Collection Robien (liste d'oeuvres)
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Cette page explicite la composition de la collection de Christophe-Paul de Robien et recense une partie des pièces présentes dans sa collection conservées au Musée des Beaux-Arts de Rennes, au Musée de Bretagne et à la Bibliothèque des Champs Libres.
Collection d'Histoire Naturelle
Au sein de son cabinet, Christophe-Paul de Robien essaie de proposer à part égale une vision globale de la nature, en la répartissant selon « les trois différents règnes » : les « minéraux », les « végétaux » et les « animaux »[1]. Cet objectif est celui des cabinets de curiosités depuis la Renaissance, qui sont pensés comme un microcosme du monde et organisés selon un classement rigoureux[1]. Lors de la saisie révolutionnaire des collections d’histoire naturelle du président en 1794, Pierre Quéru de la Coste (1742-1805) réalise un inventaire de celles-ci et recense 7 124 spécimens[2], qu'il classifie en conservant la même tripartition.
| Catégories établies par de Robien | Catalogue de 1740 (nb minimum de pièces) | Inventaire de 1794 par Quéru de la Coste (nb d'échantillons cités) |
|---|---|---|
| Total minéraux | 756 | 3 526 |
| Végétaux terrestres | 273 | 2 015 |
| Plantes marines | 69 | |
| Madrépores | 48 | 95 |
| Total végétaux | 390 | 2 110 |
| Coquillages | 542 | 903 |
| Crustacés | 65 | 90 |
| Poissons | 38 | 32 |
| Insectes | 207 | 183 |
| Reptiles | 35 | 50 |
| Oiseaux | 79 | 47 |
| Mammifères | 38 | 68 |
| Monstres | 17 | |
| Total animaux | 1 021 | 1 488 |
| Total | 2 167 | 7 124 |
Une description de cette collection par Antoine Nicolas Dezallier d'Argenville indique que le cabinet « comporte 6 armoires pour les minéraux, 5 armoires pour les végétaux, 6 pour les animaux »[1]. Dezallier d'Argenville ne mentionne pas de pièce rare ou de grande dimension dans cette collection, car Christophe-Paul de Robien privilégie l’aspect encyclopédique de cette dernière plutôt qu’un goût exacerbé pour le merveilleux et le spectaculaire. D'ailleurs, les descriptions de Robien concernant ses pièces d’histoire naturelle font preuve d’une grande rigueur scientifique et sont accompagnées de nombreuses illustrations précises[1].
Minéraux
Dans son catalogue de 1740, Robien relève au total 756 minéraux qu’il mélange avec les fossiles. L’inventaire réalisé par Quéru de la Coste en 1794 compte 3 526 minéraux[2]. Depuis 1966, les collections de géologie du président sont conservées dans les collections de Géosciences-Rennes du campus de Beaulieu de l'Université Rennes 1[3]. Leur identification est complexe. Dès 1938, elles constituent l'un des fonds de l'institut de Géologie, où elles sont entreposées avec des prélèvements du Muséum national d'Histoire Naturelle et les nombreuses collections de divers particuliers[3]. Certaines pièces demeurent identifiables : celles qui possèdent une étiquette établie par le conservateur du musée de géologie du dernier quart du XIXe siècle, Toussaint Bézier, et celles qui figurent clairement dans les publications de Robien[3].
- Dessins de morceaux de différentes espèces de mines, Description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.
- Planche des fossiles, Description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.
- Dessins de différentes pierres coquillières, Description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.
- Planche des cailloux et galets, description des collections de Robien (1737-1756)bibliothèque des Champs-libres, Rennes.

Ses collections géologiques lui servent d'exemples pour enrichir sa Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique, dans laquelle il cherche à mettre en lumière « l'utile variété des substances que renferme l'intérieur de la Bretagne »[4]. Il livre une vision moderne et utilitaire des ressources naturelles, digne de la géologie appliquée[5]. Une grande part des pièces présentes dans sa collection est d'origine européenne et notamment bretonne[6], les fouilles de territoires locaux étant revalorisées dès 1720 avec les recherches de Réaumur en Touraine[7]. La façon dont Robien classifie ses minéraux s'inspire de celle de son contemporain Dezallier d'Argenville. Il divise les minéraux en plusieurs catégories : terres, bols, sables, sels, bitumes, pierres, minéraux, marcassites et fossiles[8]. Il utilise plusieurs dénominations désuètes et fait des suppositions lorsqu'il n'arrive pas à les identifier totalement[5]. Ainsi, la muscovite en feuilles qu'il trouve vers Faouët et le Croisic, est identifiée de façon erronée comme un autre minéral, le « talc »[5]. Toutefois le président fait aussi preuve de raisonnements avant-gardistes, notamment lorsqu'il précise qu'il sait différencier la marcassite, dont la teinte est jaune vif, du vrai or[9].
« le brillant de ces minéraux les a souvent fait prendre pour des matières plus précieuses qu’elles n’étaient »
— Christophe-Paul de Robien, Histoire ancienne et naturelle de la province de Bretagne. Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique.
| Catégories selon la Description de Robien | Élément de la collection | Dénomination par Robien |
|---|---|---|
| Pierre de construction | Granites, à mica noir du Morbihan | « pierres de grain » |
| Grès de Bérandaye | ||
| Schistes briovériens de Braie | « chils » | |
| Schistes rouges de Rennes | « cahot » de Pont-Réan | |
| Ardoises de Haute-Bretagne | ||
| Roches calcaires | Comparaison avec la pierre de Taillebourg de Charente-Maritime importée en Bretagne | |
| Substances utiles | Argiles de Rieux et Guingamp | |
| Marnes | « terres bolaires » | |
| Charbon de terre de Monseil et Queuzon | ||
| Diatomite | « le tripoli » de Poligné | |
| Minéraux | Améthystes de Belle-Isle-en-Terre | |
| Quartz blanc | ||
| Schistes avec inclusions de mica de Coadri et de Baud | « pierres de croix » | |
| Chiastolite | « pierres de macles des Salles de Rohan » | |
| Graphite | « molybena ou plomb de mer » | |
| Pyrites en section de Plestin, Poullaouen, Carhaix etc | « pyrites carrées » | |
| Muscovite en feuilles de Faouët et de le Croisic | Identification erronée par un autre minéral, le « talc » | |
| Tourmaline de Roscoff | Identification erronée comme une « nouvellle espèce de fossiles cristallins ». | |
| Minerais | Plombifères | |
| Ferrifères | ||
| Or | ||
| Etain |
Végétaux
Christophe-Paul de Robien réunit une collection de plus de 2000 végétaux, de toutes sortes (plantes, racines, bois, fleurs…) et originaires de diverses zones géographiques. L’entièreté de ses espèces ne pouvant être présentée dans son catalogue, le président de Robien est contraint de faire des choix. Il décide de commenter et d’illustrer, par le biais de gravures, les pièces botaniques qu’il juge remarquables, tant par leur rareté et leur origine exotique, que pour les usages qui leur sont attribuées. Il s’agit d’une démarche utilitaire : les végétaux mentionnés doivent apporter un renseignement précis. D’après Robien, 6,1% des plantes terrestres évoquées ont des vertus pharmacologiques tandis que 14,2% des espèces terrestres ont un intérêt alimentaire, artisanal ou industriel[10]. Robien n’hésite pas à commenter le rôle primordial de celles-ci pour le genre humain.
