Colette Yver

écrivaine catholique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Colette Yver, pseudonyme d’Antoinette de Bergevin, née le à Segré et morte le à Rouen, est une écrivaine catholique française[1].

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
RouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Émilie Antoinette Marie Josèphe de BergevinVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Présidente Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Naissance ...
Colette Yver
Fonction
Présidente
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
RouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Émilie Antoinette Marie Josèphe de BergevinVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Colette YverVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activité
Fratrie
Conjoint
Auguste Huzard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
Œuvres principales
Fermer

Biographie

Antoinette de Bergevin est la fille d’un fonctionnaire muté à Rouen peu après sa naissance. C’est une écrivaine prolifique qui commence à publier, dès l’âge de dix-huit ans, des romans pour la Bibliothèque morale de la jeunesse chez Mégard à Rouen. Elle publiera environ un ouvrage (romans, essais ou hagiographies[2]) par an pendant les cinquante prochaines années de sa vie[réf. nécessaire].

Écrivaine catholique[2], ses ouvrages sont représentatifs des fictions antiféministes qui abondent sous la IIIe République. Destiné à un public féminin, ce type de romans met en scène des femmes émancipées confrontées à de multiples malheurs qu’elles n’auraient pas subis si elles avaient choisi la vie au foyer[3]. Selon elle, les féministes étaient des « cervelines », c’est-à-dire des intellectuelles trop instruites, des femmes dont le cerveau avait fini par atrophier le cœur[4].

En 1903, elle épouse Auguste Huzard son éditeur[5] qui décéde en 1911, sans enfant[6].

En 1906, elle devient adhérente de la société des gens de lettres[7].

En , elle reçoit le prix Femina[a], pour Princesses de science, un ouvrage évoquant les difficultés rencontrées par les femmes pour concilier vie familiale et carrière scientifique. En , elle entrera au jury de ce prix, dont elle sera longtemps la doyenne, jusqu’en . En , elle est admise à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. Elle est membre de la Société des écrivains normands[8].

Dans les années 1930, elle demeure no 5 rue Théophile-Gautier à Neuilly-sur-Seine[9] et no 57 rue Chasselièvre à Rouen.[réf. nécessaire]

Sa sœur Marguerite (1869-1961), épouse du docteur Guillaume, jeune veuve avec deux enfants en 1896, professeure de français jusqu’à un âge avancé dans l’enseignement libre, donne au Journal de Rouen des contes pour enfants sous le pseudonyme d'« Hélène Avril »[réf. nécessaire].

Elle repose au cimetière monumental de Rouen à côté de son frère, le peintre Édouard de Bergevin[10].

Des rues à Rouen[11], à Segré-en-Anjou Bleu[12] et à Barentin[13] portent aujourd’hui son nom.

Essais, romans

Extrait du journal l’humanité donnant le programme radio, avec Colette Yver Programmée.À l’écoute  Vous entendrez demain dimanche 30 octobre  'Tour Eiffel : 2,650 m. ; 12 kw. — 17h. 45 : Journal parlé par T.S.F. : Mme Colette Yver ; Quelques conquêtes du féminisme : Docteur Pierre Vachet : Portez-vous bien : M. Ch. Oulmont : La Vie parisienne ; le détective Ashelbé : Histoire de police ; La chanson du jour. 19 h. 10 Météo. 20 h. 30 à 21 heures : Université populaire par T.S.F.
Colette Yver à la radio en 1927
  • Cervelines, .
  • Princesses de science,
    Couronné par le prix Vie Heureuse, ancêtre du prix Femina.
  • Les Cervelines, Calmann-Lévy, .
  • Les Dames du Palais, .
  • Le Métier de Roi, Paris, Calmann-Lévy, .
  • Un coin du voile, .
  • Les sables mouvants, .
  • Comment s’en vont les Reines, Calmann-Lévy, .
  • Mirabelle de Pampelune, .
  • Les Cousins riches, .
  • Dans le jardin du féminisme, Paris, (lire en ligne).
  • Vous serez comme des dieux, .
  • Le Mystère des béatitudes, .
  • L’Homme et le Dieu, .
  • Le Festin des autres, .
  • Aujourd’hui…, .
  • La Bergerie, .
  • Femmes d’aujourd’hui, .
  • Vincent ou La Solitude, .
  • Le Vote des femmes', .
  • Haudequin de Lyon', .
  • Madame Sous-chef', .
  • Mammon, 1924, 1933.

Décoration

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI