Régiolis
Engin automoteur bi-mode ou électrique
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Le Régiolis, officiellement Coradia Polyvalent ou Liner selon la configuration, est un élément automoteur[2].
- B 83500 (bimode périurbain)
- B 83600 (bimode périurbain)
- B 84500 (bimode régional)
- B 84800 (bimode régional)
- B 85000 (bimode Intercités)
- B 85500 (bimode transfrontalier tricourant)
- B 85900 (bimode intervilles)
- Z 31500 (électrique périurbain tricourant)
- Z 51500 (électrique régional)
- Z 54500 (électrique interurbain)
- Z 54900 (électrique périurbain)
- Z 61000 (électrique aménagement aéroport)
| Exploitant(s) | SNCF Voyageurs et sociétés filles (TER) |
|---|---|
| Désignation |
Multi séries
|
| Surnom | Régiolis ; REGIO ; Alstom Coradia Polyvalent / Liner |
| Type | automotrice, matériel bi-mode |
| Motorisation | électrique ou bimode |
| Composition | 4 ou 6 caisses |
| Couplage | Unité multiple (UM) possible jusqu'à 3 rames en service commercial. Possibilité jusqu'à 4 rames (UM4) uniquement pour les 4 caisses et une des rames doit être sans voyageurs (dite en W) |
| Construction | 483 rames commandées |
| Constructeur(s) |
Alstom (2014-2022) CAF France (depuis 2022) |
| Mise en service | Depuis 2014 |
| Effectif |
413 rames livrées au Répartition
|
| Retrait | 1 |
| Affectation | TER, Léman Express, SNCF Intercités, SNTF, Train express régional Dakar-AIBD, CDG Express |
| Disposition des essieux |
Bo′+2′+2′+2′+Bo′ (4c.) Bo′+2′+2′+2′ - Bo′+2′+2′+Bo′ (6c., en fait, deux demi éléments de 3c. adossés) |
|---|---|
| Écartement | standard (1 435 mm) |
| Carburant | gazole |
| Alimentation |
1,5 kV CC / 25 kV – 50 Hz / 15 kV – 16,7 Hz |
| Moteurs de traction |
4 ou 6 * synchrones à aimants permanents 12 LCS 2939 C[1] (électrique) Moteur Diesel : 4 ou 6 moteurs MAN D26 76 LE 621 Disposition du moteur : 6 cylindres en ligne verticaux Cylindrée : 12 litres Distribution : à pignons avec arbre à cames en tête, 4 soupapes par cylindre Puissance nominale : 338 kW (460 ch) à 1800 tr/min Couple nominal : 2200 Nm de 1000 à 1400 tr/min Régime moteur : 700 à 1800 tr/min Type d'injection : injection directe Common Rail |
| Transmission | électrique |
| Longueur |
4c. : 71,82 6c. : 109,98 m |
| Largeur | 2,850 m |
| Hauteur | 4,295 m |
| Portes | 1300 mm |
| Capacité | 220 à 360 p. |
| Places assises |
220 à 360[Note 1] pl. |
| Vitesse maximale | 160/200 km/h |
Commandée à 421 exemplaires, cette série circule sur l'ensemble du réseau SNCF à voie normale, mais également sur le réseau transfrontalier franco-suisse Léman Express, le réseau SNTF algérien[3] et le transport express régional sénégalais[4].
Construite à l'origine par Alstom dans son usine de Reichshoffen, l'automotrice est, depuis le second semestre 2022, produite par CAF France à la suite de la cession de ce site. Ce transfert constitue une contrepartie imposée lors du rachat de Bombardier Transport par Alstom.
Historique
Achever la modernisation du parc roulant
Au cours des années 2000, le parc de matériel régional, électrique comme thermique, bénéficie d'une modernisation massive grâce à la livraison de plusieurs centaines de nouveaux trains : X TER, A TER, AGC, ou encore TER 2N NG.
Cependant, une partie du matériel datant des années 1970 et 1980 continue de circuler et arrive en fin de vie à la fin des années 2000. Cela concerne notamment des rames Corail et V2N tractées par des locomotives vieillissantes.
Dans un contexte de hausse de la fréquentation, ainsi que de performances d’exploitation et de niveaux de confort inférieurs à ceux des matériels récents, la poursuite du renouvellement du parc apparaît nécessaire.
De plus, les objectifs environnementaux fixés par le Grenelle de l'environnement conduisent au retrait des matériels exclusivement thermiques.
Commande par la SNCF
À la suite du succès d'exploitation et commercial du matériel AGC, la SNCF lance un appel d'offres pour la conception d'un nouveau type de train, le « porteur-polyvalent » (PP).
Ce matériel, apte à une vitesse maximale de 160 km/h (avec option à 200 km/h), ne doit présenter aucune version uniquement thermique, mais des versions électriques et bi-modes. Cette configuration vise à limiter les incompatibilités de matériel, susceptibles d’entraîner des suppressions de circulations ou l’utilisation de matériels thermiques sous caténaire faute de matériel adapté[5].