« Nous leur sommes redevables non seulement de la plupart des agréments et des commodités, mais encore de la conservation de la santé et même de la vie ». (Christophe-Paul de Robien, 1740)[10]

Héritage des siècles précédents, au cours desquels le goût pour l’exotisme prédomine, 52,5% des végétaux listés par Christophe-Paul de Robien dans son catalogue sont d’origine exogène. Certaines de ses plantes portent des noms fantaisistes, évocation du merveilleux et du fantastique qui sont encore présents dans les cabinets des collectionneurs du XVIIIe siècle. Un « monstre de la Chine », du « sang de dragon des Indes », un « véritable beaume de Judée » sans oublier la « mandragore » prennent ainsi place dans les armoires du président, sans que l’on puisse comprendre aujourd’hui à quelle espèce botanique ces mentions font allusion ni même si elles sont bien réelles[10].
Robien organise aussi de grandes collectes, plus locales, lui permettant d’amasser une quantité non négligeable de végétaux d’origine européenne, soit environ un quart de sa collection. Cet intérêt pour la flore de son continent fait de Robien un précurseur dans ce domaine. Les espèces issues de la Bretagne sont les plus représentées au sein de la collection[10].
Le président de Robien se livre à une observation minutieuse de ses végétaux. Il ne se contente pas d’en décrire l’aspect visuel. Il en précise le goût et l’odeur, signe d’une volonté d’établir une étude scientifique détaillée. Robien tente aussi des expériences d’acclimatation de certaines plantes, comme son noyer dit de Mississippi qu’il fait pousser à Plessis-de-Kaër, dans le Morbihan (Bretagne).

Dans son cabinet, Christophe-Paul de Robien utilise une classification inspirée de celle des siècles précédents. Dans les armoires, les végétaux sont rangés dans des bocaux par catégories : fruits, bois, écorces, fleurs, racines et gommes. Paul Contant (1562-1629), apothicaire et botaniste, déployait déjà cette catégorisation au début du XVIIe siècle . Précise et pédagogique, cette manière de classer les végétaux s’impose au cours du XVIIe siècle, alors que les connaissances botaniques sur le monde ne cessent de croître. Andrea Cesalpino (1519-1603) avait déjà proposé une autre catégorisation des espèces végétales en 1583, dans son ouvrage De plantis. Mais elle était jugée trop complexe par les collectionneurs pour être appliquée[10].
En parallèle, Robien conçoit des herbiers où il illustre des plantes du monde entier selon « le sisteme de Tournefort ». Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708), botaniste de métier, avait mis au point un classement basé sur la forme des fleurs (22 classes différentes) et la nature du fruit (700 catégories différentes), très employé dès 1750. Ce système, expliqué dans son ouvrage Institutiones rei herbariæ (1700), permettait à Tournefort de distinguer plus de 8000 végétaux[10].
Le président de Robien fait coexister deux méthodes de classement pour ses végétaux dans son cabinet, inspirées des nouveauté mais comportant quelques archaïsmes[10].
Animaux
Dès son enfance, le président fait preuve d'une grande curiosité à l'égard des spécimens d'Histoire Naturelle. Il devient lui-même l'éleveur de divers animaux, ce qui fascine ses contemporains. Il a en sa possession des chiens du Bengale, un agouti d'Amérique et une lionne qu'il offre à Louis XV pour qu'elle rejoigne sa ménagerie[11]. Ses collections zoologiques comprennent une grande variété de spécimens, qu'il se procure par le biais d'achats à des négociants et par ses propres collectes qu'il mentionne et détaille avec précision dans ses écrits[11]. Ses collections sont catégorisées entre coquillages (1500), crustacés, poissons (70), insectes (300), reptiles (60), oiseaux (80), mammifères (1000) et « monstres » (17)[12].
Du temps du président, les spécimens zoologiques étaient rarement conservés dans leur intégralité. Ils étaient divisés en plusieurs parties dans des bocaux[2] en fluide ou à sec. Cependant, quelques spécimens, notamment ceux ornithologiques, étaient naturalisés, et d'autres, tels les mammifères, étaient conservés en squelettes montés[11]. Ses collections qui perdurent à ce jour sont majoritairement des coquillages, des os et des dents. Il est difficile d'identifier les anciens spécimens de la collection de Christophe-Paul de Robien actuellement conservés l'Université de Rennes 1, notamment car il utilise dans ses ouvrages plusieurs illustrations qui ne sont pas issues de ses observations personnelles[13], mais des gravures de Georg Everhard Rumpf[4].
La partie de sa collection dédiée à la conchyliologie, met en exergue des spécimens aux provenances variées, mais surtout de sa Bretagne natale, comme en témoignent les couteaux (solen). Une famille se démarque, celle des Cypraeidae (Monetaria Moneta), surnommée « porcellaine » ou « coquilles de Vénus », car la surface brillante et vitreuse de ces coquillages fait écho à cette production très prisée dans les cabinets d'époque[14].
- Planche des poissons à peau presque osseuse ou calleuse, Description des collections de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs Libres, Rennes.
- Mâchoires de requin de la collection de Robien, conservée à l'Université Rennes 1.
- Rostre de la collection de Robien, conservée à l'Université Rennes 1.
- Planche des limules, Description de Robien (1737-1756), bibliothèque des Champs Libres, Rennes.
Des collections de Robien dites des « poissons », sont encore conservées : une mâchoire de requin (Chondrichthyes), une rostre de poisson-scie (Pristidae), des limules en fluide, ou bien même une dent de Narval. Cette dernière est classifiée dans les « poissons à peau presque osseuse ou calleuse » et inscrite comme une « portion de dent de licorne[2] ». Le président de Robien a connaissance de l'origine marine de celle-ci, avérée par Nicolaes Tulp en 1652[7].
« Le poisson Narssal ou Licorne de mer est un gros poisson, que quelques uns estiment estre une espèce de baleine […] ce monstre marin porte au bout de son nez une corne blanche, pesante, luisante et de figure spiralée. Il y en a de différentes grosseurs et pesanteurs que l’on prenoit autrefois pour des cornes de licornes. »
— Christophe-Paul de Robien, Description historique de ses collections, 1740.


