les campus fermés - c'est une bonne chose. Quoi qu'il en soit ! »[58].[à développer]
En 2020, Kirk's Turning Point Action a lancé une campagne secrète[Quoi ?] d'enrôlement d'adolescents pour diffuser de la désinformation sur le coronavirus et sur la fraude électorale[59].[à développer]
Conseil de politique nationale et d'action du CNP
Kirk est membre du conseil William F. Buckley Jr. du Council for National Policy (CNP), un groupe secret « qui a servi pendant des décennies de plaque tournante à un réseau national d'activistes conservateurs et de donateurs qui les soutiennent »[60] selon le répertoire des membres du CNP de divulgué en [61],[62],[63]. Il est porte-parole de CNP Action, le bras politique du CNP[62],[64].
Animateur radio
En , Kirk prend en charge, trois heures par jour (antérieurement occupées par Rush Limbaugh) une émission de radio quotidienne sur la chaîne de radio « The Answer »[65],[66], une radio qui se présente comme « principale entreprise médiatique américaine au service des communautés chrétiennes et conservatrices du pays », propriété de Salem Media Group (en) qui détient 99 stations de radio touchant potentiellement plusieurs millions d'auditeurs. Salem Media Group se présente aussi comme l'un des principaux réseaux de sites Web chrétiens et conservateurs, et un fournisseur Internet de contenu, de marketing numérique et de streaming « chrétiens / conservateurs » (avec plus de 200 millions de pages vues par mois selon le groupe). Salem Media Group dit s'être associé aux principaux communicateurs chrétiens du pays et à Regnery Publishing (principal éditeur de livres conservateurs du pays).
Médias
Communication politique et audience
La communication de Charlie Kirk et des organismes qu'il préside s'adresse principalement aux jeunes conservateurs (lycéens, étudiants et jeunes adultes en quête d'identité politique), mais également aux républicains convaincus (électeurs de Trump, chrétiens nationalistes). Cette stratégie de communication s'appuie sur d'importants moyens financiers, collectés auprès de donateurs conservateurs et par des demandes de dons en ligne. Selon le New York Times, « en mêlant, en associant et en déformant les faits, [Kirk] est devenu l'exemple d'un nouveau genre d'agitateurs politiques qui a prospéré depuis les élections de 2016 en passant de l'opinion conservatrice traditionnelle à la désinformation pure et simple »[27].
Selon[Qui ?], son discours et la tactique des tournées universitaires rappellent le rôle joué par Milo Yiannopoulos (activiste libertarien de droite pro-Trump, homosexuel déclaré, provocateur volontiers raciste, islamophobe et misogyne, ancien 'technology editor' du site ultraconservateur Breitbart News, très actif lors des élections américaines de 2016, avant d'être banni de Twitter).[à développer]
The Charlie Kirk Show
Au , le podcast The Charlie Kirk Show était classé 85e le plus populaire sur les podcasts Apple[67]. En , une étude de la Brookings Institution conclut que le podcast The Charlie Kirk Show contenait la deuxième plus importante proportion « d'informations fausses, trompeuses et infondées » (derrière le podcast de Steve Bannon War Room) parmi les 36 603 épisodes analysés, produits par 79 créateurs de contenu politique différents[68],[69].
Charlie Kirk Today
En , Kirk signe un contrat avec Trinity Broadcasting Network (TBN), un média télévisuel chrétien spécialisé dans la diffusion de contenus religieux, pour l'hébergement d'un talk-show quotidien : Charlie Kirk Today[70]. Cette nouvelle émission est diffusée tous les jours de la semaine à 18 h 30 (ET) et son premier épisode a été diffusé le sur TBN et TBN+ Livestream[71].
Turning Point Live
« Turning Point Live » est une émission-débat en streaming de trois heures visant la génération Z. La consultation du site Turning Point USA est passée à 111 000 visiteurs uniques en 2021[72].
Réseaux sociaux
En , Kirk crée un compte sur l'application TikTok, bien qu'ayant exprimé à plusieurs reprises des critiques contre la plateforme[73],[74]
En , le compte The Charlie Kirk Show - en référence à son podcast homonyme - possède 7,3 millions d'abonnés[75]. Le compte Charlie Kirk Debate Clips possède quant à lui trois millions d'abonnés[76].