Bombardier ou Alstom, puis CAF
Bombardier Transport avait remporté le marché des 700 rames AGC destinées au TER.
Pour cette nouvelle commande, c'est Alstom qui remporte le marché, permettant au constructeur de fabriquer de nouveau des matériels destinés au trafic régional français.
En 2022, à la suite du rachat de l'usine Alstom de Reichshoffen par le constructeur basque CAF, celui-ci reprend la construction des Régiolis, notamment ceux destinés au futur CDG Express.
Caractéristiques techniques
Architecture
La rame est construite pour être apte à une vitesse maximale de 160 km/h (avec option à 200 km/h).
Elle repose sur une architecture unique, fondée sur le modèle dit « boa », caractérisé par un ensemble de caisses articulées et intercirculantes reposant sur des bogies jacobs situés entre les voitures.
Cette configuration permet notamment d’améliorer le comportement dynamique sur des voies dégradées, tout en contribuant au confort des voyageurs (réduction du bruit et des secousses) et à la sécurité en cas de déraillement.
La rame présente également la particularité d'être le premier matériel ferroviaire régional à plancher bas intégral[5], répondant ainsi aux exigences d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Composition des rames
Le Régiolis est proposé en trois longueurs et trois types d'aménagements. Les rames sont couplables entre elles en unité multiple (UM) jusqu'à 3 unités, dans la limite de 18 voitures.
Les abréviations utilisées dans le tableau sont les suivantes :
- VE : véhicule d'extrémité avec cabine de conduite ;
- VIUFR : véhicule intermédiaire avec accès PMR ;
- VI : véhicule intermédiaire ;
- VC : véhicule de césure, présent sur les rames à 6 voitures et permettant leur division en deux éléments de trois voitures. Il se distingue par la présence d’un bogie classique à une extrémité, en lieu et place d’un bogie Jacobs, afin de faciliter la motorisation et la séparation de la rame.
| Nombre de voitures |
Longueur | Voiture 1 | Voiture 2 | Voiture 3 | Voiture 4 | Voiture 5 | Voiture 6 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PPP - Petite capacité | 3 | 56 m | VE1 | VIUFR | VE2 | |||
| PPM - Moyenne capacité | 4 | 72 m | VE1 | VIUFR | VI2 | VE2 | ||
| PPG - Grande capacité | 6 | 110 m | VE1 | VIUFR | VC1 | VC2 | VI2 | VE2 |
Modes de traction
Bimodes et bicourants
Le Régiolis est équipé de moteurs à aimants permanents, plus performants que les moteurs électriques des générations précédentes.
Il est disponible en version électrique ou bi-mode (électrique et autonome) et peut fonctionner sous deux tensions, 25 kV et 1,5 kV, ce qui lui permet de circuler sur l'ensemble du réseau ferré national (RFN) sans rupture de charge.
Une version tricourant, avec une tension de 15 kV 15,7 Hz, est également proposée pour les circulations sur les réseaux allemand et suisse. Il s'agit notamment du Z 31500 utilisé sur le réseau transfrontalier Léman Express.
Régiolis hybride
En 2018, Alstom, la SNCF et quatre régions françaises (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Centre-Val de Loire) se sont associés pour développer un Régiolis hybride[6],[7], équipé de batteries lithium-ion en remplacement des moteurs thermiques.
Ces batteries permettent de récupérer et stocker l'énergie au freinage, puis de la réutiliser pour assurer les besoins énergétiques de la rame[8], entrainant une réduction de 20 % de la consommation énergétique par rapport à une version bi-mode classique.
Plusieurs mois ont été nécessaires au site d'Alstom Tarbes pour mettre au point le coffre de traction, combinant système de stockage d'énergie et convertisseur de puissance. En septembre 2020, des coffres de présérie ont été assemblés[7]. Une rame, prélevée sur le parc de la région Occitanie, a été utilisée pour des tests en conditions réelles[6] début 2021[7].
La SNCF a annoncé une mise en service commercial expérimentale en 2022 et un déploiement en série en 2023[6]. Les premiers essais ont finalement débuté à l'été 2023 sur une rame modifiée pour l'occasion[9].
Régiolis au biocarburant (B100)

Depuis le 6 avril 2021 et pendant 3 mois, la SNCF, en partenariat avec la région Normandie, expérimente l'utilisation de biocarburant (B100) sur les 15 rames Régiolis circulant sur la ligne Paris – Granville.
Ce biocarburant est fabriqué à partir d'huile de colza issue à 100 % de la filière française, le colza est récolté localement avant d'être transformé à Verdun. Selon la SNCF, l'utilisation de ce biocarburant réduirait de 60 % les émissions de CO2.
Sur la portion non électrifiée de la ligne Paris – Granville (de Dreux à Granville, soit 246 km), les TER circulent en traction autonome.
