Cheikh Maqsoud
quartier de la ville d’Alep en Syrie
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Cheikh Maqsoud (en arabe : الشيخ مقصود ; en kurde : Şêxmeqsûd, شێخ مەقسوود ; en anglais : Sheikh Maqsood), parfois orthographié al-Cheikh Maqsoud, Maqsud ou Maksud, est un quartier de la ville d’Alep, en Syrie[1],[2]. Il est peuplé principalement de Kurdes syriens (en).
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Il est resté sous le contrôle de forces militaires et de sécurité kurdes depuis 2012 (les YPG et les FDS jusqu'en 2025, puis les Assayech), jusqu'au 10 janvier 2026, date à laquelle le quartier est passé sous le contrôle du gouvernement syrien de transition. Le quartier a été fortement affecté par les combats de la bataille d'Alep durant la guerre civile syrienne.
Histoire
Pré-Guerre
La ville d'Alep est une des plus anciennes villes habitées au monde déjà habitée à l'époque paléo-babylonienne (2004-1595 av. J.-C.).
Contrôle kurde de Cheikh Maqsoud (2012-2026)
Guerre Civile syrienne
Les miliciens kurdes des YPG prennent le contrôle du quartier le au début de la bataille d'Alep[3],[4]. Isolé des autres enclaves habitées par les Kurdes, Cheikh Maqsoud est très vulnérable aux assauts du Front al-Nosra et des autres groupes rebelles islamistes[5],[6] qui assiègent le district par le nord et l'est avant d'être repoussés par les forces pro-gouvernementales entre et .
Durant le conflit, Cheikh Maqsoud est bombardé à plusieurs reprises par les groupes rebelles islamiques, causant la destruction de larges pans du quartier ainsi que la mort de nombreux civils[7],[8],[9],[10].
Entre et , plus de 83 civils sont tués lors d'attaques.
En , la directrice régionale adjointe d'Amnesty International déclare que les attaques contre Cheikh Maqsoud constituent des crimes de guerre.
À la mi-, la Russie accuse les milices rebelles d'avoir causé la mort de plus de 40 civils au cours du mois. Un porte-parole des forces démocratiques syriennes accuse quant à lui les rebelles d'avoir causé 1 000 morts et blessés parmi les civils, dans leurs bombardements du quartier depuis le début de la guerre[11].
Un rapport des Nations unies de conclut que :
« Même si pendant le siège d'Alep Est, les attaques contre Cheikh Maqsoud ont diminué, les groupes rebelles islamistes affiliés au Fatah Halab, après avoir promis de se venger des Kurdes à Sheikh Maqsoud, ont délibérément attaqué des quartiers habités par des civils dans l'enclave kurde, tuant et mutilant des dizaines de civils. Ces actes d'attaques dirigées contre une population civile constituent un crime de guerre. »[12],[13].
Le , les miliciens kurdes des YPG remettent le contrôle du quartier aux forces pro-gouvernementales[14]. Ils motivent cette décision par la nécessité stratégique de défendre Afrine face à l'avancée de la Turquie et des rebelles[15]. Leurs troupes stationnées à Cheikh Maqsoud sont d'ailleurs transférées vers Afrine pour combattre sur la ligne de front[16].
Chute du régime d'Assad
En la ville est prise par les opposants au régime d'Assad d'Hay'at Tahrir al-Sham (HTS). Les quartiers de Sheikh Maqsood et d'Achrafieh conservent leur autonomie, les Forces démocratiques syriennes (FDS) interdisant l'accès à ces zones aux autres militants. Le contrôle kurde sur ces quartiers est par la suite consolidé par de multiples accords entre les FDS et le gouvernement syrien de transition. Ces accords stipulent que seules les forces de sécurité intérieure affiliées aux FDS (Assayech) peuvent rester dans les deux quartiers[17],[18].
À la suite de cet accord, les premiers convois des FDS quittent le quartier le en direction de Tabqa, situé au Rojava (territoire autonome kurde) et transfèrent le contrôle du quartier aux forces de sécurité (Assayech)[19],[20],[21].
Prise de contrôle du quartier par les forces gouvernementales (depuis 2026)
Le , l'armée gouvernementale du président al-Chaara attaque les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh pour en déloger les combattants kurdes[22]. Dès le lendemain, les forces gouvernementales annoncent contrôler 90% du quartier. Des combats sporadiques se poursuivent dans les jours qui suivent[23],[24]. Après 14 années de contrôle par les forces armées kurdes, cet évènement marque le retour du quartier aux mains de Damas.
Personnalités liées au quartier
- La défenseure des droits et militante Nujeen Mustafa a résidé dans ce quartier avec sa famille de à [25].