Controverses et prises de position
Charlie Kirk est un activiste conservateur[77],[78] nationaliste chrétien[79],[80],[81],[82],[83] et régulièrement classé à l'extrême droite[84],[85],[86],[87],[88],[89],[90],[91].
Mensonges et diffusions de théories du complot
Charlie Kirk promeut une théorie du complot du marxisme culturel selon laquelle les universités et les écoles seraient noyautées par la gauche et le marxisme et ainsi devenues des lieux d'endoctrinement des enfants et des îlots de totalitarisme[11],[92],[93].
| Vidéo externe | |
| [vidéo] « Charlie Kirk ~ The Conservative Forum ~ 9-8-2015 », sur YouTube (Liberty Forum of Silicon Valley) (at 2:10–3:20) | |
Dans un discours prononcé en 2015 au Liberty Forum de la Silicon Valley, Charlie Kirk a déclaré qu'il avait postulé à l'Académie militaire des États-Unis à West Point, New York, et qu'il n'avait pas été accepté[15]. Il a déclaré que « le créneau qu'il considérait comme le sien était allé à un candidat beaucoup moins qualifié d'un sexe différent et d'une conviction différente » dont il prétendait connaître les résultats aux tests[11],[14]. Il a affirmé au New Yorker en 2017 que cette déclaration était sarcastique[11]. Il a déclaré au Chicago Tribune en 2018 qu'« il ne faisait que répéter quelque chose qu'on lui avait dit »[6] et lors d'un événement du New Hampshire Turning Point mettant en vedette le sénateur Rand Paul en , il s'est rétracté, affirmant qu'il ne l'avait jamais dit[14].
Le , Charlie Kirk a faussement affirmé sur les réseaux sociaux que les statistiques du ministère de la Justice montraient une augmentation des arrestations pour trafic d'êtres humains de 1 952 en à 6 087 au premier semestre . Il a supprimé le tweet sans explication le lendemain, après qu'un vérificateur des faits eut souligné que les données pour 2018 étaient fallacieuses et provenaient du site complotiste 8chan[94].
En , Charlie Kirk a faussement affirmé qu'en France, les gilets jaunes scandaient « Nous voulons Trump ! ». Ce mensonge a ensuite été répété par le président Trump[95].
En défendant la réponse de l'administration Trump à la pandémie de coronavirus, Charlie Kirk a faussement déclaré qu'au cours de la pandémie de grippe porcine H1N1, il « a fallu au président Barack Obama des millions de personnes infectées et plus de 1 000 morts pour déclarer une urgence de santé publique »[96],[97].
Charlie Kirk a fait partie de ceux qui ont colporté des infox sur une supposée fraude électorale qui aurait provoqué l'échec de Trump aux élections présidentielles[98][réf. non conforme] ; il a fait de même à propos de la pandémie de COVID-19[99].
Selon Forbes, Charlie Kirk est connu pour « sa répudiation de l'enseignement universitaire libéral et son adhésion aux théories du complot pro-Trump »[99].
Le , Charlie Kirk a suggéré dans un tweet que l'effondrement de l'immeuble en copropriété de Surfside pourrait être le résultat d'un terrorisme intérieur, et déclaré : « J'ai parlé à plusieurs architectes qui pensent que l'effondrement de l'immeuble à Surfside n'était pas spontané. Beaucoup disent qu'il s'agissait de « terrorisme intérieur » »[100].
