Chien 51
film français de Cédric Jimenez, sorti en 2025
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Chien 51 est un film franco-belge co-écrit et réalisé par Cédric Jimenez, sorti en 2025.
Olivier Demangel
Adèle Exarchopoulos
Louis Garrel
Romain Duris
| Réalisation | Cédric Jimenez |
|---|---|
| Scénario |
Cédric Jimenez Olivier Demangel |
| Musique | Guillaume Roussel |
| Acteurs principaux |
Gilles Lellouche Adèle Exarchopoulos Louis Garrel Romain Duris |
| Sociétés de production | Chi-Fou-Mi Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Thriller policier dystopique[1] d'anticipation |
| Durée | 106 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom de Laurent Gaudé[2], publié en 2022 aux éditions Actes Sud.
Le film est présenté « hors compétition » à la Mostra de Venise 2025.
Synopsis
En 2045, Paris est divisée en zones correspondant aux classes sociales : la zone 1 (qui équivaut à Paris Centre) est réservée à l'élite, la zone 2 (le reste de Paris) abrite les classes plutôt aisées tandis que la zone 3 (limites non précisées mais hors de Paris) héberge les plus pauvres. La population est surveillée par une intelligence artificielle nommée Alma, qui assiste les forces de l'ordre dans leurs enquêtes.
Lorsque Georges Kessel, l'inventeur d'Alma, est assassiné, les soupçons se portent sur Jon Mafram, fervent opposant à Alma, leader du groupe anarchiste Breakwalls. Salia Malberg, une inspectrice d'élite de la zone 2, et Zem Brecht, un policier désillusionné de la zone 3, doivent travailler ensemble pour trouver le coupable. Malgré leurs différences, ils vont peu à peu s'apprécier. Leur enquête va vite dévoiler une vaste conspiration qui remet en cause l'ordre établi[2],[3],[4].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques Allociné et Unifrance, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Chien 51
- Titre de travail : Alma[5]
- Réalisation : Cédric Jimenez
- Scénario : Olivier Demangel[4] et Cédric Jimenez, d’après le roman Chien 51 de Laurent Gaudé[2]
- Musique : Guillaume Roussel[6]
- Décors : Jean-Philippe Moreaux
- Costumes : Stéphanie Watrigant
- Photographie : Laurent Tangy
- Son : Gurwal Coïc-Gallas et Cédric Deloche
- Montage : Stan Collet et Laure Gardette
- Production : Hugo Sélignac[7]
- Coproduction : Cédric Jimenez
- Production associée : Nicolas Dumont et Antoine Lafon
- Sociétés de production : Chi-Fou-Mi Productions[7], en coproduction avec France 2 Cinéma, Jim Films, Studiocanal, ainsi qu'Artémis Productions et Shelter Prod[6], en association avec Entourage SOFICA
- Société de distribution : Kinepolis Film Distribution (Belgique) et Studiocanal (France), Pathé Films AG (Suisse romande), VVS Films (Québec)
- Pays de production :
Belgique,
France - Langue originale : français
- Budget : 42,01 millions €[8]
- Format : couleur
- Genre : action, policier, science-fiction, thriller dystopique[1], anticipation
- Durée : 106 minutes
- Dates de sortie :
- Classification :
Distribution
- Gilles Lellouche : Zem Brecht, policier de la zone 3
- Adèle Exarchopoulos : Salia Malberg, inspectrice de la zone 2
- Louis Garrel : Jon Mafram, leader du groupe anarchiste Breakwalls
- Romain Duris : Théo Rimarval, le ministre de l'intérieur
- Valeria Bruni Tedeschi : Irina Mitrovna, médecin
- Artus : Malik Bouzid, commissaire de la zone 3
- Lala &ce : Charline
- Hugo Dillon : Luc
- Stéphane Bak : Cal
- Daphné Patakia : Amel, l’escort-girl
- Thomas Bangalter : Georges Kessel, créateur d'Alma
- Jeanne Herry : Lucy Monk
- Hugo Bardin : Edmundo, médecin légiste
- Cyril Lecomte : le receleur
- Agathe Mougin : Tobo
- Féodor Atkine : le pasteur
- Juliette Devilla-Defaÿ : l'adolescente
- Vivien Gottwald : Garde du corps du ministre
Production
Développement
À la mi-, il est révélé que le réalisateur, Cédric Jimenez, est en train de préparer un projet de long métrage, provisoirement intitulé Alma[5], adapté du roman policier dystopique Chien 51 (2022, Actes Sud), avec les acteurs Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos[2].
Il a également écrit le scénario avec Olivier Demangel[4] et précise que l'histoire se déroule au « présent augmenté, avec une dimension dystopique certaine », pour ne pas mentionner le terme « science-fiction »[1].