Les modifications nécessaires pour l’utilisation de ce biocarburant sont limitées, tant sur les groupe électrogènes (moteurs thermiques) des Régiolis que sur les installations de distribution[10],[11],[12].
Liste des versions du Régiolis
| Numérotation | Traction | Aménagement intérieur | Nombre de caisses | Longueur en mètres |
|---|---|---|---|---|
| B 83500 | Bimode-bicourant | Périurbain | 4 caisses | 72 |
| 6 caisses | 110 | |||
| B 83600 | Bimode-bicourant | Périurbain | 6 caisses | 110 |
| B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 4 caisses | 72 |
| 6 caisses | 110 | |||
| B 84800 | Bimode-bicourant | Régional | 4 caisses | 72 |
| B 85000 | Bimode-bicourant | Intercités | 6 caisses | 110 |
| B 85500 | Bimode-bicourant | Régional | 4 caisses | 72 |
| B 85900 | Bimode-bicourant | Intervilles | 4 caisses | 72 |
| Z 31500 | Électrique (tricourant) | Périurbain | 4 caisses | 72 |
| Z 41000 | Electrique (monocourant) | Spécifique | 4 caisses | 72 |
| Z 61000 | 6 caisses | 110 | ||
| Z 51500 | Électrique | Régional | 4 caisses | 72 |
| Intervilles | 6 caisses | 110 | ||
| Z 54500 | Électrique | Intervilles | 6 caisses | 110 |
| Z 54900 | Électrique | Périurbain | 4 caisses | 72 |
Espaces voyageurs
Différents aménagements sont proposés, indépendamment de la longueur des rames, en fonction de l'usage prévu :
- Liaisons périurbaines, avec des arrêts fréquents et un trafic important ;
- Liaisons régionales, entre capitales ou pôles régionaux ;
- Liaisons inter-villes, avec des temps de parcours plus longs, d'environ une heure en moyenne.
Organisation
Les accès à chaque voiture de l'élément automoteur comportent une ou deux doubles-portes par face, d'une largeur de 1 300 mm, séparées par des toilettes, un espace à vélos ou un espace à bagages, selon l'aménagement choisi. Ces installations sont situées en face de quatre places assises.
Tous les espaces voyageurs sont reliés par des intercirculations larges permanentes et sans portes, similaires à celles des Z 50000. Les rames sont climatisées, ce qui entraîne la fermeture automatique des portes après quelques secondes et l'absence de fenêtres ouvrantes. Les vitrages présentent d'ailleurs une forme galbée.
Un espace pour deux vélos est prévu dans la voiture 1[13] tandis que la voiture 2 comprend un espace PSH-UFR avec toilettes adaptées[13].
Équipements individuels
Toutes les places assises disposent d'une prise d'alimentation électrique pour deux sièges, permettant l'alimentation d'un ordinateur ou d'un smartphone, par exemple.
Selon l'aménagement et le type de sièges, les voyageurs peuvent disposer d'une liseuse individuelle, un repose-pieds, d'accoudoirs individuels, de manchettes en bois sur les accoudoirs ou d'une prise USB individuelle.
Information voyageurs
Un système embarqué d'information des voyageurs est installé, comprenant des afficheurs dynamiques, un plan de ligne et des annonces sonores. Il peut être mis à jour automatiquement, par le personnel de bord ou à distance par le centre de contrôle des circulations.
Dans les versions destinées aux grands parcours, un espace d'accueil et d'information est également prévu, avec sonorisation et commande du système d’information[13].
- Aménagement des espaces voyageurs.
- Intérieur 1ère classe d'un B 84500.
Intérieur 2nde classe d'un B 83500. Intérieur 2nde classe d'un B 83500. - Intérieur 2nde classe d'un B 84500.
Toilettes aménagées pour les personnes en situation de handicap. Écran d'information voyageurs (SIVE). Comble-lacune du marche-pied Emplacement pour les vélos.
Commandes
Régions françaises
Les huit premières régions à commander le Régiolis sont l'Alsace, l'Aquitaine, la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et la Picardie[14]. La commande de Basse-Normandie, passée en 2009, porte sur quinze rames pour un montant de 148 millions d'euros[15],[16].
Par la suite, l'Alsace commande deux rames supplémentaires en 2012, tandis que Pays de la Loire en commande 5 [17],[18]. La région Grand Est en commande 6 en 2018[19].
Auvergne et Poitou-Charentes commandent également des rames en 2011 (douze rames pour l'Auvergne et dix pour Poitou-Charentes)[20].