Grand remplacement et racisme
Le , Charlie Kirk déclare que « la stratégie du grand remplacement, qui est en bonne voie chaque jour à notre frontière sud, est une stratégie pour remplacer l'Amérique blanche rurale par quelque chose de différent ». Il ajoute, le , que « le parti démocrate américain déteste ce pays. Ils veulent le voir s'effondrer. Ils adorent quand l'Amérique devient moins blanche », et, le , que « l'Amérique était à son apogée lorsque nous avons stoppé l’immigration (en) pendant 40 ans et que nous avons fait chuter notre pourcentage de personnes nées à l’étranger à son plus bas niveau jamais enregistré. Nous ne devrions pas avoir peur de faire cela »[101],[102]. Le , Kirk poste sur les réseaux sociaux que « le grand remplacement n'est pas une théorie, c'est une réalité », au côté d'un titre de Fox News : « 7,2 millions d'illégaux sont entrés aux USA sous l'admin[istration] Biden, une quantité supérieure à la population de 36 États »[103],[104]. Le , il reproche aux « donateurs juifs » d'être les premiers financeurs « des politiques radicales d'ouverture des frontières, néolibérales et quasi marxistes », et d'avoir été « parmi les plus grands bailleurs de fonds des idées culturelles marxistes et partisans de ces idées au cours des 30 ou 40 dernières années ». Il précise : « Tant que vous n’aurez pas purifié cette idéologie de la hiérarchie de l’élite universitaire occidentale, il n’y aura pas d'avenir sûr. Je ne vais pas dire qu'Israël n’existera plus, mais Israël sera en danger tant que les enfants occidentaux, les enfants de l'Occident, apprendront, avec principalement des dollars juifs, en les subventionnant, à tout considérer à travers une dynamique oppresseur-opprimé. Tant que vous n'aurez pas abandonné cette idéologie, vous ne pourrez pas défendre Israël, car ils considèrent Israël comme un oppresseur »[105],[106].
Parmi « les commentaires incendiaires souvent racistes et sexistes qu'il fait auprès du grand public » répertoriés par The Guardian et The Irish Times, il déclare, entre autres, en 2023 : « C'est un phénomène courant dans les villes américaines : des Noirs rôdent pour s'amuser et cibler des Blancs. C'est un fait. C'est de plus en plus fréquent » et, en 2024 : « Si je vois un pilote noir, je vais me dire : "Oh là là, j’espère qu’il est qualifié" »[101],[102]. Cette dernière phrase s'inscrit dans une discussion sur les initiatives de diversité, équité et inclusion pour les pilotes de ligne, organisée le , où il explique : « Tu veux te lancer dans le crime de pensée ? Je suis désolé. Si je vois un pilote noir, je me dirai : "J’espère qu’il est qualifié". […] Ce n’est pas immédiat… ce n'est pas qui je suis. Ce n'est pas ce que je crois. […] Je veux être aussi direct que possible car maintenant je relie deux points. Attendez une seconde, ce PDG vient de dire qu'il oblige un homme blanc qualifié à ne pas obtenir le poste. Alors je vois ce type, c'est peut-être une personne sympa et je dis : "J'espère que ce n'est pas un étudiant en discrimination positive à Harvard qui a réussi la moitié de ses essais avec un simulateur de vol". […] Cela crée également des schémas de pensée malsains. Je ne veux pas penser de cette façon. Et personne ne devrait le faire, n'est-ce pas ? ». Il a répondu aux critiques suscitées par ces propos sur le podcast de Megyn Kelly le et dans une vidéo du , en réitérant l'idée que sa critique portait sur la DEI et que, selon lui, « n’importe qui, quelle que soit sa couleur de peau, peut devenir un pilote qualifié »[107].
Parmi ces citations, on trouve également : « Les femmes noires n'ont pas la puissance de traitement du cerveau nécessaire pour être prises au sérieux ». En fait, cette phrase, inexactement reproduite notamment par la journaliste Karen Attiah (en), a été prononcée lors d'une émission en date du , dans laquelle Kirk mettait en cause la discrimination positive dans les admissions à l'université et quatre de ses bénéficiaires, après une décision de la Cour suprême sur le sujet, en date du , que celles-ci contestaient, au moins pour trois d'entre elles, en s'appuyant sur leur propre parcours : « Si nous avions dit il y a trois semaines […] que Joy Reid (en) et Michelle Obama et Sheila Jackson Lee et Ketanji Brown Jackson étaient des bénéficiaires de la discrimination positive, nous aurions été qualifiés de racistes. Mais maintenant elles sortent et elles le disent pour nous ! Elles sortent et disent : "Je suis ici uniquement grâce à la discrimination positive". […] Vous n'avez pas la puissance de traitement du cerveau nécessaire pour être prises au sérieux autrement. Il fallait aller voler la place d'une personne blanche pour être prise au sérieux »[108],[109],[110],[111],[112],[113],[114],[115].
