Combles

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Combles est une commune française située dans le département de la Somme, la région Hauts-de-France et sur le Circuit du Souvenir.

Faits en bref Administration, Pays ...
Combles
Combles
La mairie et l'école.
Blason de Combles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Betty Sorel
2020-2026
Code postal 80360
Code commune 80204
Démographie
Population
municipale
757 hab. (2023 en évolution de −1,05 % par rapport à 2017)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 36″ nord, 2° 51′ 58″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 153 m
Superficie 9,87 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Combles
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Combles
Géolocalisation sur la carte : Somme
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Combles
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Combles
Liens
Site web https://combles.fr
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    Géographie

    Localisation

    Communes limitrophes

    Entrée de la commune.

    Nature du sol et du sous-sol

    Le sol de la commune de formations tertiaire et quaternaire est argileux voire glaiseux. Le sous-sol de la commune est essentiellement formé de craie à peu de profondeur au nord-est, de glaise et de calcaire mélangé de couches de sable au nord-ouest[1].

    Relief, paysage, végétation

    Le relief de Combles est celui d'une cuvette, une vallée sèche recouverte d'alluvions. L'altitude moyenne est de 118 m. Le point culminant de la commune se trouve sur le plateau de Guillemont et de Maurepas (~150 m). Le paysage de la commune est celui d'une plaine. Un ensemble de bois entoure la commune[1].

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Combles[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 762 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méaulte à 15 km à vol d'oiseau[8], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 730,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Combles est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,5 %), zones urbanisées (6,8 %), forêts (6,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Habitat

    Le village de Combles a été entièrement reconstruit après la Première Guerre mondiale. La commune présente un habitat groupé au chef-lieu hormis deux fermes isolées.

    Voies de communication et transports

    Combles Passage d'un TGV sous le pont de Combles.

    Le terroir de la commune est traversé à l'est par l'autoroute A1: accès à la sortie Sortie 13.1 Péronne-nord (Albert - Péronne) et par la ligne TGV de Paris-Nord à Lille qui jouxte l'autoroute.

    Combles est traversée par la D20 reliant Ovillers-la-Boisselle à Bouchavesnes-Bergen. Par la route, la localité se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord-est d'Amiens et à 13 km au nord de Péronne[16].

    La localité est desservie par la ligne d'autocars no 39 (Albert - Péronne) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[17].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Camuli en 1090 ; Combla en 1106 ; Cumbi en 1129 ; Cumbles en 1177 ; Combles en 1177 ; Comblæ en 1181 ; Comble en 1733[18].

    C'est un toponyme qui désigne des hauteurs, du latin cumulus monceau »), de l'ancien français comble ( « colline, sommet » ), pluriel de l'oïl comble « sommet , tertre »[19].

    Le nom Combles viendrait du roman Combles signifiant « lieu aplani, nivelé, vallée ». Le terme a été latinisé par les bénédictins en Comblœ, Cumulœ[20].

    Histoire

    Antiquité

    On a trouvé sur le territoire de la commune de Combles des traces de deux villas gallo-romaines[21].

    Moyen Âge

    La paroisse de Combles fut fondée au XIe siècle dans un lieu écarté de la forêt d'Arrouaise. En 1181, l'abbaye du Mont Saint-Quentin et le chapitre de la collégiale Saint-Fursy de Péronne se disputaient la possession de Combles qui revint à l'abbaye. La seigneurie de Combles était détenue par monsieur de Louvois, marquis de Sailly et monsieur du Priez[22].

    En 1193, la dîme de Frégicourt fut cédée à l'abbaye d'Arrouaise. En 1214, Combles était un fief des châtelains de Péronne et, en 1223, Gaudefroy de Combles fut cité au nombre des hommes liges de la châtellenie de Ham.

    En 1340, Gilles de Combles fut abbé de l'abbaye Saint-Barthélémy de Noyon.

    En 1445, le duc de Bourgogne accorda des franchises à la terre de Combles.

    Époque moderne

    Village situé à frontière entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols, Combles comptait 300 habitants en 1623.

    En 1780, Combles comptait 93 maisons en Picardie et 63 en Artois.

