Cornil

commune française du département de la Corrèze From Wikipedia, the free encyclopedia

Cornil [kɔʁnil] est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Cornil
Cornil
Le bourg de Cornil.
Blason de Cornil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tulle Agglo
Maire
Mandat
Pascal Fouché
2020-2026
Code postal 19150
Code commune 19061
Démographie
Gentilé Cornilois
Population
municipale
1 261 hab. (2023 en évolution de −5,9 % par rapport à 2017)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 40″ nord, 1° 41′ 36″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 490 m
Superficie 19,66 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Tulle
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sainte-Fortunade
Législatives Première circonscription
Localisation
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Cornil
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Cornil
Liens
Site web cornil19.fr/frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    La commune est traversée par plusieurs ruisseaux qui confluent vers la Corrèze située en contrebas :
    Ruisseaux de la Geinde, de Brauze, du Mazet, des Mirandes, du Bois Coudert sur la rive gauche de la Corrèze et la Sudrie, la Gane, du Moulin sur la rive droite.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Aubazines, Chameyrat, Le Chastang, Saint-Hilaire-Peyroux et Sainte-Fortunade.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 161 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tulle à km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 236,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    La Corrèze au pont de Cornil.

    Typologie

    Au , Cornil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tulle, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 43 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,9 %), prairies (35,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), zones urbanisées (2,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[16].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Cornil est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

    Risques naturels

    Carte de la zone inondable de la commune définie pour le scénario fréquent, dans le territoire à risque important d’inondation (TRI) Tulle-Brive[Note 3].

    La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Tulle-Brive, regroupant 20 communes concernées par un risque de débordement de la Corrèze et de la Vézère (17 dans la Corrèze et trois dans la Dordogne), un des 18 TRI qui ont été arrêtés le 11 janvier 2013 sur le bassin Adour-Garonne[19]. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[20]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2001[21],[17]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques (PPR) inondation « Corrèze amont », approuvé le [22].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cornil.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 17,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 511 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 46 sont en aléa moyen ou fort, soit 9 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

    Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[24].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Cornil est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[25].

    Toponymie

    Cornil s'est appelé à travers les âges : Cornilio cas et Cornilio[Note 4] puis vers 926-927 à 957 Parrochia de Cornilio. On trouve ensuite de Cornilio en 1103 et en 1154 ainsi que Cornilh en 1105 et Cornill en 1114. Le nom de Cornil apparait pour la première fois vers 1143-1154, 1157-1158, 1177-1178, etc. On retrouve toutefois la typographie de Cornilio vers 1315[26].

    Le nom de Cornil est de formation latine provenant du nom d'un homme Cornélius. Une très ancienne église, disparue, placée sous le vocable de saint Étienne indique la grande ancienneté du village.

    Au XIIe siècle, vers 1142-1143, Cornil, et sa forme féminine Cornila, sont encore utilisés en Bas-Limousin, comme noms de baptême.

    Histoire

    Le village, bâti sur un site préhistorique, est dominé par son église romane et les vestiges d'un de ses châteaux. Centre actif au Moyen Âge, on y battait monnaie sous les Mérovingiens. Importante famille, les Cornil participent aux premières Croisades.

    Jaubert de Malemort, marié à Aude, fille de Bernard II de Ventadour et de Marguerite de Beaumont fut seigneur de Cornil. Marguerite de Beaumont était la fille de Robert de Brienne, vicomte de Beaumont, qui était le petit-fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et de Bérengère de Castille[27].

    En 1595, pendant les guerres de religion une troupe de ligueurs s'empare de Cornil après l'avoir assiégé.

    Le loup enragé de Cornil concerne un loup qui au XVIIIe siècle a terrorisé la population dans la commune de Cornil.

    À la Révolution, une grande partie sud du territoire de la paroisse de Cornil en a été détachée pour former la commune d'Aubazines[Note 5],[28].

    Après l'ouverture de la Route nationale 89, en 1840, un premier pont existait et était situé un peu en aval du pont actuel, qui sera détruit lors de la crue de la Corrèze le [29].

    Il y avait, en 1910, une usine, qui dominait la gare de Cornil, appelée « Usine des Anglais ». Cette usine a d'abord fabriqué un produit tannant (où un colorant), fait à base de châtaigniers, très nombreux dans la région, découpés en bûches[30]. Puis un tissage de draps s'y installa et depuis 1956 une fabrique de jouet en bois est propriétaire des bâtiments[31],[32],[33].