De même, il lui est reproché d'avoir préconisé la lapidation des homosexuels. Cette affirmation est fondée sur la réponse que Kirk avait apportée, en , à une assertion de Ms. Rachel sur le sens à donner au Lévitique ; celle-ci notait qu'il est écrit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », en l'étendant aux homosexuels. Kirk lui avait répondu par un autre passage de ce livre, qui affirme : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on fait avec une femme : c'est une abomination », cité de manière approximative : « Tu coucheras avec un autre homme et tu seras lapidé à mort ». En fait, le but de Kirk était de montrer comment on peut sélectionner des passages bibliques pour leur faire dire ce qui va dans son sens[116],[117].
Kirk a défendu la présence de noirs et d'homosexuels au sein du mouvement conservateur et rejeté le nationalisme ethnique blanc[118],[119],[120]. Parmi les noirs qui ont travaillé avec lui, le comédien Terrence K. Williams conteste, le , l'idée que Kirk aurait été raciste, en rappelant qu'il avait « aidé des centaines de noirs à obtenir une invitation à la Maison-Blanche en 2019 » et « à payer la plupart de leurs vols et hôtels »[121]. De son côté, l'activiste Chandler Crump explique : « Nous étions de jeunes dirigeants noirs portant des chapeaux Maga et il a dit que peu importe que vous soyez noir ou blanc », précisant que « les personnalités politiques ont tendance à nous parler avec condescendance, mais pas lui. Il a fait attention à nous. C'est pour ça que les jeunes l'écoutaient »[122].
Climatoscepticisme
Charlie Kirk a toujours soutenu l'extraction et l'utilisation de combustibles fossiles et promu le déni du réchauffement climatique, prétendant faussement que les humains n'avaient pas d'effet significatif sur le changement climatique[11],[123],[124].
Peine de mort
En 2019, Charlie Kirk déclarait être contre la peine de mort[125].
Pourtant, en , dans un épisode du Charlie Kirk Show et du panel hebdomadaire ThoughCrime, Kirk se prononçait en faveur des exécutions publiques : « Les peines capitales devraient êtres publiques, rapides et télévisées »[126]. Avant d'engager une discussion avec les autres invités, Jack Posobiec, Tyler Bowyer et Blake Neff, sur l'âge approprié auquel les enfants pourraient visionner les exécutions : « Je pense qu'à un certain âge il s'agit d'une initiation… À quel âge peut-on commencer à assister à des exécutions publiques ? »[126]. En réaction au consensus trouvé parmi les membres du panel sur l'âge de 12 ans, Kirk insistait sur le caractère religieux de l'expérience de visionnage : « Je pense que cela devrait être pris de manière sainte et je ne veux pas dire sainte dans le mauvais sens, je veux dire que c'est lourd »[126].
Dans un extrait vidéo publié le sur la page Facebook officielle de Charlie Kirk, celui-ci répondait à une question du public soulignant le paradoxe théologique (en tant que chrétien) de maintenir simultanément une position pro-vie (contre le droit à l'avortement) et en faveur de la peine de mort. Kirk justifiait alors la peine de mort sur la base d'une interprétation littérale de la Bible hébraïque : « En tant que chrétien, le seul commandement répété dans les cinq livres de la Torah est que si tu prends une vie, ta vie sera prise en retour »[127]. Avant d'ajouter : « la peine capitale doit être utilisée très rarement, avec parcimonie, mise en œuvre rapidement. En fait je pense que nous devrions ré-instaurer les exécutions publiques pour certaines personnes […] Pensez-y, certains crimes sont tellement haineux contre l'humanité que [la peine capitale] doit être mise en œuvre comme une déclaration et pas comme une faveur […] En fait, je pense que ce type Luigi Mangione, je pense qu'il mérite la peine de mort […] »[127].