    Époque contemporaine

    À la Révolution française, avec la formation des départements, Combles fut rattachée au département de la Somme et devint chef-lieu de canton. En 1789, la commune de Combles était la plus peuplée du canton.

    En 1814-1815, à la fin des guerres napoléoniennes, les cosaques ravagèrent la contrée.

    La commune connut son apogée démographique en 1836 avec 1 679 habitants. Elle subit depuis lors un inexorable déclin.

    Guerre de 1870-1871

    Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, l'armée prussienne occupa Combles le . Le général Manteuffel logea avec son état-major chez Monsieur Guillemont. Monsieur Debray, maire, fut emmené prisonnier à la citadelle d'Amiens. Cinq jeunes gens de la commune sont morts pendant la guerre et la population dut subir des réquisitions de la part des occupants[1]. En janvier 1871, Combles fut l'un des théâtres d'opération de la bataille de Bapaume.

    IIIe République de 1870 à 1914

    Le bourg était desservi par la ligne Albert-Ham des chemins de fer départementaux de la Somme, un réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique de 1889 à 1949. L'arrivée du chemin de fer désenclava quelque peu la commune mais accentua l'exode rural : la population de la commune chuta à 1 154 habitants en 1911.

    Première Guerre mondiale (1914-1918)

    Le monument aux morts.

    En 1916, Combles est un des hauts-lieux de la bataille de la Somme. L'armée allemande qui tenait la position l'avaient fortement fortifié avec souterrains bétonnés qui pouvaient abriter des compagnies entières. Un vaste dépôt de munitions, de matériel et de vivres complétait le dispositif[23].

    Le , l'armée française lance une attaque proche de la commune, la 46e division d'infanterie perd 1 200 soldats en une semaine[24].

    Les 25 et , la 6e armée française sous le commandement du général Fayolle et la 56e division britannique reprirent Combles que les Allemands avaient commencé à évacuer, capturant un matériel considérable et 1 200 prisonniers[23],[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31]. Les prisonniers allemands sont internés dans un camp près de Étinehem[32].

    En 1918, Combles fut repris par les Allemands le 24 mars, lors de leur opération Michael, et définitivement reconquis que le , par la 18e division[33].

    Entre-deux-guerres

    Le bourg est considéré comme détruit à la fin de la guerre[34],[35],[36],[37] et la commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [38].

    La reconstruction se déroula durant l'entre-deux-guerres : la mairie, les écoles, l'église, les habitations furent reconstruites. Un monument aux morts fut érigé et deux cimetières militaires britanniques aménagés.

    Seconde Guerre mondiale

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, le maire de la commune, Georges Guillemont, fut déporté au camp de concentration de Dora où il mourut le [39].

    Politique et administration

    Intercommunalité

    En 1993, est créée la Communauté de communes du canton de Combles qui est absorbée le par la Communauté de communes de la Haute Somme.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[40]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1870   M. Debray    
    1929   Georges Guillemont Alliance démocratique Agriculteur, mort en déportation en 1945
    Les données manquantes sont à compléter.
    mai 1945 février 1979 Gaston Debray PCF Conseiller général du canton de Combles (1945-1949)
    mars 1979 mars 1983 Simon Francomme    
    mars 1983 mars 1989 Renée Perrot    
    mars 1989 2014 René Damay    
    2014[41] juillet 2020 M. Claude Coulon    
    juillet 2020[42],[43] en cours
    (au 16 juillet 2020)
    Betty Sorel   Infirmière retraitée
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[45].

