Contraction de Braxton Hicks
contraction bénine pendant la grossesse
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La contraction de Braxton Hicks (ou abusivement fausse contraction) est une contraction isolée de l'utérus qui survient à partir de la sixième semaine de grossesse, quoique la plupart des femmes la ressentent seulement à partir du deuxième ou du troisième trimestre de leur grossesse. Elle prépare le corps à l'accouchement, sans entraîner de dilatation du col de l'utérus, contrairement aux contractions utérines du travail.

Elle est nommée d'après John Braxton Hicks, le médecin qui l'a décrite en , alors qu'il constatait des contractions chez des femmes bien antérieurement à la date prévisible de l'accouchement[1].
Caractéristiques
Les contractions commencent dès la sixième semaine de grossesse. Elles ne sont le plus souvent perceptibles qu'a partir du deuxième ou troisième trimestre de grossesse. Elles aident le corps à se préparer pour l'accouchement sans le déclencher[2]. Elles sont communes à toutes les grossesses, mais leurs symptômes varient en durée et en intensité[2].
L'intensité des contractions est relativement basse, parfois décrite comme similaire à une douleur normale de règles[3],[4],[5],[2]. Les symptômes anormaux, nécessitant de contacter un médecin, sont une perte de fluide par le vagin (sang ou fluide transparent), des contractions fortes toutes les cinq minutes pendant plus d'une heure, des contractions trop fortes pour permettre de marcher, ou un changement important dans la fréquence des mouvements du fœtus[2].
| Contractions de Braxton Hicks | Contractions utérines du travail | |
|---|---|---|
| Dilatation du col de l'utérus (dilatation cervicale) | Non | Oui |
| Fréquence | Irrégulière | Régulier puis rapprochement |
| Intensité | Irrégulière mais généralement modérée | De plus en plus fortes |
| Durée | Variable | 30 à 90 secondes en s'allongeant alors que le travail progresse |
| Localisation de la douleur | Généralement à l'avant de l'abdomen | Commence dans le dos et se déplace vers l'avant |
| Changement avec le mouvement | Peuvent s'arrêter avec une activité physique ou un changement de position | Pas de changement lié au mouvement |
| Possibilité de s'endormir pendant la contraction | Oui | Non |
Causes
Les contractions de Braxton Hicks sont causées par des contractions des fibres musculaires de l'utérus. Leur cause exacte est inconnue[2].
Elles se déclenchent plus souvent quand la personne enceinte fait une activité physique intense, a la vessie pleine, est déshydratée, ou a eu un rapport sexuel. Dans ces quatre cas, le placenta a besoin d'une arrivée sanguine plus intense pour oxygéner le fœtus : cela pourrait être une explication, non démontrée[2]. Les contractions forcent le sang à remonter le chorion du côté du placenta le plus proche du fœtus[2].
Il est possible que les contractions de Braxton Hicks jouent un rôle dans la musculation de l'utérus pour se préparer à l'accouchement. Elles ne dilatent pas le cervix mais participent peut-être à son assouplissement[2].
Traitement
Il n'y a pas de traitement pour ces contractions. Le fait de boire de l'eau, de se détendre et de changer de position ou de niveau d'activité (se reposer si on a bougé, faire une promenade si on n'a pas bougé) peut aider à arrêter les contractions. Si les contractions deviennent plus fréquentes ou plus intenses, il faut contacter un médecin[2].
Les contractions étant aussi liées à l'anxiété, la pédagogie autour de ces contractions permet de mieux les contrôler[2].
Confusion autour des contractions du travail
Les contractions de Braxton Hicks sont parfois confondues avec les contractions utérines du travail (c'est-à-dire de l'accouchement)[2]. Notamment au cours de la première grossesse, de nombreuses personnes se rendent à la maternité pour découvrir qu'elles n'ont pas de contractions de travail[2].
De nombreuses patientes ne sont pas prévenues de l'existence des contractions de Braxton Hicks. Elles s'inquiètent et sollicitent des soins médicaux, passant souvent des évaluations inutiles en raison de ce manque d'éducation[2].
Dans certains cas, la femme ayant ces contractions peut suivre des tests de présence d'un saignement intra-utérin ou de rupture de la membrane amniotique. Il n'y a pas de tests cliniques ou biologiques pour identifier ces contractions : l'examen se fait généralement à la palpation pour confirmer qu'il y a contraction du muscle utérin mais pas contraction utérine en soi[2].
Diagnostic différentiel
Le diagnostic différentiel se fait en vérifiant l'absence de distension abdominale, d'une aménorrhée, d'ascite, d'une vessie pleine, d'une hématométrie, de nausée et vomissements, de kyste ovarien, de pseudokyste, de léiomyome utérin[2].