Désinformation liée à la pandémie de COVID-19

Charlie Kirk a diffusé de fausses informations et des théories du complot à propos de la COVID-19 sur les plateformes de médias sociaux, telles que Twitter, en 2020. Il a vivement critiqué les propos des démocrates déplorant le retrait de Donald Trump du financement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et a qualifié le COVID-19 de « virus chinois »[128],[27]. Kirk a allégué que l'OMS a dissimulé des informations sur la pandémie de COVID-19[27]. Il a été brièvement banni de Twitter après avoir prétendu à tort que l'hydroxychloroquine s'était avérée « 100 % efficace pour traiter le virus »[129] ; et que Gretchen Whitmer (gouverneure démocrate du Michigan) a menacé les médecins qui tentaient d'utiliser le médicament[27]. Ces mensonges ont été retweetés par Rudy Giuliani dont le compte a ensuite été aussi suspendu par Twitter[27],[129]. Kirk a décrit la mesure de santé publique de distanciation physique dans les églises comme un « complot démocrate contre le christianisme » et a affirmé que les autorités de Wuhan, en Chine, brûlaient des patients[130],[131],[132],[27]. Kirk a déclaré qu'il refusait de se conformer aux exigences relatives aux masques, et que « la science autour des masques est très discutable »[99] (par exemple le FFP2 est de mise pour ne pas contracter la maladie mais contrairement à beaucoup de croyances le masque chirurgical ne protège en aucun cas son porteur[133]).
En , Charlie Kirk a poussé des allégations trompeuses sur l'efficacité et la sécurité des vaccins COVID-19[33]. Dans l'émission Tucker Carlson de Fox News, il a qualifié les exigences vaccinales pour les étudiants « d'apartheid médical »[134],[135],[136].
Allégations de fraude électorale et attaque du Capitole des États-Unis en 2021
Immédiatement après que Donald Trump a perdu l'élection présidentielle de 2020, Charlie Kirk a promu des allégations de fraude infondées[137],[138]. Le , Kirk était à la tête d'une manifestation Stop the Steal au « Maricopa Tabulation Center » de Phoenix[139].
Le , la veille de la manifestation à Washington qui a conduit à la prise d'assaut du Capitole des États-Unis, Charlie Kirk a écrit sur Twitter que Turning Point Action et Students for Trump envoyaient plus de 80 « bus de patriotes à DC pour se battre pour ce Président »[140],[141]. Un porte-parole de Turning Point a ensuite déclaré que les groupes avaient fini par envoyer sept bus, et non pas 80, avec 350 étudiants[140]. Dans son podcast du , Kirk affirmait recevoir « 500 e-mails par minute appelant à une guerre civile »[142],[143]. Plus tard, il a affirmé que les actes de violence au Capitole n'étaient pas une insurrection, et que les manifestants ne représentaient pas les principaux partisans de Trump[144],[145].
Selon Valerie Wirtschafter et Chris Meserole, Charlie Kirk s'est imposé comme l'un des principaux relais de désinformation concernant les supposées fraudes électorales en amont de l'attaque du Capitole[146]. D'après leur étude, environ 60% des épisodes du Charlie Kirk Show diffusés entre les élections de novembre 2020 et l'attaque du Capitole le colportaient de fausses informations sur les élections[146].
Opposition à l'avortement légalisé et à « l'anarchie sexuelle »
En , Charlie Kirk a déclaré sur son podcast que les démocrates veulent que les Américains vivent là où « il n'y a pas d'identité culturelle, où vous vivez dans l'anarchie sexuelle, où la propriété privée appartient au passé et où la classe dirigeante contrôle tout ». Après avoir été ridiculisé[Par qui ?] sur Twitter pour « nous avoir menacé de passer un bon moment »[pas clair], il a réitéré ses propos et encore grossi le trait sur le site Web du Claremont Institute (en)[147],[148],[149]. En , Kirk a invité le comédien Ben Gleib (en) dans son émission pour un débat intitulé « Un débat de longue durée avec un militant pro-avortement dérangé ». Gleib lui a montré une photographie d'un fœtus de dauphin et lui a demandé s'il s'agissait d'un être humain. Kirk a répondu : « sans aucun doute »[150],[151],[152].
