Coimères

commune française du département de la Gironde From Wikipedia, the free encyclopedia

Coimères (Coimèras en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Coimères
Coimères
La mairie (août 2010).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Christian Decouche
2024-2026
Code postal 33210
Code commune 33130
Démographie
Gentilé Coimériens
Population
municipale
1 103 hab. (2023 en évolution de +6,67 % par rapport à 2017)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 50″ nord, 0° 12′ 31″ ouest
Altitude Min. 40 m
Max. 122 m
Superficie 12,91 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Réolais et des Bastides
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Coimères
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Coimères
Liens
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    Ses habitants sont appelés les Coimériens[1].

    Géographie

    Localisation

    Commune du Sud de la Gironde située au centre du triangle Langon-Bazas-Auros, sur le tracé de l'autoroute A65. Le point culminant est à 124 mètres au lieu-dit Chaloupin et le point le plus bas est à 40 mètres à la formation du Grusson : au confluent du ruisseau de Coimères (issu de La Hountique et Bartouquet) et du ruisseau du Tin.

    Elle se trouve à 52 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 8,5 km au sud de Langon, chef-lieu d'arrondissement, et à km à l'ouest d'Auros, ancien chef-lieu de canton[2].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Saint-Pierre-de-Mons au nord, Auros au nord-est, Brouqueyran au sud-est, Cazats au sud, Mazères à l'ouest et Langon au nord-ouest.

    Communes limitrophes de Coimères
    Langon Saint-Pierre-de-Mons Auros
    Mazères Coimères
    Cazats Brouqueyran

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cazats à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 825,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Coimères est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,6 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), prairies (14,8 %), cultures permanentes (8,5 %), zones urbanisées (4,5 %), terres arables (3,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Voies de communication et transports

    Le territoire communal est bordé sur sa limite ouest par la route nationale 524 qui mène à Langon vers le nord et à Bazas vers le sud ; le bourg proprement dit est traversé par la route départementale D125 qui permet de rejoindre cette N524 vers l'ouest et Brouqueyran vers l'est.

    L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est celui de Sortie 03 Langon qui se situe à km vers le nord.

    L'accès Sortie Bazas le plus proche à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à km vers le sud-sud-ouest.

    La gare SNCF la plus proche est celle de Langon sur la ligne Bordeaux - Sète du TER Nouvelle-Aquitaine et qui se trouve à 8,5 km vers le nord.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Coimères est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1997, 1999 et 2009[19],[17].

    Coimères est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt[20]. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[21],[22].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Coimères.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 434 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 434 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

    Toponymie

    Histoire

    En 1651, pendant la Fronde, la Guyenne se soulève contre le pouvoir royal. Le marquis de Galapian poursuit les Langonnais réfugiés à Brouqueyran et Coymères et ravage l'antique château du Mirail et le castel de Latour appartenant à la vieille famille de Laroque[25].

    À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Coimères forme la commune de Coimères[26].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    octobre 1947 1956 D'Arlot de Saint-Seaud    
    1956 mars 1959 René Mothes    
    mars 1959 mars 1971 Robert Deloubes    
    mars 1971 mars 2014 Jean-Jacques Lafon SE (apparenté UMP) boucher retraité
    mars 2014 février 2024 (démission) Jean-Claude Morin SE (apparenté UMP-LR) assureur retraité
    mars 2024 en cours Christian Decouche    
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    Communauté de communes

    Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Coimères s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

    En 2023, la commune comptait 1 103 habitants[Note 3], en évolution de +6,67 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    586432476545545550569564571
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    600548562565576558553525522
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    521540543417504510504372350
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    381369356388583657638658856
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    9621 0351 103------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Avec 61 habitants au km², Coimères a une densité dix fois plus faible que Langon et deux fois plus faible que la densité moyenne de la France.

    Économie

    Lieux et monuments

    • La Moutasse ou la Mothe est un tumulus qui nous relie au passé dans sa dimension archéologique et mythologique. Situé à un km à l'est du bourg, au nord du château Laroque, c'est un tumulus ovale d'environ 70 mètres de long sur 30 de large doté à l'extrémité est d'une butte circulaire qui supportait une tour de guet en pierres. H. Ribadieu[25] et François Jouannet[34] racontent que les paysans coimériens s'armaient la nuit de pelles pour aller fouiller le sol à la recherche du trésor que les Anglais auraient enfoui lorsqu'ils quittèrent l'Aquitaine en 1453.
    • L'église Notre-Dame, de style roman, date du XIIe siècle et possède un chœur tréflé et un portail remarquable classée monument historique en 1907[35].
    • L'école construite en 1910[36].
    • Le château Larroque
    • Trois lavoirs sont présents sur le territoire communal, celui de la Hountique (fontaine petite), celui de Bartouquet et celui du Tin.

    Personnalités liées à la commune

    • Henry Ribadieu, journaliste royaliste légitimiste, né à Coimères le 30 septembre 1825 au château Laroque[37].

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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