Commanderie de Xugney

commanderie templière à Rugney (Vosges) From Wikipedia, the free encyclopedia

La commanderie de Xugney (ou Sugny) est une commanderie d'origine templière située dans le département des Vosges, en région Lorraine, à proximité de Charmes, sur le territoire de la commune de Rugney.

FondationDrapeau de l'Ordre du Temple Templiers XIIe siècle
RepriseDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers en 1314
ProtectionLogo monument historique Inscrite MH (1926)
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Présentation, Fondation ...
Commanderie de Xugney
Image illustrative de l’article Commanderie de Xugney
Chapelle de la Commanderie.
Présentation
Fondation Drapeau de l'Ordre du Temple Templiers XIIe siècle
Reprise Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers en 1314
Protection Logo monument historique Inscrite MH (1926)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Ville Rugney
Géolocalisation
Coordonnées 48° 21′ 12″ nord, 6° 14′ 44″ est
Géolocalisation sur la carte : Vosges
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Commanderie de Xugney
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Commanderie de Xugney
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Commanderie de Xugney
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Origine du nom

Historique

À la suite du procès de l'ordre du Temple, la commanderie fut dévolue en 1314 aux hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1] et a eu quelquefois un commandeur commun avec la commanderie de Libdeau[N 1]. En 1630, le commandeur Charles de Lorraine[N 2] a mis en location ces deux commanderies pour un bail de six ans[5] et fit de même pour la commanderie de Robécourt, exception faite des revenus de la commanderie de Norroy[6].

L'église de la commanderie est inscrite au titre des monuments historiques en 1926[7].

Commandeurs

(la): « Preceptor domus Templi de Suniaci » ; (fro): « La mayson de Temple de Seugnez »

Davantage d’informations Commandeur, Période ...
Commandeur Période
fr. Pierre
(Petrus de Suigneis, de Suineis)
Drapeau de l'Ordre du Temple Templiers 1173[8],[9]
fr. DominiqueDrapeau de l'Ordre du Temple Templiers 1231[10]
......
fr. Jean Henri, commandeur de Xugney et de Vieil-AîtreDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1373[11]
fr. Ferry de Lunéville,
Bâtard de Charles II de Lorraine
Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1459[12],[13]
fr. Lebeuf de Guyonville[N 3] De gueules au lion d'argent (?-1557)Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers av. 1534[18]
fr. Jean de Choiseul du Plessis-Praslin, † siège de Malte (1565)Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1534[18]-1565[12]
Guy de Mandres, commandeur de Xugney et LibdeauDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1607[19]
Charles de Lorraine[N 2], commandeur de Robécourt, Norroy, Xugney, Libdeau et Vieil-AîtreDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1630[12],[13]
fr. Gabriel de Ligniville-TantonvilleDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1649[12]
Pierre Pons de Rennepont, commandeur de Xugney et de LibdeauDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1656[12]
Charles Descrots-Duchon, commandeur de Thors et de Xugney
Receveur-général au grand prieuré de Champagne
Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1673-1674[20]
Gaspard de Pernes[N 4], commandeur de Xugney et de Libdeau Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1675[21], 1682[12],[13]1690[22]
Charles de Certaines de Villemolin[N 5] D'azur au cerf passant d'or (1633-1716)[26]Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1694[12]-1695[27]
Louis Descrot-Duchon, commandeur de Toul, Xugney et LibdeauDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1711-1714[12]
Bailli Claude de Thyard de BissyDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1722-1736[12]
Blaise-Léopold le Preudhomme de Fontenoy, commandeur de Toul et de XugneyDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1739[12],[13]
M. de VagnyDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1740[12],[13]
Bailli de BissyDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1740-1746[12]
Louis-Robert de Bermondes, commandeur de Toul, Xugney et LibdeauDrapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1754-1763[12]
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La chapelle

Chapelle Saint-Jean-Baptiste.

La chapelle est enserrée entre deux bâtiments de ferme (elle était probablement isolée à l’origine). Seuls la façade occidentale et le chevet sont dégagés. La chapelle n’est pas antérieure à la fin du XIIe siècle[28]. Une analyse dendrochronologique réalisé en 2011 sur une partie de poutre de chêne retrouvée dans la nef indique une date de 1138 (Cédric Moulis ; voir liens externes). La chapelle est une construction soignée en grès de grain assez gros. Elle ne comporte qu’une seule nef de trois travées carrées sans bas-côtés et une abside à cinq pans dont deux parallèles. La nef est longue d'une vingtaine de mètres. Il n’y a pas trace de clocher. Chacune des travées de la nef était couverte sur croisée d’ogives, maintenant effondrées mais dont il subsiste clairement les traces sur les piliers. Tous les arcs formerets et doubleaux sont en plein cintre. Les deux premières travées ont une élévation plus haute que la troisième et l'abside. L’abside étant donc beaucoup moins élevée que la nef, un mur pignon séparait l’une de l’autre. La voûte de l’abside, dont il ne reste rien, devait être une semi-coupole à cinq pans. Une fenêtre est percée dans chacun des cinq pans de l’abside et entourée, à l’extérieur, par un grand arc aveugle en plein cintre. La façade occidentale comporte une porte ornée de chaque côté de trois colonnades et surmontée des restes d’un arc en plein cintre. Cette façade a été beaucoup transformée et est en mauvais état de conservation.Description détaillée avec photos dans l'ouvrage Églises romanes des Vosges[28]

Plan de la chapelle de Xugney (ouvrage de Georges Durand, page 384.

