Coubisou

commune française du département de l'Aveyron From Wikipedia, the free encyclopedia

Coubisou est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Coubisou
Coubisou
Le bourg de Coubisou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Bernadette Azemar
2020-2026
Code postal 12190
Code commune 12079
Démographie
Gentilé Coubisounels
Population
municipale
462 hab. (2023 en évolution de −6,1 % par rapport à 2017)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 12″ nord, 2° 43′ 54″ est
Altitude Min. 319 m
Max. 836 m
Superficie 30,95 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Espalion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lot et Truyère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Coubisou
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Coubisou
Liens
Site web www.coubisou.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Ses habitants sont appelés les Coubisounels.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Védard, inscrite en 1978, et le château de Cabrespines, inscrit en 2016.

    Géographie

    Localisation

    Le vallon du ruisseau de Coubisou.

    La commune de Coubisou est située dans le Massif central, à la confluence du Lot et du ruisseau de Coubisou qui sont, avec la Coussane, les principaux cours d'eau qui baignent le territoire communal. La commune est à environ 23 km du parc naturel régional des Grands Causses.

    Communes limitrophes

    Coubisou est limitrophe de sept autres communes dont Sébrazac au sud-ouest sur moins de 200 mètres.

    Coubisou est située à 26 km au nord-est de Rodez, la préfecture et plus grande ville à proximité.

    Le territoire communal de Coubisou se compose de cinq villages principaux : Cabrespines, le Causse, Coubisou, le Monastère et Nadaillac, et d'une trentaine de fermes et de hameaux disséminés.

    Certains noms de lieux sont hérités de la basse époque gallo-romaine ; ils correspondent à des domaines ruraux désignés sous le nom de leur propriétaire que complète un suffixe en -ac.

    Hormis les cinq villages précédemment nommés, les hameaux et lieux-dits sont : Alaux, Albaret, le Carme, le Colombier, Dayrac, l'Escaillou, Galamans, Glandis, Jeunières, Labro, Lengouyrou, Luc, le Mas, Montredon, Murat, Pargazan, Pégues, Picou, Portier, le Prat, le Puech, Salles, le Seignour, Servels, les Souliès, la Verrière, Vieillescazes.

    Langue régionale

    Faisant partie de l'ancienne province du Rouergue où l'on communiquait grâce à une forme d'occitan languedocien, le dialecte rouergat est encore présent dans les conversations et les expressions de nombreux Coubisounels.

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Coubisou.

    La commune est drainée par le Lot, la Coussane, le Ruisseau de Coubisou et le ruisseau de Galamans, le ruisseau de Reboulat, le Riou Nègre, le ravin de Carcassonne, le ruisseau de Barruguettes, le ruisseau de Grand Combe, le ruisseau de la Griffoul, le ruisseau de Levers, le ruisseau de Ribalt et par divers petits cours d'eau[1].

    Le Lot prend sa source à 1 272 m d’altitude sur la montagne du Goulet (nord du mont Lozère), dans la commune de Cubières (48), et se jette dans la Garonne à Monheurt (47), après avoir parcouru 484 km et traversé 129 communes[2].

    La Coussane, d'une longueur totale de 23,1 km, prend sa source dans la commune de Montpeyroux et se jette dans le Lot à Estaing, après avoir arrosé 3 communes[3].

    Le Ruisseau de Coubisou, d'une longueur totale de 10,4 km, prend sa source dans la commune du Cayrol et se jette dans le Lot à Bessuéjouls, après avoir arrosé 3 communes[4].

    Gestion des cours d'eau

    Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[5].

    La commune fait partie du SAGE Lot amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE concerne le bassin d'alimentation du Lot depuis sa source jusqu'à Entraygues-sur-Truyère dans l'Aveyron, où il reçoit la Truyère en rive droite. Il couvre ainsi 91 communes, sur deux départements (Lozère et Aveyron) et 2 régions – une superficie de 2 616 km2 et 1 400 km de cours d'eau permanents auxquels s'ajoutent jusqu'à 576 km de cours d'eau temporaires[6],[7]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le Syndicat mixte Lot-Dourdou (SMLD), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le par rapprochement de trois syndicats de rivières[Note 1] et est constitué de quatorze communautés de communes[8].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[12]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 183 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Côme-d'Olt à km à vol d'oiseau[15], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 951,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    Espaces protégés

    La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional de l'Aubrac, créé par décret le [20] et d'une superficie de 220 284 ha. Région rurale de moyenne montagne, l’Aubrac possède un patrimoine encore bien préservé. Son économie rurale, ses paysages, ses savoir-faire, son environnement et son patrimoine culturel reconnus n'en demeurent pas moins vulnérables et menacés et c'est à ce titre que cette zone a été protégée[21] ,[22].