    En 1944, plusieurs actions opposent la résistance et les troupes allemandes.
    Le , un groupe de FTP tire sur une voiture allemande, dont les occupants sont blessés et parviennent à s'enfuir. Sur le chemin du retour, ils font dérailler un train au pont de Jayle[34] sur la commune de Malemort.
    Le , sept résistants FTP tendent une embuscade sur la route nationale 89 à hauteur de Cornil pour attaquer, et capturer un convoi d’essence allemand. L'affaire s'engage mal car le convoi de la Wehrmacht est escorté de GMR, appuyé d'un groupe de 21 policiers de la Schutzpolizei, rapidement rejoints par des éléments de la LNA sous les ordres d'Henri Lafont[35]. Les FTP décrochent laissant sur place leur mitrailleur blessé qui sera arrêté ainsi que dix otages du village. Le mitrailleur et cinq autres otages sont exécutés le 2 avril à Tulle.
    Le , 90 hommes de la 232e compagnie FTP de la Corrèze attaquent avec succès un convoi de neuf camions et de trois voitures[36].

    .

    Le , l'acte de reddition de la garnison allemande de Tulle est signé au Pont-de-Cornil. Toutefois la signature a lieu dans l'hôtel, aujourd'hui disparu, qui était situé sur la commune de Chameyrat, juste à la limite des deux communes[37],[38].

    Maison de Cornil

    La maison de Cornil est une ancienne chevalerie distinguée. Elle parait être originaire du Limousin et avoir formé des établissements dans la vicomté de Turenne, dès le XIIe siècle.

    Pierre de Cornil fut l'un des onze nobles qui assistèrent, en 1143, à la sépulture de Boson II, vicomte de Turenne. Raimond de Cornil, fut archidiacre puis évêque de Cahors de 1280 à 1293. En 1440, Jean de Toucheboeuf épousa en secondes noces Jeanne de Cornil[Note 6]. Ils quittèrent le Limousin pour s'établir en Quercy, au château de Clermont qui devint le siège de sa maison et dont elle a pris le surnom.

    La maison de Cornil s'éteignit en 1541 par le mariage de Françoise de Cornil avec Gilbert Durfort, qui forma la branche de Prouilhac-de Roquenadelh, éteinte en 1648[39].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    La mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    ca 1792   Jean Marie Blaise Brunie[40]    
    an II décembre 1812 Jean Dauzier    
    janvier 1813 juin 1825 Jean Vacher    
    juin 1825 décembre 1829 Jean-Marie Blaise Brunie (Brunye)    
    janvier 1830 juin 1837 Jean-Baptiste Crozat    
    juillet 1837 février 1848 Guillaume Sylvain-Lajonchère Crozat    
    mars 1848 décembre 1851 Jean Vacher    
    janvier 1852 décembre 1876 Jean Estorges    
    janvier 1877 octobre 1894 Pierre Vacher    
    novembre 1894   Jean Brugeille    
             
    1921 1931 Hippolyte Estorges   Avoué
             
    1944   Jean Perrier    
             
        Pierre Hippolyte Marie Estorges    
             
    1951 1952 Jean Jargois    
    1953 1956 Maurice Dauzier    
    Mars 1983 Mars 1989 Jean Treuil    
    1989 1995 Jean-Paul Chapoux    
    Mars 1995 Mars 2001 Pierre-Louis Dauzier    
    mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Chapoux    
    mars 2008 en cours Pascal Fouché[41],[42] DVD Fonctionnaire
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    Jumelages

    Panneau de jumelage de Cornil.

    Drapeau de l'Allemagne Flachslanden (Allemagne)

    Démographie

    Les habitants de Cornil sont les Cornilois.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].

    En 2023, la commune comptait 1 261 habitants[Note 7], en évolution de −5,9 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0669641 1231 2541 2031 2771 3581 4091 479
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 5011 3991 4671 4721 4051 4351 4551 6691 810
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 8581 9031 8911 7181 6741 7461 6201 5131 675
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    1 5681 5641 5321 5151 4231 3631 3911 3951 399
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    1 3111 261-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Châteaux, église

    • Le « château bas » était situé à la sortie du bourg et fut détruit lors des guerres de religion quand les troupes royales d'Anne de Lévis, duc de Ventadour, s'emparèrent du village.
    • Le château du bourg dit « de Sallegaye » a été détruit pendant la Révolution française car son seigneur, Jérôme Lagarde sieur d'Aubertie, maltraitait les Cornilois et en était détesté.[réf. nécessaire]
    • Le château de la Chapoulie[47], situé près de l'église sur un escarpement rocheux qui domine le village, est appelé le « château haut » ou « sucquet » ; il ne subsiste qu'une tour en ruines. Il fut partiellement détruit pendant la Révolution mais madame de Bar étant bienveillante envers les Cornilois, en particulier en les soignant, ceux-ci ménagèrent le site qui fut surtout détruit par la suite en servant de carrière.[réf. nécessaire]

    Deux bâtiments[48] de Cornil sont inscrits au titre des monuments historiques en 1927 :

    • les vestiges du « château haut »[47] ;
    • à côté, l'église de l'Invention-des-Reliques-de-Saint-Étienne, plus connue sous le nom d'église Saint-Étienne[49].

    Lieu

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Cornil

    Son blasonnement est :

    D'or à deux cors de chasse de gueules posés l'un sous l'autre.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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