« L’univers et les personnages sont toujours là, mais on s’est éloignés du livre en recentrant l’histoire sur l’intrigue policière et en ajoutant des choses, dont cette intelligence artificielle qui n’est pas dans le roman. »
À la mi-, le titre est désormais Chien 51, tel le roman[3].
Ce film bénéficie d'un gros budget compris entre 40 et 50 millions d’euros[2]. Il est produit par Hugo Sélignac pour la société Chi-Fou-Mi Productions[7], en coproduction avec France 2 Cinéma, Jim Films, Studiocanal, et côté belge, Artémis Production et Shelter Prod[6]. En même temps, la société Studiocanal gère la distribution, prévoyant déjà une sortie à l’automne 2025[3]. Il est financièrement soutenu par les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Métropole d'Aix-Marseille-Provence et la Sofica Entourage[6].
Attribution des rôles
« Gilles [Lellouche] est évidemment un partenaire qui m’est très cher. C’est un acteur extraordinaire, quelqu’un que j’aime profondément. Il y a une confiance entre nous et une connaissance l’un de l’autre qui nous amènent à toujours expérimenter, à aller dans des endroits différents. Gilles était donc une évidence. Mais le choix d’Adèle était tout aussi naturel : sur BAC Nord, elle n’avait eu que quatre jours de tournage mais j’avais adoré travailler avec elle. Je voulais absolument renouveler l’expérience. Les deux rôles ont donc été écrits pour eux deux, ils étaient au courant avant même qu’on entame le scénario. »
À la mi-, les acteurs, Stéphane Bak, Louis Garrel, Hugo Dillon, et la chanteuse Lala &ce — qui fait son premier pas au cinéma, se joignent à Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos[2]. Fin août, Valeria Bruni Tedeschi, Artus, Daphné Patakia et Agathe Mougin rejoignent également l'équipe[7], ainsi que Xavier Dolan[14].
Début , l'émission Beau geste, diffusée sur France 2, accédant aux coulisses du tournage[15], révèle la présence de Romain Duris, lequel, selon les informations d'Allociné, a remplacé Xavier Dolan[16].
Tournage
Le tournage débute le [17],[18]. Il a lieu d'abord en Provence-Alpes-Côte d'Azur : selon l'équipe, « pour filmer la zone des très pauvres, [Cédric] Jimenez a choisi Marseille », dans les quartiers nord, jusqu'au début octobre[4]. Le tournage se déroule ensuite à Paris pour le pont d’Arcole, entre autres, dans le 4e arrondissement[19], puis à Bruxelles[6],[17].
Les prises de vues prennent fin le [6].
Musique
La musique est composée par Guillaume Roussel[6], qui retrouve le réalisateur pour leur cinquième collaboration[20].
- Liste de pistes[20]
- Checkpoint Nord (1:40)
- Zone 3 (2:10)
- La ferme verticale (4:57)
- Mafram (1:59)
- Rimarval (2:24)
- Alma prend le contrôle (3:48)
- Destiny (1:20)
- I.M.L. (2:41)
- Le tout pour le tout (1:49)
- Tobo, Zem et Salia (4:33)
- Infiltration Zone 1 (1:35)
- Dans la Seine (1:55)
- Le message de Mafram (2:02)
Postproduction
Le , Studiocanal dévoile la première bande-annonce[21] qui montre l'univers dystopique. Le , l'affiche est dévoilée, avec des acteurs principaux dans des couleurs sombres et le titre en rouge vif[22]. Le , le distributeur révèle une autre bande-annonce, plus longue[23].
Accueil
Festival et sorties
Studiocanal annonce, le , que Chien 51 sortira le [3],[24].
Chien 51 est sélectionné, le , hors compétition, pour clôturer la 82e édition de la Mostra de Venise[25],[26]. Il y est projeté le [9].
En Belgique, il sort le , distribué par Kinepolis Film Distribution[10]. Il sort le même jour en Suisse romande, distribué par Pathé Films AG[11].
Accueil critique
En France, le site Allociné donne une moyenne de 3,1⁄5, d'après l'interprétation de 41 critiques de presse[27].
Sophie Hienard, du site BFMTV, souligne que Chien 51 est « nerveux, bien réalisé, mais sans nuances »[28]. Pour Olivier Lamm, du journal, Libération, malgré son gros casting et son énorme budget, le film est raté et « déconnecté de l'air du temps »[29]. D'autres critiques s'accordent pour dire que le réalisateur Cédric Jimenez a privilégié les nombreuses scènes d'action au détriment de la « réflexion », s'éloignant ainsi du matériel original que constitue le livre de Laurent Gaudé[30],[31],[32].
Distinctions
Nominations
Sélections
- Festival international du film de Toronto 2025 : sélection officielle, section « Special Presentations »
- Mostra de Venise 2025 : sélection officielle, hors compétition[25]