L'ancienne région Rhône-Alpes commande dix-sept rames Z 31500 fin pour un montant de 160 millions d'euros[21],[22], destinées au réseau transfrontalier Léman Express. Dix rames supplémentaires sont commandées en par la région Auvergne-Rhône-Alpes afin de créer une flotte homogène en Haute-Savoie[23],[24] et de remplacer les dernières automotrices Z2 du département[25]. Ces rames tricourant circulent sous courant continu 1,5 kV et courants alternatifs 25 kV – 50 Hz et 15 kV – 16,7 Hz helvétique. Désignées Coradia Polyvalent par Alstom, ces rames sont composées de quatre voitures pour une longueur totale de 72 m, aménagées en configuration périurbaine avec sept portes latérales et une capacité de 204 passagers[26]. Elles sont aptes à circuler à 140 km/h sur le territoire suisse[Note 2]. Le premier engin est présenté le sur le site de Reichshoffen[27] et livré le . Les quatre rames suivantes sont livrées en août, puis au rythme de cinq par mois jusqu'à fin [26].
La région Franche-Comté commande sept rames en 2013[28], suivies de 8 rames supplémentaires par Bourgogne-Franche-Comté en 2018[19] et de seize nouvelles rames à six caisses le [29], avec un aménagement de type Intervilles[30],[31].
En , la région Provence-Alpes-Côte d'Azur commande cinq rames supplémentaires en version bimode régionale, sur sa commande initiale de dix engins, toujours à quatre caisses[32].
En , la région Grand Est commande 30 engins transfrontaliers à 4 caisses, bimodes, bicourant et bifréquence (aptes au courant alternatif 15 kV 16,7 Hz présent en Allemagne, en plus du courant alternatif français) et équipés du contrôle de vitesse allemand PZB (en plus de ceux français et européen, respectivement le KVB et l'ERTMS), ainsi que 9 rames bimodes supplémentaires (cinq à 4 caisses et quatres à 6 caisses[33]. Les 30 premières rames, équipées d'un aménagement régional[34], sont destinés à sept lignes transfrontalières (Metz – Trèves et Sarrebruck, Strasbourg – Sarrebruck, Neustadt, Wörth, Karlsruhe et Offenbourg, Mulhouse – Müllheim)[33] et seront numérotées dans la série B 85500[34]. Les 9 autres rames reçoivent un aménagement périurbain[33] pour renforcer le parc en cours de livraison au moment de la commande[33].
Le , la région Nouvelle-Aquitaine commande 12 Régiolis bimodes, pour accompagner le développement de sont réseau, avec une mise en service prévue entre 2025 et 2026[35].
Le , la région Grand-Est décide de commander 16 nouvelles rames Régiolis bimodes pour un montant de 238 millions d'euros afin de remplacer l'ensemble du parc RRR et les locomotives BB 22200 et BB 67400[36]. La livraison est prévue entre 2028 et 2030[37].
SNCF
Afin de permettre le retrait des voitures Corail en fin de vie de certaines relations Intercités de la SNCF[38],[39], cette dernière passe commande[40] en urgence en , dans le cadre du marché du Régiolis destiné au transport régional, de 34 rames bimodes et bicourants d'une version dérivée pour les longs parcours[41]. Composées de six caisses pour 110 m de longueur, elles comportent 269 places assises, dont 35 de première classe, pour un coût de 10,3 millions d'euros par rame[41],[42]. Alstom répond avec un matériel à l'aménagement intérieur spécifique : le Coradia Liner[13]. La première rame sort d'usine à l'automne 2015 et est livrée au second semestre 2016[43], les premières mises en service intervenant à la fin de l'année 2016 sur des lignes en partie non électrifiées[44]. Ces rames peuvent également être fournies en rames de 72 m (4 voitures), de 5 ou de 8 voitures, éventuellement en mode purement électrique[42] ou en version apte à 200 km/h[45]. La première mise en service régulière a débuté le avec 2 allers-retours par jour sur Paris – Mulhouse, en remplacement des CC 72100 tractant des voitures Corail. Le remplacement de toutes les rames Corail de cette ligne est réalisé le avec les 19 premières rames livrées[réf. nécessaire].
En 2017, SNCF Mobilités commande une tranche supplémentaire de 30 éléments de longueur et d'aménagement variés pour un montant de 360 millions d'euros pour remplacer le matériel tracté d'une partie plus importante du parc allouées à Intercités, portant ainsi le parc prévisionnel à 64 rames[46]. Les premières livraisons de cette nouvelle commande se feront à partir de [47].
Autres clients
En Île-de-France, dans le cadre du projet Charles de Gaulle Express, future liaison ferroviaire directe entre la gare de l'Est et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 13 rames Régiolis ont été commandées, elles seront spécialement aménagées pour le transport de voyageurs avec bagages[48].
La coopérative Railcoop qui projetait de rétablir une liaison ferroviaire entre Lyon et Bordeaux en 2022 prévoyait de louer 5 ou 6 rames Régiolis[49] Coradia Liner[50], mais a finalement opté pour des rames automotrices de type X 72500, avant d'abandonner le projet en raison de sa liquidation judiciaire.
Sept rames sont commandées par le Sénégal début 2023 dans le cadre du prolongement du TER vers l’aéroport international Blaise-Diagne prévu mi 2025[51].