    Sites Natura 2000

    Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

    Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[24] : La « Haute vallée du Lot entre Espalion et Saint-Laurent-d'Olt et gorges de la Truyère, basse vallée du Lot et le Goul », d'une superficie de 5 653 ha, comprend une partie de la vallée du Lot ainsi que deux de ses affluents : la Truyère et le Goul. Le site est remarquable d'une part du fait de la présence de deux espèces d'intérêt communautaire, la Loutre d'Europe et le Chabot, et de plusieurs habitats aquatiques et forestiers d'intérêts communautaires qui se rapportent aux trois entités paysagères du site[25].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal de Coubisou comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3],[26], la « Rivière Lot (partie Aveyron) » (2 552 ha), couvrant 33 communes dont 30 dans l'Aveyron, 2 dans le Cantal et 1 dans la Lozère[27] , et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[26], la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » (19 239 ha), qui s'étend sur 47 communes dont 39 dans l'Aveyron, 5 dans le Cantal, 2 dans le Lot et 1 dans la Lozère[28].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Coubisou est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Espalion, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[30],[31].

    Occupation des sols

    Infrastructures et occupation des sols de la commune de Coubisou.

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,6 %), prairies (43,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), terres arables (0,7 %)[32].

    Planification

    La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé[33]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[34].

    Transports

    Transports ferroviaires

    Davantage d’informations Gare, Distance ...
    GareDistance
    Laissac (Halte)21,1 km
    Gare de Rodez24,4 km
    Nuces (Halte)26,2 km
    Paraire26,5 km
    Fermer

    Transports aériens

    Davantage d’informations Aéroport, Distance ...
    AéroportDistance
    Aéroport de Rodez-Aveyron25,6 km
    Aurillac44,9 km
    Aérodrome de Mende - Brenoux63,8 km
    Fermer

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Coubisou est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à deux risques particuliers, les risques radon et minier[35],[36].

    Risques naturels

    Zones inondables de la commune de Coubisou.

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Lot. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[37]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Lot amont[38], approuvé le 21 décembre 2007[39].

    Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[40].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[35], conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[41]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[42].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[43].

    Dans le département de l'Aveyron on dénombre huit grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 64 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[44].

    Risques particuliers

    La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[45].

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Coubisou est classée à risque moyen à élevé[46].

    Toponymie

    Coubisou vient du mot latin Cupitionem (villa). Le hameau primitif s’étant développé à partir d'un domaine gallo-romain.

    Dans divers manuscrits de l'époque médiévale l'endroit est cité sous le nom de Cubido, Cobizo (1341) ou Cobizone (1383).

    Histoire

    Le village possédait au XIIe siècle une abbaye de religieuses. En 1193 Hugues, comte de Rodez, donna à Sicard, abbé de Conques, tous les droits qu'il avait sur le monastère de Coubisou. Coubisou absorbe en 1832 avec Le Nayrac l'ancienne commune du Causse ainsi qu'Anglars et Cabrespines. Coubisou cède en 1866, au Cayrol le hameau d'Anglars.

    Des gentilshommes verriers originaires de Mormoiron (Vaucluse) - les Féliquier - s'installèrent au XVIe siècle au lieu-dit "La Verrière d'Aurenque".

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Coubisou est membre de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Espalion. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[47].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Rodez, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lot et Truyère pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[48].

    Élections municipales et communautaires

    Élections de 2020

    Le conseil municipal de Coubisou, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[49] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[50]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des onze candidats en lice[51] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 57,28 %[52]. Bernadette Azemar, maire sortante, est réélue pour un nouveau mandat le [53].

    Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[54]. Deux sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[55].

