Combat des Matz
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Le combat des Matz a lieu le , pendant la Chouannerie. Il s'achève par la victoire des chouans qui tendent une embuscade à un détachement républicain.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Entre Landéan et Parigné |
| Issue | Victoire des chouans |
| Capitaine Vallée |
| Inconnues | Inconnues |
| 6 morts[1] | Inconnues |
Batailles
- La Chène
- 1re Argentré
- Pont de Cantache
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- Saint-Hilaire-des-Landes
- 2e La Pellerine
- Valennes
- Toucheneau
- 1er Saint-Aubin-du-Cormier
| Coordonnées | 48° 25′ 43″ nord, 1° 10′ 25″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
En juin 1794, un détachement de la 5e compagnie de la garde nationale de Fougères est envoyé occuper la commune de Landéan réputée pour être un repaire de chouans[1]. Un poste est établi dans l'église de Landéan, sous le commandement du capitaine Vallée[1]. Selon les témoignages du pays, les républicains se montrent impatients d'en découdre, organisent des fouilles et des patrouilles mais sans trouver un seul rebelle[1].
Déroulement
L'affrontement a lieu le 4 messidor de l'an II[2], soit le 22 juin 1794[1]. Dans l'après-midi, un jeune chouan armé d'un fusil se présente seul dans le bourg par le chemin de la Touche, sur la route de Fougères[1]. En apercevant un garde national à la porte de l'église, il interroge un habitant du bourg, qui lui répond qu'il s'agit du planton du poste[1]. Aussitôt le chouan met en joue et tire sur la sentinelle mais la manque[1]. Celle-ci sonne l'alarme et les républicains se jettent à la poursuite du chouan[1]. Ce dernier prend d'abord le vieux chemin de Villamée, mais il quitte cette route au village des Matz, près de la butte Maheu, pour prendre le chemin de Parigné[1]. Les républicains le suivent mais tombent dans une embuscade au moment où ils traversent la rivière du Nançon, près du village des Matz[1]. Plusieurs autres chouans enagagent alors une vive fusillade depuis les fossés situés sur l'autre rive[1]. Cinq gardes nationaux sont tués et les autres prennent la fuite suivis de près par les chouans[1]. Un autre républicain est tué dans la poursuite et les survivants rentrent piteusement à Landéan[1].
D'autres violences sont signalées le même jour près des lieux du combat. Sur la route de Landéan à Villamée, un homme et une femme, François Laurent et Françoise Libert, sont arrêtés puis assassinés « par des brigands inconnus », qui enterrent leurs corps dans un jardin[1],[2]. Le lendemain, à 3 heures du matin, le meunier de Fretay est assassiné par des gardes nationaux de Saint-James[1].