Tableau récapitulatif des commandes au 1er semestre 2026
| Acquéreur | Nombre de caisses | Version | Traction | Aménagement intérieur | Nombre commandé | Nombre livré | Total de rames par régions (commandées + Livrées) | Sources |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 12 | 12 | 39 | |
| 4 | Z 31500 | Électrique (tricourant) | Périurbain | 27 | 27 | |||
| Bourgogne-Franche-Comté | 4 | Z 51500 | Électrique | Régional | 24 | 24 | 62 | [52] |
| 6 | Z 54500 | Électrique | Intervilles | 24 | 24 | [31] | ||
| 4 | ? | Bimode-bicourant | Intervilles | 5 | 0 | [53] | ||
| 6 | ? | Électrique | Régional | 9 | 0 | |||
| Centre-Val de Loire | 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 3 | 3 | 3 | [54] |
| Grand Est | 4 | B 83500 | Bimode-bicourant | Périurbain | 6 | 6 | 89 | [19] |
| 6 | B 83500 | Bimode-bicourant | Périurbain | 18 | 18 | |||
| 6 | B 83600 | Bimode-bicourant | Périurbain | 4 | 4 | |||
| 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 10 | 10 | |||
| 4 | B 84800 | Bimode-bicourant | Régional | 5 | 5 | |||
| 6 | B 85000 | Bimode-bicourant | Intercités | 24 | 24 | |||
| 6 | ? | Bimode-bicourant | Intervilles | 16 | 0 | [55] | ||
| Hauts-de-France | 6 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 17 | 17 | 27 | |
| 6 | B 84500 | Bimode-bicourant | Intercités | 10 | 10 | |||
| Hello Paris | 6 | Z 61000 | Électrique (Mono-courant) | Spécifique | 13 | 13 | 13 | [56] |
| Intercités | 6 | B 85000 | Bimode-bicourant | Intercités | 15 | 15 | 24 | [41],[47] |
| 4 | Z 51500 | Électrique | Intercités | 9 | 9 | [47] | ||
| Normandie | 6 | B 84500 | Bimode-bicourant | Intervilles | 18 | 18 | 28 | [16] |
| 4 | B 85900 | Bimode-bicourant | Régional | 10 | 10 | |||
| Nouvelle-Aquitaine | 4 | Z 51500 | Électrique | Régional | 22 | 22 | 66 | |
| 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 20 | 20 | |||
| 4 | B 84800 | Bimode-bicourant | Régional | 24 | 24 | [57] | ||
| Occitanie | 4 | B 83500 | Bimode-bicourant | Périurbain | 25 | 25 | 54 | |
| 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 3 | 3 | |||
| 4 | Z 54900 | Électrique | Périurbain | 26 | 26 | |||
| P.A.C.A. | 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 17 | 17 | 39 | [32] |
| 4 | ? | Électrique | Régional | 22 | 0 | [58] | ||
| Pays de la Loire | 4 | B 84500 | Bimode-bicourant | Régional | 10 | 10 | 20 | [59] |
| 4 | Z 51500 | Électrique | Régional | 10 | 10 | |||
| Total | 483 | 427 | 483 | |||||
Fabrication - contrôles et tests
Le , trois ouvriers, qui effectuaient des réglages sur la voie privée d'essais d'Alstom à Tronville-en-Barrois (Meuse), meurent fauchés par une rame en essai[60]. Ce Centre d'essais ferroviaires teste avant livraison toutes les rames Régiolis[61].
Une rame "Régiolis" est fabriquée sur plusieurs sites d'Alstom[19] :
- Design : Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) ;
- Conception et l'assemblage : Reichshoffen (Bas-Rhin) ;
- Moteurs : Ornans (Doubs) ;
- Bogies : Le Creusot (Saône-et-Loire) ;
- Chaînes de traction : Tarbes (Hautes-Pyrénées) ;
- Informatique embarquée : Villeurbanne (métropole de Lyon).
Le Régiolis a reçu l'homologation de mise en exploitation commerciale, délivrée par l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) en . Les premières rames ont circulées en en Aquitaine, Picardie, Lorraine et Alsace[62],[63].
La largeur des Régiolis et des Regio 2N était incompatible avec le gabarit disponible dans un certain nombre de gares. Environ 1 300 bords de quais devront donc être retouchés pour dégager quelques centimètres supplémentaires, afin de permettre le passage de ces nouvelles rames. Le coût de cette opération est estimé à 50 millions d'euros. Si ce genre d'adaptations minimes des infrastructures à un nouveau matériel est routinier, le manque d'anticipation dans les études préliminaires de l'engin et la crainte d'une hausse des tarifs a soulevé une polémique en mai 2014[64].
Le premier Régiolis, une Z 51500 quadricaisse, fut mis en service commercial avec plus d'un an de retard sur les prévisions initiales, le en Nouvelle-Aquitaine, sur la relation Bordeaux – Agen. Le même jour, la Lorraine mis en service commercial sa première rame bi-mode régionale B 84500 entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges. Enfin six jours plus tard, le , l'Alsace mis à son tour en service un élément bi-mode péri-urbain B 83500 entre Strasbourg et Sarreguemines. Un mois plus tard, le , c'est au tour de la Picardie d'introduire ses premiers B 84500 sur la relation Paris-Nord – Laon[65].
