Citizens Climate Lobby
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Citizens Climate Lobby (CCL), en français Lobby Climatique Citoyen, est un groupe international de défense de l'environnement qui forme et soutient des bénévoles pour établir des relations avec leurs représentants élus dans le but d'influencer la politique climatique[1].
| Fondation |
|---|
| Sigle |
(en) CCL |
|---|---|
| Zone d'activité |
Monde |
| Type |
Organisation non gouvernementale internationale |
| Domaine d'activité | |
| Pays |
| Membres |
20000[Quand ?] |
|---|---|
| Fondateur |
Marshall Saunders Georges Schulz James Hansen Bob Inglis Daniel Kammen Katharine Hayhoe Sam Daley-Harris |
| Site web |
Opérationnel depuis 2007, vise à obtenir un consensus politique pour l'instauration d'un prix du carbone, notamment à travers une taxe carbone avec dividendes (en) à l'échelle nationale. CCL est appuyé par des climatologues, tels que James Hansen, Katharine Hayhoe, et Daniel Kammen. Le Conseil consultatif de CCL comprend également l'ancien secrétaire d'État des États-Unis George Shultz, l'ancien représentant Bob Inglis, l'acteur Don Cheadle, et le militant Sam Daley-Harris.
Fondée aux États-Unis, CCL a des groupes actifs en Australie, Bangladesh, Brésil, Burundi, Cameroun, Canada, Chili, France, Allemagne, Islande, Inde, Italie, Kenya, Népal, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nigeria, Panama, Pologne, Portugal, Qatar, Roumanie, Serbie, Écosse, Suède, Suisse, Ukraine et au Royaume-Uni.
Introduction
Citizens Climate Lobby est un organisme non-partisan fondé aux États-Unis, présent au Canada et d'autres pays, qui milite pour l'efficacité de la législation climatique (en). Ses objectifs principaux sont répertoriés comme la création d'une volonté politique pour préserver un climat sain, tout en permettant aux personnes d'exercer leur pouvoir personnel et politique. Avec son siège central à Coronado, en Californie, et un bureau national Canadien à Sudbury, en Ontario, Citizens' Climate Lobby est composé de bénévoles constitués en groupes locaux qui font du lobbying, auprès de leurs élus travaillent à travers la sensibilisation locale et les médias.
Leur objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et promouvoir une transition vers une économie basée sur l'énergie renouvelable par le biais d'une approche de marché fondée sur une taxe carbone avec dividendes dont l'effet sur les revenus individuels serait neutre. Cette tarification des émissions de carbone provenant des combustibles fossiles s'accompagnera simultanément de l'élimination des subventions aux entreprises de combustibles fossiles. Aux États-Unis, cette approche axée sur le marché, mettant un prix sur les émissions de carbone a obtenu le soutien tant de Républicains et de Démocrates. CCL estime qu'une taxe neutre avec dividendes sur les émissions de carbone est une solution bipartite qui réglerait efficacement le changement climatique lié aux émissions de carbone, tout en évitant de recourir a des réglementations très complexes.
Réalisations
Aux États-Unis, le nombre de groupes locaux a pratiquement doublé chaque année, passant de 3 en 2007 à 6 en 2008, à 14 en 2009, à 24 en 2010, à 44 en 2011, à 74 en 2012, à 148 en 2013, à 228 en 2014. En mai 2016, il y avait 327 groupes locaux.
CCL a rédigé une proposition législative intitulée The Carbon Fee and Dividend Act, présentée par le Dr James Hansen lors du Jour de la Terre sur le National Mall à Washington.
Les lettres publiées sont passées de 537 en 2012 à 2 253 en 2014. Les réunions avec des membres du Congrès sont passées de 534 en 2012 à 1 086 en 2014. La conférence internationale annuelle à Washington, DC a progressé de 175 participants en 2012 à 367 participants en 2013. Ces 367 participants ont collectivement rencontré 439 des 535 membres du Congrès ou leur personnel[2]. En 2015, plus de 800 bénévoles ont participé à 487 rencontres avec les bureaux du Congrès.
Citizen Climate Lobby a publié un rapport économique intitulé Construire une économie verte (septembre 2010), écrit par Joseph Robertson, membre du CCA[3].Le rapport est maintenant utilisé comme source avec les médias et les membres du Congrès.
CCL par pays
Canada
CCL Canada participe à de nombreux projets et actions liés au climat. Certaines des initiatives à ce jour comprennent :
- Rejoindre les bénévoles des États-Unis à la Conférence annuelle / Lobbying à Washington, DC; Pour rencontrer les membres du Congrès ;
- Rencontre avec les députés (Canada) et les membres des assemblées législatives provinciales pour discuter des taxes sur le carbone et de la politique en matière de dividendes et d'autres problèmes climatiques ;
- Travailler en collaboration avec le Climate Action Network Canada pour encourager le gouvernement du Canada à supprimer les subventions aux combustibles fossiles et à influer sur la pollution par le carbone ;
- Participer au projet de pétition parlementaire pour un climat durable ;
- Développer des relations et des partenariats stratégiques avec des groupes partageant les mêmes idées sur le plan local, provincial, national et international.
