Classe Loire
BSAM
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Bâtiment de soutien et d'assistance métropolitain (BSAM)
| Classe Loire | ||||||||
BSAH Loire en finitions aux chantiers Piriou de Concarneau. | ||||||||
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| Caractéristiques techniques | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Bâtiment de soutien | |||||||
| Longueur | 70,3 m | |||||||
| Maître-bau | 15,8 m | |||||||
| Tirant d'eau | 5 m | |||||||
| Déplacement | 2960 tonnes | |||||||
| Port en lourd | environ 1000 tonnes | |||||||
| Propulsion | 2 moteurs diesels ABC V120ZC de 2650 kW | |||||||
| Puissance | 5300 kW | |||||||
| Vitesse | 14 nœuds | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Armement | 2 mitrailleuses de calibre 12,7mm et 2 mitrailleuses de 7,62mm | |||||||
| Rayon d'action | 5000 nautiques à 12 nœuds (30 jours) | |||||||
| Autres caractéristiques | ||||||||
| Électronique | 2 radars de navigation Sperry Marine | |||||||
| Équipage | 2 équipages de 17 marins + 12 plongeurs (option) | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Kership (Piriou et DCNS) (Concarneau) | |||||||
| A servi dans | ||||||||
| Commanditaire | Direction générale de l'Armement | |||||||
| Date début commande | 2015 | |||||||
| Période de construction |
2016-2018 | |||||||
| Période de service | 2018 | |||||||
| Navires construits | 4 | |||||||
| Navires prévus | 4 | |||||||
| Navires en activité | 4 | |||||||
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| modifier |
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La classe Loire ou bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM), nommés bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) jusqu’en janvier 2019[1], est une classe de bâtiments sans artillerie de la marine nationale française, développée et produite par Kership, coentreprise créée en 2013 par Piriou (55 %) et DCNS (45 %).
Caractéristiques

Les bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) sont dérivés des bâtiments de soutien et d'assistance outre-mer (BSAOM) dont ils constituent une version agrandie et adaptée aux emplois qui leurs sont dévolus.
- Longueur 70,3 m
- Bau (Largeur) 15,8 m
- Tirant d'eau 5 m
- Déplacement 2 960 t en pleine charge
- Équipage de 17 hommes
Ils disposent d'une capacité de remorquage de 80 tonnes, d'une grue de levage et peuvent embarquer 12 personnes supplémentaires. L'autonomie à la mer est de 30 jours[2].
Ils sont dotés d'un pont de 250 m² qui peut accueillir jusqu’à six conteneurs de 20 pieds [EVP]. Une grue de levage (21 tonnes à 25 mètres) permet de remplir des missions de soutien de région : travaux d'ancrage ou d'entretien de mouillages, relevage de coffres ou épaves, remorquage de cibles, repêchage de torpilles. En plus d’une embarcation semi-rigide de type EDO NG, la drome comprend une embarcation de travail en aluminium longue de 8 mètres.
L'infirmerie comprend un lit médicalisé et une salle de soins avec trois places supplémentaires.
Deux canons à eau pouvant projeter chacun 1200 m3 par heure sont disposés au-dessus de la passerelle. Ces bâtiments peuvent être employés dans la lutte contre la pollution maritime. Ils disposent en permanence d’une cuve contenant 10 000 litres de produits dispersants et peuvent embarquer des moyens conteneurisés, notamment des barrages flottants qu'ils peuvent mettre en place grâce à leurs drome.
L'autonomie à la mer est de trente jours sans ravitaillement. Deux équipages se relayant tous les quatre mois, leur permettent de naviguer jusqu’à 250 jours par an.
Port base
La direction générale de l'Armement (DGA) a commandé le 17 août 2015 à Kership, coentreprise des groupes Piriou et Naval Group, la construction de deux unités de ce type[2]. Deux autres bâtiments l'ont été le 11 octobre 2016[3]. Les quatre unités sont construites en Bretagne, aux Chantiers Piriou à Concarneau et Kership à Lorient.
Ces quatre bâtiments de soutien destinés à remplacer les bâtiments de soutien de région (BSR) Gazelle et Élan et les Remorqueurs de haute-mer (RHM) Tenace et Malabar mis en service entre 1973 et 1983.
| Nom | N° | Construction | Lancement | Réception | Mise en service | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Loire[3] | A602 | avril 2016[4] | 1er juin 2017[5] | 22 mars 2018[6] | 26 juillet 2018[7] | Toulon |
| Rhône | A603 | 2017 | 13 novembre 2017[8] | 25 juillet 2018[9] | 22 janvier 2019[10] | Brest |
| Seine | A604 | 2016-2017 | 4 décembre 2017[11] | 5 mars 2019[12] | 24 juillet 2019[13] | Toulon |
| Garonne | A605 | 2017-2018 | 5 novembre 2018[14] | 4 juillet 2019[15] | 8 janvier 2020[16] | Brest |
Missions
Les bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) remplissent trois types de missions :
- le soutien et la projection des forces (remorquage d’antennes, de cibles, accompagnement d’un groupe aéronaval ou amphibie ou encore d’un sous-marin)[17],
- la sauvegarde des personnes et des biens (sauvetage en mer, assistance à navires en détresse, protection de l’environnement, lutte contre les pollutions maritimes)
- et le soutien de région (remorquages d’engins, travaux dans les ports militaires…)[18].
Carrières opérationnelles

Navigation circumpolaire du Rhône en 2018
Afin d’évaluer ses capacités militaires avant son admission au service actif, le BSAH Rhône a effectué un déploiement de longue durée en août-septembre 2018. Deuxième unité de la série de quatre bâtiments, le Rhône a été livré en avril 2018 à la Marine nationale et a été admis au service actif le 22 janvier 2019. Il a quitté son port-base de Brest le [19], a rejoint Tromsø en Norvège[18], et a effectué une navigation circumpolaire en empruntant notamment le passage du Nord-Est, de la mer de Norvège au détroit de Béring, en passant par la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie orientale, la mer des Tchouktches. Le , le Rhône a franchi le détroit de Béring entre la pointe de la Russie et l’Alaska. Il a ensuite rallié l’Alaska et Dutch Harbor, dans les Îles Aléoutiennes[18]. Il est revenu à Brest en transitant par les océans Pacifique et Atlantique. Ce déploiement de longue durée est exceptionnel car c’est la première fois qu’un bâtiment de la Marine nationale emprunte cette route[20]. Il illustre la capacité des BSAH à se déployer loin et longtemps dans un milieu aux conditions météorologiques extrêmes et changeant rapidement. Au-delà du renforcement de l’expertise des équipages de la Marine nationale à naviguer et à opérer dans la zone arctique, ce type de déploiement permet d’accroître les connaissances météorologiques et océanographiques des zones traversées[19].
Déploiement du Seine et du SNA Émeraude dans la zone indopacifique en 2020
En novembre et décembre 2020, le Seine accompagne le sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude dans une tournée en zone Indo-Pacifique comprenant des arrêts, et des manœuvres militaires en coopération, à Perth en Australie avec la Royal Australian Navy, à Guam dans le Pacifique ouest et enfin dans la mer des Philippines avec les marines du Japon et des États-Unis autour de l'île japonaise d'Okinotorishima[21]