Incident
À partir du , l'ensemble des rames Régiolis (donc, y compris les Coradia Liner) furent limitées à la vitesse des « V140 » (imposant une vitesse limite de 140 km/h, ainsi que d'autres réductions de vitesse sur certaines portions de ligne). En effet, lors d'essais réalisés en avril, il fut constaté, qu'à 160 km/h, les distances de freinage d'urgence dépassaient celles qui ont permis l'homologation de ce type de matériel[66]. Cette restriction sera levée en novembre 2018[67] à la suite du remplacement des garnitures de frein "COFREN" par des garnitures "FLERTEX" répondant aux critères d'homologation.
Dessertes réalisées ou prévues
France
Intercités
B 85000
15 éléments automoteurs B 85000 (6 caisses, aménagement Intercités) ont été commandées pour assurer les deux relations suivantes :
- Une B 85053 sur la relation Nantes - Bordeaux, parcourant un secteur en voie unique.
- Deux B 85000 en gare de Paris-Est
Z 51500
9 éléments automoteurs Z 51500 (4 caisses, aménagement Intercités mais sans première classe) ont été commandées pour assurer la relation suivante :
B 84500
Le , 3 éléments automoteurs (6 caisses, aménagement Intercités) appartenant à l'ancienne région Basse-Normandie ont été louées à Intercités, pour assurer la liaison Paris – Amiens – Boulogne[69]. Elles ont été restituées à la région Basse-Normandie un an après, et tous les trains de cette relation ont à nouveau été assurés en voitures Corail (comme précédemment). Ces automotrices Régiolis Normandie furent affectées aux relations TER entre Paris et Granville. En 2020, la relation (prolongée jusqu'à Calais après son transfert au réseau TER Hauts-de-France) est assurée par des automotrices du même type[70].
- Paris-Nord – Boulogne-Ville (prolongée à Calais-Ville après son transfert au TER en 2019).
TER Auvergne-Rhône-Alpes
B 84500
12 B 84500 (4 caisses, aménagement Régional) ont été commandés par l'ancienne région Auvergne et ont été mis en service progressivement depuis le [71].
Ils remplacent les dernières compositions assurées jusqu'alors par des rames réversibles régionales (RRR) + BB 67400 et les X 2100 et leurs remorques associées.
Ils circulent sur les relations suivantes :
- Clermont-Ferrand – Lyon[72] ;
- Clermont-Ferrand – Moulins – Nevers ;
- Clermont-Ferrand – Vic-le-Comte ;
- Clermont-Ferrand – Thiers ;
- Clermont-Ferrand – Gannat ;
- Clermont-Ferrand – Brioude ;
- Lyon – Paray-le-Monial – Nevers.
Z 31500

17 Régiolis (4 caisses, aménagement Périurbain) destinés au réseau Léman Express arborent une livrée spécifique et assurent les services suivants (les autres lignes de ce réseau sont assurées avec des Stadler FLIRT).
- L1 : Coppet – Genève – Annemasse – Thonon-les-Bains – Évian-les-Bains[73] ;
- L3 : Coppet – Genève – Annemasse – La Roche-sur-Foron – Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet[73] ;
- L4 : Coppet – Genève – Annemasse (en cas d'indisponibilité des RABe 522).
10 Régiolis similaires à ceux exploités pour le Léman Express ont été commandés par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour remplacer les AGC en Haute-Savoie à partir du .

Ils sont habillés soit en livrée AuRA (6 exemplaires), soit dans une livrée « Léman Express v2 » (ou LEX + TER) (4 exemplaires) et se distinguent par la présence d'une première classe au milieu de la rame[74]. Cette commande permet d'homogénéiser le parc exploité en Haute-Savoie et qui est maintenu par le technicentre d'Annemasse.
- Annecy – Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet ;
- Bellegarde – Évian-les-Bains / Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet ;
- Lyon-Part-Dieu – Bellegarde – Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet (en complément des AGC les samedis de fort trafic en hiver).
TER Bourgogne-Franche-Comté
Z 51500
La commande de 24 Z 51500 (4 caisses, aménagement régional) par l'ex-région Franche-Comté puis par la région Bourgogne-Franche-Comté eu pour but de remplacer les BB 25500 et RRR et les BB 22200 et les voitures Corail associées sur les lignes suivantes :
- Dijon – Dole – Besançon ;
- Belfort – Besançon – Lons-le-Saunier – Bourg-en-Bresse – Lyon.
Z 54500
La région Bourgogne-Franche-Comté a commandé 24 éléments automoteurs (6 caisses, aménagement Intervilles) pour remplacer les BB 7200 et les voitures Corail associées, sur la ligne :
- Paris-Bercy – Laroche - Migennes – Dijon – Chalon-sur-Saône – Lyon.
