Christian Tein

homme politique français de Nouvelle-Calédonie, militant indépendantiste kanak From Wikipedia, the free encyclopedia

Christian Tein (prononcé /teɛ̃/) est un homme politique français, né en 1968 sur l'île Ouen.

Élection31 août 2024
PrédécesseurAucun (poste vacant)
Roch Wamytan (indirectement)
PrédécesseurPoste créé
Date de naissance
Faits en bref Fonctions, Président du Front de libération nationale kanak et socialiste ...
Christian Tein
Illustration.
Fonctions
Président du Front de libération nationale kanak et socialiste
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 18 jours)
Élection 31 août 2024
Prédécesseur Aucun (poste vacant)
Roch Wamytan (indirectement)
Secrétaire général adjoint de l'Union calédonienne
Leader de la Cellule de coordination des actions de terrain
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Prédécesseur Poste créé
Biographie
Date de naissance
Nationalité Française
Parti politique Union calédonienne
Père Emmanuel Tein
Fratrie Tani Tein
Famille Dimitri Tein Qenegei (neveu)
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C'est une figure politique indépendantiste kanak de Nouvelle-Calédonie. Il occupe le poste de secrétaire général adjoint puis de commissaire politique de l'Union calédonienne (UC), une des formations historiques du nationalisme kanak et composante du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), et il est également le porte-parole de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui est a l'origine des exactions en Nouvelle Calédonie en Mai 2024.

Tein est désigné président du FLNKS en par deux des composantes de cette alliance, les deux autres  le Parti de libération kanak (Palika) et l'Union progressiste en Mélanésie (UPM)  ne le reconnaissant pas. Ces deux composantes suspendent à la suite leur participation au FLNKS puis le quittent définitivement mi-novembre 2025.

Biographie

Enfance et formation

Il naît en 1968[1],[2].

Son père Emmanuel Tein, est un élu de l’UC. Son frère aîné, Tani Tein, a fait de la politique et a été emprisonné en 1987, lors des évènements[1].

Carrière politique

Union calédonienne

Il est en 2023 commissaire général de l'Union calédonienne[3].

Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT)

En tant que porte-parole de la CCAT, Christian Tein a été activement impliqué ces dernières années dans la mobilisation sur le territoire de Nouvelle-Calédonie contre le projet de révision constitutionnelle[4]. En , pendant les émeutes, il lance des appels à ne pas piller les commerces[5]. Mais, après une rencontre avec Emmanuel Macron lors de sa visite le au cours de laquelle le président de la République réclame une levée des barrages, Christian Tein répond par des vidéos adressées aux militants de la CCAT. Il y concède vouloir « sur les artères principales, desserrer un peu l’étau » pour permettre un approvisionnement en carburant, médicaments ou permettre un accès aux dialyses, mais aussi qu'« il n'est pas question de desserrer fortement l'étau » et que : « Ma seule crainte (…), c’est qu’aujourd’hui, si on descend le niveau très, très bas, ça va être compliquée la mobilisation derrière. Les gens de chez nous vont lâcher prise. Et moi, je ne veux pas perdre. »[6],[7].

En , Tein est élu président du FLNKS[8]. Cette désignation n'est toutefois pas reconnue par le Parti de libération kanak (Palika) ni par l'Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux des quatre formations membres du FLNKS[9],[10].

Accusations et détention

À la suite des émeutes en Nouvelle-Calédonie en mai 2024, il est interpellé sous l'accusation de participation aux troubles. Il est ensuite détenu en France métropolitaine[11] (au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach[12]). Il nie toute implication dans les violences[13].

Environ 200 personnes manifestent à Mulhouse en pour réclamer sa libération[14].

Le 3 juillet 2024, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nouméa décide de le maintenir en détention provisoire en France métropolitaine. Selon l'arrêt, sa présence en Nouvelle-Calédonie pourrait raviver un ressentiment conséquent auprès des milliers de victimes des émeutes, qui ont perdu leur emploi, leur entreprise, leur maison, ou des proches faute d'avoir pu accéder à des soins médicaux en raison des barrages érigés et tenus sur instruction de Christian Tein par les émeutiers[15]. Il se pourvoit en cassation pour contester sa détention en métropole, et la Cour invalide en effet cette décision en octobre 2024, sans le remettre en liberté[16]. Les charges retenues contre lui incluent « complicité de meurtre », « vol en bande organisée avec arme », « destruction en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et d’un délit », et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction de biens »[15]. Selon l'accusation, les émeutes du 13 mai ont été méthodiquement organisées par la CCAT, avec des référents de quartier pour canaliser l'action des jeunes issus des quartiers populaires[15].

En , Christian Tein, alors en détention, est nommé président du Front de libération nationale kanak et socialiste, par un congrès réunissant les composantes de ce dernier, sauf deux partis associés[17].

La cour d'appel de Nouméa décide le de maintenir sa détention[18].

En , les juges ordonnent sa remise en liberté et celle de trois responsables de la Cellule de coordination des actions de terrain, mais un contrôle judiciaire requis les empêche de se rendre en Nouvelle-Calédonie. Les juges considèrent que rien ne démontre que Christian Tein aurait organisé ou encouragé des attroupements armés ; au contraire, il aurait appelé au calme[19]. Il est libéré sous conditions en , malgré l'appel du parquet[20], et demeure ainsi sous l'interdiction de contacter les autres protagonistes du dossier et de retourner en Nouvelle-Calédonie[21],[22].

En , le contrôle judiciaire de Tein est modifié : il est autorisé à rentrer en Nouvelle-Calédonie et à rencontrer d'autres leaders indépendantistes. Cette mesure s'applique aussi aux militants Guillaume Vama, Dimitri Qenegei, Brenda Wanabo et Steeve Unë[13].

Le retour de Tein provoque des vives réactions, notamment une pétition s'opposant à son retour. Cette pétition recueille le plus de 3000 signatures, puis 13 000 en décembre[23],[24]. L'Union calédonienne voit dans ce retour une « très bonne nouvelle, réconfortante, très encourageante »[25].

La cour d'appel de Paris autorise le Tein à retourner en Nouvelle-Calédonie[26],[27],[28].

Il participe à une conférence de presse tenue à la Bourse du travail[29].

Tein rentre en Nouvelle-Calédonie en [24].

Notes et références

Voir aussi

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