Col des Aravis
col routier des Alpes à la limite entre Savoie et Haute-Savoie, en France
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Le col des Aravis est le col séparant la commune de La Clusaz en Haute-Savoie de celle de La Giettaz en Savoie. Il est traversé par la route départementale D 909 et constitue le point de passage le plus bas traversant la chaîne des Aravis, à 1 486 mètres d'altitude. Partant d'une altitude modeste mais escarpé, le col des Aravis est en outre franchi parfois par le Tour de France et chaque année par les cyclosportifs sur la Time Megève Mont Blanc.
| Col des Aravis | |||||
Vue du col des Aravis en direction de la Haute-Savoie avec au loin le mont Lachat. | |||||
| Altitude | 1 486 m[1] | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Massif | Chaîne des Aravis (Alpes) | ||||
| Coordonnées | 45° 52′ 21″ nord, 6° 27′ 53″ est[1] | ||||
| Pays | |||||
| Vallée | Vallée du Nom (nord-ouest) | Vallée de l'Arrondine (sud-est) | |||
| Ascension depuis | Thônes | Flumet | |||
| Déclivité moy. | 4,6 % | 5 % | |||
| Déclivité max. | 8 % | 11 % | |||
| Kilométrage | 18,9 km | 11,5 km | |||
| Accès | D 909 | D 909 | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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| modifier |
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Géographie

Histoire
Cyclisme
Cyclisme professionnel
Tour de France
Le col des Aravis a été franchi au total à 42 reprises par le Tour de France, dont 19 depuis 1947. Régulièrement classé en 2e catégorie, il est classé en 3e catégorie lors de son dernier passage[2]. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[3] :
- 1911 : Émile Georget
France et Paul Duboc
France - 1912 : Eugène Christophe
France - 1913 : Marcel Buysse
Belgique - 1914 : Philippe Thys
Belgique - 1919 : Honoré Barthélémy
France - 1920 : Firmin Lambot
Belgique - 1921 : Léon Scieur
Belgique - 1922 : Émile Masson
Belgique - 1923 : Henri Pélissier
France - 1924 : Giovanni Brunero
Italie - 1925 : Ottavio Bottecchia
Italie - 1926 : Omer Huyse
Belgique - 1927 : Charles Martinet
Suisse - 1928 : Julien Moineau
France - 1929 : Nicolas Frantz
Luxembourg - 1930 : Marcel Mazeyrat
France - 1931 : Antonin Magne
France - 1932 : Joseph Demuysere
Belgique - 1933 : Alfons Schepers
Belgique - 1934 : Félicien Vervaecke
Belgique - 1935 : René Vietto
France - 1936 : Federico Ezquerra
Espagne - 1937 : Gino Bartali
Italie - 1948 : Gino Bartali
Italie - 1955 : Charly Gaul
Luxembourg - 1960 : Fernando Manzaneque
Espagne - 1968 : Barry Hoban
Royaume-Uni - 1975 : Lucien Van Impe
Belgique - 1980 : Ludo Loos
Belgique - 1982 : Marino Lejarreta
Espagne - 1983 : Jacques Michaud
France - 1984 : Robert Millar
Royaume-Uni - 1987 : Eduardo Chozas
Espagne - 1990 : Thierry Claveyrolat
France - 1991 : Thierry Claveyrolat
France - 2000 : Marco Pantani
Italie - 2002 : Mario Aerts
Belgique - 2006 : Patrice Halgand
France - 2010 : Jérôme Pineau
France - 2016 : Thomas De Gendt
Belgique - 2020 : Richard Carapaz
Équateur - 2023 : Marc Soler
Espagne
Critérium du Dauphiné
Son ascension, classée en 3e catégorie dans l'enchaînement de la descente du col de la Croix-Fry, est au programme de la 4e étape du Critérium du Dauphiné 2020. Prévu le lendemain au départ de Saint-Jean-de-Sixt, il est classé en 2e catégorie.
Profil de l'ascension
Le col des Aravis, grimpé depuis Flumet sur le versant sud-est, a un profil de 11,5 km à 5,2 %. Cependant, si les 15 premiers hectomètres grimpent, on compte des replats et même une petite descente sur les 3 km suivants. Ce n’est qu’à partir de La Giettaz, dont la traversée est assez pentue, que la route grimpe plus régulièrement sur des pourcentages fréquemment compris entre 6 et 8 %[4] et en épingles.
Le versant nord-ouest, sur son profil le plus long, commence à Thônes pour 18,9 km d’ascension mais réduit à 10,3 km si l’on part de Saint-Jean-de-Sixt (carrefour de la D909 venant de Thônes, la route venant d’Entremont et la D4 venant du Grand-Bornand). Jusqu’à La Clusaz, ce versant est plutôt roulant mais fréquenté par la circulation automobile. Du kilomètre qui précède Saint-Jean-de-Sixt à La Clusaz, on a même un léger fléchissement, avec des pentes à 3-4 % contre des portions à 5-6 % avant. Après La Clusaz, les pourcentages augmentent légèrement mais la pente reste tout de même modérée si ce n’est une portion à 8 % après la bifurcation de la route du col de la Croix Fry[4]. Les ultimes kilomètres sont marqués par de grands lacets à travers les alpages. Le dernier km est en faux-plat. Dans l’ensemble, ce versant est plutôt roulant et régulier.
La descente jusqu’à La Giettaz est technique puisque particulièrement sinueuse avec de surcroît deux courts tunnels obscurs qu’il vaut mieux aborder avec prudence[5].
- Grands lacets sur le final du versant nord-ouest.
- Final du versant nord-ouest.
- Versant sud-est très sinueux.