Politique étrangère
Invasion russe de l'Ukraine
Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en , Charlie Kirk minimise le conflit en le qualifiant de « différend frontalier » et propage de fausses informations issues des médias d'État russes selon lesquels l'Ukraine aurait tiré des obus de mortier sur une enclave séparatiste russe en Ukraine[153].
En , lors de la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC), Charlie Kirk déclare que « la frontière sud compte bien plus que la frontière ukrainienne » et « je souhaite que chaque dirigeant républicain qui montera sur scène ces prochains jours qualifie ce qui se passe à la frontière sud d'invasion, car deux millions de personnes ont afflué dans notre pays l'année dernière »[154]. Et de continuer : « je suis plus inquiet vis-à-vis des cartels qui tentent d'infiltrer notre pays, que d'un différend à 5 000 miles d'ici, de [noms de] villes qu'on ne peut pas prononcer, d'endroits que la plupart des Américains ne peuvent pas trouver sur une carte »[155].
Selon une étude réalisée par la Brookings Institution, Charlie Kirk figure parmi les personnalités influentes qui ont le plus fréquemment relayé de fausses informations issues de la propagande du Kremlin pour justifier l'invasion de l'Ukraine[156]. En particulier, cette étude montre que le podcast The Charlie Kirk Show a contribué à diffuser le narratif complotiste selon lequel les États-Unis auraient financé des laboratoires d'armes biologiques en Ukraine : « l'émission Charlie Kirk Show, animée par le fondateur et président du groupe politique conservateur Turning Point USA, a couvert le récit de désinformation cinq fois en dix jours »[156]. Cette théorie du complot a également été alimentée par Lara Logan, « une journaliste du service de streaming de Fox News, [qui] est allée dans le Charlie Kirk Show pour affirmer que « les empreintes digitales du Dr Fauci sont partout » dans le programme inexistant d'armes biologiques »[156].
Dans les jours suivant le sabotage des gazoducs Nord Stream, Charlie Kirk est apparu comme le diffuseur le plus prolifique de contenu sur ce sujet entre le et le , « [consacrant] quatre segments [du podcast The Charlie Kirk Show] à alimenter la théorie infondée liant les États-Unis à l'explosion. Dans l'un de ces quatre épisodes, Kirk accusait directement le gouvernement américain d'être responsable, demandant : « Alors, qui a fait ça ? […] Je sais que cela peut paraître cynique, mais… la machine de guerre américaine de Washington a tout à y gagner » »[157].
Propositions d'acquisition du Groenland par les États-Unis
Dans le contexte des propositions d'acquisition du Groenland par les États-Unis, territoire autonome du Danemark, Charlie Kirk s'est prononcé en faveur de l'annexion du Groenland et de sa transformation en 51e État des États-Unis[158]. Kirk justifie l'éventuelle annexion du Groenland du fait de sa position stratégique, des gisements naturels et des opportunités économiques que l'île pourrait fournir aux États-Unis[159]. Dans une vidéo publiée sur Youtube le , extraite d'un épisode du Charlie Kirk Show, Kirk relate son déplacement du à Nuuk, au Groenland, en compagnie de Donald Trump, Jr. à bord du Trump Force One (en)[160]. Ce déplacement a suscité l'indignation des autorités danoises et mené à la convocation officielle du chargé d'affaires américain Mark Stroh « au sujet d'une campagne d'influence au Groenland visant à influencer l'opinion publique et l'avenir du territoire arctique »[161],[162].
Influence hors des États-Unis

Alors qu'au Royaume-Uni, diverses organisations conservatrices britanniques et internationales promeuvent et préparent le Brexit avec l'aide de Cambridge Analytica et de AggregateIQ, en 2019, Darren Grimes, jeune étudiant dont l'état d'esprit est proche de celui de Kirk lance au Royaume-Uni, une organisation de jeunesse de droite inspiré de Turning Point USA, qui sera baptisée Turning Point UK (en) (ou TPUK)[163],[164],[165],[166],[167],[168],[169],[170].