Parmi ses collections d'entomologie, figurent des spécimens qu'il observe au quotidien, telles les mouches, les abeilles, les scarabées (scarabaeidae). Les plus documentés sont les papillons (Lepidoptera)[15]. Christophe-Paul de Robien élève ses propres papillons et observe méticuleusement leurs stades de développement[15]. Les notes du collectionneur traduisent parfois même son adoration pour certains spécimens, tel le grand paon de nuit (saturnia pyri)[16] : « Le plus beau et le plus grand que je sache de nos papillons d'Europe. »[12].
Les oiseaux de la collection du président de Robien illustrés dans son ouvrage sont principalement des oiseaux européens, déjà altérés en 1794[2]. Il possède cependant quelques spécimens extra-européens, comme un paradisier petit-émeraude (paradiseaa minor), qu'il appelle « oyseaux de paradis », acheté dans les îles Moluques, mais endémique de Papouasie Nouvelle-Guinée[17]. Il possède également une roussette (pteropus speciosus)[12], qu'il classe parmi les oiseaux[18].
Collection d'Art et Archéologie
Collection ancienne
La collection d’objets antiques et médiévaux du président est composée d'objets européens, d'objets égyptiens, de pièces issues de l’Orient ancien, et d'une trentaine d’objets modernes faits d’après les modèles antiques. En tout, il y avait en 1794, 179 objets[19].
Le président a réuni en tant qu'antiquaire une collection importante d’objets d’archéologie nationale et armoricaine aujourd’hui conservée au musée de Bretagne. La collection comporte des objets préhistoriques, dont un ensemble de 11 haches en bronze, silex, fibrolite, chloromélanite de la région armoricaine. Puis de la période gallo-romaine, un ensemble de deux statuettes en bronze dont Harpocrate et un Lare, une patère en bronze, un fond de coupelle en céramique sigillée, un mortier en terre, deux fragments de panse en céramique sigillée, une douille échancrée en bronze, un bois de cerf en bronze, une main en bronze, une statuette de Mercure en bronze, une statuette de femme et une Minerve en bronze[19].
Si le président de Robien semble avoir porté un intérêt particulier aux objets archéologiques nationaux, c’est bien la collection romaine qui est la plus représentée, 65% des 179 pièces des collections d’objets antiques et médiévaux sont des objets romains. Les objets égyptiens représentent quant à eux 12% de sa collection[20].
- Pharaon adorant, Basse époque - Époque ptolémaïque, Egypte, Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Vase canope à tête d'Amset, Nouvel empire, Egypte, Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Aquiminarium, époque gallo-romaine, Italie, Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Ramure de cervidés, époque gallo-romaine, France, Musée des Beaux-Arts de Rennes.
La conséquente collection de monnaies et médailles du président démontre son intérêt pour la numismatique. Une partie de la collection semble provenir de fouilles locales, une autre d’achats, de dons et d’échanges. Ces pièces présentent des origines géographiques assez diverses[19]. Ces dernières sont classées par ordre chronologique au sein du cabinet[21].
| Origine | Catalogue, vers 1740 | Inventaire, 1794 |
|---|---|---|
| Grecques/espagnoles/juives/carthaginoises | 265 | 514 minimum |
| Romaines | 1651 | 1602 minimum |
| Gauloises | 60 | 86 |
| « Antiques » | 0 | 124 |
| Médiévales
dont Bretonnes |
171
8 |
169
25 |
| Françaises modernes | 128 | 90 |
| Divers européennes modernes | 246 | 251 |
| Extra-européennes | 47 | 31 |
| Non identifiées | 0 | 92 |
| Total | 2568 | 2959 minimum |
Le président de Robien apparaît comme un numismate majeur de la province française du XVIIIe siècle[21], la collecte de monnaies n'étant pas répandue au sein de l’élite bretonne[21]. Sa collection dénote de celles de ses contemporains car il achète peu de pièces romaines en or, pourtant prisées par les collectionneurs. Ce choix peut s'expliquer par des raisons économiques, mais il est également possible que le président de Robien favorise une visée historique dans la sélection des monnaies acquises. Le métal importe peu. Les pièces doivent comporter des portraits d’empereurs, des textes inscrits, des noms de villes ou de peuples méconnus. Christophe-Paul de Robien collecte aussi des pièces usuelles, sans grande valeur monétaire, des pièces gauloises et, plus singulières encore, des monnaies tirées sous le règne de Louis XIV par les ennemis de la France. Elles ne représentent que 8% à 9% de sa collection numismatique[21].

Le président de Robien dispose d’une collection de pierres gravées. Plus de 200 sont inventoriées en 1794. Ces objets n’apparaissent pas dans les catalogues rédigés par Robien, ce qui s’explique par une préférence pour les médailles et les monnaies jugées supérieures en termes de qualité et de préciosité au XVIIIe siècle[21].
Beaux-Arts (Dessin, Peinture)
La collection de dessins
D'après les inventaires du musée des Beaux-Arts de Rennes, la collection Robien se serait élevée à 1 175 dessins. Ce nombre est important pour une collection de Bretagne, car peu d'élites bretonnes du milieu du XVIIIe siècle semblent réellement s'intéresser au dessin. Beaucoup d’œuvres graphiques ne sont pas déclarées dans les inventaires. La collection Robien reste inférieure à celle du riche financier Pierre Crozat (19 000 dessins), du marchand-collectionneur Pierre-Jean Mariette (10 000 dessins) ou d'Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville (environ 6 000 dessins). Elle peut être comparée par sa taille à celle du duc de Sully (1 017 dessins)[22].
La collection Robien comprend 16 dessins du XVe siècle, 299 dessins du XVIe siècle, 572 dessins du XVIIe siècle et 286 dessins du XVIIIe siècle. En moyenne, 75,6% des dessins proviennent d'artistes antérieurs au XVIIe siècle et ¼ du XVIIIe siècle. Les périodes anciennes semblent particulièrement présentes[22].
Sur les six volumes recueillant les dessins de la collection, deux ne semblent pas avoir été ordonnés selon une thématique précise ou un ordre particulier en histoire de l'art. Les quatre autres volumes regroupent au total 798 dessins. Ils sont rangés par époques et par écoles[22]:
- 34,3% sont des dessins de l'école italienne
- 40,2% sont représentatifs de l'école française
- 21,9% proviennent de l'école du Nord
L'équilibre de ces répartitions par siècle, par époques et par école suggère que le président de Robien a l'ambition de rendre compte d'une histoire de l'art globale au niveau européen depuis la Renaissance[22].
