Conliège
commune française du département du Jura
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Conliège est une commune française, située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté d'agglomération ECLA.
| Conliège | |||||
Vue générale de Conliège. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Jura | ||||
| Arrondissement | Lons-le-Saunier | ||||
| Intercommunalité | Espace Communautaire Lons Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Jérôme Cordellier 2020-2026 |
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| Code postal | 39570 | ||||
| Code commune | 39164 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
667 hab. (2023 |
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| Densité | 110 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 39′ 20″ nord, 5° 36′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 302 m Max. 550 m |
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| Superficie | 6,05 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Lons-le-Saunier (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Lons-le-Saunier (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poligny | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Jura
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.conliege.fr | ||||
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Ce village d'un peu plus de 700 habitants au début des années 2000— et qui a quelques atouts esthétiques[1] — essaie de compenser une perte d'activité capturée par la zone commerciale proche de Lons-Perrigny. Les habitants se nomment les Conliègeois et Conliègeoises.
Géographie
Communes limitrophes
Géologie
Le territoire communal repose sur le bassin houiller du Jura, où le charbon est découvert par un sondage[2].
Transports
Conliège fait partie des communes autour de Lons-le-Saunier bénéficiant de bus du réseau Tallis-Malis. Le village était autrefois desservi par les chemins de fer vicinaux du Jura.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 353 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montmorot à 6 km à vol d'oiseau[9], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 147,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Conliège est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lons-le-Saunier[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant onze communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,4 %), zones agricoles hétérogènes (23,6 %), prairies (12,4 %), zones urbanisées (7,7 %), cultures permanentes (5,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,5 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %), terres arables (0,5 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Tourisme, histoire et héraldique
Tourisme
Le bourg de type village-rue se développe en longueur dans un schéma en Y dont l’une des branches suit le ruisseau - la Vallière - et l’autre prend en écharpe le versant de la reculée. La partie basse, dont les noms des rues sont sans ambigüité - Rue Basse et Rue Neuve - offre un voyageur un paysage bâti caractéristique des XIXè et début du XXè siècles, tandis que la rue montante, la rue Haute, est bordée de bâtiments généralement plus anciens. Distribuées selon un plan d’urbanisation mitoyenne et serré, les façades XVIIIè y dominent. Mais de nombreuses portes cochères et ouvertures portent soit à la clef, soit au linteau une date plus ancienne, XVIe ou du XVIIe siècles. Cette abondance de marques dans l’architecture est un indice fort d'une forme d'aisance que la ville a connu à l’Époque moderne, plusieurs grandes familles locales y ayant élu domicile[18]. La rue Haute qui s’est appelée un moment Grand’Rue est potentiellement une des plus belles rues du département du Jura. La famille seigneuriale de Binans (aussi Binan ou Binand), y tint justice dans une maison encore visible (porte cochère remarquable). L’habitat ancien de Conliège exhibe clairement ce moment d’expansion sociale qui a fait entrer définitivement la Franche-Comté dans la sphère économique française. Divers monuments s’ajoutent à la palette : l’Eglise Notre-Dame, située au nœud du “Y”, flanquée de la mairie et du monument-aux-morts, borde la place qui est bercée par les trois filets d’eau qui dégueulent (sens propre, sens ancien) des dauphins de la fontaine d'époque Louis-Philippe. Une maison dite Maison de la Familiarité qui fonctionnait avec l’église borde l’autre côté de cette place. En haut de la rue Haute, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lorette précède une fontaine-captage de style belle-époque. L’ouvrage le plus populaire est sans doute l’ermitage (écriture ancienne : hermitage) qui, perché haut sur le versant nord de l’entrée de la reculée, est accessible par un chemin de randonnée qui conduit à Saint-Étienne-de-Coldre. Trois oratoires sont dispersés sur le territoire de la commune : celui de Sainte Anne (lien ici) sur le chemin qui monte à l'ermitage, celui du Saint-Esprit, face aux n°s 44 et 46 la rue Haute et celui de Saint-Roch dont le Saint qui fut vénéré pour éloigner la peste a disparu. Malgré un plan de circulation difficile à gérer, la promenade dans les rues de Conliège est plaisante. Ajoutons que les gares, gardes-barrières, tunnels et viaducs des voies ferrées qui bordent la Voie Verte conduisant de Perrigny à Revigny et au-delà de Louhans à Clairvaux-les-Lacs offrent au promeneur un parcours en pente douce des plus variés.