Comme Kirk, Grimes trouve un donateur conservateur souhaitant financer son organisation : George Farmer (en), ancien candidat pour le « Brexit Party » (non retenu) aux élections européennes. Il semble y avoir eu d'autres donateurs ou fondateurs, mais qui resteront anonymes[171],[172]. Grimes suit le modèle de Turning Point USA créé pour soutenir Donald Trump[173]. Il est salué par des leaders de l'extrême droite britannique tels que Priti Patel, Jacob Rees-Mogg et Nigel Farage[174].
TPUK suscite rapidement la controverse car l'organisation divulgue des données personnelles, méthode promue par Charlie Kirk pour discréditer les personnes visées (Grimes a encouragé les étudiants britanniques à filmer et dénoncer sur Internet tout parti-pris supposément « de gauche » de la part de professeurs d'université)[175].
Élargissement de l'OTAN
Dans le contexte de l'adhésion de la Finlande à l'OTAN suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Charlie Kirk estime que cette adhésion est une erreur et que « La Finlande est très russe à bien des égards ». Cette déclaration déclenche des réactions indignées en Finlande, qui a notamment combattu l'Union soviétique durant la guerre d'Hiver de 1939 à 1940 et durant la guerre de Continuation de 1941 à 1944[176].
Autres polémiques
Charlie Kirk a toujours affirmé que le concept de privilège blanc (selon lequel les blancs sont encore favorisés par rapport aux noirs, latinos, Amérindiens en Amérique du Nord) est un mythe et il retourne le sens du mot racisme en qualifiant ce concept de « mensonge raciste »[177],[15],[178].
Charlie Kirk a siégé à la Commission 1776 (en) du président Donald Trump, instituée en réponse au projet universitaire éducatif 1619[179].
Lors d'un épisode du Charlie Kirk Show (en ), il a appelé le Texas à créer une « force citoyenne » et à faire expulser des Haïtiens[180].
Assumant un engagement « plus dur à droite », il a déclaré que les politiques d'immigration démocrates visaient à « diminuer et diminuer la démographie blanche en Amérique »[63].
En , Charlie Kirk a commencé la « Exposing Critical Racism Tour » d'un certain nombre de campus et de lieux hors campus pour « combattre les théories racistes sur les campus universitaires américains ! ! »[181][réf. non conforme],[182].
Lors de l'étape du Minnesota de la tournée du , Charlie Kirk a qualifié George Floyd de « salaud » et a semblé faire référence à l'émeute du au Capitole des États-Unis lorsqu'il a déclaré que « si vous osez entrer dans le bâtiment du Capitole des États-Unis et prendre un selfie, ils vous mettront à l'isolement »[183].
En , Charlie Kirk a déclaré aux lecteurs de Fox News que le pouvoir de l'État devrait être utilisé pour empêcher les enseignants d'endoctriner les enfants avec une théorie critique de la race : « affronter directement la gauche et promettre de combattre son idéologie illibérale avec le pouvoir de l'État si nécessaire, est la clé pour gagner les Américains de tous les jours »[184].
Revenus et patrimoine
Charlie Kirk possède une fortune personnelle estimée à 12 millions dollars en 2025[185]. Ses revenus, difficilement quantifiables, ont plusieurs sources. À partir des données disponibles publiquement, il est possible de dresser le bilan approximatif suivant :
- Salaires et rémunérations de TPUSA et des organisations affiliées.
- Selon Associated Press, qui a eu accès aux déclarations fiscales, les salaires de Kirk perçus au titre de Turning Point USA sont passés de 29 000 dollars en 2012 à 407 000 dollars en 2021[186].
- En 2022, 2023 et 2024, ses revenus (salaires) déclarés s'élèvent respectivement à 395 747 dollars[187], 392 866 dollars[188],[189] et 390 493 dollars[190].