Allemagne
En Allemagne, CCL est connu sous le nom de Bürgerlobby Klimaschutz et abrégé CCL-D[4]. À l'instar d'autres groupes de CCL, CCL-D cherche a appliquer un prix en hausse constante et socialement équitable sur le carbone. Cependant, leur premier objectif est de réviser le système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne (EU ETS) comme suit[5] :
- Étendre le les ETS de la UE afin que toutes les émissions soient couvertes et modifier le plafond annuel afin que les émissions de 2030 puissent diminuer d'au moins 50 % par rapport aux niveaux de 1990.
- Introduire un prix plancher en constante augmentation pour les quotas de CO2.
- Introduire un système d'ajustement aux frontières conforme à l'OMC pour égaliser les conditions de concurrence entre les entreprises européennes et leurs concurrents mondiaux.
- Tant qu'il n'y a pas de signal de prix effectif au niveau de l'UE, le CCL-D appelle une taxe nationale sur le carbone pour l'Allemagne sur toutes les émissions de CO2 comme mesure de transition.
- Un thème central de CCL-D est que pour un prix du carbone équitable et socialement compatible, tous les revenus doivent être redistribués à la population.
France
CCL France est une association loi 1901 à but non lucratif et non partisane, créée en 2019. Elle rassemble des citoyens bénévoles dont l'objectif est d'influencer les décisions publiques aux niveaux national et européen en faveur de politiques climatiques ambitieuses, efficaces et socialement équitables. L'association est enregistrée comme organisation d'intérêt général et interagit [6]avec des représentants de l'Assemblée Nationale, du Conseil économique social et environnemental (CESE), de la Commission et du Parlement européens[7].
Principales positions et actions
Les actions de CCL France se concentrent sur la mise en œuvre d'une tarification carbone juste et prévisible, accompagnée de mécanismes de redistribution[8].
1. Redistribution intégrale du revenu carbone aux ménages
CCL France soutient l'introduction du marché carbone européen (SEQE 2 ) en 2028, qui étendra la tarification des émissions de CO2 au transport routier et au chauffage des bâtiments[9].
- Revenu Carbone: L'association demande que l'intégralité des recettes générées par ce marché carbone soit redistribuée intégralement aux ménages pour compenser l'augmentation progressive des prix de l'énergie (carburant, gaz fossile, fioul) et pour assurer l'acceptabilité sociale[10] de la mesure. Cette redistribution s'effectuerait principalement par le biais d'un revenu carbone national, pouvant être complété par des subventions vertes ciblées.
- Bonus géographique: CCL France propose l'ajout éventuel d'un bonus géographique pour les ménages vivant en zones périurbaines ou rurales afin de compenser les contraintes de mobilité et l'usage plus fréquent de la voiture.
2. Inclusion de l'aviation dans la tarification carbone
CCL France juge que l'absence de taxation significative du kérosène est un frein majeur à l'acceptation sociale des efforts demandés aux ménages.
- Vols intra-européens: L'association demande que les recettes issues de l'inclusion actuelle des vols intra-européens dans le marché carbone de l'UE (ETS) soient également redistribuées à la population sous forme de revenu carbone.
- Vols internationaux (hors UE): CCL France appelle au renforcement ou à la complémentarité du dispositif international CORSIA, jugé insuffisant et peu pertinent, ou à l'inclusion des vols internationaux dans le futur marché carbone européen (ETS 2).
3. Prévisibilité du prix du carbone
Pour que le marché carbone européen ETS 2 soit efficace pour les ménages, les entreprises et les investisseurs, CCL France préconise la mise en place d'un corridor de prix pour encadrer la volatilité du prix du carbone, assurant ainsi sa prévisibilité[11].
4. Soutien à la tarification carbone mondiale
CCL France soutient les initiatives visant à étendre la tarification carbone au niveau mondial pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. L'association salue le MACF européen comme un outil de conservation de la compétitivité et appelle à son renforcement par l'inclusion de nouvelles matières premières et de l'intensité carbone de l'électricité. À long terme, l'association encourage la coopération entre pays pour l'établissement d'un système de revenu carbone mondial[12].
Comité scientifique
L'association est conseillée par un comité scientifique composé d'experts reconnus en économie et climatologie, notamment [13]:
- Katheline Schubert, professeure à la Paris School of Economics et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE). Anciennement membre du Haut conseil pour le climat;
- Fanny Henriet, directrice de recherche au CNRS au sein d'Aix-Marseille School of Economics. Membre du CREST (Research in Economics and Statistics) et du Conseil d'Analyse Economique (CAE);
- Christian de Perthuis, professeur associé d'économie à l’université Paris-Dauphine, où il a fondé la Chaire économie du climat;
- Éric Chaney, anciennement chef économiste d’AXA pour ses activités mondiales ,conseiller économique de l’Institut Montaigne depuis janvier 2017 et vice-président du conseil d’administration de l'IHES (Institut des Hautes Etudes Scientifiques);
- Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics; Président de l’association européenne des économistes de l’environnement (EAERE), il a écrit dans plusieurs rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC);
- Adrien Fabre, chercheur au CNRS au CIRED (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement) sur l'économie des politiques climatiques.
Connexions
CCL est un groupe non partisan qui développe et entretient des relations avec une large base d'organisations qui partagent des objectifs similaires.