La collection comprend des dessins d'artistes reconnus parmi lesquels Botticelli (un dessin), Carrache (trois dessins), Dürer (trois dessins), Van Dyck (cinq dessins), Rubens (deux dessins), Rembrandt (deux dessins), Le Brun (cinq dessins), Vouet (cinq dessins) et Watteau (cinq dessins). De plus, une grande variété d'artistes est représentée, avec au total 436 artistes différents présents. Certains sont plus visibles que d'autres. Sur les 436 artistes de la collection, trois artistes concentrent au moins dix dessins : Elle (34 dessins), Angillis (32 dessins) et Watteau (40 dessins dont 34 provenant de son école)[22]. La présence marquée de ces trois artistes pourrait s'expliquer par leur origine rennaise, ou par le goût du président de Robien pour leur travail[22].
| Genre pictural | Nombre de dessins présents dans la collection |
|---|---|
| Étude | 285 |
| Religion | 270 |
| Antiquité gréco-romaine | 174 |
| Scène de bataille | 9 |
| Portrait | 146 |
| Paysage et architecture | 195 |
| Nature morte | 6 |
| Scène de genre | 102 |
| Divers | 21 |
Les dessins de la collection ont des thématiques diverses. ¼ sont des études et beaucoup sont des scènes religieuses, des paysages ou des architectures ainsi que des scènes d'antiquité gréco-romaine. Les « genres mineurs » totalisent 40,7% des dessins, contre 38% pour le « grand genre ». Parmi ces dessins, un seul est signé de la main du président de Robien, avec la mention « DE ROBIEN FECIT »[22].
- Exemples de dessins présents dans la collection Robien
- Sandro Botticelli, Tête d'ange, vers 1477, pointe d'argent et gouache blanche sur papier, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Léonard de Vinci, Draperie pour une figure debout, se dirigeant vers la droite, 2e moitié du XVe siècle, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Albrecht Dürer, La Messe des anges, vers 1500, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Pierre Paul Rubens, Descente de Croix, vers 1617, Rennes, musée des Beaux-Arts
La collection des peintures
Christophe-Paul de Robien aurait conservé 184 tableaux de son vivant[23], divisé aujourd'hui en plusieurs ensembles. Le premier ensemble est celui saisi en 1794 à l’hôtel de Robien, qui regroupe 138 peintures, dont 98 sont conservées aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Rennes[23]. Le second ensemble, disparu, ornait trois plafonds peints par Jean Jouvenet pour le palais du parlement de Bretagne, que Christophe-Paul avait fait mettre au « Trianon » de son jardin à l’hôtel de Robien[24]. Le troisième ensemble ornait les intérieurs de son château au Plessix-de-Kaër. Il est constitué de 28 tableaux[23]. Enfin, un dernier ensemble de onze ou douze tableaux décorait les murs du château de Robien[23]. Deux derniers tableaux qui ont appartenu à Christophe-Paul de Robien, ne figurent dans aucun inventaire. Il s’agit du Déjeuner au Plessix-de-Kaër, attribué à Pierre Angillis, et un portrait en pastel représentant le président dans son cabinet, modèle de la gravure de Balechou[23]. Christophe-Paul de Robien a hérité la collection de son père pour les tableaux de famille et certains tableaux religieux.
Christophe-Paul de Robien a collectionné des peintures du XVIIe siècle, avec en prime des peintres flamands et un peu de français et d’italiens. Les acquisitions de Robien suivent le collectionnisme typique de son époque, très friande de peintures des écoles du Nord du XVIIe siècle. Parmi les noms célèbres de ces écoles, on relève notamment Adriaen Brouwer (Le Marchand de poisson), David II Teniers (Joueurs de cartes dans un cabaret), Pieter Wouwerman (La Foire aux chevaux de Valkenburg), Pieter Leermans (Le Trompette et la servante), et Pieter I Neefs (Intérieur de la cathédrale d'Anvers[25]).
- Adriaen Brouwer, Le Marchand de poisson, 2ème quart du XVIIe siècle, Rennes, musée des Beaux-Arts
- David II Teniers, Joueurs de cartes dans un cabaret, vers 1660, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Pieter Wouwerman, La Foire aux chevaux de Valkenburg, 1675, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Pieter Leermans, Le trompette et la servante, vers 1677, Rennes, musée des Beaux-Arts
- Pieter I Neefs, Intérieur de la cathédrale d'Anvers, XVIIe siècle, Rennes, musée des Beaux-Arts
Tableau récapitulatif de la proportion des différents thèmes picturaux au sein de la collection de Christophe-Paul de Robien, en comparaison avec celle des autres parlementaires rennais de la même époque[26]
| Inventaire 1794, Paste et Colin (138 peintures | Inventaire de 1972, F. Bergot (98 peintures) | Parlementaires Rennais (1741-1755) | |
|---|---|---|---|
| Religion | 5,8 % | 9,1 % | 26,7 % |
| Antiquité gréco-romaine | 4,4 % | 5,1 % | 6,6 % |
| Batailles | 16,7 % | 18,4 % | Pas de données |
| Paysages | 26,8 % | 24,5 % | 8,9 % |
| Portraits | 12,3 % | 5,1 % | 56,3 % |
| Natures mortes | 5,8 % | 10,2 % | 0 % |
| Scènes de genres | 28,2 % | 27,6 % | 1,5 % |


Christophe-Paul de Robien possède davantage de paysages et de natures mortes que la moyenne des autres parlementaires rennais, ce qui est dû à son grand intérêt pour l'histoire naturelle. De même, la forte proportion de scènes de genre témoigne du goût du président pour une approche plus humaine et réaliste de l'art. Si la proportion de peintures religieuses et de portraits est inférieure, le président ne délaisse pas pour autant le grand genre et possède notamment un tableau au sujet original, La Vierge au verre de vin, de Mathieu Le Nain, célèbre caravagesque français. Du côté de la peinture mythologique, le président posséde trois plafonds de Jean Jouvenet, représentant l'Apothéose d'Hercule, Flore couronnée par Zéphir et Apollon sur son char reçu par Thétis et les nymphes, accompagné de l'Océan[24].
Beaucoup de tableaux de la collection de Robien ont aujourd'hui perdu leurs attributions, qui leur donnaient à l'époque une grande célébrité. Par exemple, La Toilette de Bethsabée, conservée au musée des Beaux-Arts de Rennes, a été acquise par Robien comme une originale de Rembrandt. Cependant, les études postérieures sur l'atelier de Rembrandt ont remis en cause cette attribution[27].
Les arts extra-européens
Le président de Robien n’accorde qu’une moindre importance à l'art extra-européen dans ses descriptions de sa collection[28]. Pourtant, sa bibliothèque témoigne d’un goût pour les récits de voyages plus marqué que ses contemporains[29]. L’acquisition de ces objets a pu être facilitée par sa proximité avec de grands sites portuaires[30]. Le manque d’informations liées à leur provenance, origine et datation rend difficile aujourd’hui leur classification. De plus, la collection est constituée de nombreux hapax compliquant davantage leur identification[28]. La collection est aujourd’hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Rennes et estimée à 115 pièces (contre 343 pièces inscrites à l'inventaire)[31].