    Liste des maires

    La mairie en 2017.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1791 1794 François-Amans Doumergue    
    1794 1800 Jean Nayrolles    
    1800 1812 Jean-Fleuret Baloit    
    1812 1815 Hyacinthe Vidal    
    1815 1823 Philippe de Glandières    
    1823 1838 Jean-Joseph Alaux    
    1838 1855 Pierre-Jean Monjaux    
    1855 1868 Guillaume Dayguy    
    1868 1871 Delphin Alaux Bonapartiste Médecin
    1870 1871 Germain Alaux    
    1871 1875 Delphin Alaux Bonapartiste Médecin
    1875 1876 Antoine Bélieres    
    1876 1878 Jean Neyrolles    
    1878 1881 Augustin de Glandières    
    1881 1896 Antoine Aldebert    
    1896 1912 Pierre-Clément Cabrolier    
    1912 1918 François Gintrand    
    1918 1919 Pierre-Jean Roustan    
    1919 1925 Germain Alaux    
    1925 1935 Casimir Rames    
    1935 1942 Justin Rey    
    1942 1945 Joseph Conquet    
    1945 1945 Pierre Orsal    
    1945 1959 Raymond Rey    
    1959 1995 Pierre Laurens   Agriculteur
    1995 en cours Bernadette Azemar[56],[57]   Agricultrice sur moyenne exploitation
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[59].

    En 2023, la commune comptait 462 habitants[Note 6], en évolution de −6,1 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6176672 5222 7432 9112 2622 3392 2452 284
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 1802 2672 2281 8271 7811 7641 7771 5671 449
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3671 2871 2731 0461 014967942824691
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    636571508511488502528535504
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    493462-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    En 1770 il fut demandé à chaque diocèse du royaume de France que les paroisses fournissent un recensement de leur population et le nombre de nécessiteux[62].

    • « Coubisou. Pop. 630. Combien de pauvres ? Il est plus aisé de dire combien il y a de riches : le fermier de M. le prieur et un cabaretier. Il y a cependant 10 maisons aisées qui peuvent vivre en usant de la plus scrupuleuse économie. 40 mendiants dans la paroisse et tout autant « d'étrangers. »
    • « Anglars. Pop. 607 h. Tous sont dans le besoin à l'exception de 7 à 8 maisons. 80 mendiants dans la paroisse. »
    • « Cabrespines. Pop. 1000 h. 376 pauvres. 200 ont besoin de secours ; 50 n'ont absolument rien ; 120 mendiants dans la paroisse. »

    Sous l'Ancien Régime, Coubisou a plusieurs annexes : Nadaillac, Esparou et Engalenq. En 1790, Nadaillac est rattaché à Coubisou. Le 5 messidor an VIII, sur le plan administratif, la commune de Coubisou s'accroît des communes d'Anglars-Saint-Jean, du Causse, du Cayrol, de Briounès et de Cabrespines. Le , la réunion des communes de Coubisou et de celles d'Anglars, du Causse et de Cabrespines est maintenue. Coubisou perd le Cayrol rattaché à Espalion, Briounès rattaché à Montpeyroux ainsi qu'un territoire rattaché à Estaing. Le , un territoire distrait de la commune de Montpeyroux est rattaché à Coubisou. Le , La commune de Coubisou perd un territoire rattaché à Montpeyroux. Le , La commune de Coubisou perd la section d'Anglars rattachée à la commune du Cayrol. Le , L'arrondissement d'Espalion étant supprimé, la commune de Coubisou est rattachée à l'arrondissement de Rodez.

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 208 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 462 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 990 [I 2] (20 640  dans le département[I 3]).

    Emploi

    Davantage d’informations Division ...
    Taux de chômage
    Division200820132018
    Commune[I 4]1,6 %5,9 %6,7 %
    Département[I 5]5,4 %7,1 %7,1 %
    France entière[I 6]8,3 %10 %10 %
    Fermer

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 283 personnes, parmi lesquelles on compte 81,6 % d'actifs (74,9 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs) et 18,4 % d'inactifs[Note 8],[I 4]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Espalion, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 7]. Elle compte 79 emplois en 2018, contre 88 en 2013 et 92 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 216, soit un indicateur de concentration d'emploi de 36,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,8 %[I 8].