- Rémunération des prestations d'intervenant ou de conférencier.[à développer]
- Revenus dégagés par The Charlie Kirk Show (un talk-show), hébergé par Leafpad[Information douteuse].[à développer]
- Revenus de l'exploitation et de la vente des ouvrages publiés (droit d'auteur).[à développer]
- Actifs immobiliers et biens matériels :
- En 2021, Charlie Kirk acquiert une propriété de type « ferme urbaine » d'une valeur d'1,95 million dollars pour un apport versé de 650 000 dollars[186].
- En , il acquiert une propriété d'une valeur de 4,75 millions dollars (2023), à Scottsdale en Arizona. Située sur un terrain de 3 000 m2 dans la résidence fermée et gardée de Silverleaf, la demeure de 631,7 m2 possède six chambres et cinq salles de bain[185],[191]. Au printemps 2025, la propriété est revendue pour 5,25 millions dollars (2025)[185].
- Il possède également un bateau de plaisance 2020 Tige Ski Boat (de type Wakeboard boat (en)) enregistré au nom de son épouse, Erika Frantzve, et évalué à 200 000 dollars sur le marché de l'occasion[186].
Assassinat
Le , Charlie Kirk est grièvement blessé au cou par un tir d'arme à feu, selon le Federal Bureau of Investigation (FBI), un fusil de précision à culasse de type Mauser .30, lors d'une conférence-débat au sein de l'université d'Utah Valley, à Orem, dans l'Utah, alors qu'il répond à des questions d'étudiants[192]. Il est transporté en urgence au Timpanogos Regional Hospital (en), dans la même ville[193], où il meurt peu de temps après. C'est le président américain Donald Trump qui rend sa mort publique sur son réseau Truth Social[194].
Le , le tireur est arrêté : il s'agit de Tyler Robinson, un homme de 22 ans originaire de l'Utah[195],[196],[197].
Le président des États-Unis Donald Trump, le vice-président J. D. Vance, ainsi que des secrétaires d'État, le président de la Chambre des représentants Mike Johnson publient des messages appelant à prier pour Kirk tandis que Joe Biden et Kamala Harris appellent à ce que cesse la violence politique[198].
Le , son corps est ramené à Phoenix, en Arizona, à bord de l'avion Air Force Two, qui atterrit sur la piste de l'aéroport international Sky Harbor de Phoenix à 16 heures. Il est accompagné de membres de sa famille, du vice-président J. D. Vance et de la deuxième dame Usha Vance. Le convoi funèbre rejoint ensuite la chapelle mortuaire Hansen, au nord de la ville[199],[200].
Le 18 et le , le Sénat et la Chambre des représentants adoptent une résolution pour créer une journée de commémoration de Kirk le , le jour de son anniversaire[201].
Le , une cérémonie d'hommage est organisée au State Farm Stadium de Gendale, en présence de l'ensemble de l'administration Trump. Environ 100 000 personnes participent à cet événement, selon la police, environ 70 000 personnes dans la stade, environ 10 000 personnes sur le site de débordement et 10 000 autres dans et autour de la région de Westgate (en). Parmi les orateurs, le président Donald Trump prononce le discours final de la soirée et annonce officiellement qu'il décernera au défunt la médaille de la Liberté à titre posthume[202],[203].
En , une chanson d'hommage à Kirk, We Are Charlie Kirk (en), apparemment générée par intelligence artificielle, devient virale sur les réseaux sociaux[204].
Distinctions
En 2018, Kirk figure sur le Forbes 30 Under 30 dans Law & Policy[205],[206].
En , il a reçu un doctorat honoris causa de l'université privée chrétienne évangélique baptiste Liberty University[207], située à Lynchburg, en Virginie.
Publications
- 2016 : Time for a Turning Point: Setting a Course Toward Free Markets and Limited Government for Future Generations[trad 1],[208], co-écrit avec Brent Hamachek[trad 2]
- 2018 : Campus Battlefield : How Conservatives Can WIN the Battle on Campus and Why It Matters[trad 3], préfacé par Donald John Trump, Jr. Dans une critique pour The Weekly Standard, Adam Rubenstein décrit ce livre comme un « brûlant désordre », « rien de plus qu'un argumentaire marketing pour TPUSA » déclarant que ce « mince » livre était « bourré de réimpressions de ses tweets et de citations d'autres personnes »[209].