L'Extrême-Orient : La Chine et le Japon
Les premières pièces de la collection de Robien, en provenance de la Chine et du Japon, sont achetées par son père, Paul de Robien (1660-1744). Il s'agit de cabinets en laque du Japon et de porcelaines chinoises. À cette époque, le commerce avec l'Extrême Orient est à son apogée grâce aux nombreuses Compagnies des Indes Orientales, qui possèdent des comptoirs au Japon et en Chine (Canton et Macao). Paul de Robien dispose aussi d'ouvrages qui ont pu éveiller la curiosité de son fils, comme Ambassades mémorables de la Compagnie des Indes Orientales des Provinces Unies vers les Empereurs du Japon par Arnoldus Montanus (1625-1683) publié en 1680[32].
Le président de Robien poursuit cette collecte d'objets chinois et nippons. Il acquiert des pièces par le biais de grandes ventes qui ont lieu tout au long du XVIIIe siècle. Les deux principaux ports français par lesquels débarquent les productions exogènes durant ce siècle sont Lorient, où est implantée la Compagnie française des Indes Orientales, et Saint-Malo. Robien réside non loin de ces deux villes. Il se procure des pièces auprès de négociants et d'agents d'Amsterdam et de Leipzig, de passage en France. De nombreux antiquaires vannais et rennais proposent aussi des objets chinois et japonais dans leurs boutiques[32].
Le goût de Robien, en matière d’œuvres orientales, ne déroge en rien de celui des collectionneurs contemporains. Il achète principalement des productions faites en Asie pour le commerce en Occident. Ce sont des pièces d'exportation. Les mêmes types d'objets se retrouvent chez des amateurs d'art en province, comme le parlementaire bourguignon Jean-Baptiste Jehannin de Chamblanc (1722-1797)[32]. Pour ce qui est du Japon, la collection du président comprend des porcelaines d'Imari c'est-à-dire des grandes jarres polychromes à décor de végétaux et scènes figurées. Robien conserve également des cabinets en laque à plusieurs tiroirs, aussi appelés cabinets namban. La collection chinoise comprend des objets tels que : des porcelaines de famille verte (bassin ovale, plats...), un tour de Nankin en porcelaine d'un mètre de haut, des figurines d'Immortels en porcelaine, des albums de dessins, un rouleau de trois mètres représentant une chasse au tigre, des jarres bleues et blanches, des théières en grès qu'il utilise, des figurines en stéatite et des figurines en terre crue. Quelques raretés sont à relever au sein de cet ensemble hétéroclite : un bouclier et un sabre japonais, deux bourses à parfum en soie, une pipe à opium, un écran à main ou encore un instrument de musique. Ces objets de Chine et du Japon sont purement décoratifs. Pour cette raison, le président les commente très peu dans son catalogue de 1740. Lui-même possède peu d'informations sur ces objets. Il ne semble pas connaître leurs provenances, ni même être en mesure de faire la différence entre pièces chinoises et japonaises[32].
Inde
Les collections indiennes de Christophe-Paul de Robien comprennent quelques objets de la vie domestique du début du XVIIIe siècle. Toutefois, la majorité des œuvres conservées sont des miniatures. Il semble avoir été l’un des rares collectionneurs à s’y intéresser, ces pièces étant peu diffusées en Europe. S’il a pu acquérir ces œuvres, c’est en raison du développement de la présence européenne en Inde, suite à la création de la route des Indes. Ces miniatures, alors uniquement destinées aux souverains, sont dès la fin du XVIIe siècle produites pour le marché européen. Il semblerait que Christophe-Paul de Robien ait commandé une partie de ses miniatures par correspondance et qu’il ait acquis une autre partie à Saint-Malo, lors d’un retour de navire provenant de l’Inde[33].
Sa collection de miniatures indiennes est composée, d’un livre provenant de Patna au Bihar, contenant 34 miniatures démantelées, représentant une suite de quatorze figures de l'hindouisme, une suite de trois mendiants (Vairagi), une suite des dix avatars de Vishnou et une suite des sept mères (Mâtrikâ). Ensuite, la collection est enrichie de deux miniatures du Bengale, d'une suite de quatre scènes mogholes, d'une miniature de l’Ecole de Murshidabad et d'une suite de sept miniatures du Deccan[34]. Au verso de ces miniatures, des inscriptions permettant d'identifier les divinités représentées sont lisibles, cela témoigne de l'intérêt porté par le président à l'Hindouisme[35]. Ces collections ont, par ailleurs, fait l’objet d’une exposition au musée des Beaux-Arts de Rennes, du au , intitulée « Miniatures Indiennes »[36].
Le président a également acquis une statue de Vishnou en basalte noir, datant du XIVe siècle provenant du Tamil Nadu[37]. Elle lui aurait été donnée par Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais[38].
Amériques
Les curiosités américaines de Christophe-Paul de Robien incluent 22 d'objets provenant à la fois d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, datés du XIVe siècle au XVIIIe siècle.
Dans les années 1740, lorsque le président constitue sa collection, la France a déjà entamé sa politique coloniale, avec notamment la conquête de la Nouvelle France (1534-1763), du Brésil, des Guyanes et des Antilles[39]. La diversité des objets présents dans cette collection reflète alors les innombrables productions qui transitent sur le commerce mondial au XVIIIe siècle en provenance des Amériques, notamment entre les ports situés du côté de l’Atlantique et les colonies françaises[39]. Par curiosité et par son attrait depuis toujours pour l’exotisme, le président fait jouer son emplacement favorable au sein de la société d’une part, et géographique d’autre part, pour missionner des marchands et se procurer des objets d’exception. Sont ainsi recensés dans sa collection des armes (en l’occurrence des massues, dont une de Guyane), des vases siffleurs du Pérou, des vases panaméens de Natà, quelques objets du Mexique, des pipes et fourreaux à pipes d’Amérique du Nord, des embarcations à échelle 1:1 ou miniatures du Groenland et du Labrador[39].
Figurent dans sa collection des objets rares, comme une figurine péruvienne, comportant des éléments en métal inca et mochica -véritable unica-, un écran à main en bouleau Mi'kmaq, et un ensemble de trois têtes taïnos, vraisemblablement les plus anciennes encore conservées dans les collections françaises[40]. Elles sont découvertes lors des premières fouilles archéologiques à l’ouest d’Hispaniola dans la colonie de Saint-Domingue, aujourd’hui l’actuelle république d’Haïti. L’arrivée de ces pièces en France va de pair avec les observations archéologiques qui s’y déroulent au XVIIIe siècle, comme en témoigne une publication du père Pierre-François-Xavier de Charlevoix parue en 1730 Histoire de l’isle espagnole ou de saint Domingue, dont le président a assurément connaissance[40].
