Claude Érignac

haut fonctionnaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Claude Érignac, né le à Mende (Lozère) et mort le à Ajaccio (Corse-du-Sud), est un haut fonctionnaire français. Il meurt assassiné dans ses fonctions de préfet de la Corse et du département Corse-du-Sud, par le nationaliste corse Yvan Colonna.

Décès
Nom de naissance
Claude Jean Pierre Érignac[1]
Nationalité
Faits en bref Préfet de la Corse-du-Sud, 5 février 1996 - 6 février 1998 ...
Claude Érignac
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Fonctions
Préfet de la Corse-du-Sud
-
Jacques Coëffé (d)
Préfet des Yvelines
-
Jean-François Seiller (d)
Préfet de Meurthe-et-Moselle
-
Désiré Carli (d)
Jacques Andrieu (d)
Préfet du Gers
-
Sous-préfet de Roanne
-
inconnu
inconnu
Sous-préfet d'Avesnes-sur-Helpe
-
inconnu
inconnu
Secrétaire général de la préfecture de la Martinique
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Claude Jean Pierre Érignac[1]
Nationalité
Formation
Activité
Père
Conjoint
Dominique Marchand
Autres informations
Religion
Distinctions
Fermer

Biographie

Jeunesse et études

Claude Jean Pierre Érignac est le fils de René Érignac (1909-2002), haut fonctionnaire et d'Émilie Peyregne (1914-1993). Sa famille paternelle est originaire de Corrèze, du Puy-de-Dôme et du Cantal. Son frère, Robert Érignac (né en 1936), fut directeur commercial[1].

Claude Érignac épouse en 1971 à Avignon[2], Dominique Marchand (née en 1943)[3],[4], et, de cette union, sont nés deux enfants, Marie-Christophine (née en 1973), directrice du mécénat au musée du quai Branly – Jacques-Chirac et Charles-Antoine (né en 1977), avocat. Il est également l'oncle d'Anne-Charlotte Pontabry, actrice[5].

Claude Érignac suit ses études secondaires au lycée Charlemagne, puis aux lycées de Verdun, de Mâcon, et enfin de Mostaganem[6]. Une fois son baccalauréat obtenu, il poursuit ses études à l'université de Paris, où il obtient une licence en droit[7], puis est diplômé en 1959 de l'Institut d'études politiques de Paris[8].

Carrière et fonctions

Assassinat

Il est préfet de la région Corse depuis le lorsqu'il est assassiné le à 21 h 15 à Ajaccio par des indépendantistes corses. Depuis, ses cendres reposent dans une maison familiale située dans le village de Montbrun en Lozère[9], conformément à une tradition protestante cévenole[10].

Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le [11] mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna, qui a toujours nié être impliqué, a été jugé une troisième fois début , après cassation de son procès en . C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.

Le , le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le , Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable[12]. Le , la CEDH a jugé sa demande irrecevable[13]. Yvan Colonna est agressé en prison et meurt en 2022 dans le 15e arrondissement de Marseille.

Association et prix Claude-Érignac

L'association Claude-Érignac, fondée en 2000 par sa veuve Dominique Érignac, est dirigée en 2001 par Antoine Rufenacht, alors maire du Havre, et futur directeur de campagne de Jacques Chirac[14],[15]. En 2018, elle a à sa tête Michel Cadot, préfet de Paris. Les enfants de Claude et Dominique Érignac, Marie-Christophine et Charles-Antoine, en sont vice-présidents[16].

Le prix Claude-Érignac récompense, à partir d'un thème, un travail collectif effectué par des lycéens[17] ou étudiants[18]. En 2000, le président du jury est Renaud Denoix de Saint Marc[19]. Depuis 2012, il est décerné par un jury indépendant composé à parts égales de membres de l’association et de l’Institut d’études politiques de Paris, et n'est décerné qu'aux élèves de l'établissement. Il est doté d'une récompense de 8 000  en 2016[20] et 5 000  en 2018[21].

Place du 16e arrondissement de Paris inaugurée en 2004 en hommage au préfet Claude Érignac.

Récompenses et distinctions

Décorations

Décorations françaises

Hommages

Notes et références

Voir aussi

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