    Sur ces 216 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 60 travaillent dans la commune, soit 28 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 81,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    37 établissements[Note 9] sont implantés à Coubisou au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 11].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble37
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    1540,5 %(17,7 %)
    Construction38,1 %(13 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    616,2 %(27,5 %)
    Information et communication25,4 %(1,5 %)
    Activités immobilières25,4 %(4,2 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    616,2 %(12,4 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    12,7 %(12,7 %)
    Autres activités de services25,4 %(7,8 %)
    Fermer

    Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 40,5 % du nombre total d'établissements de la commune (15 sur les 37 entreprises implantées à Coubisou), contre 17,7 % au niveau départemental[I 12].

    Entreprises

    Viticulture

    Avant les ravages du phylloxera en 1865, la vigne faisait vivre la population. Coubisou fait partie de la plus petite cave coopérative de France née en 1997, elle regroupe 11 viticulteurs et 14 ha de la surface classée en VDQS Estaing. La cave Les Vignerons d'Olt' est situé à L'Escaillou.

    Les membres de la Coopérative travaillent depuis de nombreuses années sur des thématiques liées au développement durable. Leur but est simple : pérenniser leurs exploitations et améliorer leurs revenus tout en prenant soin de leur terroir. Convaincus que leur avenir passe par toutes les facettes de leur métier, ils travaillent perpétuellement pour allier l’aspect économique, environnemental, et sociétal, afin d’atteindre un haut niveau d’excellence.

    Toutes les décisions prises au quotidien concernant la gestion de la Coopérative incluent systématiquement les impacts, volontaires ou involontaires, que ceux-ci pourraient avoir sur l’environnement et les populations.

    Les différents cépages utilisés sont, pour les vins blancs : le Mauzac et le Chenin et pour les vins rouges : le Gamay, le Pinot, le Cabernet franc et sauvignon, le Fer servadou (mansoi, cépage local), le Négret de Banhars, le Merlot, le Jurançon, l'Abouriou.

    Agriculture

    La commune est dans la « Viadène et vallée du Lot », une petite région agricole occupant le nord-ouest du département de l'Aveyron[63]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

    1988200020102020
    Exploitations91594938
    SAU[Note 12] (ha)1 7101 8531 8321 753

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 91 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 59 en 2000 puis à 49 en 2010[65] et enfin à 38 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 58 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[66],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1 710 ha en 1988 à 1 753 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 19 à 46 ha[65].

    Culture locale et patrimoine

    Édifices religieux

    Église Saint-Védard

    L'église Saint-Védard de Coubisoud date des XIIe et XVe siècles. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 1978[67]. Elle possède un retable représentant une Vierge de Pitié du premier quart du XVe siècle, classée au titre des monuments historiques en 1938[68].

    Église Saint-Martin du Monastère-Cabrespines

    Il existe, au lieu-dit du Monastère-Cabrespines, de nombreuses croix dont celle de l’oratoire de 1540, à l’entrée du village.

    L’église du XVe siècle renferme une pietà. Dans une des chapelles de l'église se trouve le tombeau des anciens seigneurs : c'est une niche pratiquée dans le mur, sous une arcature ogivale et fermée par une balustrade en pierre.

    Chapelle Saint-Martial de Nadaillac

    La chapelle Saint-Martial est de type archaïque, avec un chœur roman, une nef en berceau et un arc triomphal. À l'intérieur se trouve une statue représentant une Vierge à l'Enfant du XVe siècle, classée en 1988[71].

    Édifices civils

    Château de Cabrespines

    Le château de Cabrespines.

    Le château de Cabrespines fut construit, durant le deuxième quart du XVIIe siècle, avec les pierres de l’ancienne forteresse qui fut démolie en 1628 sur ordre du prince de Condé. Il a fait l'objet d'une inscription en 1987 pour l'ensemble des pièces du premier étage avec leurs boiseries et leurs cheminées[72] qui a ensuite été abrogée[73]. Une nouvelle inscription a été entérinée en 2016 pour les façades et toitures du corps de logis sud, aux caves du logis, à la tour nord, au sol de la cour, aux murs de soutènement du flanc ouest, et au portail d'entrée[74].

    Château de Tourruol

    Sur l’éperon du Tourruol, il reste les ruines d'un château fort du XIIIe siècle, réputé alors imprenable.