Afrique
La collection comprend également huit objets africains ; un olifant du Nigéria et un bâton de divination du Bénin, ainsi que trois carquois, deux jarres, une cuillère et un fragment de pipe d’origines inconnues. Christophe-Paul de Robien décrit dans un manuscrit d'autres objets africains qui ne figurent pas dans la collection connue aujourd'hui, ce qui présuppose que certaines pièces sont manquantes. Dans ses écrits, le président de Robien manifeste une attitude dépréciative envers les objets africains, à l’exception des sculptures. La présence d’objets en ivoire dans sa collection témoigne du goût de l’époque pour les ivoires sapi-portugais, dont le commerce est en développement au XVIIIe siècle[29].
Asie du Sud-Est
Enfin, la collection Robien comprend un objet en provenance d’Asie du Sud-Est. Pendant plusieurs années, la « massue Robien » conservée au musée des Beaux-Arts de Rennes était identifiée à tort comme une pièce océanienne. Aujourd’hui, elle est considérée comme une production de Bornéo[41].
- Paraçurâma, miniature, vers 1730, Inde, conservée au Musée des Beaux-Arts de Rennes
- Deux femmes, miniature, vers 1700 - 1710, Bengale, conservée au Musée des Beaux-Arts de Rennes
- Tête sculptée Taïno issue de la collection de Robien, conservée au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Statuette péruvienne figurant une « divinité populaire », issue de la collection de Robien, conservée au Musée des Beaux-Arts de Rennes
- Vase siffleur du Pérou issu de la collection de Robien, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Fourneau de Pipe, Afrique
- Vase, Lybie ?
- Coffret médailler namban en laque, vers 1670-1690, Japon
- Jarre à décor bleu, vers 1680-1700, fours de Jingdezhen, Chine
Tableaux d'oeuvres
Histoire naturelle
Zoologie
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|---|---|
| Machoires de requin, matière osseuse, dents de requin[42]. | |
| Rostre de pristidae (poisson-scie), matière osseuse, dents[43]. | |
| Ophiuride[44]. | |
| Nautile flambé (nautilus pompilius), sculpture, Flandres, début du 17e siècle[45]. |
Planches d'observation de sa collection d'Histoire naturelle
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|---|---|
| Dessins de morceaux de différentes espèces de mines, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[46] | |
| Dessins de différentes pierres coquillières, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[47] | |
| Cailloux et galets, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[48] | |
| Différentes espèces de chenilles et papillons, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[49] | |
| Oiseaux terrestres, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[50] | |
| Poissons de mer, Description historique topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien[51] | |
| Dessins de plantes aquatiques, Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien, vers 1756[52] | |
| Dessins de plantes aquatiques, Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien, vers 1756[53] | |
| Dessins de plantes aquatiques, notamment des coraux, Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique par Christophe-Paul de Robien, vers 1756[54] |
Collection d'art
Estampes
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|---|---|---|
| Odoardo FIALETTI, Frises d'ornements grotesques :
Frise décorative avec une vielle satyresse, Estampe, 1ère moitié du 17e siècle[55] |
||
| Anonyme, Le Baptême du Christ, Estampe
17e siècle[56] |
||
| Anonyme, Clément X, Estampe
17e siècle[57] |
||
| Anonyme, André du Laurens, Estampe, vers 1600[58] | ||
| Anonyme, Gravure de mode, Homme en grand deuil,
Estampe, 17e siècle[59] |
||
| Anonyme, Portrait en mode : François Michel, Maréchal-ferrant,Estampe, 1697[60] | ||
| Anonyme, François, Duc de Guise, Estampe, 1575[61] | ||
| Anonyme, Le Soldat Francois, Estampe, 17e siècle[62] | ||
| Anonyme, Le vray portrait de la Sainte Vierge, Estampe, 1ère moitié du 18e siècle[63] | ||
| Bartolomeus BREENBERGH, Ruines du temple du Soleil et de la Lune au Colisée, Estampe, 17e siècle[64] | ||
| Aegidius SADELER, Lucrèce, Estampe, 17e siècle[65] | ||
| Gérard AUDRAN, Plafond du Palais Pamphilj : Arrivée d’Énée en Italie, Estampe, 1690[66] | ||
| Anonyme, Paysage avec un château et sa ferme, Estampe, 16e siècle[67] | ||
| Philip GALLE, Les Actes des Apôtres : Saint Pierre guérissant Enée, Estampe,1575[68] | ||
| Anonyme, Bouquet de fleurs, Estampe, 4e quart du 17e siècle - 1er quart du 18e siècle[69] | ||
| Pieter NOLPE, Paysage d'hiver, Estampe, Paysage, 17e siècle[70] | ||
| MATHAM, Saint Mathieu, Estampe, 1ère moitié du 17e siècle[71] | ||
| LE ROUX, tête d'homme, Estampe, 17e siècle[72] |
| |
| Giacomo PICCINI, Portrait de Pietro Michiele, Estampe, 17e siècle[73] | ||
| Melchior SEBITZ, Johannes Sturm, Estampe, 17e siècle[74] | ||
| Anonyme, Bartolomeo Cipolla, Estampe, 2e moitié du 16e siècle - 17e siècle[75] | ||
| Jean DUPARC, Famille de paysans, Estampe, 1738[76] | ||
| Jean DUPARC, Jeune Paysanne, Estampe,1738[77] | ||
| Jean DUPARC, Un soldat, Estampe, 1738[78] | ||
| Christophe-Paul DE ROBIEN, Château de Hirado, Dessin, 2e quart du 18e siècle[79] | ||
| Christophe-Paul DE ROBIEN, Habitants de l'ile de Sumatra, Estampe,18e siècle[80] |
Dessins
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|---|---|
| Sandro BOTTICELLI, Tête d'ange, Dessin (pointe d'argent, gouache blanche sur papier), vers 1477[81] | |
| Léonard DE VINCI, Draperie pour une figure debout, se dirigeant vers la droite, Dessin, 2e moitié du XVe siècle[82] | |
| Albrecht DÜRER, La Messe des anges, Dessin, vers 1500[83] | |
| Pierre Paul RUBENS, Descente de Croix, Dessin, vers 1617[84] | |
| Pierre ANGILLIS, Homme debout, de profil ; Joueur de vielle, Dessin, XVIIIe siècle[85] | |
| École d'Antoine Watteau, Personnages dans un jardin, Dessin (sanguine),XVIIIe siècle[86] |
Peintures
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|---|---|
| Anonyme, Le Bénédicité, 17e siècle, huile sur toile[87] | |
| Anonyme, Paysage avec chasse au sanglier, 17e siècle, huile sur toile[88] | |