Bibliographie

  • Inventaire-sommaire des Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, par Henri Lepage, 1881, série H, « Les Commanderies de Xugney et de Libdeau, près de Toul », H. 3155 à 3171.
  • Michel Henry, Itinéraires templiers en Lorraine, Éditions Serpenoise, , 288 p. (ISBN 978-2-87692-367-6, présentation en ligne)
  • Michel Henry, Les ordres militaires en Lorraine, Éditions Serpenoise, , 354 p. (ISBN 978-2-87692-706-3, présentation en ligne)
  • Pierre Simonin, « Quatre chapelles du temple en Lorraine », Le Pays Lorrain, vol. 73, no 1, , p. 15-25, lire en ligne sur Gallica
  • L. Quintard, « La commanderie de Xugney (Vosges) », Mémoires de la société d'archéologie Lorraine, 3e série, vol. 5, , p. 355-369, lire en ligne sur Gallica
  • Auguste Didot, « Mémoire sur les établissements de l'ordre du Temple en Lorraine : (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun) », Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, Nancy, 2e série, vol. X, , p. 286-287 (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica
  • Henri Lepage, « Notice sur quelques établissements de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem situés en Lorraine : VIII. Commanderie de Xugney », Annuaire administratif, statistique, historique et commercial de la Meurthe, , p. 58-60 (lire en ligne)

Notes

  1. Contrairement à ce que l'on trouve fréquemment, Xugney n'a pas été réunie immédiatement avec Libdeau mais ce fut le cas à partir du XVIe siècle. On trouve cette information chez Henry 1998, p. 126 et chez Lepage 1853 pour ne citer qu'eux mais la liste des commandeurs ne mentionne un commandeur commun qu'à partir de 1656 et ce n'est plus le cas en 1736. L'hypothèse selon laquelle Libdeau et Xugney ont été réunis immédiatement semble prendre sa source chez Auguste Didot, « Mémoire sur les établissements de l'ordre du Temple en Lorraine : (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun) », Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Metz, à Trèves, à Autun, à Chalons et à Lyon en 1846, Paris, , p. 266, lire en ligne sur Gallica, publié également dans: Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, Nancy, 2e série, vol. X, 1868, p. 286-287, lire en ligne sur Gallica
  2. Bâtard du duc Henri II de Lorraine dit le « chevalier de Bar ; chevalier de Lorraine », légitimé le 10 janvier 1605[2], comte de Briey et seigneur de Darney, reçu au sein de l'ordre (langue de France) en 1608[3]. Commandeur de Saint-Jean du Vieil-Aître la même année (1630)[4].
  3. Le nom est incomplet, il ne s'agit que du patronyme. C'est un membre de la famille Lebœuf de Guyonvelle, probablement l'un des fils de Guy le Bœuf, seigneur de Guyonvelle prénommé également Guy qui était chevalier de l'ordre (grand prieuré de Champagne en 1528)[14], connu comme commandeur de Saint-Jean-du-Vieil-Aître (1528/29-1530)[15] puis comme commandeur de La Romagne (1532-1557), Thors (1529), Avalleur, Corgebin, Broncourt et Arbigny[16]. Il meurt à la Romagne en 1557[17]. Michel Henry le mentionne page 267 comme Guy le Beuf de Guillonville, commandeur du Vieil-Aître (Nancy) et de Virecourt en 1529, ce qui peut prêter à confusion car Guillonville se trouve en Eure-et-Loir.
  4. Il a donné son nom au baume du commandeur mais n'en est vraisemblablement pas l'inventeur, cf. Pierre Labrude, « Réflexions et hypothèses sur l'origine possible du Baume du Commandeur de Pernes », Actes du 35e Congrès international d'histoire de la pharmacie, Lucerne, (lire en ligne) et Jacques Storck, « Le Baume du Chevalier de St-Victor alias le Baume du Commandeur de Pernes », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 86, no 320, , p. 439-446 (lire en ligne).
  5. Charles de Certaine de Vilmolin et de Vilmoulin dans l'ouvrage cité en référence (Henry 2006, p. 265, 281, 283). Reçu le 17 juin 1652 au grand prieuré de Champagne[23], également commandeur de Saint-Jean du Vieil-Aître (Nancy) (1710-1715). C'est un membre de la famille de Certaines (hameau de Cervon) de Villemolin[24] dit le « chevalier de Certaines » lorsqu'il était capitaine de La victoire, escadre du Ponant sous les ordres d'Abraham Duquesne (1666)[25].

Références

Voir aussi

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