    Patrimoine naturel

    En bordure de la RD 920, entre Nadaillac et Coubisou, le paysage d'anciennes terrasses laisse deviner le riche passé viticole de la région.

    Comme plusieurs autres communes baignées par le Lot, Coubisou fait partie depuis 2008  pour le Lot et sa rive droite[75]  d'un site Natura 2000, justifié par ses différents types d’habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages qui y sont recensés, sous la dénomination « Haute vallée du Lot entre Espalion et Saint-Laurent-d'Olt et gorges de la Truyère, basse vallée du Lot et le Goul » (zone spéciale de conservation FR7300874)[76].

    Patrimoine culturel

    • À l’Escalliou, la Maison de la Vigne, du Vin et des Paysages d’Estaing évoque la vie viticole de la commune.
    • Cave Coopérative des Vignerons D'Olt, dégustation des vins d’Estaing.

    Personnalités liées à la commune

    • Le capitaine Jean Raymond Costes
    • Antoine Ayral Du Bourg, né vers 1686, décédé le 29 novembre 1769 à Coubisou, Chevalier de Saint Louis
    • Claude Debertier, originaire d'Auvergne, curé de Coubisou à partir de 1780, devint après la Révolution, évêque constitutionnel du Rodez, et écrivit la constitution civile du clergé[77],[78]
    • Melchior, sieur de Balayssac, de la paroisse d'Espeyrac, mari de Catherine de Rivière, qui fut enseveli, le 18 octobre 1626, dans l'église de Coubisou.
    • Jean Molinié
    • Louis-Augustin de Bertin, docteur en théologie à la Sorbonne, conseiller d'État, prieur de Coubisou
    • Le château fort de Cabrespines fut pendant plusieurs siècles la résidence préférée des comtes de Rodez
    • Famille de Glandières de Brussac, propriétaire du château de Cabrespines pendant deux siècles, dont Augustin de Glandières (1801- 1903), maire de Coubisou de 1878 à 1881.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Léon Romieu), Estanh : Campuac, Cobison, Lo Nairac, Sebrasac, Vila Comtal / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Estanh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 231 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-19-X, ISSN 1151-8375, BNF 36685849)
    • Marcel Carnus, Coubisou, Amicales des Enfants de Coubisou, , 221 p., in-8
    • Marcel Carnus (préf. A. Veyres), Le Monastere Cabrespines, Amicale des Enfants du Monastère-Cabrespines, , 202 p., in-8
    • Émile Vigarié (juge de paix), Guerre de 1914-1918. Livre d'or de l'Aveyron, publié sous les auspices du conseil général et sous la direction du Comité aveyronnais de renseignements aux familles : Tome I : Arrondissement d'Espalion. Arrondissement de Millau, Rodez, G. Subervie, , in-4° (BNF 34216126)
    • Henri Affre, Lettres à mes neveux sur l'histoire de l'arrondissement d'Espalion, vol. 2, Villefranche-de-Rouergue, Vve Cestan, , 2 vol. in-8° (BNF 30004703), p. 371 et suivantes
    • Jean-Michel Cosson et Jean-Philippe Savignoni, L'Aveyron secret : peurs, croyances, superstitions et autres histoires maudites et effrayantes, Romagnat, De Borée, , 311 p., couv. ill. en coul. ; 25 cm (ISBN 2-84494-332-2, BNF 40051488), p. 164
    • Jean Maurel, Rodez et son pays au temps des Lumières : chronique intime, Toulouse, J. Maurel, , 201 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (ISBN 2-9508759-5-5, BNF 40933482), p. 24
    • Louis Lempereur, État du diocèse de Rodez en 1771, publié en vertu d'une décision du Conseil général de l'Aveyron, Rodez, L. Loup, , 775 p., in-4° (BNF 30789181)
    • Louis Molinier, Une famille Rouergate, à travers quatre siècles d'histoire (1598-1950), Paray-Vieille-Poste, Celer, , 211 p., in-8
    • Annales du Sénat et du Corps législatif: Volumes 1 à 2 - Page 59 " Projet de loi concernant la séparation du Cayrol"
    • Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis ... - Page 140 "30 mai - 5 juin 1866" Loi qui distrait les sections d'Anglars et le Cayrol a Coubisou

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    Notes et références

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