| Pieter NEEFS L'ANCIEN, Intérieur de la cathédrale d'Anvers, 17e siècle, huile sur toile[89] | |
| Adriaen BROUWER, Le marchand de poisson, 17e siècle, huile sur cuivre [90] | |
| Jean VALETTE-FALGORES , Trompe-l'Oeil à la médaille d'Anne de Bretagne,1748, huile sur toile[91] | |
| Jan van KESSEL, L'Arbre aux oiseaux, 3e quart du 17e siècle, huile sur toile[92] | |
| Andries van EERTVELT, Bataille de Gibraltar, 1633, huile sur toile[93] | |
| Lambert I de HONDT, Combat naval entre les Turcs et les Espagnols, XVIIe siècle, huile sur toile[94] | |
| Nicolaes MAES, Fillette et sa gouvernante, 2ème moitié du XVIIe siècle, huile sur toile[95] | |
| Frans II Francken, Le repas chez Simon, 1637, huile sur bois[96] | |
| Mathieu Le Nain, La Vierge au verre de vin, 1640-1650, huile sur toile[97] |
Sculpture
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|---|---|
| Chevalier, statuette en bronze, 13e siècle, France[98] | |
| Cavalier à l'antique, statuette en bronze (argenté et doré), 1ère moitié du 17e siècle, Florence, Italie[99] |
Archéologie
Archéologie gallo-romaine
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|---|---|
| Ramures de cervidés, Epoque gallo-romaine -57 à 476, Corseul[100] | |
| Jeune fille à la coiffure tutulée, statuette en bronze, Epoque gallo-romaine -57 à 476, Côtes d'Armor[101] | |
| Aquiminarium, bronze, Epoque gallo-romaine -57 à 476, Italie[102] | |
| Lampe à suspension, Epoque gallo-romaine -57 à 476, Italie[103] | |
| Vesta ou prêtre sacrifiant, statuette en bronze, Epoque gallo-romaine -57 à 476, Italie[104] |
Archéologie égyptienne
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|---|---|
| Vase canope à tête d'Amset, Nouvel empire - 1540 avant J.C. - 1069 avant J.C., Egypte[105] | |
| Osiris, statuette en bronze, Basse époque - Époque ptolémaïque - L'an 715 avant J.C. - L'an 30 avant J.C., Egypte[106] | |
| Pharaon adorant, statuette en bronze, Basse époque - Époque ptolémaïque - L'an 715 avant J.C. - L'an 30 avant J.C., Egypte[107] | |
| Taureau Apis, statuette en bronze, Basse époque - Époque ptolémaïque - L'an 715 avant J.C. - L'an 30 avant J.C., Egypte[108] |
Planches de sa collection d'archéologie
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|---|---|
| Hâches en cuivre provenant des fouilles de Robien sur plusieurs sites bretons[109] | |
| Antiquités gallo-romaines, - 57 à 476, Italie | |
| Résultat des fouilles d'un temple à Corseul, éléments d'architecture et objets gallo-romains, - 57 à 476, France[110] | |
| Statuettes égyptiennes, Egypte | |
| Ensemble de statuettes, Egypte, France, Italie | |
| Dessin d'une pièce de monnaie celte ou gauloise, dans Description historique des collections conservées dans le cabinet de Monsieur de Robien, dessin par Christophe-Paul de Robien vers 1742[111] | |
| Dessin d'une pièce de monnaie gauloise, dans Description historique des collections conservées dans le cabinet de Monsieur de Robien, dessin par Christophe-Paul de Robien vers 1742[112] | |
| Dessin d'une pièce de monnaie romaine, dans Description historique des collections conservées dans le cabinet de Monsieur de Robien, dessin par Christophe-Paul de Robien vers 1742[113] | |
| Dessin d'une pièce de monnaie de l'empereur Hadrien, dans Description historique des collections conservées dans le cabinet de Monsieur de Robien, dessin par Christophe-Paul de Robien vers 1742[114] | |
| Dessin d'une pièce de monnaie de Julie, fille de l'empereur romain Titus, dans Description historique des collections conservées dans le cabinet de Monsieur de Robien, dessin par Christophe-Paul de Robien vers 1742[115] |
Collection extra-européennes
Chine et Japon
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|---|---|
| Anonyme, théière de Yixing, début du 18e siècle[116] | |
| Anonyme, Théière Yixing, début du 18e siècle[117] | |
| Anonyme, Tour de Nankin, Modèle réduit,
Fin 17e siècle - Début 18e siècle |
|
| Statuette d'un homme à genou en papier,
18e siècle, Chine[118] |
|
| Statuette d'une femme chinoise en porcelaine polychrome
Dynastie Qing, vers 1690-1720, Chine[119] |
|
| Statuette d'un couple chinois en plâtre et bois,
Dynastie des Qing, milieu du 18e siècle, Chine[120] |
|
| Statuette érotique d'un couple chinois
Dynastie Qing, Fin 17e siècle - Début 18e siècle, Chine[121] |
|
| Figure d'un immortel chinois, identifié comme étant Poussah,
Dynastie Qing, 1ère moitié du 18e siècle, Chine[122] |
|
| Statuette d'un cheval sacré,
Dynastie des Qing, vers 1690-1720, Chine[123] |
|
| Orgue à bouche sheng
Vers 1700, Chine[124] |
|
| Ecran à main / éventail
Première moitié du 18e siècle, Chine[125] |
|
| Pipe à opium en cuivre et bois,
Première moitié du 18e siècle, Chine[126] |
|
| Jarre en porcelaine,
Vers 1680 - 1700, Chine[127] |
|
| Grand bol imitation du style Imari en porcelaine polychrome,
Vers 1720, Chine[128] |
|
| Feuille d'un album sur la fabrication de la porcelaine,
18e siècle, Chine[129] |
|
| Feuille d'un album sur la culture du thé,
18e siècle, Chine[130] |
|
| Cabinet médailler en laque,
Vers 1670-1690, Japon[131] |
|
| Cabinet portatif en laque,
Vers 1680-1700, Japon[132] |
|
| Jarre de type Imari en porcelaine,
Vers 1680-1700, Japon[133] |
|
| Plat rond de style Imari en porcelaine polychrome,
Vers 1720, Japon[134] |
|
| Vase cornet de style Imari,
Vers 1700, Japon[135] |
|
| Bouclier en cuir,
Début du 17e siècle, Japon[136] |
|
| Sabre Wakizashi et son fourreau,
Première moitié du 17e siècle, Japon[137] |
|
| Baquet en bois laqué,
Première moitié du 17e siècle, Japon[138] |
Inde
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|---|---|
| Anonyme, Repos de Balarama auprès du serpent Ananta, après son combat contre les asura ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[139] | |
| Anonyme, Brahmâ ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[140] | |
| Anonyme, Brahmane ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[141] | |
| Anonyme, Sarasvatî ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[142] | |