TER Centre-Val de Loire
B 84500
3 B 84500 (4 caisses, aménagement Régional) ont été commandés par l'État pour assurer la continuité des Intercités Paris-Austerlitz – Bourges vers Montluçon. Ils assurent entre autres quelques missions sur l'étoile de Bourges.
TER Grand Est


B 83500
L'ex-région Alsace a commandé 24 rames (18 éléments automoteurs 6 caisses et 6 éléments automoteurs 4 caisses en aménagement Périurbain) pour un coût total de 23 millions d'euros. 1 élément automoteur (6 caisses, aménagement Périurbain) supplémentaire a été commandée ultérieurement.
Le premier essai du Régiolis en Alsace a lieu le , au départ de Strasbourg, avec la toute première rame, la B 83553[75]. Elles sont mises en service progressivement sur les lignes de Strasbourg – Sarreguemines (sous caténaire de Strasbourg à Mommenheim et en mode autonome de Mommenheim à Sarreguemines).
Pour permettre la circulation du Régiolis en Alsace, les quais ont dû être mis aux normes dans six gares : à Colmar, Mothern, Gertwiller, Metzeral, Herrlisheim et Mundolsheim[76].
Les relations suivantes sont assurées :
- Strasbourg – Molsheim – Barr – Saint-Dié-des-Vosges ;
- Strasbourg – Haguenau, puis progressivement vers Wissembourg, Niederbronn-les-Bains, Lauterbourg, Sélestat ;
- Colmar – Metzeral ;
- Strasbourg – Mulhouse[réf. nécessaire][77] ;
- Strasbourg – Sarreguemines[78] ;
- Strasbourg – Nancy / Metz ;
- Mulhouse – Kruth (occasionnellement).
B 84500
Les 10 B 84500 (4 caisses, aménagement Régional) de l'ex-région Lorraine ont eu pour premier rôle de remplacer les derniers X 4750 encore en service en Lorraine. En effet, ces éléments étaient toujours en service au milieu des années 2010, bien que particulièrement vétustes (non rénovés Métrolor).
Ils assurent les liaisons suivantes :
- Épinal – Saint-Dié-des-Vosges[79] ;
- Nancy – Pont-Saint-Vincent (occasionellement) ;
- Nancy – Épinal – Remiremont ;
- Nancy – Lunéville – Saint-Dié-des-Vosges[80].
B 85000
Les B 85000 (6 caisses, aménagement Intercités) assurent les rames ex-Intercités devenus des TER Grand Est sur les relations suivantes :
- Paris-Est – Troyes – Belfort – Mulhouse ;
- Paris-Est – Châlons-en-Champagne (TER Vallée de la Marne) en heures creuses ;
- Paris-Est – Troyes – Vittel - le week-end ;
B 85500
Les B 85500 (4 caisses, aménagement Régional) renforcent depuis fin 2024 les dessertes des étoiles de Strasbourg, Mulhouse, Metz et Sarreguemines en attendant leur entrée en service, sur les liaisons transfrontalières entre la région Grand Est et les Land de Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat et Sarre prévue à partir de mai 2026. Ils assurent entre-temps les liaisons suivantes:
- Strasbourg – Molsheim – Sélestat – Saint-Dié-des-Vosges - Épinal
- Strasbourg – Wissembourg / Niederbronn-les-Bains
- Strasbourg - Lauterbourg
- Strasbourg – Mulhouse
- Krimmeri-Meinau – Sarreguemines
- Strasbourg – Nancy / Metz (occasionnellement)
- Saverne - Sélestat (occasionnellement)
- Mulhouse – Kruth (occasionnellement)

À leur entrée en service commercial transfrontalier, ils assureront les liaisons suivantes :
- Mulhouse - Müllheim (Rhin) - Fribourg-en-Brisgau (Freiburg-im-Breisgau)
- Metz - Saint-Avold - Béning - Forbach - Sarrebruck (Saarbrücken)
- Metz - Thionvillze - Apach - Trêves (Trier)
- Strasbourg - Kehl - Offenburg
- Strasbourg - Lauterbourg - Wörth - Karlsruhe
- Strasbourg - Haguenau - Wissembourg - Landau - Neustadt an der Weinstraße
- Strasbourg - Mommenheim - Sarreguemines - Sarrebruck (Saarbrücken)
L'homologation en Allemagne, d'abord prévue pour 2025[81], a finalement été obtenue fin janvier 2026[82].
TER Hauts-de-France

Les Régiolis de l'ancienne région Picardie ont remplacé les trains Corail TER associée à des BB 67400 sur l'axe Paris-Nord – Crépy-en-Valois – Laon ainsi que les RRR. Ces derniers circulent essentiellement sur les axes :
- Amiens – Laon ;
- Paris-Nord – Amiens – Boulogne-Ville – Calais-Ville ;
- Paris-Nord – Laon ;
- Amiens – Paris-Nord ;
- Amiens – Lille-Flandres ;
- Amiens – Calais-Ville ;
- Crépy-en-Valois – Laon ;
- Paris-Nord – Compiègne (occasionnellement) ;
- Paris-Nord — Beauvais — Le Tréport - Mers (train saisonnier, l'été uniquement).