Histoire
Le bourg de Conliège, qui a compté plus de 1 000 habitants au début du XIXe siècle[19], est un passage naturel entre la ville de Lons-le-Saunier et le premier plateau jurassien par la reculée de Revigny. À la réforme cantonale de 2014, qui verse le village dans le nouveau canton de Poligny, Conliège perd son étiquette de chef-lieu de canton. En voie de devenir une cité résidentielle à la périphérie de Lons-le-Saunier, la « ville » ou « villette » (même source) a compté tous les corps de métier. La commune déborde sur un important espace agricole situé sur le plateau. La vigne occupait la quasi-totalité des versants. Cette culture a régressé brutalement à la suite de la crise du phylloxéra de la fin du XIXe siècle. Abandon accéléré par les conséquences des deux guerres mondiales du XXe siècle qui - outre la décimation de la population mâle en 1914-18 - ont empêché la reprise économique et accéléré l'exode rural vers la ville proche (6 km). Deux voies ferrées ont desservi Conliège « en bas » (le Tramway ou Tacot) et « en haut » (le train) pendant un peu plus d'un demi-siècle, le « train » à voie standard ayant mieux résisté (dernière circulation 1953[20]) que le Tram. Au début du XXIe siècle, la vigne retrouve progressivement une place notable sur les coteaux et la démographie se relève assez nettement. Plusieurs lotissements, dont certaines maisons ont pris soin de prendre un peu de cachet, se déploient à l’écart de la voie de circulation principale (la RD 678).
En 2014, le village ainsi que celui de Perrigny ont accueilli la 18e Percée du vin jaune. 43 000 personnes ont participé à cette manifestation ; Jean-François Stévenin en était le parrain.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].
En 2023, la commune comptait 667 habitants[Note 5], en évolution de −0,15 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine religieux
- Nécropole tumulaire de Conliège (VIe-Ve s av. J.-C.), au lieu-dit "la Croix des Monceaux", inscrit au titre des monuments historiques depuis 1993[26].
- Église de l'Assomption de Conliège incluant l'église de l'Assomption (XIVe-XVIe-XVIIe-XVIIIe), Place de l'Église, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2009[27].
- Ermitage de Conliège Saint-Étienne (XVIIe siècle), à Coldre[28], inscrit au titre des monuments historiques depuis 1998[29].
- Oratoire Saint-Roch (XVIIe siècle), au lieu-dit "à Vertancul", inscrit au titre des monuments historiques depuis 2009[30].
- Chapelle Notre-Dame-de-Lorette (XVIIe), Rue Haute, inscrite à l'IGPC depuis 1986[31].
- Oratoire du Saint-Esprit (XVIIIe siècle), Rue Haute, inscrit à l'IGPC depuis 1986[32].
- Presbytère (XVIIIe siècle), Rue Haute, inscrit à l'IGPC depuis 1986[33].
- Croix de chemin (XIXe siècle), Rue Basse, inscrite à l'IGPC depuis 1986[34].
- Oratoire Sainte-Anne (XIXe), au lieu-dit "Sainte-Anne", inscrit à l'IGPC depuis 1986[35].
Patrimoine civil
- Maisons vigneronnes (XVe-XVIe-XVIIIe), dont la moitié se trouvent Rue Haute, inscrites à l'IGPC depuis 1986[36],[37],[38],[39],[40],[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47],[48],[49],[50].
- Ancienne Maison de la Familiarité (XVIIIe siècle), Place de l'Eglise, dont le portail est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1970[51].
- Maison de la Familiarité (XVIIIe siècle), Rue Haute, inscrite à l'IGPC depuis 1986[52].
- Fontaine (XIXe siècle), Place de l'église, inscrite à l'IGPC depuis 1986[53].
- Moulin du Salot (XIXe – XXe siècle), Rue Basse, inscrit à l'IGPC depuis 1995[54].
- Tunnel piétonnier sous-ferroviaire des Cent Marches (XIXe siècle)[55].
Patrimoine naturel
- Reculée de Vertancul.
- Reculée de Revigny.
- Ruisseaux Vallière et Diane.
- Ermitage de Conliège.
- Vue depuis l'Ermitage de Conliège en direction de Lons-le-Saunier.
Personnalités liées à la commune
- Mile (ou Emiland) Pariset (XVIe siècle), archiprêtre et chancelier de l'église de Mâcon.
- Louis Nachon (1898-1983), député sous la troisième République.
Héraldique
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
