Chevières
commune française du département des Ardennes
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Chevières est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
| Chevières | |
La place, avec l'église, le monument aux morts, le banc public et l'abribus. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise |
| Maire Mandat |
Jean-Charles Genty 2020-2026 |
| Code postal | 08250 |
| Code commune | 08120 |
| Démographie | |
| Population municipale |
46 hab. (2023 |
| Densité | 7,5 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 20′ 01″ nord, 4° 54′ 00″ est |
| Altitude | Min. 117 m Max. 213 m |
| Superficie | 6,17 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aire, le ruisseau de la Besogne, le cours d'eau 01 de la Petite Besogne, le cours d'eau 02 de la commune de Marcq, le ruisseau de la Folie et le ruisseau de la Noue le Coq[1],[Carte 1].
L'Aire, d'une longueur de 125 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aubin-sur-Aire, à 324 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne, en rive droite à Senuc, à 104 m d'altitude, après avoir traversé 36 communes[2]. Elle traverse la commune dans sa partie nord d'est en ouestsur une longueur d'environ 2,3 km.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la Noue le Coq (0,9 ha)[Carte 1],[3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 857 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montcheutin à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Chevières est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36 %), terres arables (34 %), prairies (25,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
Elle forma, par fusion avec Marcq, de 1828 à 1871, une éphémère commune nommée Marcq-et-Chevières.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].
En 2023, la commune comptait 46 habitants[Note 2], en évolution de +2,22 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Personnalités liées à la commune

- Hamilton Coolidge (1895-1918) : pilote de chasse américain, as de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale et titulaire de la Distinguished Service Cross. Il était l'arrière-arrière-arrière-petit-fils du président américain Thomas Jefferson, et le meilleur ami de Quentin Roosevelt, le plus jeune fils du président Theodore Roosevelt. Ham Coolidge et Quentin Roosevelt ont fréquenté ensemble la Groton School, ont étudié ensemble à Harvard, ont rejoint le service aérien de l'armée américaine et ont servi ensemble avec le 1er groupe de chasse en France. Il a en effet abandonné le Harvard College pendant sa deuxième année pour rejoindre le service aérien de l'armée américaine. Il s'embarque pour la France le 23 juillet 1917 et est nommé premier lieutenant le 29 septembre 1917. Après avoir servi comme pilote d'essai à Issoudun, il est affecté à la 94e escadrille aéronautique, commandée par Eddie Rickenbacker, le 16 juin 1918. Son ami Quentin Roosevelt, devenu aviateur également et combattant de la même façon dans le ciel de France, est abattu le 14 juillet 1918. De son côté, il est promu capitaine le 3 octobre 1918. Le 27 octobre 1918, peu de temps avant l’Armistice, il est tué au combat, son avion étant touché par un obus antiaérien allemand au dessus de Chevières. Une stèle existe en son souvenir[24],[25],[26].
Héraldique
| Blason | D'or à la croix ancrée de gueules, sur le tout taillé d'argent et de sable à la bande brochant de l'un en l'autre[27]. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