TER Normandie
15 rames B 84500, commandées par l'ancienne région Basse-Normandie, ont été livrées entre 2014 et 2016, pour la ligne Paris-Montparnasse / Vaugirard – Granville (ligne Intercités jusqu'au 31 décembre 2019)[83]. Depuis l'été 2020, ces éléments automoteurs opèrent également sur la desserte estivale Paris – Pontorson - Mont-Saint-Michel.
À cette version « intervilles », s'ajoutent 10 rames B 85900, commandées par l'ancienne région Haute-Normandie, en version régionale. Ces rames ont été livrées entre 2015 et 2016, sur les dessertes suivantes :

TER Nouvelle-Aquitaine
L'ex-région Aquitaine devait être la première région à mettre en service commercial le Régiolis[84], prévu en au moment de la commande en [14]. Après un premier report à annoncé à la fin de 2012[84], puis un second à février ou annoncé en 2013[85], c'est finalement le que la première présentation a lieu[86] et le qu'il est mis en service[87]. Le Régiolis est destiné aux lignes suivantes :
TER Occitanie
Seule l'ancienne région Midi-Pyrénées a passé commande de rames Régiolis, qui desservent donc principalement son territoire

- Toulouse – Agen ;
- Toulouse – Albi ;
- Toulouse – Carmaux ;
- Toulouse – Rodez ;
- Toulouse – Mazamet ;
- Toulouse – Latour-de-Carol - Enveitg ;

- Toulouse – Pau ;
- Toulouse – Auch ;
- Toulouse – Avignon-Centre ;
- Toulouse – Brive-la-Gaillarde ;
- Toulouse – Saint-Sulpice ;
- Toulouse – Montréjeau ;
- Montréjeau – Luchon ;
- Toulouse – Narbonne ;
- Clermont-Ferrand – Nîmes (« Le Cévenol »)[46].
TER Pays de la Loire
Les deux premières rames ont été livrées le [59], pour une mise en service en sur les lignes :
- Nantes – Angers ;
- Nantes – Cholet ;
- Cholet – Angers ;
- Cholet – Saumur ;
- Saumur – Angers ;
- Nantes – La Roche-sur-Yon – Les Sables-d'Olonne[réf. souhaitée] ;
- Les Sables-d'Olonne – Saumur (train des plages)[réf. nécessaire] ;
- Nantes – La Rochelle[89] ;
- Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie ;
- Nantes – Pornic ;
- Angers – Le Mans (occasionnellement) ;
- Le Mans – Angers (occasionnellement).
TER Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Avignon-TGV – Avignon-Centre (liaison entre les gares d'Avignon) – Carpentras (réouverture de la ligne de Sorgues à Carpentras) ;
- Marseille – Arles – Avignon-Centre ;
- Marseille – Gare d'Aubagne – Toulon – Hyères ;
- Marseille – Miramas via Port-de-Bouc.
- Marseille – Aix-en-Provence – Pertuis
CDG Express (Z 61000)
La région Île-de-France n'a pas effectuée de commandes de rames Régiolis. Toutefois, une liaison, située uniquement dans cette région, exploitera d'ici 2027 - 13 rames, aménagées spécialement pour des liaisons aéroportuaires[90]. Ces rames seront exploitées sur la desserte Charles de Gaulle Express, nouvelle ligne reliant directement la gare de Paris-Est au terminal 2 de l'aéroport Charles-de-Gaulle. Ces rames seront exploitées par une nouvelle société créée, réunissant Keolis (filiale de la SNCF) et la RATP[91].
Algérie

Dix-sept rames ont été commandées en 2015 par la SNTF, à l'issue d'un appel d'offres[92]. Les rames ont été mises en service sur les lignes Alger – Oran[93], Batna – Alger[94], Oran – Béchar[95] et Annaba – Tebessa[96]. La pénétrante Boughezoul - Laghouat a été mise en service en octobre 2023 exploitée avec des rames Alstom Regiolis. Ces rames furent constituées de six éléments et aptes à rouler à 160 km/h[93], mais la vitesse sera limitée sur cette ligne à cause de l'état de la voie ferrée[97].
Sénégal

Services assurés : Dakar – Rufisque – Diamniadio avec une future extension vers l'aéroport AIBD en 2026 et ensuite vers Thiès.
Livraison de quinze rames, « proches des Régiolis […] mais adaptées aux conditions climatiques et aux missions de type périurbain ».
Sept rames supplémentaires seront livrées à la suite de la phase 2 du projet qui comprendra la section entre Diamniadio et l'aéroport international Blaise-Diagne. Depuis la fin de l'année 2021, la ligne relie Dakar à la ville de Diamniadio, située à 36 kilomètres.