| Anonyme, Râvana ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[143] | |
| Anonyme, Buddha ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[144] | |
| Anonyme, Manasha, vers 1730, Patna[145] | |
| Anonyme, Ambika ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[146] | |
| Anonyme, Brahmani ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[147] | |
| Anonyme, Durgâ ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[148] | |
| Anonyme, Durgâ ; Mahishasuramardini ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[149] | |
| Anonyme, Ganesha ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[150] | |
| Anonyme, Svaha ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[151] | |
| Anonyme, Un ascète et son disciple ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[152] | |
| Anonyme, Raja ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[153] | |
| Anonyme, Skanda Karttikeya ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[154] | |
| Anonyme, Yogini ou femme ascète ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[155] | |
| Anonyme, Shiva et Parvati sur le mont Kailasha ; La naissance du Gange ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[156] | |
| Anonyme, Shiva et sa shakti Pârvatî ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[157] | |
| Anonyme, Maha Kâli ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[158] | |
| Anonyme, Matsya. Premier avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[159] | |
| Anonyme, Varâha. Troisième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[160] | |
| Anonmye, Narasimha. Quatrième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[161] | |
| Anonyme, Vâmana. Cinquième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[162] | |
| Anonyme, Paraçurâma. Sixième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Golkonda[163] | |
| Anonyme, Râma. Septième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[164] | |
| Anonyme, Balarâma, Huitième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[165] | |
| Anonyme, Krishna enfant dérobe du beurre. Neuvième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[166] | |
| Anonyme, Krisna. Neuvième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[167] | |
| Anonyme, Kalki. Dixième avatar de Vishnu ; Panthéon indien, vers 1730, Patna[168] | |
| Anonyme, Deux femmes ; Scènes d'intérieurs et costumes, vers 1700 - 1710, Bengale (style moghol provincial)[169] | |
| Anonyme, Dignitaire et sa suivante ; Scènes d'intérieurs et costumes, vers 1700 - 1710, Bengale (style moghol provincial)[170] | |
| Anonyme, Jeune femme fumant le huqqa ; Scènes d'intérieurs et costumes, vers 1700 - 1710, Bengale (style moghol provincial)[171] | |
| Anonyme, Princesse et sa suivante ; Scènes d'intérieurs et costumes, vers 1700 - 1710, Bengale (style moghol provincial)[172] | |
| Anonyme, Hanuman ; Panthéon indien, vers 1730, Bengale[173] | |
| Anonyme, Badrakali ; Panthéon indien, vers 1730, Bengale[174] | |
| Anonyme, Vairagi akasmukhi ; Vairagi ou mendiants appartenant à une secte hindoue d’ascète vishnouite, vers 1730, Patna[175] | |
| Anonyme, Vairagi ardha-urddhvabahu ; Vairagi ou mendiants appartenant à une secte hindoue d’ascète vishnouite, vers 1730, Patna[176] | |
| Anonyme, Vairagi urddhvabahu ; Vairagi ou mendiants appartenant à une secte hindoue d’ascète vishnouite, vers 1730, Patna[177] | |
| Anonyme, Abul Hasan Qutb Shah ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[178] | |
| Anonyme, Dara Shikoh ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[179] | |
| Anonyme, Jahângîr ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[180] | |
| Anonyme, Madanna ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[181] | |
| Anonyme, Mir Jumlah ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[182] | |
| Anonyme, Shah Raju et Abul Hasan Qutb Shah ; Sultant moghol accordant une audience ; Sultans et Vizirs, vers 1675 - 1680, Golkonda[183] | |
| Anonyme, Shivaji ; Sultans et Vizirs, vers 1700 - 1710, Golkonda[184] | |
| Anonyme, Mohammed-Shah, vers 1745, Murshidabad[185] | |
| Anonyme, Vishnou à quatre bras, Inde[186] | |
| Anonyme, Bouteille de voyage, première moitié du 18e siècle[187] | |
| Anonyme, Eventail, première moitié du 18e siècle[188] | |
| Anonyme, Petit palankin[189] | |
| Anonyme, Coupe en corne de rhinocéros[190] | |
| Anonyme, Gargoulette,1ère moitié du 18e siècle[191] | |
| Anonyme, Gargoulette, 1ère moitié du 18e siècle[192] |
Amériques
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|---|---|
| Anonyme, Pipe à deux fourneaux,18e siècle[193] | |
| Anonyme, Fourneau de pipe, 1ère moitié du 18e siècle[194] | |
| Manche de pipe cérémonielle, 18e siècle, peuple des plaines, bassin du Mississipi[195] | |
| Peuple Taïno, Bouteille, 14e - 16e siècle[196] | |
| Anonyme, Vase jumeau à double tubulure, Vers 1480[197] | |
| Anonyme, Jarre de Natà, 17e siècle - 18e siècle, Panama[198] | |
| Anonyme, Jarre de Natà, 17e siècle -18e siècle, Panama[199] | |
| Statuette d'une divinité populaire, 1er quart du 18e siècle, Pérou[200] | |
| Casse-tête, massue, 17e-18e siècle, Guyane ou Caraïbe[201] | |
| Statuette taïno, 14e-16e siècle, Haïti (archéologie de Saint-Domingue)[202] | ![]() |
| Statuette taïno, 14e-16e siècle, Haïti (archéologie de Saint-Domingue)[203] | ![]() |
| Modèle réduit de canot, 1er quart du 18e siècle, populations Mi'kmaq ou Béothuks, Canada, Labrador[204] | |
| Modèle réduit de canot, 1er quart du 18e siècle, populations Mi'kmaq ou Béothuks, Canada, Labrador[205] | |
| Kayak Inuit, 17e siècle, Labrador[206] | |
| Pagaie de Kayak inuit, 17e siècle, Labrador[207] | |
| Ecran à main, début 18e siècle, peuples Mi'kmaq (Canada)[208] |
Afrique
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|---|---|
| Anonyme, fourneau de pipe, 1ère moitié du 18e siècle[209] | |
| Anonyme, vase, 16e siècle ? 17e siècle ?[210] |






































































































































