    En 2023, la commune comptait 757 habitants[Note 3], en évolution de −1,05 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4141 4591 5191 5251 6411 6791 6281 6381 620
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 6201 6481 6271 6021 6141 5971 5161 4251 440
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3431 2371 1549171 017905863762732
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    707691661648617676704707795
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    765751757------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La mairie, reconstruite après la destruction de la précédente en 1916[48]
    • Église Saint-Vaast[49], détruite en 1916[50],[51],[52] et reconstruite après la Grande Guerre.
    • Monument aux morts construit en 1923-1925[53].
    • Monument commémoratif de Victor Hallard dit Tredez, du 110e régiment d'infanterie né le à Paris, mort le à Combles à l'âge de 28 ans[55].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Combles Blason
    D'argent au chevron de gueules accompagné de trois cœurs de même, au comble d'azur.
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'armée du 27 octobre 1920 : « Située en pleine zone de feu pendant la guerre a été totalement détruite par les multiples bombardements, au cours des combats acharnés de 1914 et de 1915, a toujours montré dans l'adversité les plus belles qualités de courage et d'abnégation. A dignement mérité de la France »[56].
    Détails
    La commune de Combles a relevé les armes de l'ancienne abbaye Saint-Nicolas d'Arrouaise disparue à la Révolution et qui se situait sur la commune voisine du Transloy dans le Pas-de-Calais. Cette abbaye donna naissance à une congrégation de chanoines réguliers, la congrégation d'Arrouaise qui connut un grand rayonnement au Moyen Âge. Cependant, ces armoiries ont été complétées d'un comble d'azur en rapport avec le nom de la commune[56],[57].
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    Personnalités liées à la commune

    • Théophile Caudron (1805-1848), sculpteur, restaurateur de la cathédrale de Bourges, d'Amiens et de Mailly-Maillet (portails), né à Combles et décédé à Paris.
    • Gustave Masse de Combles (1791-1863), officier de cavalerie, médaillé de Sainte-Hélène, chevalier de la Légion d'Honneur, maire de Combles, conseiller général de la Somme. Né à Péronne et décédé à Combles (Le Priez).
    • Albert Masse de Combles (1793-1861), officier d'infanterie, médaillé de Sainte-Hélène. Né à Péronne et décédé à Combles (Le Priez), frère du précédent.
    • Gontrand Gonnet (1815-1899), homme politique, maire de Péronne (1886-1894), député de la Somme (1889-1893), né à Combles et décédé à Péronne.
    • Eugène-Alfred Fourrière (1835-1917), prêtre, curé d'Oresmaux puis de Moislains. Catéchiste et mythologue, auteur de diverses méthodes pour l'enseignement du catéchisme aux enfants. Né à Combles et décédé à Évian-les-Bains (Haute-Savoie).
    • Charles-Léopold-Firmin Marchandise (1844-?), prêtre, curé de Ginchy. Auteur de travaux sur la géologie et versé dans les sciences mathématiques, physiques et naturelles, passionné d'astronomie et de géologie. Né à Combles et décédé à Ginchy (?).
    • Ulysse-Henri-Théodule Candellier (1849-1921), prêtre, curé de Pozières (1875), de Davenescourt (1893) puis de Combles (1897), fut chanoine de Rodez et chevalier du Saint-Sépulcre, auteur de Histoire locale, civile et religieuse de Combles, Frégicourt, Le Priez, Yvert et Tellier, Amiens, 1904, né et décédé au Quesne (Somme).
    • Laurent Prache (1856-1919), homme politique, conseiller municipal de Paris (1890), député de la Seine (1906-1910), né à Combles et décédé à Paris.
    • Charles-Alfred-Adrien Dansette (1894-1916), né à Armentières (Nord), sous-lieutenant (43° R.I.), mort pour la France, devant Combles, le 25 septembre, Bataille-de-la-Somme, 22 ans, décoré de la médaille-militaire, croix-de-guerre, chevalier de la Légion d'Honneur (posthume), fut sculpteur. Le "Monument-Dansette", se trouve à l'entrée du village, au bord de la D.20.
    • Jean Deloffre (1939), footballeur international français, né à Combles.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Ulysse, Henri,Théodule Candellier, Histoire locale, civile et religieuse de Combles, Frégicourt, Le Priez, Amiens, Yvert et Tellier, , 309 p..

    J.Rousseau de Forceville:"Théophile Caudron, sculpteur picard (1805-1848)", (Olivier, 1908).

    Raphaële Delas:"Théophile Caudron, sculpteur romantique (1805-1848)", mémoire de maîtrise d'histoire de l'art sous la direction de MM.Robichon et Charrey, université de Lille IIII (Villeneuve-d'Ascq, 2000).

    Articles connexes

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    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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