Classification de Prader
classification de l'intersexuation des organes génitaux humains
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La classification de Prader, du nom d'Andrea Prader (en)(1919-2001) endocrinologue pédiatrique suisse, répertorie les différents cas d'intersexuation selon 5 types[1],[2] :
- Type 1 : vulve normale avec hypertrophie clitoridienne.
- Type 2 : large vestibule en entonnoir s'ouvrant à la base du clitoris (sinus urogénital à 2 orifices séparés pour l'urètre et le vagin). Grandes lèvres séparées ou partiellement soudées.
- Type 3 : clitoris volumineux à la base duquel s'ouvre l'orifice unique d'un sinus urogénital étroit dans lequel se jettent urètre et vagin. Grandes lèvres partiellement soudées.
- Type 4 : aspect de garçon avec verge hypoplasique et souvent coudée. Hypoplasie périnéale, orifice unique d'allure urétrale s'ouvrant à la face inférieure (hypospadias) correspondant à un sinus urogénital dans lequel s'abouche à quelques cm du méat un vagin hypoplasique. Grandes lèvres soudées.
- Type 4 bis : le vagin ne communique pas avec le sinus et ne peut donc pas être démontré par la génitographie.
- Type 5 : aspect de garçon cryptorchide. Le vagin s'abouche très haut dans l'urètre.
- Type 5 bis, le vagin ne communique pas avec l'urètre.
Publiée en 1954[3], la classification de Prader s'applique en principe aux états d'hyperplasie congénitale des surrénales, pour définir un degré ou stade de virilisation (pseudo-hermaphrodisme féminin).